Une maison de la culture : une pierre, deux coups !

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Le projet de transformer le presbytère en maison de la culture suit son chemin.

441. C’est le nombre de signatures amassé en mars et avril derniers, par le regroupement de Promotion des Arts concernant la possibilité de donner une nouvelle vocation à ce magnifique bâtiment centenaire qu’est le presbytère de L’Anse-Saint-Jean. Merci à tous les signataires, aux indécis et aux contres. Grâce à vous, le débat a été ouvert. Mais qu’en est-il exactement ? Pourquoi devrions-nous faire de ce lieu un lieu de culture ?

La culture, selon l’UNESCO, se présente comme « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social et englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ».

Ce presbytère, qui est le nôtre ainsi qu’il a été celui de plusieurs générations avant nous, a été construit par les gens d’ici vers 1890. S’il est encore en aussi bon état aujourd’hui, c’est bien grâce à sa communauté. Alors, pourquoi ne pas continuer de lui apporter l’attention dont il a besoin ?

Certains disent qu’il y a possibilité de rendre ce lieu rentable. D’autres indiquent qu’il serait une dépense superflue dont nous n’avons pas besoin. Les deux points de vue se valent. Effectivement, comme bien d’autres municipalités, L’Anse ne croule pas sous l’argent et personne n’a envie de voir son compte de taxes augmenter! On avance aussi que L’Anse-Saint-Jean a déjà un centre culturel qui est la Petite École. Effectivement, mais on ne parle pas ici de la même vocation. La Petite École est devenue avec les années un centre communautaire dont la population a grandement besoin et qui donne un large éventail de services à sa communauté, mais celle-ci n’est pas ouverte au grand public.

Une maison de la culture offrirait un rayonnement des artistes, des artisans et des citoyens de notre communauté à une clientèle autant de passage que locale. De plus, le presbytère ne devrait, à aucun moment faire de l’ombre à la Petite École qui nous est chère. Et puis, pourquoi ne pas travailler ensemble ! Il faut également mettre l’accent sur un élément très important de ce projet, l’emplacement du bâtiment. C’est la revitalisation du Faubourg et la diversité de l’offre touristique en plus de la conservation de notre patrimoine qui sont au cœur du débat. Avons-nous les moyens de modifier la vocation du presbytère et de l’entretenir ? Mais avons-nous les moyens de le laisser à un particulier, ne sachant pas s’il sera entre de bonnes mains ? Avons-nous les moyens de laisser aller cette opportunité de mettre en lumière le cœur du Faubourg, un lieu historique, dynamique et qui nous ramène à notre culture donc à notre identité ?

Il faut se questionner en effet. Il faut aussi réfléchir au fait qu’en créant un lieu de diffusion culturelle à même le Faubourg, ce qui a déjà commencé avec l’ouverture de l’église en saison estivale depuis trois ans, nous nous assurons à plus long terme d’une diversité de services touristiques et donc des retombés économiques non négligeables dans notre coin de paradis. Je vous invite à lire sur l’importance de la culture dans le développement économique des municipalités au Québec, dont l’ouvrage de Simon Brault Le facteur C. Ensemble, nous pouvons y arriver !