Élèves du 3e cycle école Fréchette
Ce printemps 2026, la nature et les paysages de l’Anse-Saint-Jean ont inspiré les élèves du 3e cycle de différentes manières lors d’une classe en plein air. Cette écriture devait être réalisée à la manière d’un auteur, c’est-à-dire à partir de leurs cinq sens.
Mon petit moment
Au premier-plan, j’aperçois la jolie rivière, probablement d’une température « frigorifiante », couler à haut débit et bordée d’une fine couche de glace de chaque côté du cours d’eau. Puis, à l’opposé de la rivière, je constate une chaîne de thuyas d’un vert vif, là où le calme et la paix règnent. Ensuite, à l’arrière-plan, je peux remarquer une chaîne de montagnes. Toutefois, parmi cette chaîne de montagnes, se trouve un géant de pierre : Le mont Édouard! Cela étant, l’odeur du printemps m’apaise pendant que j’admire cette beauté naturelle. De plus, le son du vent et de la rivière me permet d’entrer plus facilement dans l’état de sérénité. Finalement, la fraîcheur du printemps me gèle le bout des doigts.
Nathan Thibeault, 5e année
Mon petit moment
En m’assoyant dans le petit boisé, j’ai tout de suite remarqué les dizaines d’épinettes aux aiguilles vert vif m’entourer comme si j’étais en otage! Puis, en tournant la tête, j’ai observé le ciel qui était recouvert d’énormes nuages grisonnants. Par la suite, des chants majestueux ont attiré mon regard vers une longue branche qui accueillait quelques volatiles aux plumages sombres. Par après, mon nez a détecté une douce et fraîche odeur d’arbre qui sortait directement des épinettes! Celles-ci avaient le tronc figé dans la neige glacée et dure. Soudainement, près d’un étroit ruisseau, des brindilles craquaient, sous le poids de jeunes individus, émettant des sons qui détendaient ma pensée. Pour finir, en contemplant le paysage, une légère brise tiède se mit à glisser sur ma peau pendant qu’un mince arbuste marbré de différentes teintes de brun frotta doucement la capuche de mon manteau.
Léonie Boudreault, 5e année
Petit moment
Quand je me suis installé, j’ai vu que j’étais entouré d’un magnifique anneau d’arbres. Cette découverte me laisse silencieux un moment, histoire d’admirer le paysage. Un peu plus tard, on a pu entendre le chant mélodieux des oiseaux. Ma main droite alla frôler un arbre rugueux au toucher. Tout à coup, j’ai l’envie folle de me retourner. Le paysage que je vois après ce mouvement est magnifique : la piste cyclable et sa rambarde qui empêche les passants de tomber dans la rivière gelée et les maisons au loin. C’est magnifique! J’entends des cris au loin, mais je ne peux pas distinguer qui est à l’origine de ces sons. Cette fois, c’est ma paume gauche qui alla serrer le même arbre. Cela me réconforte. Je restai à serrer cet arbre pendant quelques instants, puis j’inspirai un grand coup. C’est à ce moment que les embruns frais de la rivière arrivent jusqu’à moi. Finalement, je me levai et laissai quelques branches m’effleurer au niveau du visage avant de retourner en classe pour écrire ce magnifique texte que vous lisez aujourd’hui.
Félix Savard, 5e année













