Cela fait plus de 30 ans que le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean organise chaque année un rassemblement autour d’un thème en lien avec la foresterie. Pour cette édition 2025, c’est « La forêt privée, un moteur économique pour notre région » qui fut le sujet des discussions.
Pierre-Maurice Gagnon, résident de Ferland-et-Boilleau et président du Syndicat depuis 2002, était bien heureux d’inviter cette fois-ci tout ce beau monde dans son village. « C’est la première fois que le rassemblement se fait à Ferland-et-Boilleau, on a pris un risque, c’est loin pour les membres du Lac mais finalement on a accueilli 350 personnes le 6 septembre dernier. On était bien satisfait du nombre de visiteurs présents lors de la journée. »

Cet événement est organisé dans l’objectif de sensibiliser et de partager des connaissances. Il vise à permettre aux producteurs de bois du Saguenay–Lac-Saint-Jean de s’informer sur les derniers développements en matière d’aménagement et de transformation de la ressource forestière. 19 exposants étaient présents lors de la rencontre. Cela leur permet également de rester au courant des nouvelles méthodes de récolte et d’aménagement adaptées à la forêt privée et surtout, de pouvoir échanger sur leur passion commune qu’est la forêt.
« Mon secteur ici à Grande Baie, c’est la paroisse qui a le plus de lots privés dans la région. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on a 4000 membres mais ils ne sont pas tous en activité. Les bonnes années, on a déjà eu 1000 membres actifs, actuellement, on en compte environ 300 à 400. Notre activité syndicale, elle consiste donc à rencontrer nos membres lors de ces journées forestières, mais également à organiser des visites dans d’autres régions. »
Je pourrais continuer à écouter ce passionné de la forêt longtemps, tellement j’en apprends sur ces forêts qui couvrent une grande partie de notre région, notamment sur les lois municipales qui régissent les droits des propriétaires de lots privés : « Même sur ta propre terre, tu ne peux pas nécessairement faire ce que tu veux. Ça prend toujours un permis, et des fois y’a des frais très importants qui sont rattachés à ça ! Cela dépend des municipalités mais c’est parfois un peu abusif », m’apprend Pierre-Maurice.
C’est dans des situations comme celles-ci que le Syndicat soutient ses membres et trouve des solutions qui permettent à chacune des parties de trouver leur compte.














