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Des nouvelles de Saint-Gabriel

Pour commencer, je suis une élève de cinquième année.

Je voudrais remercier la municipalité de notre village d’avoir fait un spacieux parc à Boilleau. Avant, nous avions un tout petit espace de jeux pour les enfants et les adolescents. Par la suite, merci d’avoir fait une surface de béton à la patinoire de Boilleau. Grâce à cela, nous pouvons l’utiliser le printemps, l’été et l’automne.

Pour conclure le tout, j’offre mes remerciements aux membres du conseil de la municipalité de nous avoir fait toutes ces belles choses.

Olivia Gagnon – 5e année

 

Je suis une élève de sixième année de l’école St-Gabriel et je souhaite remercier la municipalité de notre village. Je veux les remercier puisqu’ils nous permettent de pouvoir pratiquer des sports et de magnifiques activités à l’école.

Par la suite, j’aimerais également vous dire merci pour vos services l’été lorsque vous tondez la pelouse, ça nous permet de jouer au soccer, faire du cheerleading et des jeux de ballon. Pendant l’hiver, vous grattez la cour avec laquelle vous faites des buttes et nous pouvons nous glisser et c’est vraiment apprécié de tous.

Finalement, je voudrais également vous remercier de nous organiser de belles sorties scolaires. Nous sommes chanceux d’avoir une magnifique municipalité comme la nôtre.

 

Élodie Poirier-Galvao – 6e année

 

Ce que j’aime le plus à l’école.

À l’école, on fait des activités comme aller marcher au Grand-Père et aussi on joue dans la forêt. Parfois on va en ville comme au théâtre et à la plage et au parc.

Aussi, on joue à cache-cache dans l’école et les enfants se cachent partout pendant que les adultes cherchent. Et puis l’école est amusante.

Élysa-Rose Ouellette – 5e année

Une belle épreuve de persévérance au Mini Grand Défi

Le 26 mai dernier, les élèves de 5e et de 6e année de l’école Saint-Gabriel ont participé au Mini Grand Défi. Pour l’occasion, ils ont parcouru plus de 30 kilomètres à vélo entre Chicoutimi et Jonquière.

Malgré un parcours comportant un faux plat sur plus de la moitié du trajet, les jeunes cyclistes n’ont pas abandonné. Au contraire, ils ont fait preuve d’une belle détermination et d’un esprit d’équipe tout au long du trajet.

Encouragés par leurs enseignants, les élèves ont persévéré jusqu’à la ligne d’arrivée.

Cette journée restera gravée dans la mémoire des participants, qui peuvent être très fiers de leur accomplissement. Bravo à tous pour cet exploit sportif et pour cette belle démonstration de persévérance !

Les vacances au Bas-Saguenay ! 

La plage Saint-Étienne

« Pour se dépayser, pas besoin d’aller bien loin! »

Aujourd’hui je vais vous parler de VIVA ! Chez VIVA, il y a plein de moniteurs super cool comme Melo, Klaxon, Tuba, Lego et Ramen. Ils vous proposent plein d’activités comme la randonnée, le kayak, la plage ou encore la piscine. J’aime bien ce camp, car il connecte les jeunes à la nature et les déconnecte de leur téléphone !

Oui, il y a des petites activités pour les gens de ton âge, mais aussi pour les adultes. De grands jeux familiaux sont disponibles. Il y a même des spectacles qui sont présentés pour faire de l’animation.

Maëly Boudreault, 5e année et Maelya Savard, 6e année 

 

Petits moments

Élèves du 3e cycle école Fréchette

Ce printemps 2026, la nature et les paysages de l’Anse-Saint-Jean ont inspiré les élèves du 3e cycle de différentes manières lors d’une classe en plein air. Cette écriture devait être réalisée à la manière d’un auteur, c’est-à-dire à partir de leurs cinq sens. 

Mon petit moment

Au premier-plan, j’aperçois la jolie rivière, probablement d’une température « frigorifiante », couler à haut débit et bordée d’une fine couche de glace de chaque côté du cours d’eau. Puis, à l’opposé de la rivière, je constate une chaîne de thuyas d’un vert vif, là où le calme et la paix règnent. Ensuite, à l’arrière-plan, je peux remarquer une chaîne de montagnes. Toutefois, parmi cette chaîne de montagnes, se trouve un géant de pierre : Le mont Édouard! Cela étant, l’odeur du printemps m’apaise pendant que j’admire cette beauté naturelle. De plus, le son du vent et de la rivière me permet d’entrer plus facilement dans l’état de sérénité. Finalement, la fraîcheur du printemps me gèle le bout des doigts.

Nathan Thibeault, 5e année

Mon petit moment

En m’assoyant dans le petit boisé, j’ai tout de suite remarqué les dizaines d’épinettes aux aiguilles vert vif m’entourer comme si j’étais en otage! Puis, en tournant la tête, j’ai observé le ciel qui était recouvert d’énormes nuages grisonnants. Par la suite, des chants majestueux ont attiré mon regard vers une longue branche qui accueillait quelques volatiles aux plumages sombres. Par après, mon nez a détecté une douce et fraîche odeur d’arbre qui sortait directement des épinettes! Celles-ci avaient le tronc figé dans la neige glacée et dure. Soudainement, près d’un étroit ruisseau, des brindilles craquaient, sous le poids de jeunes individus, émettant des sons qui détendaient ma pensée. Pour finir, en contemplant le paysage, une légère brise tiède se mit à glisser sur ma peau pendant qu’un mince arbuste marbré de différentes teintes de brun frotta doucement la capuche de mon manteau.

Léonie Boudreault, 5e année

Petit moment

Quand je me suis installé, j’ai vu que j’étais entouré d’un magnifique anneau d’arbres. Cette découverte me laisse silencieux un moment, histoire d’admirer le paysage. Un peu plus tard, on a pu entendre le chant mélodieux des oiseaux. Ma main droite alla frôler un arbre rugueux au toucher. Tout à coup, j’ai l’envie folle de me retourner. Le paysage que je vois après ce mouvement est magnifique : la piste cyclable et sa rambarde qui empêche les passants de tomber dans la rivière gelée et les maisons au loin. C’est magnifique! J’entends des cris au loin, mais je ne peux pas distinguer qui est à l’origine de ces sons. Cette fois, c’est ma paume gauche qui alla serrer le même arbre. Cela me réconforte. Je restai à serrer cet arbre pendant quelques instants, puis j’inspirai un grand coup. C’est à ce moment que les embruns frais de la rivière arrivent jusqu’à moi. Finalement, je me levai et laissai quelques branches m’effleurer au niveau du visage avant de retourner en classe pour écrire ce magnifique texte que vous lisez aujourd’hui.

Félix Savard, 5e année

La vie de Salmo

Les élèves du 3e cycle du primaire de l’école Fréchette ont vécu un incroyable projet sur le saumon de l’Atlantique : La vie de Salmo.

Pour commencer, nous avons appris que le nom scientifique du saumon de l’Atlantique était Salmo Solar. Ensuite, nous avons travaillé en équipe pour en connaitre un peu plus sur lui, par exemple : son poids, son anatomie, son cycle de vie, les différences entre Salmo et les autres races de poissons ainsi que ses longs voyages entre sa rivière natale et l’océan. En effet, saviez-vous qu’une femelle de 23,5 kg peut pondre jusqu’à 36 425 œufs et qu’un saumon adulte peut parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à la mer? Il faut dire que ce poisson est assez impressionnant!

De plus, nous avons eu la chance d’observer les premières étapes de vie de ce poisson puisqu’un aquarium a été installé dans notre école au mois de mars par l’équipe de la Corporation de Gestion Rivière Saint-Jean Saguenay. Aujourd’hui, nos vigoureux nageurs sont à l’étape d’alevin et nous les relâcherons dans la rivière Saint-Jean au début du mois de juin. D’ailleurs, il y a quelques semaines, nous avons aperçu un drôle de spécimen : un saumon à deux têtes! Nous espérons qu’il survivra malgré sa queue tordue et ses difficultés à nager.

Également, nos enseignantes ont fait la lecture du livre Les saumons de la Mitis écrit par Christine Beaulieu. Ce livre était parfaitement à notre goût puisqu’il expliquait concrètement les embûches que peuvent rencontrer les saumons de leur naissance à l’âge adulte (Ex : les prédateurs, le frasil, les constructions humaines, la pollution, etc.) Pendant la lecture, nous tenions même une bille entre nos mains en faisant comme si elle était un œuf de saumon auquel on avait même donné un nom! Effectivement, la dernière survivante se nommait Kévina et Xavier, un élève de la classe, a protégé cet œuf tout au long de ses épreuves!

En conclusion, nous avons grandement apprécié ce projet parce que nous parlions de la nature et de comment prendre soin de nos rivières. Enfin, nous aimerions remercier le Parc national Fundy et la CGRSJS pour leur contribution et leurs précieux enseignements.

Aulyvia Boudreault, élève 6e année et Katerine Blackburn, enseignante

Des gestes concrets pour protéger Petit-Saguenay

Corvée citoyenne, lutte contre les plantes exotiques envahissantes et protection des habitats naturels : à Petit-Saguenay, plusieurs initiatives environnementales prennent forme grâce aux collaborations entre la municipalité, les citoyen(ne)s et le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix (ZIPSC).

Plusieurs projets ont eu lieu au cours des derniers mois, témoignant d’un engagement croissant pour la protection des milieux naturels du territoire. Le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix a même renforcé sa présence dans le Bas-Saguenay avec l’installation de nouveaux bureaux à Petit-Saguenay!

Des plantes envahissantes qui menacent la biodiversité

Depuis plusieurs années, la municipalité de Petit-Saguenay doit également composer avec un enjeu environnemental grandissant : la prolifération des plantes exotiques envahissantes.

Ces espèces, introduites volontairement ou accidentellement par l’activité humaine, peuvent rapidement prendre la place des plantes indigènes et nuire aux écosystèmes. Elles représentent aujourd’hui l’une des principales causes de perte de biodiversité à l’échelle mondiale.

À Petit-Saguenay, le grand pétasite est particulièrement préoccupant. Présente depuis plus de vingt ans sur le territoire, cette plante forme d’imposantes colonies, notamment près de la rivière Petit-Saguenay. Ses grandes feuilles créent un couvert dense qui empêche les autres végétaux de pousser et limite la régénération naturelle des rives. Cette situation inquiète particulièrement puisque la rivière constitue un habitat important pour plusieurs espèces aquatiques, dont le saumon atlantique et l’omble de fontaine anadrome.

D’autres espèces envahissantes, comme la renouée du Japon et l’égopode podagraire, ont également été observées dans certains secteurs sensibles.

Face à cette problématique, la municipalité a mandaté le comité ZIP Saguenay–Charlevoix  afin de réaliser un inventaire des plantes exotiques envahissantes présentes sur le territoire. Ce travail permet de localiser les colonies, d’évaluer leur ampleur et de mieux planifier les futures interventions. Un plan d’action adapté à la réalité locale a aussi été réalisé afin de prioriser les secteurs à protéger et les méthodes de contrôle les plus efficaces.

Des aménagements pour protéger les milieux naturels

À L’Anse-Saint-Étienne, des actions sont en cours afin de mieux encadrer la circulation et de protéger les milieux naturels sensibles, notamment les marais côtiers et les secteurs de littoral.

Dans les prochains mois, la réinstallation de cordages de délimitation permettra de mieux structurer les aires de stationnement et le lien entre celles-ci. Des poteaux additionnels seront également installés afin de renforcer la délimitation physique des espaces et d’orienter la circulation des usagers vers les secteurs autorisés, notamment l’accès à la plage. Par ailleurs, des travaux d’aménagement de restauration passive sont actuellement en développement en collaboration avec la Coopérative Roches et Racines. Ces interventions visent à canaliser les déplacements, réduire le piétinement et limiter les impacts sur les milieux naturels fragiles.

De nouveaux panneaux d’interprétation seront aussi installés aux deux stationnements afin de sensibiliser les visiteurs à la richesse écologique du secteur et à l’importance de respecter les milieux côtiers.

Ces actions s’inscrivent dans une approche globale visant à concilier l’accès au territoire et la protection des écosystèmes, dans un contexte où la fréquentation des sites naturels est en constante augmentation.

Une corvée de nettoyage pour prendre soin du village

Avec le retour des beaux jours revient également la corvée annuelle de nettoyage de Petit-Saguenay. Cette activité rassemble chaque année des citoyen(ne)s souhaitant contribuer concrètement à la propreté et à la santé de leur milieu de vie.

Cette année, le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix participait à l’événement en pesant les déchets ramassés durant l’activité. Cette nouvelle initiative permettra de mesurer l’impact collectif de la mobilisation citoyenne et de mieux documenter la quantité de déchets retirés de l’environnement. Au-delà du nettoyage, l’événement a aussi été un moment de rencontre et d’échange pour la communauté ; distribution d’arbres et de compost, échange de semis entre jardiniers et rassemblement convivial.

Le grand pétasite, une plante exotique envahissante présente à Petit-Saguenay, forme des colonies denses qui nuisent à la biodiversité et fragilisent les milieux riverains.

Une mobilisation essentielle pour l’avenir

Qu’il s’agisse de nettoyer les berges, de lutter contre les espèces envahissantes ou de restaurer des habitats naturels, chacune de ces initiatives contribue à renforcer la résilience des milieux naturels de la région.

À Petit-Saguenay comme ailleurs sur le territoire, la collaboration entre les municipalités, les organismes et les citoyen(ne)s demeure essentielle pour préserver la richesse écologique des paysages qui font la renommée du fjord du Saguenay. Par ses actions sur le terrain, le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix continue ainsi de jouer un rôle important dans la protection et la mise en valeur des milieux naturels de la région.

Difficile mais sûrement mieux

Détente dans la Baie Éternité - Crédit photo : Milena Meduri

Ce que j’aime le moins du concept de «Vacances à la maison» c’est le fait que le terme anglais staycation est pas mal plus attrayant. C’est l’exotisme peut-être, ou le fait qu’ils ont proprement mis ça en un seul mot.

Ça fait partie de la racine de la chose, l’appel de l’exotisme. C’est certainement plus facile de sortir de la routine loin de la maison. Natif des Cantons-de-l’Est, j’ai passé mes vacances d’enfance dans le Maine. C’est sur le bord de la beach entre 1 300 autres familles québécoises en exil que mes parents arrivaient à se sortir de la tête le travail, le ménage, la vaisselle, la tondeuse, les marches d’escaliers à refaire.

Maintenant propriétaire d’une maison, je les comprends mieux. Je sors dehors et la première chose que je vois c’est l’ouvrage : le gazon est à 50 % composé de peupliers, le crépi est encore à faire et le revêtement a besoin d’une couche d’amour. J’ai pas envie de relaxer ; j’ai envie de devenir locataire.

Mais ce serait d’oublier pourquoi j’ai déménagé au Bas-Saguenay et pourquoi des gens de partout dans le monde nous visitent chaque année. Parce que la nature y est belle et indomptée. Parce que le monde est encore fin et ouvert à parler de la météo. Parce qu’on a des sentiers à plus finir, des artisans passionnés, des commerces qui cultivent la qualité, des lacs poissonneux, un fjord grandiose, des vallées romantiques, des rivières grouillantes, des plages vraiment longues à marée basse, des champignons et des petits fruits en abondance, de la faune sur quatre pattes et à deux ailes puis au minimum deux couleurs de baleines.

Et là se trouve le vrai défi du staycation : on peut tous faire la liste des affaires qu’on enverrait un touriste voir, mais la moitié du temps ce sont des choses qu’on ne fera pas nous-mêmes. Pas cette année, peut-être l’autre. C’est proche, c’est accessible, c’est facile ; bref, c’est pour plus tard.

Il est mentionné dans au moins un article de vulgarisation scientifique que je n’ai pas lu au complet qu’il faut de trois à quatre jours pour que le cerveau décroche des automatismes du quotidien. À partir de 8 jours les indicateurs de bonheur, de repos et de santé sont à leur plus haut. Je vous invite donc, cet été, à déposer pelle, pinceau, et autres outils pratiques pour approcher le Bas-Saguenay comme votre terrain de jeu, de détente, de contact. Prenez une marche, allez voir le fjord, lancez une ligne, dormez dans une tente, saucez-vous dans l’eau frette, essayez une nouvelle saveur de sundae, mettez un extra sur la poutine, buvez une pinte, buvez-en deux, tippez le serveur, prenez votre fun au sérieux.

La route bleue du Fjord – À vos pagaies!

Avez-vous déjà pagayé ou navigué la rivière Saguenay et été complètement désorienté-e de ne pas reconnaître ces anses que vous pensiez si bien connaître? Contempler le fjord par l’eau offre une expérience totalement différente et permet de redécouvrir ce milieu avec un tout autre point de vue. En kayak de mer, on a la chance de pouvoir longer les parois vertigineuses et entrer dans de nouvelles anses inexplorées où vivent, tranquilles, une faune et une flore aquatiques à l’état naturel.

Le Comité ZIP Saguenay-Charlevoix a eu envie de mettre en valeur cette activité sportive et contemplative en lançant, avec un important réseau de partenaires, La route bleue du Fjord. Dès l’été 2026, à partir de l’Anse-Saint-Étienne (Petit-Saguenay), de l’Anse-de-Roche (Sacré-Cœur) et de Sainte-Rose-du-Nord, les kayakistes autonomes de niveau intermédiaire ou avancé pourront essayer des boucles journalières rigoureusement caractérisées et cartographiées par Canot Kayak Québec. Cette initiative vient bonifier l’offre récréotouristique régionale, en offrant une visibilité à ce majestueux plan d’eau, en mettant en valeur les attraits locaux des municipalités participantes, et en sécurisant cette pratique sportive par le transfert d’informations afin de pagayer de façon responsable et éclairée.

En effet, le fjord du Saguenay n’est pas à prendre à la légère : courants, vagues, vents, marées et falaises peuvent rapidement s’allier pour transformer une belle journée sur l’eau en une très mauvaise expérience. C’est pour cette raison que des brevets de niveau II et III en kayak de mer sont recommandés pour faire ces parcours en autonomie et que La route bleue a pour mandat de fournir le plus d’informations possibles aux kayakistes. Plus encore, il est attendu des kayakistes d’agir de façon responsable face à la faune qu’ils et elles côtoient. Suivre la formation gratuite en ligne Naviguer dans l’habitat des baleines offerte par le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent est ainsi fortement recommandé et agir consciencieusement près des fragiles marais côtiers est impératif.

Vous n’avez pas le niveau nécessaire pour vous lancer en kayak sur l’eau ou vous n’avez pas d’équipement? Pas de problème! Vous retrouverez au départ de chacun de ces secteurs des entreprises offrant des sorties guidées.

Vous trouverez sur le site web de laroutebleue.ca tous les renseignements sur les parcours, regroupés dans des fiches techniques détaillées, ainsi que des panneaux informatifs dans les secteurs faisant partie de La route bleue du Fjord.

Aux kayakistes du Bas-Saguenay, venez célébrer avec nous le lancement de La route bleue du Fjord, directement sur la plage Saint-Étienne, le 8 juillet prochain, dès 17h! Apportez votre kayak!

Saguenay Aventures … au pluriel !

Crédits photos : Cécile Hauchecorne

Avec ses 50 employés, Saguenay Aventures est un partenaire important du tourisme au Bas-Saguenay. D’entrée de jeu, Andréanne Ouellet, une des 4 propriétaires de l’entreprise, me l’annonce : « Notre vision, c’est de travailler tous ensemble, autour du fjord, afin de prolonger le séjour des touristes. Notre idée, c’est qu’il y a amplement à faire ici, l’offre est suffisamment diversifiée pour pouvoir rester une à deux semaines dans la région. »

Du nouveau sur le fjord pour l’été 2026

Suite à une réflexion, en collaboration avec Promotion Saguenay et les Navettes Maritimes, afin de repenser le système de transport sur le fjord, Saguenay Aventures propose cet été de nouvelles offres. « Les trois bateaux des Navettes Maritimes vont se promener de L’Anse-Saint-Jean à La Baie afin de mieux desservir Saint-Fulgence et le Cap Jaseux, Sainte-Rose-du-Nord et le parc à Rivière-Éternité. Nous, on va reprendre la ligne de L’Anse à Tadoussac avec le nouveau bateau que l’on vient de faire construire à Baie-Saint-Paul. »

La Pléiade, un bateau couvert de 40 places permet le transport actif entre L’Anse-Saint-Jean et Tadoussac, puisqu’il sera possible d’apporter ses bagages, son vélo, bref un service pour tous ceux qui veulent faire du tourisme sans voiture. Ensuite, La Pléiade proposera une croisière au départ de L’Anse-Saint-Jean, balade sur le fjord et escale à Tadoussac. Elle offrira également une croisière au départ de Tadoussac vers L’Anse-Saint-Jean avec lunch au Café du Quai, une belle initiative pour attirer chez nous la clientèle de Tadoussac. Enfin, avec deux départs par jour, une croisière aux baleines en partance de Tadoussac.

« Le but, avec cette nouvelle embarcation, c’est de rendre accessible le fjord du Saguenay de diverses manières. Chevelure de Bérénice, notre autre bateau 40 passagers, continuera de son côté les croisières Fjord-Baleines et le trio Fjord-Baleines-Tadoussac », poursuit avec enthousiasme Andréanne Ouellet.

Enfin, Persée, un zodiac 12 places, sera lui aussi à quai à L’Anse-Saint-Jean et proposera de courtes croisières de 2 heures sur le fjord, trois fois par jour. Il viendra ainsi bonifier l’offre en après-midi.

Ces nouveaux produits sont l’aboutissement d’une réflexion collective : « En fait, tout ça part d’un objectif incroyable, celui d’avoir un système de transport fluvial adapté tant à la communauté qu’aux visiteurs. Un jour, on veut que quelqu’un de Petit-Saguenay puisse aller à Sainte-Rose-du-Nord travailler. Bien sûr, pour l’instant, on n’en est pas là mais on essaye de plus en plus de réfléchir et de poser des actions afin d’avoir un système de navigation durable sur le fjord du Saguenay. »

Selon Andréanne, c’est avec une dynamique de discussion et d’ouverture que l’on sera capable de structurer une offre qui permettrait aux touristes de prolonger leur séjour chez nous. « On a réalisé qu’il fallait davantage penser notre destination comme un parcours plutôt que comme une série d’activités indépendantes. Les visiteurs peuvent passer d’un village à l’autre, découvrir des expériences très différentes et vivre un véritable séjour autour du fjord. »

Cette année, le Québec accueillera le Sommet mondial du tourisme d’aventure de l’ATTA, un événement réunissant près de 800 délégués provenant de partout dans le monde. En préparation au Sommet, plusieurs expéditions sont proposées afin de faire découvrir les destinations hôtes. « Avec nos partenaires du fjord, nous avons développé une aventure immersive qui permet aux participants de découvrir les villages du Bas-Saguenay, le Parc national du Fjord-du-Saguenay, les producteurs qui y œuvrent. Nous proposons également une expédition de kayak de mer de plusieurs jours, qui met en valeur l’unique Fjord du Saguenay. C’est une belle occasion de démontrer ce que nous sommes capables d’accomplir lorsque les entreprises du territoire travaillent ensemble », résume Andréanne.

« La problématique actuelle, c’est la mise en place d’actions collectives. Depuis plusieurs années, le territoire nous amène à réfléchir sur des enjeux communs, notamment l’hébergement des travailleurs saisonniers », souligne celle qui croit en l’importance de maintenir des mécanismes de coordination et de mobilisation dans le temps afin de faire progresser les projets structurants du territoire.

Le fjord est la colonne vertébrale de notre industrie touristique et on le sent actuellement, il y a un élan à vouloir travailler ensemble et à faire connaître nos services aux autres entreprises et à la communauté.

« Ce pourrait être en organisant un sommet touristique dans le Bas-Saguenay », conclut Andréanne avec un sourire de pourquoi pas !

Maude Vien : créer à partir du territoire vivant

Exposition Voix Visuelle, Maude Vien (à droite) remporte le premier prix.

Le 10 avril dernier, Maude Vien, résidente de Petit-Saguenay, remportait le premier prix de la 20e édition de l’Exposition internationale d’estampe numérique miniature organisée par le Centre d’artistes Voix Visuelle à Ottawa. Son œuvre Effloraison, inspirée des traces laissées par un incendie de forêt à Rivière-Éternité, a su se démarquer parmi des artistes provenant d’un peu partout dans le monde.

Actuellement à la maîtrise en arts visuels à l’UQAC, Maude développe une pratique artistique où le numérique et le territoire se rencontrent.

Après un certificat en arts numériques à Chicoutimi, elle complète un baccalauréat en arts visuels à l’UQAM en 2014. Déjà, l’estampe, la sérigraphie et la lithographie occupaient une place importante dans son travail, mais toujours accompagnées du numérique. « J’ai appris la modélisation 3D à Aix-en-Provence, en France, pendant mon bac. Depuis ce temps-là, l’ordinateur fait partie de ma pratique artistique », raconte-t-elle.

Son œuvre EFFLORAISON qui remporte le premier prix Voix Visuelles

À travers les années, elle travaille dans différentes galeries, puis en design de mode, allant même jusqu’à lancer sa propre marque, Rue du Léopard. En arrivant à Petit-Saguenay, elle se joint naturellement à l’équipe de Minuit moins cinq. Mais le besoin de revenir à une réflexion artistique plus approfondie se fait sentir.

« Oui, j’étais en création, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de réfléchir à une démarche artistique en profondeur », explique-t-elle. La maîtrise devient alors une manière de se repositionner comme artiste et de relever un défi personnel : réaliser une exposition solo.

Depuis le début de ses recherches, un fil conducteur traverse ses projets : la relation sensible au territoire vivant. Très impliquée dans les luttes environnementales au début de sa vingtaine, Maude s’intéresse aujourd’hui à la crise du vivant et aux transformations des paysages. Dans le cadre de sa maîtrise, elle développe trois projets de recherche-création.

Le premier, Effloraison, s’intéresse aux traces laissées par les incendies de forêt. Sur un terrain privé de Rivière-Éternité cicatrisant d’un feu, Maude photographie les repousses, les fleurs, les roches couvertes de suie et les arbres brûlés un an après l’événement. À partir de cette matière recueillie sur le terrain, elle crée ensuite numériquement des textures et des formes en 3D qu’elle ré-assemble dans des environnements immersifs. La rencontre avec les propriétaires du terrain fait également partie intégrante de l’œuvre. « Ils m’ont parlé de leur regard sur la montagne, sur la mousse qui prenait vie là où des orignaux se promenaient avant le feu. »

C’est cette œuvre qui lui a valu le premier prix à Ottawa. Le thème du concours portait sur les cycles, un concept qui rejoignait directement sa réflexion sur la renaissance après le feu. « Je pense que ce qu’ils ont aimé, c’est le traitement numérique en 3D et l’idée du passage de la destruction à la renaissance », dit-elle.

Son deuxième projet, réalisé avec LAGORA (Laboratoire de recherche sur les gouvernances alternatives de l’UQAC), porte sur une cartographie sensible du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pendant l’été, Maude visite plus de 65 lieux identifiés par des citoyens à travers la région. Chaque endroit lui est raconté à travers des souvenirs et histoires personnelles. L’exposition, présentée lors du Grand rassemblement de Métabetchouan l’automne dernier, mélange photographie et captations sonores afin de traduire notre rapport aux paysages.

Enfin, son troisième projet aborde les mutations du monde forestier à travers la fermeture d’une scierie. Maude observe comment un lieu industriel rempli de bois perd soudainement sa valeur économique pour devenir un espace abandonné qui retournera éventuellement à la nature. « Du jour au lendemain, la matière stockée devient un déchet », explique-t-elle. Cet été, elle prévoit retourner sur le site étudié pour documenter la végétation qui reprend tranquillement possession du terrain.

Au cœur de sa démarche se croisent deux concepts : le sensible et la systémie. Ses œuvres utilisent des données réelles recueillies sur le terrain (mouvements, textures, captations photographiques), mais aussi des données factuelles issues de banques, afin de recréer numériquement des comportements inspirés de la nature. « La donnée devient ce qui crée le paysage », résume-t-elle.

Mais derrière les expositions et les prix se cache aussi la réalité bien concrète de la vie d’artiste en région. « C’est beaucoup de travail. Il faut aller chercher des subventions, des concours, planifier la suite », explique-t-elle. Déjà, elle commence à préparer un projet d’exposition sur la Côte-Nord prévu pour 2028. « En ce moment, je vis de l’art. À l’automne, j’aurai la chance d’avoir une charge de cours à l’université. »

Boîte créative installée au Corsaire à Petit-Saguenay, projet Hémisphère de l’École du Vallon

Maude souhaite aussi s’impliquer davantage en tant qu’artiste dans la communauté. Récemment, elle a collaboré avec l’école du Vallon dans le cadre d’un projet Hémisphères de Culture pour tous visant à créer des boîtes de création. Installées à la poste et au Corsaire à Petit-Saguenay, ces deux stations offrent du matériel artistique à utiliser sur place dans un contexte d’animation pédagogique.

Elle participe actuellement à une exposition collective au Bistro de la Chasse-Pinte, une façon de démystifier son projet de recherche auprès de sa communauté. Maude terminera sa maîtrise cette année avec une exposition solo finale présentée le 19 novembre au centre BANG, à Espace Virtuel, situé Chicoutimi-Nord. Vous êtes tous et toutes cordialement invités !

Bryophi, agence d’aventures

Crédits photos : Cécile Hauchecorne

Bryophi est née d’une réflexion partagée après plusieurs années passées à voyager, guider et travailler sur le terrain au Québec. Au fil de nos expériences, un même constat s’est imposé : beaucoup de voyages allaient trop vite, laissaient peu de place à la compréhension des lieux et aux rencontres authentiques avec ceux qui y vivent. 

À une époque où tout s’accélère et où l’urgence d’une transition écologique demeure d’actualité, comment vivre des expériences qui respectent l’environnement naturel, soutiennent les communautés locales et permettent une connexion plus authentique avec le territoire ?

Une des nombreuses solutions est d’opter pour un voyage plus lent, de proximité, qui coûte souvent moins cher et permet de consacrer davantage de temps aux expériences elles-mêmes. C’est aussi une façon de soutenir les hébergements, les restaurants, les commerces et les artisans qui font vivre nos communautés. Voyager près de chez soi a également un avantage environnemental : moins de kilomètres parcourus signifie moins d’émissions de gaz à effet de serre. Le tourisme apporte de belles retombées, mais aussi de réels défis pour les territoires et les communautés qui accueillent les visiteurs. L’enjeu n’est pas d’arrêter de voyager, mais plutôt de réfléchir à la manière dont nous le faisons.

Cette réflexion nous ramène souvent plus près de chez nous. On associe souvent le voyage à l’idée de distance. Pourtant, il suffit de ralentir pour découvrir qu’un territoire qu’on croyait connaître peut encore nous surprendre. Un sentier oublié, une plage cachée, un café où l’on ne s’était jamais arrêté ou simplement une conversation spontanée avec quelqu’un du coin.

À force de voir les mêmes paysages chaque jour, on finit parfois par ne plus les remarquer. Toutefois, un territoire est vivant et il évolue à travers les saisons, laissant émerger des paysages différents et de nouvelles rencontres. La lumière transforme une montagne. Les marées redessinent le bord de mer. Lorsqu’on prend le temps, on peut apercevoir des détails que plusieurs ne verront peut-être jamais. Plus on apprend à connaître un endroit, plus on s’y attache. Cette relation change notre façon de voyager, mais aussi notre façon de protéger et de valoriser un territoire.

Chez Bryophi, on croit à cette approche plus humaine, plus consciente et plus enracinée dans le respect du vivant. Que l’on parte à quelques kilomètres de chez soi ou à l’autre bout du monde, l’essentiel reste le même : être réellement présent à l’endroit où l’on est. Parce que ce sont souvent ces moments-là qu’on retient le plus.

Que veut dire bryophi ?

Inspiré du mot « bryophyte », qui désigne la famille des mousses.
Au Québec, les tourbières et les marais, où l’on retrouve une variété de plus de 900 espèces de bryophytes, composent près de 12 % du territoire.

Il évoque aussi une croissance lente et durable, en écho à notre vision du voyage : prendre le temps de découvrir le Québec autrement, à travers un tourisme lent et respectueux.