Les aînés et Internet

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Doris Simard, Pierrette Sirois, Martine Waltzing, Liliane Gagné et Jeannine Simard du comité Fadoq de Saint-Félix

La FADOQ de Saint-Félix d’Otis dispose pour la saison 2015-2016 d’un membership de 130 membres. À chaque semaine, une trentaine d’entre eux se retrouvent à l’église, dans la salle louée à la Fabrique, pour un petit deux heures de jeux communautaires où les paroles d’encouragement et les cris animent ce groupe d’aînés. Même les assemblées générales annuelles de ce Club regroupent, au bas mot, une cinquantaine de personnes intéressées par la vie démocratique de leur association de personnes du troisième âge.

Lors de la dernière assemblée générale, il fut recommandé de se constituer une liste d’adresse-mail pour faciliter la vie des membres du Conseil d’administration qui appellent tous les membres actifs afin de s’assurer de leur participation. Oh surprise !… Il n’y avait que huit membres présents qui disposaient d’un ordinateur et d’une adresse courriel.

Ce qui signifie que 80% de nos aînés ne sont pas branchés, n’ont pas accès aux recherches extraordinaires à découvrir sur internet, aux recettes faciles à faire avec ce que l’on a dans le frigidaire, mais surtout à recevoir des nouvelles quotidiennes venant de leurs amis ou de leurs proches.

Il est vrai que de demeurer dans un espace où la technologie est difficile à obtenir ou coûte cher mensuellement, constitue un obstacle majeur. L’achat d’un bon ordinateur s’avère également un défi lorsque l’on a passé l’âge d’un apprentissage facile de la technologie ouvrant sur le monde.

Ce qui m’amène à conclure que ceux qui croient qu’internet diffuse toutes les nouvelles en un clin d’œil sont dans l’erreur. Il me semble que pour notre clientèle aînée, encore attachée à l’écrit papier, chacun des bulletins mensuels des municipalités du Bas-Saguenay est un outil indispensable pour la diffusion des nouvelles locales, puisque ce n’est ni Radio-Canada, ni TVA, ni Le Quotidien, ni Le Journal de Québec qui vont les renseigner sur ce qui se passe.

L’exemple est simple à Saint-Félix, maintenant que la date de l’assemblée mensuelle est en première page de l’Otissien, on manque de chaises lors de ces réunions car les citoyens s’intéressent enfin aux décisions prises par le pallier municipal, qui est le plus proche d’eux.  Encore vrai en 2015, l’écrit prime sur le web pour les aînés participatifs et curieux du Bas-Saguenay.