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Simon Doucy, un amoureux des forêts québécoises

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Un jeune homme pose devant la Coop forestière de ferland-et-Boilleau
Simon Doucy, après avoir étudié au Cégep de Chicoutimi, travaille actuellement à la Coop forestière de Ferland-et-Boilleau. Crédit photo : Yannick Limary.

À l’hiver 2019, Simon Doucy ne le sait pas encore, mais il est sur le point de prendre une décision qui changera le cours de sa vie… pour le mieux ! C’est lors d’une visite au salon des études de sa ville natale, Lille, dans le nord de la France, que Simon se laissera tenter par une formation de technicien forestier bien loin de chez lui, au Cégep de Rouyn-Noranda.

« Je suis revenu 1 heure après chez mes parents… papa, maman, dans 6 mois, je pars au Québec. Ensuite, j’ai appelé ma sœur qui m’a dit, Rouyn-Noranda, n’y va pas… Il y a trop de mouches ! », me raconte Simon en riant.

La sœur de Simon, qui vit à Montréal depuis quelques années, lui conseille de regarder dans quelles autres régions se donne la formation de technicien forestier. Son choix s’arrêtera finalement sur le Saguenay et le Cégep de Chicoutimi.

6 mois plus tard, comme prévu, il s’installe dans une des petites chambres des résidences étudiantes du Cégep et entame sa nouvelle vie au Québec.

« Je me suis retrouvé tout seul dans ma chambre, sans connaître personne. J’ai vu des gens qui traînaient à l’extérieur. Je suis allé les voir tout de suite. [… ] C’était un peu contre nature pour moi, mais je me suis dit, allez, faut que tu rencontres des gens. »

Crédit photo : Yannick Limary.

L’intégration à cette nouvelle vie se passe bien, mais la pandémie le contraint à rentrer en France en 2020. Loin de se laisser décourager par cette pause un peu forcée, il revient l’année suivante pour reprendre ses études. C’est à ce moment qu’il décroche son premier stage de technicien forestier à la Coopérative Forestière de Ferland-et-Boilleau, dont il est aujourd’hui membre, en plus d’y siéger sur le CA !

« La Coop, c’est ce qui m’a fait rester au Québec malgré les difficultés que j’ai pu avoir avec les processus d’immigration ».

Simon se compte aussi chanceux de pouvoir toucher à des volets différents de la foresterie à travers son emploi. En effet, en plus de superviser des travaux d’inventaires forestiers et de vérifier la qualité des opérations en forêt et en scierie, il est également combattant pour la SOPFEU. Il revient d’ailleurs tout juste de Terre-Neuve où son équipe et lui combattaient les feux de forêt auprès des pompiers locaux.

Pour le jeune homme, soutenir les entreprises forestières à échelle humaine comme la Coop de Ferland-et-Boilleau, c’est important pour le dynamisme socio-économique des villages du Bas-Saguenay. Soucieux de la protection des écosystèmes, il est évidemment conscient des enjeux environnementaux parfois liés à l’exploitation des forêts.

« C’est difficile, je suis souvent partagé ! Je pense cependant qu’il n’y aura pas de transition écologique sans bois. »

Simon et son amoureuse Corinne, elle aussi membre de la Coop, en discutent souvent. Ils croient beaucoup aux circuits courts et à l’importance de pouvoir transformer la ressource sur place afin de contribuer au développement des communautés locales et de conserver un regard critique face aux pratiques de l’industrie.

Lorsqu’on lui demande où il se voit dans 10 ans, Simon répond sans détour : « Au Québec et au Saguenay ! » S’il habite pour l’instant à Jonquière, le jeune passe beaucoup de temps dans le Bas-Saguenay où il a des amis un peu partout. Il est attiré par Ferland-et-Boilleau et Saint-Félix-D’Otis pour y acheter une maison lorsqu’il obtiendra sa résidence permanente.

« Il me faudra peut-être convaincre Corinne de s’éloigner de la ville ! », plaisante-t ’il.

Une chose est certaine, le couple souhaite rester dans la région et faire carrière à la Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau.

On leur souhaite le meilleur pour la suite !