Se débarrasser des envahisseurs

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Le pétasite du Japon, présent à Petit-Saguenay, à L’Anse-Saint-Jean, et peut-être chez-vous, représente plusieurs dangers pour la flore indigène. D’abord, son mode de propagation par rhizomes lui permet de se multiplier et d’occuper l’espace plus rapidement que les autres espèces végétales. Ensuite, ses immenses feuilles créent de l’ombrage, nuisant ainsi à la croissance des espèces nécessitant plus de lumière. Cette capacité à se multiplier rapidement dans des environnements diversifiés en fait une plante extrêmement envahissante. Si elle pousse chez vous vous avez la responsabilité de l’éradiquer.

Comment la détruire ?

Voici une méthode qui pourrait peut-être vous donner satisfaction. Taillez la plante sévèrement, près du sol et appliquez l’herbicide, non pas en le vaporisant, mais plutôt en le peignant (oui, avec un petit pinceau) sur l’extrémité de chaque tige écourtée. Ainsi l’herbicide ira directement aux rhizomes, car il pénétrera facilement via la blessure… et sans contaminer l’environnement proche, ni endommager les plantes voisines. Il faut porter des gants protecteurs pendant l’application, bien sûr.

Colonie de pétasite du Japon à Petit-Saguenay

Couvrir toute la surface avec une toile noire pendant au moins un an est une autre méthode ou vous pouvez, si vous êtes assez assidu, éliminer la mauvaise herbe par une taille sélective. Dès le début de la saison, coupez toute tige de la plante indésirable près du sol. Ainsi, vous éliminez son feuillage et donc sa source d’énergie. Elle va répliquer en produisant de nouvelles pousses. Coupez-les aussi. Et les suivantes. Et les suivantes. Pour certaines plantes, la bataille peut durer 2 ans !

Il est important de couper les repousses dès que vous les voyez, avant qu’elles n’aient le temps de faire beaucoup de photosynthèse. Ainsi vous verrez de moins en moins de repousses avec le temps, car l’impossibilité pour la plante de faire une photosynthèse normale commencera à saper son énergie. C’est du travail, mais ça fonctionne.

L’Impatiente de l’Himalaya.

De très jolies fleurs mais une plante dangereuse qui tue toutes les autres plantes et accélère terriblement l’érosion les berges des lieux humides. Pour la détruire la méthode la plus facile c’est l’arrachage au début de l’été et puis encore dès qu’elle repousse. Mais attention, il ne faut pas laisser les plantes arrachées sur place, on doit les mettre dans des sacs et les jeter à la poubelle. Surtout ne pas les composter, elles vont renaitre.

L’impatiente de l’Himalaya est une catastrophe pour l’agriculture ; une grosse colonie de cette plante est présente à L’Anse sur les berges du ruisseau près de la première avenue ; ce ruisseau se jette dans la rivière près de l’église. L’impatiente projette ses graines en septembre, elles suivent le cours d’eau et vont fleurir plus loin, elles se propagent à une vitesse folle. À L’Anse, il est encore temps de les contrôler. C’est à l’automne qu’il est le plus facile de les identifier.

Retenez bien ces noms car ces plantes sont en vente à chaque printemps dans les centres jardins. Une colonie de plantes envahissantes chez vous ou près de chez vous diminue la valeur de votre propriété.

Si vous voulez vous impliquer dans de joyeuses corvées d’arrachage, communiquez avec Marie Francine Bienvenue au 418 272-1128 dès maintenant.

Pour plus d’informations, cliquez Sentinelle.