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Anse-St-Jean, Canada
lundi 22 juillet, 2024

Le comité des familles de Petit-Saguenay renait de ses cendres

Le premier comité famille de Petit-Saguenay avait travaillé à la création d’un service de garde à l’école du Vallon.

Plus de dix ans après la cessation de ses activités, le comité des familles de Petit-Saguenay reprend du service avec une toute nouvelle équipe ! Une quinzaine de femmes très motivées se sont ainsi jointes à l’aventure et se réunissent depuis l’automne pour mettre à jour la politique familiale de la municipalité et améliorer les services aux familles dans le milieu.

Dans sa mouture précédente, le comité avait concocté la toute première politique familiale de la municipalité, travaillé à la création d’un service de garde à l’école du Vallon et à l’ouverture d’une garderie en milieu familial à proximité, obtenu l’aménagement d’un nouveau terrain de jeu en arrière de l’école, géré le camp de jour et organisé diverses activités dont quelques Saint-Jean-Baptiste mémorables.

S’appuyant sur ces acquis, le nouveau comité discute présentement de plusieurs projets potentiels, dont l’aménagement d’un second parc pour enfants dans la municipalité et l’organisation d’activités plus fréquentes pour les adolescents. La joujouthèque sera pour sa part rendue plus accessible et la poursuite du service de transport pour la Maison des Jeunes est largement souhaitée.

Comme l’indique Lisa Houde, adjointe administrative et responsable de la vie communautaire à la municipalité de Petit-Saguenay : «Je l’ai expliqué au comité, ce qui est important c’est que les gens s’impliquent personnellement pour réaliser les projets. Les filles ont bien compris ça. Elles sont positives et ont de très bonnes idées. C’est beau de voir que la relève est au rendez-vous ! »

Lisa Houde précise que le comité est ouvert à tous les parents, hommes ou femmes, peu importe l’âge de leurs enfants : « L’objectif c’est de s’organiser pour améliorer la qualité de vie des familles. Après, on veut aussi organiser des activités pour les jeunes de tous les âges. »

Nouvelle exposition au Centre culturel du Presbytère

Rencontre avec Daniel Boudreault et Michel Boudreault, conseillers responsables du volet culturel à la municipalité de L’Anse-Saint-Jean.

Le concept de faire une exposition permanente autour de photographies anciennes est né de la lecture d’un livre historique, celui de Laurent Yves Simard. « J’ai lu le livre durant le temps des fêtes et l’idée m’est venue de mettre en place une exposition permanente, mais qui pourrait vivre dans le temps, être bonifiée », confie d’emblée Michel Boudreault.

Les idées ne manquent pas aux deux retraités qui partent à la récolte de photos des collections privées, comme celle de Dany Thibeault, qui leur a dévoilé bien des trésors. « L’idée est de commencer cette année avec ce que l’on a découvert, principalement à La Petite École, mais des sujets qui viendront s’ajouter, ils n’en manquent pas : la pêche blanche, la construction de goélette, les inondations, la religion, l’histoire maritime, celle des commerces, des écoles, autant de thèmes qui pourront se retrouver sur un des panneaux construits à cet effet », poursuit Daniel Boudreault qui précise qu’« on veut que les gens de l’extérieur connaissent et ceux de la municipalité se reconnaissent. »

Bien sûr, il ne suffit pas d’accrocher des photos aux murs, mais également de faire tout un travail d’archives, afin de pouvoir renseigner les visiteurs sur les moments d’histoire reliés à ces clichés en noir et blanc. « Le presbytère, je trouve que c’est une belle bâtisse qui sert à peu près pas. Ça peut devenir un vrai centre culturel et on espère bien lancer le mouvement avec cette exposition de photos anciennes », conclut Daniel Boudreault.

Michel Boudreault devant le centre culturel du Presbytère de L’Anse-Saint-Jean.

Le vernissage est prévu pour le 23 juin, en même temps que les festivités de la Saint-Jean-Baptiste. Profitez du congé pour aller admirer les œuvres.

Et si, par un heureux hasard, dans de vieux cartons à chaussures trainent au fond de vos tiroirs des photos de vos grands-parents, sachez que vous pouvez toujours communiquer avec la municipalité pour les informer de vos trouvailles. Il se peut que vos vieilles photos soient un beau jour, exposées en grand sur les murs du Presbytère !

À la municipalité, veuillez contacter Cynthia Castonguay au 418 272-2633 poste 3225.

Émile Gilbert, artisan-joaillier installé à Petit-Saguenay

Depuis l’hiver dernier, l’artisan-joaillier s’est installé dans son propre atelier, au cœur du village de Petit-Saguenay.

C’est lors d’un voyage de 5 mois au Népal, dont un trek dans l’Himalaya, 30 jours de marche solitaire autour des Annapurna, qu’Émile Gilbert rencontre l’art de la joaillerie. « Pendant que tu marches en montagne, tu réfléchis beaucoup, les questions existentielles se baladent dans ta tête. Moi ça m’a fait réaliser que j’aimais vraiment travailler de mes mains. Bref, à la fin de mon trek, arrivé à la ville de Pokhara, dans un petit café, je discute avec un vieil homme qui me propose de le rejoindre le lendemain matin dans la shop de son ami bijoutier. Drôle de bel hasard ! », sourit Émile en se remémorant ces moments marquants de vie.

Dans l’atelier d’Ajai à Pokhara au Népal.

C’est ainsi que cet ancien plombier sonorisateur commence son apprentissage, faire fondre de l’argent et tailler des pierres. « Le matin, je partais en bicycle, j’achetais mon argent brut et je rejoignais Ajai dans son atelier. C’était juste après le tremblement de terre d’avril 2015, il n’y avait que quelques heures d’électricité par jour, on travaillait au papier sablé et à la lueur de la chandelle. À coup de tendinites, j’ai découvert le plaisir méditatif de focusser sur de petits objets ! », s’exclame le jeune artisan. Émile est ainsi resté plusieurs semaines à travailler avec le vieil homme et Ajai, à apprendre les bases du travail des bijoux.

Depuis l’hiver dernier, l’artisan-joaillier s’est installé dans son propre atelier, au cœur du village de Petit-Saguenay, un petit local dans la bâtisse de l’ancienne Coop d’alimentation qui abrite une belle meute d’artisans dont l’équipe de Minuit Moins Cinq et le forgeron de l’Atelier de Fer.

À partir de pierres précieuses achetées ou ramassées dans les rivières de la région, Émile travaille les formes au diamant et façonne bagues, bracelets, boucles d’oreilles et colliers. « Je commence à concevoir des bagues pour hommes, mais aussi des boutons de manchettes », annonce l’artisan en précisant qu’il se propose de racheter de vieux bijoux pour les fondre et leur donner une seconde vie.

Pour rejoindre Émile Gilbert, artisan-joaillier, vous pouvez toujours visiter sa page Facebook ou directement aller le rencontrer à son atelier-boutique, au 37b de la rue Dumas à Petit-Saguenay. Son local est situé sur le côté de la Friperie Minuit Moins Cinq.

Gervais Gagnon, 38 années comme pompier bénévole

Gervais Gagnon au centre de la photo, accompagné de sa femme Rosita Côté, lors de l’hommage rendu à la municipalité de Petit-Saguenay.

Durant 38 années, Gervais Gagnon exerce la fonction de pompier à la municipalité de Petit-Saguenay. Les 30 premières années, il est pompier bénévole, c’est à dire qu’il ne reçoit aucun salaire pour son travail. « À mes débuts, on était une douzaine de pompiers ici à Petit-Saguenay. Le bénévolat fonctionnait assez bien. Quand on nous voyait, c’était pas rare que du monde du village vienne spontanément nous aider ! Il y a eu aussi cette fois sur le rang St-Étienne, c’était en hiver, on n’était pas capable d’aller chercher de l’eau, on essayait d’éteindre le feu avec le souffleur à neige. Le feu avait pris dans la chambre de bain, on a brisé la fenêtre et tiré de la neige dedans, on essayait par tous les moyens ! Aujourd’hui, on est capable de percer et d’envoyer de l’eau dans le camion, en attendant d’avoir installé la pompe portative. »

Les cinq municipalités du Bas-Saguenay sud décident de se regrouper en une Régie Intermunicipale de Sécurité Incendie du Fjord (RISIF).

Créée il y a 8 ans, la Régie a changé bien des choses ! « Il y a beaucoup plus de normes, de cours et de formations à suivre régulièrement et l’équipement est constamment vérifié », se souvient celui qui a commencé sa carrière de pompier avec un vieux pick-up et un trailer en arrière pour embarquer le matériel. « Dans les années 90, un camion a été acheté par la municipalité, un camion des années 60 mais déjà on sentait le progrès arriver par chez nous ! Et puis, avec la création de la Régie, je suis passé de pompier bénévole à pompier à temps partiel, on reçoit une rémunération quand on sort sur un call ou que l’on va suivre une formation. »

L’ancien camion de pompier de la municipalité de Petit-Saguenay acheté dans les années 1990.

Militaire dans la marine à Halifax, (de 1968 à 1971), chauffeur de camion minier à Gagnonville sur la côte Nord (1974), puis sur les chantiers forestiers à Port-Cartier, Gervais Gagnon n’a pas juste été pompier durant 38 années. « Les autobus scolaires, c’est mon père Paul-Eugène Gagnon, qui a commencé ça en 1963. Il a fait construire le garage, actuellement celui d’Éric Lavoie, et en 1978, se préparant pour la retraite, il a passé le relai. On était 4 frères, un qui tenait le garage et moi et les 2 autres, on conduisait les autobus, avec quelques employés. »

Rendre service, c’est la motivation qui a animé Gervais Gagnon tout au long de sa vie. À son tour de passer le relai !

Faire le pont entre les acteurs de nos milieux vers le chemin de la réussite éducative !

La tournée du livre interactif

Depuis le début du printemps, Hugo Lapierre fait le tour des écoles et des services de garde du Bas-Saguenay Sud pour y présenter son tout dernier projet, celui d’un livre interactif géant! Auteur, compositeur, interprète et musicien, Hugo Lapierre est très apprécié des tout-petits, des plus grands comme des ados et a à cœur la démocratisation de la culture! C’est en collaboration avec Audrey Girard, une autre artiste de chez nous dévouée pour la jeunesse, qu’il a travaillé sur la conception de ce magnifique projet!

L’idée a vu le jour grâce au programme de Soutien aux initiatives culturelles de la MRC du Fjord-du-Saguenay qui appuie la réalisation de projets culturels sur son territoire. Elle offre une occasion aux artistes de développer des idées qui font vivre la culture et éveillent l’intérêt des jeunes et des familles à une diversité de médiums artistiques.

Par son conte interactif, Hugo Lapierre a su raconter des histoires passionnantes au cœur desquelles les enfants en étaient les héros! En effet, l’histoire racontée est différente chaque fois que le livre est déployé. Invités à imaginer, à participer au déroulement et à la création du scénario, les enfants prennent part à l’activité et aident les personnages à atteindre leur rêve! Le livre interactif géant, composé d’images colorées modulables et d’objets évocateurs a été pensé pour solliciter l’imagination et la collaboration des jeunes. L’activité travaille le développement du langage chez les plus petits et la composition d’un récit chez les plus vieux qui collaborent aux éléments essentiels d’un récit (situation initiale, personnages, actions, éléments perturbateurs, etc.)  Il a été présenté à de nombreux élèves lors de demi-journées de concertations des écoles, dans plusieurs classes en collaboration avec des enseignant.es, ainsi que dans tous les milieux de garde éducatifs à l’enfance des cinq municipalités du Bas-Saguenay Sud.

Aussi, comme la littératie est au cœur de ce projet, l’équipe de l’AGIR poursuivra son déploiement sur le territoire avec notre Biblio-Mobile qui arpentera, encore cet été, les routes du territoire pour offrir des opportunités de lecture aux jeunes et aux familles. Nous tenterons de poursuivre la mission d’ouvrir les jeunes aux univers infinis et merveilleux qu’offrent les livres par la lecture! La Biblio-Mobile sera présente dans différents événements municipaux et dans les camps de jour. Nous aurons le privilège d’accueillir Marie-Jeanne Plante, enseignante, pour mettre en valeur le projet de la Biblio-Mobile et aller à la rencontre des enfants.

Un petit plus dans les camps de jour réguliers

Eh oui ! Cet été, pour une troisième année consécutive, l’AGIR offrira de l’aide éducative à travers tous les camps de jours municipaux du Bas-Saguenay Sud et la Biblio-Mobile s’inscrit dans ce projet. En effet, en plus d’offrir les camps thématiques pour les jeunes de 8-12 ans, nous souhaitons être présents pour soutenir les infrastructures déjà en places et valoriser tous les efforts des différentes personnes impliquées dans nos milieux, soit les responsables de camps de jour, les coordinatrices et les animatrices. C’est souvent avec très peu de moyens, mais beaucoup d’enthousiasme, de motivation et de cœur que ces personnes tentent d’offrir le mieux pour le bien-être de chaque enfant. Toutes les municipalités s’assoient maintenant ensemble dans un désir commun d’allier les forces et les atouts de chaque milieu et de dynamiser la cohésion d’équipe et la collaboration entre toutes les animatrices du territoire. De notre côté, c’est grâce à une aide financière du Crépas (Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean) et une subvention salariale d’Emploi été Canada que nous sommes en mesure d’embaucher des ressources qui travaillent à la création d’activités éducatives et ludiques, adaptées à la réalité de chaque milieu et aux âges des enfants. Nous sommes très heureuses de pouvoir compter sur le retour de Mathilde Houde et de Emy-Eve Pelletier, toutes deux étudiantes en enseignement, pour proposer chaque semaine des jeux ainsi que des activités éducatives et ludiques diversifiées aux jeunes de tous les camps de jour!

Toutes les deux connues pour leur implication dans leur milieu, elles ont déjà tissé des liens d’attachement avec grand nombre d’enfants et étaient présentes dans les camps l’été dernier. Afin de contrer la perte d’acquis scolaires chez les jeunes pendant les vacances estivales, elles sont de retour pour soutenir les animatrices. Mathilde Houde prendra donc la route chaque semaine pour aller à leur rencontre, toujours accompagnée soit de Emy-Eve ou de Marie-Jeanne pour former une équipe hors pair !

Ça bouge à l’école Saint-Gabriel !

Nous avons la chance d’avoir un conseil étudiant très dynamique à l’école Saint Gabriel, tous les mois, nous avons un nouveau calendrier des activités qui se dérouleront sous la responsabilité des 10 élèves du conseil et des professeurs accompagnateurs.

La journée de la chasse réunit tous les élèves de Saint-Gabriel

Chacun des membres du conseil nous a expliqué les raisons de son engagement et de sa motivation d’y participer.

Carolane (12 ans) : Pour donner mes idées et écouter les idées des autres. J’avais toujours rêvé de faire partie du conseil.

Kate (11 ans) : J’aime faire plaisir aux autres. Pour qu’il y ait des activités sans toujours faire la même chose. Je veux donner mes idées et j’aime voir les petits s’amuser.

Éliane (12 ans) : Je veux rendre joyeux les élèves avec nos activités et qu’ils soient fiers de leur conseil de leur école. Je suis une fille qui prend soin des autres.

Emma (11 ans) : On construit de belles activités. C’est le fun de donner nos idées. J’aime venir dîner avec le groupe pour préparer nos activités.

Noémie (11 ans) : Pour faire du changement. C’est cool d’avoir plein d’activités. Ça nous implique dans notre école.

La journée skittles pour les plus petits

Rémi (12 ans) : Je veux donner mes idées. Être avec mes amis c’est le fun et j’aime préparer les activités pour l’école.

Annabelle (12 ans) : C’est pour faire plaisir aux autres élèves. Je veux qu’ils s’amusent avec les activités. Ça fait bouger notre école.

Léa (12 ans) : C’est pour donner des activités aux élèves, pour que l’école soit moins plate. Nous écoutons les idées de tous les élèves de l’école, cela fait changement de la vie de tous les jours de notre école.

Charly (11 ans) : Pour faire partie de l’organisation des activités. J’aime venir diner à l’école avec le conseil.

Jimmy (11 ans) : C’est le fun de faire des activités et d’en faire partie par exemple, quand on se cache pour faire peur à l’Halloween.

Soyez fier ! Grâce à vous l’école brille à chaque jour.

Merci !

Ça se passe à Fréchette !

En tout, notre école a récolté 38 kg de déchets!

Un après-midi pour l’environnement

Au mois d’avril, notre comité d’élèves avait planifié un après-midi pour notre planète Terre. Pour commencer notre merveilleux après-midi, tout le primaire était séparé par classe pour écouter différents films en lien avec l’environnement. Moi, j’étais dans la classe du 3e cycle pour écouter le Lorax. Après 30 belles minutes du film, nous sommes allés dîner. Au retour, nous avons mis nos gants pour nettoyer notre cour et les alentours. Toutes les classes avaient des secteurs différents, par exemple le groupe de deuxième année avait le secteur de la piste cyclable derrière notre école et le 3e cycle avait le secteur de la rue Gagnée. Une rue avec beaucoup de déchets! Mes amies et moi avons continué notre marche dans le petit chemin en pierres. Nous n’étions même pas encore à la moitié du chemin que nous avions déjà un sac plein à rebord! En tout, notre école a récolté 38 kg de déchets!

Des œuvres pour sensibiliser à la pollution de nos cours d’eau

Il y a quelque temps, nous avons créé des œuvres à partir de matériaux recyclés afin de sensibiliser la population à la pollution de nos cours d’eau (ex : surconsommation de plastique). Avant de commencer ce projet, les élèves du 3e cycle ont dessiné des animaux marins dans leur milieu naturel. Après, six chefs ont été sélectionnés pour réaliser six toiles représentant des animaux de la faune marine. Ces dessins ont ensuite été peints, puis décorés d’éléments divers par l’équipe et son leader. Finalement, ces toiles ont été peaufinées par Eugénie Lavoie l’artiste qui nous a accompagnés tout au long de ce projet.

Blanche Boudreault (5e année) et Estelle Boudreault (6e année)

Mes randonnées préférées

Connaissez-vous des randonnées extraordinaires à faire ici ? Moi, oui ! Il y a le sentier des géants, celui de la chute, le sentier des poètes et le meilleur pour la fin, la fameuse montagne blanche. Cette randonnée est ma préférée. C’est un parcours de 12 kilomètres avec une ascension assez élevée, parfait pour s’entraîner ! En plus, une fois arrivé au sommet, il y a une fabuleuse vue aérienne. Vous verrez ça vaut la peine d’avoir mal aux jambes !

Raphaëlle 6e année

Une chasse au trésor

D’une envie de partager un beau moment avec les élèves de maternelle 4 ans de l’école, un élève de 3ième année, Nathan Thibeault, propose d’organiser une chasse au trésor. Il prépare lui-même la carte d’exploration ainsi que les traces laissées par les pirates afin de guider les élèves de 4 ans dans leur chasse. Il choisit d’utiliser la cour d’école comme lieu de recherche et y cache son trésor.

Afin de féliciter les petits pirates pour leur chasse, un coffre rempli d’autocollants les attendait. Quelle belle activité amusante !

Mme Mathilde, enseignante

Ari le fermier et sa plante

Un jour, un vieux fermier appelé Ari va prendre le chemin pour aller vers son lit. Le lendemain matin, il pense à faire pousser une plante majestueuse ! Il se lève, il s’habille et ouvre la porte. Tout à coup …

« Oh non ! Il y a une horde de nuages qui couvre le soleil, dit le fermier.

-Ma plante ne pourra pas pousser. Je suis bien triste.

– Il faut que je trouve une solution pour faire s’envoler les nuages de ce pas ! »

Le monsieur appuie sur les boutons des éoliennes. Ari le fermier rentre à sa maison avec un petit toit rouge et une cheminée jaune. Pendant ce temps, les éoliennes finissent leur travail. Après une heure, il se rend compte que ça ne marche pas, il pense :

« Je vais trouver une nouvelle solution, se dit-il.

– Mmm. Trouvé ! On est bientôt l’après-midi, donc je vais attendre. »

Après 30 minutes, les nuages disparaissent :

« Youpi ! Ma plante pourra enfin pousser ! », s’exclame le fermier.

Alors, Ari continue sa belle vie en regardant sa plante pousser petit à petit. Et un beau jour, elle aura 4 mètres de haut !

Léonie Boudreault, 3e année

Du Vallon en poésie !

Poème sur la nature

La nature a été ici depuis le début des temps.
Tous les arbres
Toutes les feuilles
Toutes les rivières
Toutes les montagnes et
Toutes les roches ont été utilisées pour créer nos villages !
Maintenant, grâce aux fondateurs, nous sommes capables de vivre une vie magnifique avec les forêts qui nous entourent.
Les montagnes nous protègent même des mauvaises énergies. Les rivières sont parfaites pour nous baigner et les parcs parfaits pour pique-niquer.
Vive le Bas-Saguenay !

Calianne Gagnon

Activités estivales au Bas-Saguenay

Chers lecteurs,

Nous vous parlerons des activités estivales que vous pouvez faire au Bas-Saguenay. Il y a plusieurs activités comme la pêche, la randonnée, le vélo, le camping et la plage.

Il y a plusieurs endroits pour pêcher comme la Rivière-à-Mars et la ZEC Buteux. Nous pouvons pêcher plusieurs types de poissons comme les truites, les flétans, les saumons, les morues, les sébastes, etc. De plus, il y a plusieurs endroits pour la randonnée au Bas-Saguenay comme le court sentier de la rivière Petit-Saguenay, le sentier de la rivière Petit-Saguenay et le camp du fjord, etc. Nous pouvons même y faire du vélo, y compris ces endroits : Vélo Fjord et le Mont-Édouard. Même si nous n’avons pas beaucoup de pistes cyclables nous pouvons en faire partout au Bas-Saguenay, car c’est sécuritaire. Également, il y a plusieurs endroits pour faire du camping comme le VVPS, le camping 4 chemins et le camping de l’Anse, etc. Il y a plusieurs activités à faire comme se baigner, faire des randonnés, se détendre et le meilleur dans tout ça est de manger des S’mores au bord du feu ! Il y a plusieurs endroits pour se baigner comme la plage St-Étienne, le petit cran de Petit-Saguenay, la plage de L’Anse St-Jean, le Grand lac Éternité et le lac Otis. On peut y faire plusieurs activités comme le kayak, le paddle board, le sea-doo, du bateau, du ski nautique et le wakeboard.

Alyssa Lavoie, Jeanne Gaudreault et Kim Houde.

Edmour Lavoie et Alexis Simard, deux pionniers de Ferland-et-Boilleau

Le village de Ferland en 1945 à partir du chemin Alexis Simard.

C’est au cours de l’année 1931 que les colons partant de Grande-Baie et de Bagotville viennent s’établir à Boilleau. Certains au rang Simple et d’autres au Rang double.

Le chemin Edmour Lavoie

Le rang simple avait un chemin carrossable, l’ancien chemin de la Société des trente, que la Consilidated entretenait encore à l’époque. La plupart des personnes interrogées s’entendent pour dire qu’Henri Brouillette serait le premier colon à s’établir à Boilleau au rang simple. D’autres l’ont cependant suivi de près, entre autres, Wilbrod Côté, Ludger, Arthur, Philippe Rhainds, Napoléon Rhainds, Louis Otis, Néré Gagnon et Xavier Gagnon.

Ceux qui décidèrent de s’installer au Rang Double rencontrèrent une difficulté supplémentaire; il n’y avait aucun chemin, c’était une forêt vierge. Comme l’automne approchait, il fallait abriter toutes ces familles avant l’arrivée de la neige. On procéda donc à la construction de camps pour chaque famille avec la promesse de faire le chemin et de bâtir les maisons l’année suivante. En réalité, cette dernière promesse n’a pas été tenue. Voici ce qu’en avait dit à l’époque Jean-Charles Gilbert : « Mais hélas ! Le grand mouvement de la colonisation était fini. Le gouvernement avait gagné ses élections; il avait dépensé beaucoup. Nous avons dû rester de sept à huit ans dans ces camps qui avaient été bâtis à la hâte. Les colons avaient portagé les couvertures des camps sur leur dos durant trois miles, et les quelques planches pour faire des sinks (éviers) et les armoires. Les planchers étaient faits de bois rond tillé ».

Donc, ce ne fut pas chose facile pour ces colons. On dit que le premier arrivé au Rang Double était un dénommé Edmour Lavoie, d’où le nom du chemin.  D’autres l’ont également suivi de près; Gonzague Côté, Napoléon Dancause, Abel tremblay, Gustave Gilbert, William Tremblay, Conrad Gagnon, Lévis Tremblay, André et Léo de la Durantaye, Henry Chouinard, Napoléon et Silvio Savard, Joseph Ouellet et Émile Girard.

Les élèves de madame Lucie Gilbert en 1946. Rangée arrière : Mme Lucie Gilbert l’institutrice, à sa droite en avant, Marcel Ouellet, à sa gauche Gilles Gilbert, Louis-Marie Tremblay, André- Jean Gilbert, à la gauche d’André Jean ce serait Yvon Ouellet et le dernier de la rangée arrière est inconnu. 2e rangée : la grande est Marie-Ange Lavoie, Lili De La Durantaye, 3e, inconnue, 4e, juste en avant de Louis-Marie est Gertrude Savard, la 5e est Violette De La Durantaye et la dernière est ma mère, Marina Tremblay. Rangée en avant : la 1ère à gauche est une dame Ouellet, la 2e est nonidentifiée, 3e Madeleine Lavoie, 4e Denise Simard et la dernière en avant est Marcelle Lavoie.

Très tôt après l’arrivée des premiers colons à Boilleau en 1931, on décida de construire des écoles. Étant donné la distance et les mauvaises conditions de la route, deux écoles furent construites; une au Rang Simple et l’autre au Rang Double. Celle du Rang simple était située à l’embouchure du chemin Abel-Tremblay. Henriette Tremblay fut la première institutrice à y enseigner. Cette école installée temporairement sert environ trois ou quatre ans. Celle du rang double a été construite sur le lot 44. La première institutrice fut Joséphine Tremblay, fille d’Abel. À propos de cette école, un écolier a déclaré : « Lorsque nous échappions notre crayon, c’en était final avec les grandes fentes, le poêle, un vieux ‘’drome’’(baril), les pupitres étaient de grandes tables de 12 pieds de longueur. Nous, les élèves, cela ne nous empêchait pas d’être heureux. Nous avions toute cette belle forêt pour nous amuser; nous prenions du lièvre tout près de l’école » – Jean-Charles Gilbert

À cette époque, l’école servait aussi de chapelle. L’abbé Coulombe et l’abbé Nil Tremblay sont venus de Grande Baie faire la mission à Boilleau. Ce n‘est qu’en 1935 que les deux écoles et des camps en bois ronds, furent reconstruits. Les nouvelles bâtisses convenaient mieux aux besoins des usagers.

Aujourd’hui, le chemin Edmour Lavoie est un symbole de l’histoire et du courage des premiers colons qui ont défriché la terre de Boilleau pour y bâtir leur vie. Leur héritage est toujours présent dans la communauté, où les valeurs de solidarité, d’entraide et de persévérance continuent d’animer les habitants de ce secteur.

Le rang Alexis Simard

C’est au cours des années 1930-1931 que le rang double de Ferland (aujourd’hui chemin Alexis-Simard) s’est ouvert. Plusieurs familles se sont établies à cet endroit, entre-autres, celles d’Albert Samuelson, d’Alexis Simard, d’Eddy Morin et de Néré Bouchard.

Dès l’ouverture de la colonisation de Ferland en 1930, l’école du rang double fût construite par Thomas Bergeron, charpentier. Voici un extrait du journal de cette école : « À l’extérieur, ses murs sont blancs et à l’intérieur, ils sont vernis. Elle n’a qu’un étage éclairé par huit grandes fenêtres et ne peut contenir au plus, une trentaine d’élèves. Au commencement, cette maison servit à la fois d’école et d’église. C’est là que se firent les missions desservies par les prêtres de la Grande-Baie, jusqu’en 1934, année de la fondation de la chapelle. » (Source i Dallaire – Journal de l’école) L’école restera ouverte jusqu’en 1963. À partir de cette année tous les élèves de Ferland-et-Boilleau étaient rassemblés dans une même école, soit l’école St-Gabriel.

Le rang double a été nommé en l’honneur d’Alexis Simard, colonisateur de Grande-Baie et du vieux Ferland.

Aujourd’hui, le rang double de Ferland est une rue résidentielle paisible. La communauté de Ferland-et-Boilleau est fière de son histoire et de ses racines, et le rang double de Ferland continue de témoigner de cet héritage.

L’Anse-à-la-Croix de Saint-Félix-d’Otis

Le Saguenay a toujours été une voie de communication essentielle et le demeure encore aujourd’hui. (Source Site de la Nouvelle-France)

La rivière Saguenay

Une voie de circulation millénaire témoin d’une occupation humaine unique

Depuis des milliers d’années, les peuples des Premières nations circulent sur cette longue rivière qu’est la rivière Saguenay, une rivière aux proportions démesurées, avouons-le, afin d’y vivre de ses ressources. Mais les premiers Européens ont également exploré cette rivière, et parfois avec crainte, avant de mieux la connaître.

Prenons le fondateur de la colonie de Québec, Samuel de Champlain, qui en 1603 remonte la rivière Saguenay jusqu’à la hauteur de Tableau. La description qu’il fait du territoire n’est pas vraiment très flatteuse. « Ce ne sont que terres de roches et de forêts. Jamais personne ne pourra s’établir », écrit-il dans ses mémoires.

Cependant, il suffit d’un arrêt à l’Anse-à-la-Croix, site actuel du Site de la Nouvelle-France et lieu de recherche archéologique depuis 1996, pour découvrir toute la richesse paléohistorique de ce lieu. Effectuées par le Laboratoire d’archéologie de l’UQAC, les fouilles nous apprennent non seulement que l’endroit a été fréquenté par les Premières nations, mais également par des Européens puisque l’on y a découvert des artéfacts datant de la période de contact (XVIIe siècle).

 Un lieu millénaire

Dans le plus récent rapport des archéologues (2020), on découvre que « sur la base des travaux antérieurs, les différentes occupations actuellement documentées à l’Anse-à-la-Croix s’échelonnent de la période paléohistorique à la période historique.

En effet, selon les données recueillies durant les étés 1996 à 2019, nous sommes en mesure d’affirmer que les terrasses où se trouvent les sites DcEp-1, DcEp-4, et peut-être la station C de DcEp-5, auraient été fréquentées dès le troisième, voire le quatrième millénaire avant Jésus-Christ. »

Sur un autre site, on y a découvert des perles de verre, des pierres à fusil, de la chevrotine, des cendrés ainsi que divers objets en métal (boutons, clous, haches, etc.) témoignant d’une occupation lors de la période de la traite de la fourrure, plus ou moins entre 1650 et 1750, soit au cours d’une période antérieure à la colonisation.

Conjointement à ces objets de facture européenne, ont également été découverts des artéfacts qui témoignent de la tradition lithique des Premières Nations. Sur un des sites, les témoins archéologiques révèlent la présence des Premières Nations lors de la période protohistorique, au moment où les groupes algonquiens étaient les seuls à fréquenter le Bas Saguenay.

D’ailleurs, l’intervention archéologique à l’Anse-à-la-Croix est l’un des premiers exercices de fouille à long terme dans le Bas-Saguenay. Mais pourquoi ce lieu est-il si foisonnant au niveau archéologique ?

« L’Anse-à-la-Croix est l’une des nombreuses anses entre La Baie et Tadoussac qui, à première vue, constituent des oasis entre les pics escarpés du fjord. Or, les observations des dernières années démontrent que tout au plus une dizaine de ces anses présente les caractéristiques nécessaires à une occupation même brève des lieux. » Ce sont ainsi plus de 200 000 artéfacts qui ont été trouvés à l’Anse-à-la-Croix.

Un site exceptionnel

Ces découvertes archéologiques n’auraient pu être possibles sans la précieuse collaboration des dirigeants du Site de la Nouvelle-France au fil des ans. Il y a maintenant un lien fusionnel entre la mission du Site de la Nouvelle-France en tant que lieu touristique de transmission historique et culturelle et ces recherches archéologiques qui nous permettent de mieux comprendre la vie de ceux qui y ont séjourné.

Que vous soyez amateurs d’histoire, d’archéologie ou de notre culture du XVIIe siècle, le Site de la Nouvelle-France saura combler votre curiosité par des rencontres avec des personnages d’époque, mais également avec celles d’archéologues chevronnés et passionnés de leur métier.

Le Site de la Nouvelle-France est fin prêt à vous accueillir cet été avec ses 13 nouveaux bâtiments créés à l’origine pour la série télé américaine Barkskins, mais également avec sa tyrolienne à virage surnommée La grande traversée.

Petits et grands, venez vivre une expérience unique au Site de la Nouvelle-France et profitez-en pour y découvrir ou redécouvrir le riche passé de cette anse millénaire.

Un jour, un quai !

La maison du gardin de quai au début des années 1970.

On était gardien de quai de père en fils dans la famille des Lavoie, Ferdinand le grand-père, Ernest le père qui a bâti la maison au bord de l’eau, celle-là même qui a brûlé en janvier dernier anéantissant des années d’efforts pour le Café du Quai et la boutique des Rebelles des Bois. Et enfin, le dernier de la lignée, Francis Lavoie, né à L’Anse-Saint-Jean le 11 novembre 1920. Il est resté gardien de quai durant 45 ans.

Une journée dans la vie du gardien de quai

Un gardien de quai accueillait les bateaux, les mesurait pour ensuite leur charger tant du pied. Enfin, il notait toutes les embarcations qui passaient par les quais de L’Anse dans son grand registraire. Si le gardien ne déchargeait, ni ne chargeait les bateaux, c’est par contre bien lui qui embauchait les hommes pour le faire. De gros chargements de bois de pulpe ou de bois de sciage étaient ainsi chargés sur des goélettes emplies comme des œufs. À une époque, il y avait 5 moulins à scie portatifs qui opéraient dans la région. À la fin de l’été, c’était le tour des goélettes emplies de farine, de mélasse et autres denrées alimentaires, qui arrivaient pour approvisionner les épiceries locales, ainsi que la petite coopérative anjenoise. À cette époque, il y avait également deux fromageries à L’Anse et une à Petit-Saguenay. Ainsi toutes les semaines, 100 livres de bons fromages voyageaient par goélette jusqu’à la ville de Québec.

L’Abbé Fortin, Vilmont Saint-Pierre, Francis Lavoie, Albert Tremblay, Antonio Boudreault, Bruno Houde et Charles Édouard Tremblay lors du lancement de la Jeanne A.B., dernière goélette à avoir été construite à L’Anse-Saint-Jean.

Le premier des chemins, le fjord du Saguenay

Il n’y avait pas que les goélettes qui naviguaient sur le fjord. Au milieu des années 1950, le Canada Steamship Lines venait ici de 2 à 3 fois par semaine. Ce bateau partait de Montréal, faisait des escales à Québec, Pointe au Pic et Bagotville. Pour le plaisir des passagers qui étaient à bord, il faisait un tour dans la baie de L’Anse mais ne s’arrêtait pas. Parfois, il s’ancrait dans le coin quand il y avait du brouillard. Il n’y avait pas de radars à l’époque.

Le quai de L’Anse a vu accoster des bateaux de bien des pays qui, de port en port, transportaient des denrées pas toujours déclarées. Au cours de sa vie, Francis Lavoie s’est lié d’amitié avec nombre de capitaines, qui parfois en profitaient pour vendre autre chose que la marchandise dont ils avaient la mission. L’alcool était très populaire à cette époque, surtout le 94 fabriqué à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le gardien de quai s’est alors monté une belle clientèle intéressée par ce marché clandestin, un marché noir qui lui permettait d’arrondir les fins de mois. Il recevait également du rhum de la Jamaïque, provenant des bateaux apportant de la bauxite pour les alumineries au port de Port Alfred.

Francis Lavoie ne naviguait pas tant sur les bateaux, il restait plutôt au quai. Quand un bateau arrivait, il avait toujours besoin de quelque chose. Il n’y avait qu’un téléphone, certains avaient besoin de se ravitailler au village, d’autres en essence, bref le gardien de quai les aidait à subvenir à leurs besoins.

Jean Sylvain et André Robert deviendront des habitués de la maison du gardien, qu’ils habitaient entre deux explorations du cap Trinité.

La maison du gardien de quai n’était pas un hôtel à proprement parler, mais il arrivait souvent qu’une ou deux chambres soient occupées par des clients lorsque l’hôtel Perron voisin était plein. Les gens de la Pointe s’entraidaient beaucoup à l’époque. Ainsi, Jean Sylvain et André Robert deviendront des habitués de la maison du gardien, qu’ils habitaient entre deux explorations du cap Trinité. Ces deux grimpeurs sont en effet les premiers à avoir atteint, en juillet 1967, les sommets du Cap de 300 mètres de hauteur.

Francis Lavoie pratiquait la pêche à la fascine au bord du quai de l’Anse.

La pêche au bout du quai.

Si le monde venait veiller au bout du quai, il y avait aussi de nombreux pêcheurs qui s’évertuaient à y taquiner la truite de mer. De son côté, Francis Lavoie avait obtenu un permis pour installer des filets pour la pêche à la fascine, toujours dans le coin du quai. Il attrapait de l’anguille et du saumon. Jeanne-Mance Lavoie, une des filles du gardien, se rappelle qu’il y avait aussi des Morneau qui arrivaient de la Haute-Côte-Nord pour venir chasser le loup marin. Celle qui a passé son enfance sur le bord du quai se rappelle : « Par les fenêtres de la maison, à marée haute, on avait l’impression de vivre sur un bateau flottant dans l’eau, c’était extraordinaire. » Mais ce dont se souvient surtout cette jeune femme de 76 ans, dont les souvenirs ont agrémenté ce texte, c’est la diversité des personnages qu’elle a eu la chance de rencontrer tout au long de ses premières années au bord du quai de L’Anse.

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