Le Mont Edouard est fier d’avoir accueilli ses premières résidences d’artistes au refuge du secteur Les Géants. Au cours de leur séjour respectif de trois à cinq jours, les artistes Pauline Larouche et Mariane Tremblay ont eu la chance de séjourner dans notre refuge, de créer et de se ressourcer dans ce décor unique et ce, grâce au soutien et à l’accompagnement de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

« Ça m’a fait un bien immense de me connecter avec la nature et ma passion. J’ai puisé dans cette vaste étendue l’inspiration pour mes tableaux, utilisant des feuilles de framboisier comme estampes, reproduisant tantôt le relief, les écorces de bouleaux etc. Ce que j’ai apprécié le plus c’est le calme, les odeurs, le bruit, du vent dans les feuilles et de la pluie sur le toit de tôle. Le soleil toujours différent, d’un jour à l’autre également », nous raconte Pauline Larouche.

Pour Mariane Tremblay, sa résidence avait pour but de chercher des signes de l’extra ordinaire. Dans ses corpus d’œuvres multiformes comme dans ses écrits, le sens émerge du presque rien, de l’inaperçu, du latent, selon des logiques de résonance plutôt que d’évidence. Pour elle, la forêt est un espace-temps riche de mystères et de perceptions à apprivoiser. Inscrit dans un vaste projet de recherche-création intitulé Pleurage et scintillement, cette immersion l’a amenée à investiguer la filiation créative aux côtés de son fils de trois ans. Ensemble, ils ont mené une série d’expérimentations et de collectes autour des gestes et outils du sourcier, du cuivre comme matériau conducteur et d’éléments symboliques, en vue de la réalisation de miniatures.

Art et nature; une union qui va de pair
L’idée a germé dans l’esprit de la Dre Marjorie Lavoie, psychologue et art-thérapeute. Résidente du secteur et habituée de la montagne, elle connaît bien les effets de la nature sur le processus créatif.
« L’impact de la nature sur la santé des individus est indéniable et plusieurs données probantes vont dans ce sens depuis plusieurs années. Il en est de même pour l’impact des arts sur la santé des populations, tel qu’en fait foi, notamment, une vaste recension de la littérature effectuée en 2019 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce qui est fantastique avec ce projet au Mont Edouard, c’est qu’il permet enfin d’élaborer et de peaufiner un dispositif propice à la création artistique en plein cœur de la nature et d’ainsi mieux mettre en lumière l’intersection entre ces trois sphères – Santé, arts et nature. Ce sont là des questions qui me passionnent », conclut la professeure associée en art-thérapie à l’UQAT, aussi chargée de cours et étudiante à la maîtrise en arts à l’UQAC.
La nature à cœur
Pour le Mont Edouard, cette première collaboration est totalement alignée avec ses valeurs de développement durable. Les résidences d’artistes auront un impact significatif sur l’ancrage territorial en partageant le territoire autrement que par des activités sportives.














