Des positionnements innovants au Mont-Édouard

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Les membres du conseil d’administration : gauche à droite, tous présents – Éric Thibault, Stéphane Minier, Jonathan Desbiens, Yvan Côté, Lucien Martel, Bernard Panaroni, Michel Tremblay, Claude Boudreault, Charles Houde, Régis Martel, Bernard Larouche, Julie Lavoie, Simon Villeneuve et Éric Lunan.

La station touristique Mont-Édouard a ouvert en 1990. Elle célébrera donc ses 30 années d’existence en 2020. Ce complexe hivernal est né du rêve ambitieux des citoyens de L’Anse-Saint-Jean, de faire de leur montagne un lieu de glisse unique. Riche de cette histoire et grâce au travail de bénévoles et d’authentiques passionnés, le Mont-Édouard s’illustre aujourd’hui par son dynamisme et son offre d’envergure.

Pour ne pas oublier les pionniers qui ont œuvré au cours des 30 dernières années à la notoriété de cette icône récréotouristique et pour la postérité, un groupe de généreux bénévoles, aidés des employés de la station, aménagent le Salon des bâtisseurs où l’histoire de cet attrait touristique incontournable, sera gravée sur les murs.  

Lorsque la municipalité de L’Anse-Saint-Jean a acquis le Mont-Édouard en 2006, elle en a confié la gestion à la Société de développement de L’Anse-Saint-Jean Inc., constituée en 1985 grâce à l’initiative de la collectivité. Elle avait pour but de dynamiser et promouvoir le développement économique de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean. Ses principales réalisations sont, entre autres, d’aménager, gérer et développer le Mont-Édouard, d’élaborer des projets et entreprendre des démarches de financement, d’initier et réaliser des activités événementielles hivernales et sportives d’envergure, et enfin d’innover et offrir de nouveaux produits d’aventure et récréatifs.

Au cours des dix dernières années principalement, la station Mont-Édouard est devenue de plus en plus attractive et diversifiée, ce qui ajoute d’autant à l’offre touristique globale de la région du Saguenay-Lac St-Jean. En misant sur des produits d’appels innovants avec la Haute-Route et des compétitions de ski alpin de haut calibre, l’organisme contribue à l’image de marque de produits hivernaux de qualité en région. Le président de l’organisme de développement, Lucien Martel, lui qui fut le premier président lors de l’ouverture en 1990, est fier de constater tout le chemin parcouru et la place de choix que s’est taillée le Mont-Édouard au niveau national et international. Rappelons que le Mont-Édouard, grâce à son produit de performance, a décroché le titre de station de ski de l’année  avec le prestigieux prix Helly Hansen d’Alpine Canada Alpin ainsi que l’événement de l’année par Ski Québec Alpin, grâce aux Championnats canadiens qui se sont déroulés en mars dernier. D’ailleurs, le Club de compétition du Mont-Édouard a également mérité un prix pour les Championnats canadiens, soit celui décerné aux bénévoles de l’année.

Pour la saison 2019-20, le Mont-Édouard accueillera deux compétitions de haut niveau, soit la Coachcup FIS le 30 novembre et le 1er décembre, ainsi qu’une épreuve NorAm masculine du 3 au 7 février. Cette compétition NorAm regroupe les meilleurs skieurs masculins du Canada et des États-Unis pour le pointage FIS de la Coupe du monde.

Claude Boudreault, directeur général, qui est le pionnier visionnaire à l’origine du Mont-Édouard, soutient que l’investissement de 2,4 millions, réalisé grâce à des partenaires régionaux et publics québécois, a permis des améliorations importantes au complexe récréotouristique avec le déploiement du produit d’appel hivernal Haute-route sur 3 sommets pour un total de 6 sommets, la construction de deux refuges additionnels pour un total de 4,  le réaménagement et la prolongation des pistes de ski de fond et l’acquisition d’un système d’enneigement de dernière technologie qui permet d’allonger la saison de ski de 5 semaines. Elle commence dorénavant, au début de novembre et se prolonge jusqu’à la mi-mai.

Dans cette synergie effrénée, la Société de développement bénéficie des investissements de réfection et d’aménagement légers de ses corridors multifonctionnels et prochainement, dans les sentiers de vélo de montagne avec la collaboration de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean et l’école Fréchette.

Outre ce pari gagné, la Société de développement met en place un Incubateur d’entreprises de concert avec la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, un réseau de producteur de ginseng en milieu forestier et éventuellement, un projet d’envergure axé sur l’économie traditionnelle en agroalimentaire. En conclusion, il est clair que le conseil d’administration de la Société de développement de L’Anse-Saint-Jean mise avant tout sur un développement local dynamique à partir des forces du milieu.

Lors de l’assemblée générale annuelle, la Société de développement a présenté son bilan de ses réalisations avec un excédent financier.