Les lots à bois privés.

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Je suis allée rencontrer Pierre-Maurice Gagnon, président du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 2002. J’avais quelques questions à lui poser concernant les droits et devoirs des propriétaires de lots à bois.

« En tant que propriétaire de lot à bois, si on ne peut pas couper comme on le souhaite sa forêt, il reste que l’on a tout de même une certaine latitude. D’une part, il y a les propriétaires qui ne mettent pas de bois en marché, qui récoltent juste leur bois de chauffage sur leur terre. Ceux-là n’ont besoin d’aucun permis. Et puis, il y a les propriétaires qui eux mettent du bois en marché tous les ans, ou à l’occasion. Ils le vendent pour faire du bois de sciage », précise ce passionné de la forêt.

C’est d’ailleurs uniquement sur ce bois d’œuvre que l’on paye une taxe de 45 % quand on exporte aux États-Unis. On récolte plus que nos besoins et c’est pour cela qu’on est obligé de vendre sur le marché américain.

Il y a 7 employés qui travaillent au Syndicat, dont un directeur de mise en marché. C’est lui qui s’occupe de négocier et de recevoir les demandes de permis. « C’est le Syndicat qui accorde ces permis et en général on accepte toutes les demandes. On signe des contrats annuels pour mettons un volume de 300 000 m3 dans le résineux. Les demandes qui sont faites par les propriétaires de lots à bois ne dépassent en général jamais le volume octroyé », poursuit Pierre-Maurice Gagnon.

Les instances municipales interviennent seulement quand certaines récoltes touchent des milieux humides ou que les demandes de permis de coupes comprennent des superficies de plus de 4 hectares.

Pour être membre du Syndicat, il suffit de prendre une carte de membre valide à vie. Cela permet d’assister à des séances d’information destinées aux propriétaires. « On n’oblige personne évidemment à bûcher son lot mais on informe nos membres que s’ils attendent trop, ils risquent de perdre leur forêt. Il faut récolter le bois quand il est prêt et laisser ainsi la régénération s’établir. Cela va favoriser une 2e récolte. Il faut savoir que cela a une durée de vie un arbre, un sapin entre 50 et 70 ans, il est prêt à être récolté, le tremble, c’est la même affaire. »