Les Fermières de L’Anse, un cercle qui s’agrandit

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Maude B. Gaudreault tissant des linges à vaisselle

Le Cercle de Fermières de L’Anse-Saint-Jean compte actuellement 67 membres mais continue toujours de faire du recrutement. Nos rencontres du lundi après- midi, particulièrement populaires, sont un lieu d’échanges et de conseils pour l’exécution de projets.

Vous savez, nous avons toutes des talents que parfois nous ne soupçonnons même pas. Au Cercle de Fermières, c’est un véritable miracle ! Les membres apprennent à confectionner des travaux faits de leurs mains, et cela n’a pas de prix.

L’âge requis pour être du Cercle est de 14 ans. Maude B. Gaudreault n’a que 12 ans, mais elle adore tisser. En plus, elle aide et donne son opinion lors de nos rencontres. C’est pourquoi nous lui avons demandé d’être notre mascotte, car en 2015, les Cercles de Fermières du Québec fêteront leur 100e anniversaire. Pour souligner cet évènement, à la fin avril, nous installerons sur la croix et la clôture situées en face du presbytère, un tricot graffitis réalisé par nos artisanes.

Depuis la fondation du Cercle en 1943, les fermières ont apporté beaucoup à la population anjeannoise, notamment dans les domaines de l’art culinaire, la broderie, le tissage, etc. C’est grâce à ces femmes qui y ont cru que le Cercle de Fermières est devenu aujourd’hui ce qu’il est. Nous leur devons donc énormément.

Le premier comité était formé de Mme Henri Lavoie, présidente,  Mme Joseph Lavoie, vice-présidente,  Mme Conrad Boudreault, secrétaire-trésorière, Mme Francis Lavoie, conseillère, Mme Nérée Gagné, conseillère, Mme Ligorie Lavoie, conseillère, Mme Georges Bouchard, conseillère, et l’aide de M. l’Abbé Antonio Gagnon, curé de la paroisse.

Entre 1943 et 2013, 15 présidentes ont été élues, avec une moyenne de 92 membres par année. En 1984, année record, le Cercle comptait jusqu’à 175 membres. Nous pouvons dire, pour plusieurs d’entre nous, que c’est une histoire de famille. En effet, nos mères étaient Fermières, comme pour Maude, dont la mère (Sandra) et la grand-mère (Glorianne) le sont.

Pour conclure, notons que le Cercle de Fermières apporte beaucoup au sein des familles, tout comme à la communauté. C’est une belle façon de transmettre notre savoir, tout en nous amusant.