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Des ateliers de vannerie avec Julie Fecteau

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Cela faisait longtemps que Julie et sa petite famille pensait venir s’installer au Saguenay. « Mon chum vient du Lac Saint-Jean et après avoir hésité quelque temps, cette année on s’est lancé. On a vendu notre maison à Portneuf pour venir sur le rang double à Ferland-et-Boilleau. On loue la maison de Joëlle au Jardin des Défricheurs. Sa grange est vite devenue notre atelier collectif, un lieu parfait pour mes projets de vannerie. »

Quelques unes des plantes que l’on peut tresser.

Quand Julie déménage, elle n’emporte pas seulement ses meubles, et là encore le lieu est parfait pour poursuivre ses projets. « J’ai transplanté plus de 800 plants de saule à vannerie à côté de la grange. En échange, j’apprends à Joëlle cette technique pour qu’elle puisse en intégrer dans ses sculptures. Niveau vannerie, ça a été vraiment une belle découverte le Saguenay, d’abord parce qu’il n’y a pas vraiment de cours qui se donne dans la région, mais aussi parce que des plantes vannières, il y en a un peu partout qui poussent sauvages sur le territoire », poursuit celle qui a appris ce savoir-faire ancestral au côté de Marie-Line de Sous le bleu Vannerie boréale.

Julie ne propose jamais vraiment le même atelier. On peut créer tellement différents types de paniers, on peut aussi utiliser tant de plantes. Souvent on pense au saule, mais en vannerie, on tresse aussi bien de la quenouille, de l’hémérocalle, des iris, de l’écorce que des racines. « Cette fin de semaine, on va faire des amulettes en foin d’odeur pour célébrer l’équinoxe d’automne. Un atelier dure toute la journée. On ne peut pas apprendre à faire un objet en une ou deux heures, surtout quand on en n’a jamais fait. La principale qualité requise, c’est la patience finalement ! »

Julie aime travailler de ses mains. Après avoir fabriqué des jouets en bois, travaillé la laine feutrée, elle découvre la vannerie et c’est le coup de foudre : « Cela regroupe toutes mes passions, être dehors, cueillir, suivre les saisons, ralentir, tresser, laisser s’exprimer ma créativité… j’aime tellement ça, j’ai été happée complètement par cette forme d’artisanat. »

Et celle qui a tellement été nourri par l’apprentissage de cette technique aime transmettre sa passion à de petits groupes de 6 à 8 personnes : « De voir aussi que tout ce qu’il y a autour de nous, on peut le tresser, pas besoin d’attendre le matériel parfait, utiliser ce qui pousse alentour, être ainsi ancré dans le territoire, cela procure un réel bien-être. »

Si l’envie de faire votre panier de récolte vous titille le bout des doigts, n’hésitez pas à contacter Julie Fecteau via sa page Facebook.