La cueillette sauvage

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Depuis quelques temps, une nouvelle passion m’anime. Depuis je vois les plantes, les arbres et les fleurs sauvages comme une vraie richesse. Il faut dire que les plantes sont à la base de tout ce qui nous entoure, autant les vêtements, la nourriture, les médicaments et même nos habitations. Elles nous ont permis jadis de nous abriter, de nous réchauffer, de nous nourrir, de nous guérir, de purifier l’eau ou encore de fabriquer des outils. On s’en rend moins compte de nos jours, mais lorsqu’on peaufine nos connaissances sur le sujet de la flore qui parsème le magnifique territoire québécois, on constate rapidement tous ses bienfaits et sa nécessité.

Lorsqu’on en prend conscience, on devient littéralement accro à la nature et à tout ce qu’elle a à nous offrir. C’est comme entrer dans un univers vraiment particulier où la forêt n’apparait plus de la même façon. Pour ma part, je la vois désormais comme un refuge et un champ d’étude qui ne cessera jamais de m’émerveiller.

J’ai décidé d’intégrer les plantes à mon quotidien tout d’abord en me préparant des infusions d’herbes. J’ai vite pris goût à ce moment de réconfort et j’ai eu envie de cueillir mes propres plantes.

Mais pour devenir cueilleur, il faut être assez expérimenté et surtout bien renseigné pour pouvoir identifier la plante en question correctement car quoique plusieurs soient comestibles, certaines plantes demeurent toxiques et peuvent rendre malade. C’est pour cette raison que la première étape pour devenir un bon cueilleur, c’est d’être en mesure d’identifier, sans l’ombre d’un doute, la plante cueillie. La vigilance est de mise, de bonnes recherches nécessaires, de bons livres d’identification et même, pourquoi pas prendre une formation sur le terrain avec un expert en la matière ! Quelle belle expérience!

Vous apprendrez quelques notions de base pour devenir un cueilleur respectueux de la nature. Préserver la nature pour pouvoir en bénéficier très longtemps, d’une façon durable. Il faudra alors éviter de cueillir les espèces rares ou ayant un statut précaire. Également prioriser les milieux où la plante pousse en abondance et éviter de prendre toute la talle.

Ce n’est pas parce que la nature nous offre tout en abondance que nous devons la surexploiter, bien au contraire. Si l’on veut préserver la nature et cette abondance qui nous entoure, il faut savoir reconnaitre nos réels besoins.

Il est important également de choisir un lieu sain pour effectuer sa cueillette. Par exemple, il est préférable de ne pas cueillir le pissenlit sur son terrain, s’il est situé sur le bord de la route, à côté d’un chemin de fer ou encore près de lignes électriques. De plus, ne jamais aller cueillir sur des terrains privés sans autorisation.

Soyez toujours prudents lors de vos récoltes, si vous partez en forêt, informez toujours quelqu’un de vos déplacements et préparez bien votre sortie. Renseignez-vous non seulement sur la flore, mais aussi sur tout ce qui compose l’environnement que vous visitez en incluant les animaux que vous pouvez croiser, ainsi vous allez augmenter vos connaissances et votre vigilance.

Apportez toujours sur vous :

  • De la corde pour attacher des branches en paquet
  • Des collations
  • Des sacs refermables pour les petites récoltes
  • Un cahier de notes et crayon
  • Un bon sac à dos
  • Un guide d’identification pour les plantes
  • Un panier pour les grosses récoltes
  • Un couteau de poche
  • Un sécateur
  • Une gourde d’eau
  • Une petite pelle pliante (pour les racines)

Lorsque la cueillette est terminée, il faut penser à transformer la récolte. Il faut donc savoir comment la conserver, soit par séchage, congélation ou macération.

Voici quelques références/ livres d’informations à consulter afin de vous aider dans vos apprentissages sur les plantes :

  • Cueillir la forêt, par Ariane Paré-Le Gal et Gérald Le Gal
  • Les plantes sauvages du Québec, par Geneviève Lavoie
  • Secret de plantes, secret de plantes 2, secret de plantes 3 par Fabien Girard
  • Plantes médicinales indigènes du Québec et du sud-est du Canada, par Anny Schneider
  • Usages autochtones des plantes médicinales du Québec, par Isabelle Kun-Nipiu Falardeau
  • Plantes sauvages de la forêt boréale, par Roger Larivière