La magie du camp

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À l’époque des premiers colons, les compagnies forestières engageaient des hommes qui vivaient dans des camps de bûcherons. Certains avaient une famille, et à Noël, ces hommes partaient tous dans leur foyer pour célébrer les fêtes.

Mais certains, comme Paul, avaient eu plusieurs différends avec leur famille et le dernier de leur souhait était de se retrouver avec ces gens. Alors ils n’avaient pas d’autre choix que de rester au camp, seuls dans cet endroit sombre et froid où plusieurs hommes souffraient en silence d’ennui. Paul était déprimé par tant de solitude.

Il se servit alors un verre d’alcool pour passer le temps. Cet homme malheureux ne croyait pas au miracle de Noël, mais pourtant, il crut entendre une mélodie du temps des fêtes. La mélodie semblait être fredonnée par un ange tout droit descendu du ciel. Mais Paul devait probablement halluciner, il n’avait bu qu’un fond de verre. Malgré cela, il alla se coucher, mais il n’y avait malheureusement plus de bûches à brûler. Il dut sortir même si une forte tempête sévissait à l’extérieur. Il enfila son manteau, ses bottes et agrippa sa hache. En sortant, il aperçut un tas de bûches devant la porte et ce, même s’il n’y avait aucune réserve de bois pour le chauffage.

Paul ne comprend plus rien, il se demande si c’est un miracle de Noël. Il remet toutes ses croyances en question, d’abord le chant, maintenant les bûches. Il rentre toutes les bûches dans le camp et retourne dormir. Le matin de Noël, il se réveille étrangement au chaud. Le poêle a été chauffé, mais il y a aussi un grand sapin décoré et plusieurs cadeaux en dessous, un bon repas l’attend également sur la table. C’est maintenant clair pour Paul, les miracles du temps de fête existent vraiment.