Le premier comité famille de Petit-Saguenay avait travaillé à la création d’un service de garde à l’école du Vallon.
Plus de dix ans après la cessation de ses activités, le comité des familles de Petit-Saguenay reprend du service avec une toute nouvelle équipe ! Une quinzaine de femmes très motivées se sont ainsi jointes à l’aventure et se réunissent depuis l’automne pour mettre à jour la politique familiale de la municipalité et améliorer les services aux familles dans le milieu.
Dans sa mouture précédente, le comité avait concocté la toute première politique familiale de la municipalité, travaillé à la création d’un service de garde à l’école du Vallon et à l’ouverture d’une garderie en milieu familial à proximité, obtenu l’aménagement d’un nouveau terrain de jeu en arrière de l’école, géré le camp de jour et organisé diverses activités dont quelques Saint-Jean-Baptiste mémorables.
S’appuyant sur ces acquis, le nouveau comité discute présentement de plusieurs projets potentiels, dont l’aménagement d’un second parc pour enfants dans la municipalité et l’organisation d’activités plus fréquentes pour les adolescents. La joujouthèque sera pour sa part rendue plus accessible et la poursuite du service de transport pour la Maison des Jeunes est largement souhaitée.
Comme l’indique Lisa Houde, adjointe administrative et responsable de la vie communautaire à la municipalité de Petit-Saguenay : «Je l’ai expliqué au comité, ce qui est important c’est que les gens s’impliquent personnellement pour réaliser les projets. Les filles ont bien compris ça. Elles sont positives et ont de très bonnes idées. C’est beau de voir que la relève est au rendez-vous ! »
Lisa Houde précise que le comité est ouvert à tous les parents, hommes ou femmes, peu importe l’âge de leurs enfants : « L’objectif c’est de s’organiser pour améliorer la qualité de vie des familles. Après, on veut aussi organiser des activités pour les jeunes de tous les âges. »
La Zec Buteux a réouvert dernièrement un circuit déjà existant. J’y ai fait des expés en canot-camping avec l’AGIR, c’est vraiment une très belle découverte.
Danaé Noury*, curieux de nature !
Depuis sa plus tendre enfance, Danaé parcourt le territoire du Bas-Saguenay. L’explorateur en herbe commence tout naturellement par le terrain de jeu autour de sa maison d’enfance, Les Plateaux. « Là je suis rendu dans les Hautes Gorges de la Malbaie en partant des chenaux au bout de Périgny. J’ai presqu’atteint la Baie Sainte-Catherine, j’ai accoté le parc national à Rivière-Éternité. J’ai comme un rayon où je connais les petits ruisseaux, les gros pins, j’ai mes repères mais la découverte n’arrête jamais », confie celui qui parcourt en autonomie le territoire en ski, en canot ou à pied.
« La Zec Buteux a réouvert dernièrement un circuit déjà existant. J’y ai fait des expés en canot-camping avec l’AGIR, c’est vraiment une très belle découverte. Il y a des chalets aussi, on peut louer des canots, ils t’attendent sur le bord du lac. Tu as juste besoin de transporter ta glacière ! Même si tu ne pêches pas, juste d’être là c’est quelque chose ! C’est très beau », indique l’infatigable coureur des bois.
Même si tout le territoire sauvage du Bas-Saguenay l’émerveille, Danaé a quelques coups de cœur, comme le secteur du lac Cardinal, sur la pourvoirie Raoul Lavoie ! « Je ne suis pas le seul d’ailleurs. On y croise de plus en plus de monde, été comme hiver », se réjouit le natif de l’Anse-Saint-Jean.
Au Bas-Saguenay, les rivières ne sont pas toujours très praticables l’été, il y a beaucoup de roches, des veuves comme les appellent les anciens. Pour le canot, c’est surtout les lacs qui sont accessibles, notamment sur la Zec Brébeuf ou la ZEC Buteux. « Dans les 5 dernières années, pour les expés en canot-camping, mon coup de cœur c’est vraiment la ZEC Buteux. Pour l’accessibilité, les infrastructures facilitantes, le dépaysement. En très peu de distance, tu te retrouves dans un décor qui est quand même très inhabituel. Beaucoup de lacs avec de nombreuses îles, des rives avec de magnifiques crans, de gros pins rouges. Une sensation de petit fjord, de forêt immaculée. C’est très apaisant. »
Notre territoire encore sauvage a tellement de belles propositions à faire aux amateurs de plein air qu’il serait bien audacieux de penser en faire le tour dans un article. Danaé nous en suggère tout de même quelques-unes : « Il y a les chenaux, au bout de Périgny, avec de bien belles chutes. La ZEC de l’Anse où l’on peut découvrir aussi de beaux endroits. Je pense que le monde du plein air et celui de chasse et pêche commence à se parler. C’est une bonne nouvelle. »
Avec cette démocratisation du plein air, il y a des personnes qui sont plus ou moins habituées, pas assez vigilantes même. Elles n’ont pas nécessairement la connaissance des équipements de base nécessaires à une randonnée en toute sécurité. De bonnes bottes, de l’eau, de l’huile à mouche, des bâtons de marche, un bon sac à dos, et un bon système de communication si possible !
« Agir librement, c’est reprendre possession de soi ! » Henri Bergson
Pour conclure, je demande à Danaé ce que cela lui apporte, cette exploration lente du territoire : « Si on prend le temps, ça nous reconnecte avec la nature, avec nous-même, à l’essentiel finalement ! La vibration n’est plus la même qu’en ville, c’est certain. Il y a quelque chose qui te domine un petit peu. On a toujours été dominé par la nature jusqu’à peu finalement. Là, on a l’impression qu’on ne l’est plus mais il y a quelque chose qui nous manque de ça, l’humilité peut-être. L’humilité nous permet d’aller plus loin. C’est comme si on retrouvait notre place au milieu de l’écosystème, faire partie de quelque chose de plus grand que soi, c’est apaisant, c’est comme goûter la richesse de la vie aussi. C’est fragile la vie, des fois on l’oublie quelque part ! L’autonomie dans le bois, c’est très satisfaisant. Il y a de la fierté mais aussi un sentiment de très grande liberté. »
*Danaé Noury est chargé de cours au Bac en intervention plein air de l’UQAC. Il enseigne notamment l’autonomie en milieu naturel.
Le canot-camping en famille
Pour ceux qui pensent qu’il faut prendre un cours de survie en nature pour partir en canot-camping, voici le témoignage d’une petite famille du Bas-Saguenay.
Ève-Laurence et Ève ont vécu l’été dernier une bien belle expérience de canot-camping en famille sur la Zec Buteux. Avec leurs deux garçons âgés de 18 mois et 4 ans, elles y ont passé trois dodos et dormi sur deux terrains de camping différents. Dépaysement garanti !
« Le canot-camping sur la Zec Buteux, c’est un clé en main ! Les canots t’attendent au point de départ. Ils te prêtent les vestes, les pagaies, même les cartes. On amène juste notre tente et notre bouffe, et on se balade dans la Zec avec notre Prius pour atteindre les points de départs, confie Ève-Laurence. C’est très accessible pour des familles puisque ce sont des lacs. Il n’y a pas de courant, ni de rapides… mais il y a des portages de lac en lac, reliés par de touts petits ruisseaux ! C’est là que réside le défi ! Depuis, on s’est équipées d’un immense sac à dos pour éviter de nombreux allers-retours ! »
Les emplacements sont très sauvages, avec de magnifiques bécosses à ciel ouvert mais peu d’aménagement : « Si je peux me permettre une petite suggestion, on les encourage à aménager un peu plus les emplacements, mettre au moins une table à pique-nique, car manger avec des enfants sur le sable n’est pas toujours si évident. Mais sinon, c’est vraiment idéal pour une petite famille comme la nôtre. On peut pêcher de la bonne truite et en partant sur le territoire de la Zec Buteux en canot-camping, on a aussi accès à de magnifiques randonnées dans des forêts immaculées.»
Il y a déjà une dizaine d’années, je me souviens d’une jeune fille passionnée, pleine d’énergie, habitée par la musique comme par une évidence. Mahéjà Fortin — avec sa personnalité bien à elle — est aussi la fille de Lyne Morin, fondatrice de l’École de musique du Bas‑Saguenay. Autant dire qu’elle a grandi dans un univers où la musique faisait partie du quotidien.
Très tôt, elle s’est impliquée aux côtés de sa mère, dans cet environnement musical et dans sa communauté. Régisseuse lors des spectacles de fin d’année, je la voyais encourager les plus jeunes avant leur entrée sur scène. Déterminée, elle a même tenté sa chance aux auditions de La Voix avant ses 12 ans.
Par sa personnalité colorée, sa spontanéité naturelle et sa créativité, elle se démarquait dès son plus jeune âge. Artiste de talent, je crois qu’elle doit aussi sa popularité à sa franchise, à son authenticité et à son énergie communicative. Généreuse avec son public et toujours impliquée dans le milieu qui l’a vue grandir, elle n’hésite jamais à répondre présente aux différentes demandes de son territoire, malgré un agenda bien rempli.
Elle s’est d’ailleurs empressée d’accepter notre invitation, en février dernier, pour aller à la rencontre des jeunes des écoles Saint‑Gabriel, Saint‑Félix‑d’Otis et Marie‑Médiatrice dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire. En partageant son parcours avec les jeunes du Bas‑Saguenay, Mahéjà leur rappelle que la différence peut devenir une force et que les rêves se construisent à coup de persévérance, dès lors qu’on ose y croire.
En juin, c’est le festival Virage qui aura le plaisir de l’accueillir. L’AGIR pourrait d’ailleurs contribuer au transport afin de faciliter le déplacement des jeunes de tout le Bas‑Saguenay vers le festival lors de sa prestation. Surveillez bien la programmation!
Enfin, c’est dans le cadre du camp thématique Aventure Musique, animé par Lorina Brault et Florence Daunais, que Mahéjà offrira un atelier aux jeunes musiciennes et musiciens du camp. En collaboration avec l’École de musique du Bas‑Saguenay, l’AGIR est très fier d’offrir ce nouveau camp thématique, construit avec plusieurs invités spéciaux et pensé pour arrimer plein air et musique. Les jeunes y vivront des apprentissages stimulants et ludiques, tout en profitant des beaux jours de l’été dans une ambiance festive.
Un merci tout spécial à Mahéjà Fortin pour son implication à travers le Bas‑Saguenay. Quand une jeune artiste de chez nous revient inspirer la relève, c’est un rappel que chaque jeune peut trouver sa voie, à son rythme et à sa manière, et que les talents d’ici font grandir bien plus qu’eux‑mêmes.
Gabrielle, 17 ans, originaire de Petit-Saguenay et résidente de L’Anse-Saint-Jean. Dernière chronique de son séjour de 10 mois dans une famille d’accueil brésilienne.
Comment ça va chez nous?
Le temps des sucres, les p’tits bourgeons, la slush brune d’in rues, les pieds mouillés et le retour des coups de soleil… C’est le printemps! Bon, on sait bien que ça ne dure jamais très longtemps et que bientôt ce sera déjà la chaleur, la sueur et les popsicles qui vont vous rattraper… Et me suivre. Ah moi qui croyais avoir un break en revenant au Québec!
Et oui, « revenir » ça occupe une bonne partie de mes pensées maintenant que je me suis résolue à l’accepter. Plus les jours passent, plus ce mot me vient à l’esprit, chaque jour, de plus en plus souvent.
Revenir à la maison.
Retourner chez moi.
…
Ces mots si simples mais à la fois si forts… Remplis de grandes émotions.
Je profite de chaque moment ici comme si c’était le dernier. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Je prends des photos dans ma mémoire, dans ma tête. Je continue à me créer des souvenirs, à apprécier, à sourire, à contempler… J’essaie d’apprendre tout ce que je peux, farcir ma tête jusqu’à ce qu’elle déborde, qu’elle soit proche d’exploser. J’essaie de tout voir, tout sentir, tout écouter. Parce que je veux me rappeler. Ne jamais oublier. Je voudrais tout rapporter avec moi, tout vous montrer. Je voudrais y rester, mais en même temps revenir. C’est tellement bizarre. J’essaie de ne pas y penser. J’essaie fort. Mais c’est tellement difficile.
Un côté de moi me fait sourire, me montre mon retour. Je pense à quand je vous reverrai, quand je me jetterai dans vos bras en pleurant de joie. Je pense à revoir vos sourires, réentendre vos rires. Je revois l’Anse, P’tit-Sag, ma maison, nos montagnes, notre Fjord. Je pense à tous ces lieux, ces moments, ces sentiments que je reverrai, que je revivrai… Je pense à quand je me sentirai chez moi dans tout ce que je connais déjà.
Mais il y a aussi cette autre partie de moi. Celle qui ne sourit pas, qui laisse la tristesse l’envahir. La pensée de quitter ce pays qui m’a tant appris. Accepter que toute bonne chose a une fin, même s’il en existe tant dont on ne voudrait jamais se séparer.
Un aurevoir c’est difficile, mais c’est fort. C’est celui qui a donné tant de valeur à tout ce que j’ai vécu depuis le début. Bientôt je vais quitter cet endroit dont je me suis imprégnée, cet endroit qui m’a un peu adopté. Dire au revoir à la mer, à la plage, à cette forêt… M’éloigner de tous ces fruits exotiques et ces plats délicieux. Quitter cette culture tellement riche, tellement belle, cette musique incroyable. Mais partir d’ici c’est aussi quitter ceux qui m’entourent. Ces gens qui m’ont reçue, m’ont ouvert leurs bras, m’ont souri dès mon premier pas dans le pays. Ceux qui m’ont tout montré, tout enseigné, tout expliqué. Ceux avec qui j’ai partagé, ri, dansé et chanté.
Ces amis et cette famille que j’ai rencontrés ici et que jamais je n’oublierai. Ceux qui se sont frayé un chemin dans mon cœur, pour à jamais y rester. Je pars d’ici sans date de retour, sans savoir qui partira à son tour. Je pars d’ici en disant au revoir, sans savoir pour qui ce sera mon dernier. Mais même si c’est difficile, ça fait partie de cette expérience, ça fait partie de la vie. Ça montre notre nature, le fait de sentir, d’exprimer. Ça montre à quel point on peut partager, s’adapter. On voit la force de l’amitié et sa fluidité quand elle est véritable. On peut voir un échange et des apprentissages dans la compréhension et l’acceptation. Mon voyage n’a peut-être duré qu’un an, mais pour moi il a été grand. Il a été important parce qu’il m’a fait grandir, connaître, comprendre et découvrir. Et parce que ce n’est que le premier.
J’ai décidé de partir pour découvrir, et maintenant je vais rentrer changée.
Merci à tous ceux qui m’entourent de m’avoir permis de vivre ce que j’ai vécu.
Bientôt je serai de retour pour tout vous raconter et vous partager ma nouvelle vision du monde…
Faire grandir le sentiment d’appartenance des jeunes du Bas‑Saguenay
Depuis 2020, l’Action Globale et Innovante pour la Réussite éducative (AGIR) fait le pont entre les acteurs des milieux scolaires, municipaux, communautaires, de la santé et des services sociaux, ainsi qu’entre les familles et les jeunes du Bas‑Saguenay. L’un de ses principaux axes de travail consiste notamment à soutenir l’innovation éducative dans les écoles. L’organisme accompagne ainsi les établissements dans la concrétisation de projets novateurs qui transforment le rapport des jeunes à leur milieu grâce à des activités qui les connectent au territoire. Cette approche, ancrée dans le réel, nourrit la motivation scolaire, la santé globale et, bien sûr, le sentiment d’appartenance des jeunes.
Chaque projet devient ainsi une occasion de découvrir les richesses naturelles, culturelles et humaines du Bas‑Saguenay. Les jeunes explorent leur territoire, apprennent à reconnaître les savoir‑faire locaux et développent des valeurs citoyennes comme l’autonomie et la coopération.
Un exemple d’initiative éducative innovante en ce sens est le projet Plein‑R Bas‑Saguenay. Ce projet, déployé par le Centre de services scolaire des Rives‑du‑Saguenay (CSSRDS) avec l’appui de chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) dans les cinq écoles du secteur, est au cœur de diverses initiatives éducatives innovantes qui misent sur la pédagogie par la nature.
En fonction des établissements, l’initiative se décline de multiples façons. En voici quelques exemples :
À l’école Saint‑Gabriel de Ferland‑Boileau, des enseignant·e.s organisent, été comme hiver, des sorties de pêche au Petit Lac Ha! Ha!, une activité qui tisse un lien fort avec le milieu naturel et perpétue une tradition locale.
À l’école Fréchette de L’Anse‑Saint‑Jean, des expéditions en nature sont organisées chaque année. Elles permettent aux jeunes de sortir de leur zone de confort et de développer leur leadership, de même que l’entraide, le respect et l’estime de soi dans un contexte de survie en plein air.
À l’école Saint‑Félix, un partenariat avec la ferme maraîchère Les Paysans du Fjord initie notamment les élèves à l’agriculture, à l’alimentation locale et au rôle des producteurs de proximité. Toutes les semaines, les élèves participent également à des activités pédagogiques en plein air, dans la yourte aménagée sur le terrain de la ville.
À l’école Marie‑Médiatrice de Rivière‑Éternité, on utilise pleinement l’environnement extérieur pour intégrer les apprentissages et encourager la créativité à travers des expériences en nature, comme des activités d’observation scientifique, d’orientation en nature ou des ateliers d’écriture inspirés du paysage.
À l’école Du Vallon de Petit‑Saguenay, on propose des classes actives, une approche stimulante qui amène les jeunes à se rendre à vélo jusqu’au quai pour la période de lecture ou encore à réaliser des stations mathématiques dans la neige après une randonnée en raquettes!
À travers ces expériences, les jeunes ne font pas que visiter leur territoire : ils l’habitent, le comprennent et s’y reconnaissent. Ils développent un lien significatif avec leur milieu en s’y impliquant, ce qui contribue à nourrir la persévérance scolaire et le bien-être. En apprenant dehors, ensemble, ils deviennent les gardiens et les ambassadeurs d’un Bas‑Saguenay vivant, vibrant et fier.
Pour commencer, je suis une élève de cinquième année.
Je voudrais remercier la municipalité de notre village d’avoir fait un spacieux parc à Boilleau. Avant, nous avions un tout petit espace de jeux pour les enfants et les adolescents. Par la suite, merci d’avoir fait une surface de béton à la patinoire de Boilleau. Grâce à cela, nous pouvons l’utiliser le printemps, l’été et l’automne.
Pour conclure le tout, j’offre mes remerciements aux membres du conseil de la municipalité de nous avoir fait toutes ces belles choses.
Olivia Gagnon – 5e année
Je suis une élève de sixième année de l’école St-Gabriel et je souhaite remercier la municipalité de notre village. Je veux les remercier puisqu’ils nous permettent de pouvoir pratiquer des sports et de magnifiques activités à l’école.
Par la suite, j’aimerais également vous dire merci pour vos services l’été lorsque vous tondez la pelouse, ça nous permet de jouer au soccer, faire du cheerleading et des jeux de ballon. Pendant l’hiver, vous grattez la cour avec laquelle vous faites des buttes et nous pouvons nous glisser et c’est vraiment apprécié de tous.
Finalement, je voudrais également vous remercier de nous organiser de belles sorties scolaires. Nous sommes chanceux d’avoir une magnifique municipalité comme la nôtre.
Élodie Poirier-Galvao – 6e année
Ce que j’aime le plus à l’école.
À l’école, on fait des activités comme aller marcher au Grand-Père et aussi on joue dans la forêt. Parfois on va en ville comme au théâtre et à la plage et au parc.
Aussi, on joue à cache-cache dans l’école et les enfants se cachent partout pendant que les adultes cherchent. Et puis l’école est amusante.
Élysa-Rose Ouellette – 5e année
Une belle épreuve de persévérance au Mini Grand Défi
Le 26 mai dernier, les élèves de 5e et de 6e année de l’école Saint-Gabriel ont participé au Mini Grand Défi. Pour l’occasion, ils ont parcouru plus de 30 kilomètres à vélo entre Chicoutimi et Jonquière.
Malgré un parcours comportant un faux plat sur plus de la moitié du trajet, les jeunes cyclistes n’ont pas abandonné. Au contraire, ils ont fait preuve d’une belle détermination et d’un esprit d’équipe tout au long du trajet.
Encouragés par leurs enseignants, les élèves ont persévéré jusqu’à la ligne d’arrivée.
Cette journée restera gravée dans la mémoire des participants, qui peuvent être très fiers de leur accomplissement. Bravo à tous pour cet exploit sportif et pour cette belle démonstration de persévérance !
« Pour se dépayser, pas besoin d’aller bien loin! »
Aujourd’hui je vais vous parler de VIVA ! Chez VIVA, il y a plein de moniteurs super cool comme Melo, Klaxon, Tuba, Lego et Ramen. Ils vous proposent plein d’activités comme la randonnée, le kayak, la plage ou encore la piscine. J’aime bien ce camp, car il connecte les jeunes à la nature et les déconnecte de leur téléphone !
Oui, il y a des petites activités pour les gens de ton âge, mais aussi pour les adultes. De grands jeux familiaux sont disponibles. Il y a même des spectacles qui sont présentés pour faire de l’animation.
Maëly Boudreault, 5e année et Maelya Savard, 6e année
Ce printemps 2026, la nature et les paysages de l’Anse-Saint-Jean ont inspiré les élèves du 3e cycle de différentes manières lors d’une classe en plein air. Cette écriture devait être réalisée à la manière d’un auteur, c’est-à-dire à partir de leurs cinq sens.
Mon petit moment
Au premier-plan, j’aperçois la jolie rivière, probablement d’une température « frigorifiante », couler à haut débit et bordée d’une fine couche de glace de chaque côté du cours d’eau. Puis, à l’opposé de la rivière, je constate une chaîne de thuyas d’un vert vif, là où le calme et la paix règnent. Ensuite, à l’arrière-plan, je peux remarquer une chaîne de montagnes. Toutefois, parmi cette chaîne de montagnes, se trouve un géant de pierre : Le mont Édouard! Cela étant, l’odeur du printemps m’apaise pendant que j’admire cette beauté naturelle. De plus, le son du vent et de la rivière me permet d’entrer plus facilement dans l’état de sérénité. Finalement, la fraîcheur du printemps me gèle le bout des doigts.
Nathan Thibeault, 5e année
Mon petit moment
En m’assoyant dans le petit boisé, j’ai tout de suite remarqué les dizaines d’épinettes aux aiguilles vert vif m’entourer comme si j’étais en otage! Puis, en tournant la tête, j’ai observé le ciel qui était recouvert d’énormes nuages grisonnants. Par la suite, des chants majestueux ont attiré mon regard vers une longue branche qui accueillait quelques volatiles aux plumages sombres. Par après, mon nez a détecté une douce et fraîche odeur d’arbre qui sortait directement des épinettes! Celles-ci avaient le tronc figé dans la neige glacée et dure. Soudainement, près d’un étroit ruisseau, des brindilles craquaient, sous le poids de jeunes individus, émettant des sons qui détendaient ma pensée. Pour finir, en contemplant le paysage, une légère brise tiède se mit à glisser sur ma peau pendant qu’un mince arbuste marbré de différentes teintes de brun frotta doucement la capuche de mon manteau.
Léonie Boudreault, 5e année
Petit moment
Quand je me suis installé, j’ai vu que j’étais entouré d’un magnifique anneau d’arbres. Cette découverte me laisse silencieux un moment, histoire d’admirer le paysage. Un peu plus tard, on a pu entendre le chant mélodieux des oiseaux. Ma main droite alla frôler un arbre rugueux au toucher. Tout à coup, j’ai l’envie folle de me retourner. Le paysage que je vois après ce mouvement est magnifique : la piste cyclable et sa rambarde qui empêche les passants de tomber dans la rivière gelée et les maisons au loin. C’est magnifique! J’entends des cris au loin, mais je ne peux pas distinguer qui est à l’origine de ces sons. Cette fois, c’est ma paume gauche qui alla serrer le même arbre. Cela me réconforte. Je restai à serrer cet arbre pendant quelques instants, puis j’inspirai un grand coup. C’est à ce moment que les embruns frais de la rivière arrivent jusqu’à moi. Finalement, je me levai et laissai quelques branches m’effleurer au niveau du visage avant de retourner en classe pour écrire ce magnifique texte que vous lisez aujourd’hui.
Les élèves du 3e cycle du primaire de l’école Fréchette ont vécu un incroyable projet sur le saumon de l’Atlantique : La vie de Salmo.
Pour commencer, nous avons appris que le nom scientifique du saumon de l’Atlantique était Salmo Solar. Ensuite, nous avons travaillé en équipe pour en connaitre un peu plus sur lui, par exemple : son poids, son anatomie, son cycle de vie, les différences entre Salmo et les autres races de poissons ainsi que ses longs voyages entre sa rivière natale et l’océan. En effet, saviez-vous qu’une femelle de 23,5 kg peut pondre jusqu’à 36 425 œufs et qu’un saumon adulte peut parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à la mer? Il faut dire que ce poisson est assez impressionnant!
De plus, nous avons eu la chance d’observer les premières étapes de vie de ce poisson puisqu’un aquarium a été installé dans notre école au mois de mars par l’équipe de la Corporation de Gestion Rivière Saint-Jean Saguenay. Aujourd’hui, nos vigoureux nageurs sont à l’étape d’alevin et nous les relâcherons dans la rivière Saint-Jean au début du mois de juin. D’ailleurs, il y a quelques semaines, nous avons aperçu un drôle de spécimen : un saumon à deux têtes! Nous espérons qu’il survivra malgré sa queue tordue et ses difficultés à nager.
Également, nos enseignantes ont fait la lecture du livre Les saumons de la Mitis écrit par Christine Beaulieu. Ce livre était parfaitement à notre goût puisqu’il expliquait concrètement les embûches que peuvent rencontrer les saumons de leur naissance à l’âge adulte (Ex : les prédateurs, le frasil, les constructions humaines, la pollution, etc.) Pendant la lecture, nous tenions même une bille entre nos mains en faisant comme si elle était un œuf de saumon auquel on avait même donné un nom! Effectivement, la dernière survivante se nommait Kévina et Xavier, un élève de la classe, a protégé cet œuf tout au long de ses épreuves!
En conclusion, nous avons grandement apprécié ce projet parce que nous parlions de la nature et de comment prendre soin de nos rivières. Enfin, nous aimerions remercier le Parc national Fundy et la CGRSJS pour leur contribution et leurs précieux enseignements.
Aulyvia Boudreault, élève 6e année et Katerine Blackburn, enseignante
Corvée citoyenne, lutte contre les plantes exotiques envahissantes et protection des habitats naturels : à Petit-Saguenay, plusieurs initiatives environnementales prennent forme grâce aux collaborations entre la municipalité, les citoyen(ne)s et le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix (ZIPSC).
Plusieurs projets ont eu lieu au cours des derniers mois, témoignant d’un engagement croissant pour la protection des milieux naturels du territoire. Le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix a même renforcé sa présence dans le Bas-Saguenay avec l’installation de nouveaux bureaux à Petit-Saguenay!
Des plantes envahissantes qui menacent la biodiversité
Depuis plusieurs années, la municipalité de Petit-Saguenay doit également composer avec un enjeu environnemental grandissant : la prolifération des plantes exotiques envahissantes.
Ces espèces, introduites volontairement ou accidentellement par l’activité humaine, peuvent rapidement prendre la place des plantes indigènes et nuire aux écosystèmes. Elles représentent aujourd’hui l’une des principales causes de perte de biodiversité à l’échelle mondiale.
À Petit-Saguenay, le grand pétasite est particulièrement préoccupant. Présente depuis plus de vingt ans sur le territoire, cette plante forme d’imposantes colonies, notamment près de la rivière Petit-Saguenay. Ses grandes feuilles créent un couvert dense qui empêche les autres végétaux de pousser et limite la régénération naturelle des rives. Cette situation inquiète particulièrement puisque la rivière constitue un habitat important pour plusieurs espèces aquatiques, dont le saumon atlantique et l’omble de fontaine anadrome.
D’autres espèces envahissantes, comme la renouée du Japon et l’égopode podagraire, ont également été observées dans certains secteurs sensibles.
Face à cette problématique, la municipalité a mandaté le comité ZIP Saguenay–Charlevoix afin de réaliser un inventaire des plantes exotiques envahissantes présentes sur le territoire. Ce travail permet de localiser les colonies, d’évaluer leur ampleur et de mieux planifier les futures interventions. Un plan d’action adapté à la réalité locale a aussi été réalisé afin de prioriser les secteurs à protéger et les méthodes de contrôle les plus efficaces.
Des aménagements pour protéger les milieux naturels
À L’Anse-Saint-Étienne, des actions sont en cours afin de mieux encadrer la circulation et de protéger les milieux naturels sensibles, notamment les marais côtiers et les secteurs de littoral.
Dans les prochains mois, la réinstallation de cordages de délimitation permettra de mieux structurer les aires de stationnement et le lien entre celles-ci. Des poteaux additionnels seront également installés afin de renforcer la délimitation physique des espaces et d’orienter la circulation des usagers vers les secteurs autorisés, notamment l’accès à la plage. Par ailleurs, des travaux d’aménagement de restauration passive sont actuellement en développement en collaboration avec la Coopérative Roches et Racines. Ces interventions visent à canaliser les déplacements, réduire le piétinement et limiter les impacts sur les milieux naturels fragiles.
De nouveaux panneaux d’interprétation seront aussi installés aux deux stationnements afin de sensibiliser les visiteurs à la richesse écologique du secteur et à l’importance de respecter les milieux côtiers.
Ces actions s’inscrivent dans une approche globale visant à concilier l’accès au territoire et la protection des écosystèmes, dans un contexte où la fréquentation des sites naturels est en constante augmentation.
Une corvée de nettoyage pour prendre soin du village
Avec le retour des beaux jours revient également la corvée annuelle de nettoyage de Petit-Saguenay. Cette activité rassemble chaque année des citoyen(ne)s souhaitant contribuer concrètement à la propreté et à la santé de leur milieu de vie.
Cette année, le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix participait à l’événement en pesant les déchets ramassés durant l’activité. Cette nouvelle initiative permettra de mesurer l’impact collectif de la mobilisation citoyenne et de mieux documenter la quantité de déchets retirés de l’environnement. Au-delà du nettoyage, l’événement a aussi été un moment de rencontre et d’échange pour la communauté ; distribution d’arbres et de compost, échange de semis entre jardiniers et rassemblement convivial.
Le grand pétasite, une plante exotique envahissante présente à Petit-Saguenay, forme des colonies denses qui nuisent à la biodiversité et fragilisent les milieux riverains.
Une mobilisation essentielle pour l’avenir
Qu’il s’agisse de nettoyer les berges, de lutter contre les espèces envahissantes ou de restaurer des habitats naturels, chacune de ces initiatives contribue à renforcer la résilience des milieux naturels de la région.
À Petit-Saguenay comme ailleurs sur le territoire, la collaboration entre les municipalités, les organismes et les citoyen(ne)s demeure essentielle pour préserver la richesse écologique des paysages qui font la renommée du fjord du Saguenay. Par ses actions sur le terrain, le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix continue ainsi de jouer un rôle important dans la protection et la mise en valeur des milieux naturels de la région.
Détente dans la Baie Éternité - Crédit photo : Milena Meduri
Ce que j’aime le moins du concept de «Vacances à la maison» c’est le fait que le terme anglais staycation est pas mal plus attrayant. C’est l’exotisme peut-être, ou le fait qu’ils ont proprement mis ça en un seul mot.
Ça fait partie de la racine de la chose, l’appel de l’exotisme. C’est certainement plus facile de sortir de la routine loin de la maison. Natif des Cantons-de-l’Est, j’ai passé mes vacances d’enfance dans le Maine. C’est sur le bord de la beach entre 1 300 autres familles québécoises en exil que mes parents arrivaient à se sortir de la tête le travail, le ménage, la vaisselle, la tondeuse, les marches d’escaliers à refaire.
Maintenant propriétaire d’une maison, je les comprends mieux. Je sors dehors et la première chose que je vois c’est l’ouvrage : le gazon est à 50 % composé de peupliers, le crépi est encore à faire et le revêtement a besoin d’une couche d’amour. J’ai pas envie de relaxer ; j’ai envie de devenir locataire.
Mais ce serait d’oublier pourquoi j’ai déménagé au Bas-Saguenay et pourquoi des gens de partout dans le monde nous visitent chaque année. Parce que la nature y est belle et indomptée. Parce que le monde est encore fin et ouvert à parler de la météo. Parce qu’on a des sentiers à plus finir, des artisans passionnés, des commerces qui cultivent la qualité, des lacs poissonneux, un fjord grandiose, des vallées romantiques, des rivières grouillantes, des plages vraiment longues à marée basse, des champignons et des petits fruits en abondance, de la faune sur quatre pattes et à deux ailes puis au minimum deux couleurs de baleines.
Et là se trouve le vrai défi du staycation : on peut tous faire la liste des affaires qu’on enverrait un touriste voir, mais la moitié du temps ce sont des choses qu’on ne fera pas nous-mêmes. Pas cette année, peut-être l’autre. C’est proche, c’est accessible, c’est facile ; bref, c’est pour plus tard.
Il est mentionné dans au moins un article de vulgarisation scientifique que je n’ai pas lu au complet qu’il faut de trois à quatre jours pour que le cerveau décroche des automatismes du quotidien. À partir de 8 jours les indicateurs de bonheur, de repos et de santé sont à leur plus haut. Je vous invite donc, cet été, à déposer pelle, pinceau, et autres outils pratiques pour approcher le Bas-Saguenay comme votre terrain de jeu, de détente, de contact. Prenez une marche, allez voir le fjord, lancez une ligne, dormez dans une tente, saucez-vous dans l’eau frette, essayez une nouvelle saveur de sundae, mettez un extra sur la poutine, buvez une pinte, buvez-en deux, tippez le serveur, prenez votre fun au sérieux.