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Découvrir le territoire du Bas-Saguenay à vélo

Le relief semble pourtant bien intimidant, mais à les écouter me raconter leurs expériences cyclistes, on finirait par croire qu’il n’y a pas meilleure façon de parcourir notre belle région.

Marc Mercier, adepte du vélo électrique à roues surdimensionnées

Cartographe à la retraite, Marc Mercier suit la topographie du territoire comme on découvre une carte postale. Cette belle rencontre m’emmène faire un tour de vélo à vol d’oiseau ! En suivant du doigt les sentiers empruntés sur la carte, j’observe ravie ce terrain de jeu qu’est le Bas-Saguenay … grandiose, juste là, chez nous !

Avec son vélo électrique aux roues surdimensionnées, Marc a parcouru 6500 kilomètres l’été dernier. Il en a profité pour cartographier 250 kilomètres de trajets accessibles dont certaines boucles, comme en s’en allant vers l’Anse aux petites îles à Petit-Saguenay : « Je suis super fier de dire que je fais plus de kilomètres avec mon vélo qu’avec ma voiture ! Je l’utilise autant pour faire mes courses que pour rouler sur les Zec ou chemins forestiers du territoire. Il pèse environ 75 livres et possède une autonomie de 80 à 90 kilomètres, mais surtout c’est un vélo hybride qui me permet de combiner asphalte et chemin de gravel. »

Avec son vélo électrique, Marc peut monter toutes les bonnes côtes sans problème, ce sont les descentes les plus dangereuses, avec des vitesses pouvant atteindre 70 km/h. Côté sécurité, il précise d’ailleurs : « Je fais mon vélo le matin, pour éviter l’affluence des 4 roues ou des côte-à-côte, mais il faut toujours être aux aguets, comme sur la Zec où les bolides arrivent super vite. Une chance, on les entend de loin ! Souvent, je me retire carrément du chemin et ils ne me voient même pas ! »

Quand il part le matin, Marc suit son impulsion du moment, sans avoir de plan bien établi en tête, c’est ainsi qu’il pédale souvent en solitaire mais idéalement être plusieurs peut éviter les mauvaises expériences.

Le plus grand défi finalement, cela reste les communications, car dans pas mal de places, il n’y a pas de réseau cellulaire. Il faut savoir être vigilant, ne pas hésiter à marcher à côté de son vélo dans certaines descentes, et avoir un équipement bien entretenu. « Une crevaison peut arriver n’importe quand ! Un vélo électrique, on ne peut pas vraiment le réparer, surtout la roue arrière, avec son système électrique, c’est un peu plus compliqué qu’un vélo ordinaire.  Mais finalement, c’est sur la Saint-Jean-Baptiste, avec les clous et les vis, les jours où l’écocentre est ouvert, que c’est pas mal le plus dangereux ! Même Mathieu le garagiste s’en est aperçu ! » conclut Marc en souriant.

Eve-Laurence Hébert, le cyclotourisme en mode exploratoire

Ève-Laurence, passionnée de cyclotourisme, est allée jusqu’à Natashquan, a fait le tour des Laurentides et de la Mauricie : « Pour moi le vélo, c’est une manière idéale de découvrir le Québec. »

Lors de son premier passage dans la région, à l’été 2019, les dénivelés du Bas-Saguenay ne semblent pas l’effrayer : « J’ai un vélo de cyclotourisme, avec 2 sacoches en avant et 2 en arrière. C’est un vélo qui permet d’aller sur de très petites vitesses et de monter les côtes tranquillement, en moulinant. Pas besoin d’être un athlète, c’est accessible, il faut juste prendre son temps. Ça permet aussi de vivre le plaisir de prendre une bière dans une microbrasserie, de s’arrêter sur une plage. »

Si elle n’est pas nécessairement une fervente des pistes cyclables, Ève-Laurence demande des accotements raisonnables ! « C’est impératif qu’il y ait des accotements plus larges partout, parce qu’il y a des secteurs qui en ont mais d’autres qui sont véritablement désuets, d’autant plus lorsque l’on se nomme la Véloroute du Fjord du Saguenay ! Par contre, je ne m’y suis jamais sentie en danger, les automobilistes et surtout les gros camions ralentissent et se tassent vraiment. »

En écoutant Ève-Laurence me conter ses voyages de cyclotourisme, je comprends que le vélo reste une merveilleuse façon de découvrir un territoire parce qu’on est dans la lenteur, l’appréciation des paysages et la contemplation. Étant donné que l’on fait un effort physique considérable, on a plus tendance à s’arrêter à des endroits que l’on n’aurait même pas vus en voiture. « C’est de cette façon-là que j’ai découvert les chutes à Sagard. Je partais de L’Anse-Saint-Jean, je m’en allais vers Saint-Siméon, il faisait vraiment chaud, je suis au milieu de nulle part, je suis assoiffée, j’ai faim et j’ai envie de m’arrêter pour prendre un lunch. Je vois le tout petit panneau Chute à Sagard, passe tout droit, puis me dis qu’en fait ce pourrait être le bon moment pour s’arrêter. Je revire, descends et découvre une place fabuleuse. Depuis ce temps-là, j’y vais tout le temps, pour me baigner, camper parce qu’il y a un site aménagé. J’ai envoyé des amis là-bas, bref je n’aurais jamais découvert cet endroit en voiture ! », constate enthousiaste la jeune femme.

D’après elle, le vélo c’est aussi une magnifique façon de créer des liens avec les locaux, parce que les gens sont impressionnés de te voir arriver à vélo avec toutes tes sacoches, en autonomie avec ta tente accrochée sur ton porte bagage ! Ils viennent te voir, ils veulent te parler, te faire découvrir leur place, ils veulent même des fois t’héberger chez eux, comme lors de grosses journées de pluie !

En plus, c’est le moyen de transport le plus écologique qui soit : « Je me sens tellement fière quand je réalise qu’aujourd’hui, je n’ai consommé aucune essence pour me déplacer ! Juste du jus de cuisse ! »

Le vélo de montagne, une histoire de famille !

À l’âge de 12 ans, Alik Bergeron se retrouve pour la première fois sur un vélo de montagne. La piqûre est instantanée. C’est là que Mia Arsenault, professeur à l’école Fréchette, entre dans l’histoire. Elle aide le jeune élève à choisir son équipement, lui donne beaucoup de conseils techniques, l’amène sur le tout nouveau secteur qui se développe alors au Mont-Édouard.

À force d’accompagner leur garçon et de l’attendre au bas des pistes, les parents d’Alik, David Gaudreault et Kathlyn Bergeron, décident eux aussi de tenter l’aventure !

Kathlyn Bergeron sur une descente du Mont-Édouard – Crédit photo : Alik Bergeron.

Kathlyn se rappelle également très bien de sa première expérience : « Je n’avais jamais fait de vélo de montagne, ma première montée avec Alik et madame Mia à la fin d’une journée d’école, juste la montée, je la trouvais déjà bien impressionnante avec les roches, les embûches, les ravins. Là encore madame Mia est essentielle, elle t’encourage, te donne confiance. C’est vraiment une discipline qui te fait passer au travers de tes peurs ! Maintenant, je peux dire que j’aime autant la montée que la descente. La montée, c’est tellement beau, c’est comme une randonnée en forêt. Oui c’est difficile, tu moulines, c’est du cardio, c’est un défi à chaque fois mais c’est super beau. Après ton super effort, tu arrives en haut et tu choisis la piste que tu veux ! Du sommet tu as le choix entre 5 descentes. »

Le secteur vélo de montagne du Mont-Édouard a connu une expansion assez fulgurante sous l’impulsion de deux passionnés, Mia Arsenault et son chum Mathieu Fortin. Tous deux ont créé Les Piochons, un groupe de bénévoles qui entretient et améliore grandement la qualité des pistes.

« Un été, j’ai travaillé sur la création de la piste l’Eldorado. Les employés du Mont-Édouard font le gros du travail, bûchent les arbres, bâtisse la piste. Ensuite les Piochons arrivent avec leurs connaissances, amènent la vision vélo de montagne, modifient quelques courbes, les angles des virages pour que la descente soit sécuritaire et fluide à la fois. On descend tout de même à pleine vitesse ! », partage Alik qui travaille encore cet été à la montagne.

Il y a bien sûr des centres de vélo de montagne comme à Québec où il y a 70 pistes différentes. Mais la famille préfère aller au Mont-Édouard. « L’an passé on est allés à Stoneham. Sérieux, tu as l’impression d’être au centre d’achat, il y a tellement de monde ! Tu as quelqu’un en arrière et en avant de toi tout le long du parcours, et les pistes sont les unes à côté des autres, souligne David. Le Mont-Édouard, c’est sauvage, tu as la paix et quand tu rencontres quelqu’un, tu es content ! »

« Tu ne peux pas penser à autre chose à vélo, ton esprit doit rester focus. Tu reviens de l’école, tu as raté ton examen, c’est pas joyeux et là, tu montes sur ton vélo et tu penses à rien d’autre qu’à ta descente ! C’est de l’art ! Tous les petits mouvements que tu fais, ta trace sur le sol, c’est comme mon tableau du moment. Et puis l’adrénaline que cela me donne, de rouler vraiment vite, tout autour devient flou. L’instant présent, c’est un combat mental énorme, tu sors de ta zone de confort à 100 %. C’est satisfaisant tellement de réussir ce que tu ne pensais pas pouvoir faire », conclut Alik en pensant déjà à sa prochaine descente !

Pour ceux qui veulent s’initier, il y a des pistes au pied de la montagne, mais du sommet, cela demande un niveau intermédiaire.

Les ambassadrices du Bas-Saguenay

Le Trait d’union est allé rencontrer ces personnes qui sont la porte d’entrée de notre région, celles qui accueillent et informent les nombreux nouveaux visiteurs de la saison estivale.

Native de Rivière-Éternité, Manon Houde entame cet été sa 44e année à l’accueil touristique. « J’ai commencé avant les débuts du parc, en 1982. On était alors dans une roulotte le long de la route, un peu plus bas que le poste d’accueil actuel. On allait parler aux gens à leur voiture, on leur chargeait un ou deux dollars par véhicule. La route, c’était la même mais elle n’était pas encore asphaltée », se souvient celle qui a bien des histoires à partager depuis le temps qu’elle côtoie le milieu du tourisme : « Au tout début, il y avait déjà beaucoup de visiteurs, mais dans ce temps-là, seul le sentier de la Statue était aménagé, alors c’était surtout des pèlerins, des québécois. »

Madame Aline Gagnon au poste d’accueil le 14 juillet 1981. Source : Roger Gagnon.

J’apprends ainsi que jusqu’en 1996, c’est la Société de développement touristique de Rivière-Éternité qui gère le parc et ses employés. Parrainée par Jean-Marie Couët, la Société est créée en 1972. Il s’agissait alors de compenser le manque d’ouvrage lié à la crise forestière. La Société reçoit des subventions gouvernementales afin de finir de défricher le chemin qui s’en va à la Baie Éternité. C’est durant la même année que 80 à 100 hommes travaillent à façonner le magnifique sentier qui mène à la Statue.

« Au village, il y avait madame Eugénie Bouchard et son mari Hercule Bergeron qui possédaient un bateau à moteur. Ils pouvaient emmener jusqu’à 80 personnes observer la statue depuis le fjord, continue Manon qui, au fil des années, a parcouru tous les sentiers du Parc national. C’est comme cela que je peux en parler le mieux aux gens qui viennent nous voir ! »

À cette époque, pas de système informatique, les réservations se faisaient à la main sur le calendrier … fallait pas dépasser ! « C’est sûr que cela a beaucoup changé, l’offre s’est diversifiée, l’informatique est entrée dans nos bureaux ! », poursuit celle qui appelle son ordinateur le système !

Manon précise : « On présente le parc, mais aussi la région, on veut que les gens profitent au maximum de toutes les belles offres ici. Quand les gens réservent 4 ou 5 nuits au camping, c’est sûr qu’on présente nos produits mais on parle aussi de tout ce qu’il y a autour. Dès 1982, on disait aux visiteurs d’aller faire un tour à la marina de L’Anse-Saint-Jean. »

De nouveaux produits comme la Via Ferrata, installée en 2014, attire beaucoup de monde, un tout autre genre de clientèle qui en profite pour rester deux ou trois jours dans la région, découvrir d’autres attractions.

« Tu ne peux pas être de mauvaise humeur dans un si beau cadre, conclut celle qui n’a pas rencontré trop de clients grognons. Ce que je dis aux autres, quand ça arrive, surtout ne pas le prendre pour soi ! »

 L’accueil touristique à Petit-Saguenay

Marjo Pelletier entame sa 21e année à l’accueil touristique de Petit-Saguenay. « On m’a proposé ce poste à la coordination de l’information touristique, et cela m’a tout de suite enchantée. J’aime découvrir, j’aime parler et rencontrer du monde de partout. C’est une autre façon de voyager ! En plus, je suis une randonneuse et les européens qui viennent ici, c’est pas mal pour la randonnée, alors j’ai de quoi les guider sur le territoire ! »

Petit-Saguenay c’est la porte d’entrée du Bas-Saguenay pour tous ceux qui arrivent du Charlevoix. « Quand les visiteurs ouvrent la porte de mon bureau, je suis toute heureuse de leur présenter notre belle région ! J’aime aussi qu’ils soient heureux quand ils repartent ! Je leur donne toujours un maximum d’informations sur notre région. J’en connais aussi qui devaient aller au Lac mais qui finalement sont restés ici 3 jours de plus ! », s’exclame joyeusement Marjo.

Dans son travail saisonnier, elle reçoit beaucoup de courriels, beaucoup d’appels aussi, beaucoup d’européens qui se demandent ce qu’il y a à faire dans le coin. Marjo leur propose un trajet avec des incontournables, elle organise même parfois leurs réservations.

« Je sais que l’on trouve tout ça sur internet mais les visiteurs, ils veulent parler à quelqu’un. Comme je les comprends! », poursuit Marjo en me présentant ses fameux incontournables : le quai à Petit-Saguenay, le club des Messieurs et sa location de canots pour les eaux mortes, la plage Saint-Étienne, la marina de L’Anse, la montagne blanche, la statue, le fjord, avec le kayak et le zodiac, les bons restaurants du coin.

« Cette année, je serai accompagnée par une étudiante. En début de saison, on suit des formations : comment accueillir les gens, les personnes à mobilité réduite, savoir gérer les clients plus difficiles … même s’il y en a peu ! », m’explique Marjo.

L’année passée, ce sont 4600 personnes qui sont venues à l’information touristique de Petit-Saguenay : « On a beaucoup plus d’offres, autant pour les familles que pour les randonneurs, cyclotouristes, amoureux des eaux du fjord et des baleines ! Ce que l’on essaye bien sûr en proposant nos nombreuses activités, c’est que le séjour se prolonge chez nous ! »

Avant de se quitter, Marjo me rappelle qu’à Petit-Saguenay il y a une flotte de 9 vélos électriques que l’on peut louer à ses bureaux. Une fois semaine, c’est gratuit durant deux heures pour les résidents de Petit-Saguenay.

Rencontre avec Ocy-Ann Petiquay-Paul

Une bonne nouvelle pour la municipalité, Ocy-Ann Petiquay-Paul revient pour sa 5e saison accueillir les visiteurs de notre belle région. Cette jeune étudiante à l’UQAC en sciences politiques me le confirme, ils sont nombreux ceux qui croient que L’Anse, c’est uniquement ce qu’ils traversent sur la route 170. « Beaucoup me demandent où se trouve L’Anse-Saint-Jean alors qu’ils sont déjà au village. Ils n’ont pas idée du joyau qui les attend au fjord, du dépaysement qu’ils vont vivre dans l’arrière-pays, à la ZEC de l’Anse ou du côté du Mont-Édouard. »

Ocy-Ann m’apprend qu’en 2021, à ses débuts, la municipalité organisait un tour de toutes les entreprises touristiques du village. Celle qui aime rencontrer les gens, parler avec eux et sortir ainsi de sa zone de confort, me confirme ce que m’avaient déjà mentionné nos autres ambassadrices de la région : « Beaucoup de touristes viennent me poser des questions sur les randonnées à faire ici. Et il y en a ! Sinon, je dirai tout ce qui est restaurants. Et puis, bien sûr, le fjord qui reste la principale destination ! »

À L’Anse-Saint-Jean, c’est la ZEC de la rivière Saint-Jean qui gère le petit bureau d’information touristique sur le bord de la route 170. Grâce à des subventions salariales, la ZEC embauche ainsi deux jeunes étudiantes pour l’été. « Un touriste c’est quelqu’un qui vient voir ce que toi tu ne vois plus ! Le manque de moyen, de main d’œuvre, de logement, on fait face à plusieurs défis qui ne nous facilitent pas la tâche », confie Michel Ouellet, de la ZEC Saumon, dès le début de l’entrevue.

D’après lui, « L’Anse-Saint-Jean est la plus belle base de plein air à l’Est des Rocheuses … non organisée. Il suffit de s’organiser, et de le faire ensemble. N’oublions pas que le tourisme est devenu notre principale économie. Sur ma galerie, si je vois passer un voyageur, je lui parle spontanément du coucher de soleil à la Tabatière, de la chute de la montagne blanche, et tant mieux s’il reste une journée de plus ! »

Desneiges Otis et Michel Simard – Campeurs dans l’âme !

Desneiges Otis et Michel Simard ont toujours fait du camping durant leurs vacances.

Il y a deux campings à Ferland-et-Boilleau, le camping du Camp d’accueil et celui du petit Lac Ha!Ha! Le premier est plus rustique, sauvage, sans électricité, une immersion en pleine nature, loin des cellulaires. C’est le camping où se déroule chaque année en septembre un rassemblement festif de kayakistes.

Le camping du petit Lac Ha!Ha! propose lui plus d’équipements, mais sait préserver son aspect naturel, longé par le mont Toby et la montagne Dufour. C’est là que je rencontre Desneiges Otis et son mari Michel Simard, deux charmants campeurs à la retraite ! « Dans l’ancien temps, bien avant ce camping, la route 381 n’existait pas. Pour traverser le lac, il y avait un cageux, une sorte de ponton, qui faisait passer les chevaux. Sur l’actuel terrain du camping se trouvait alors une étable et les chevaux s’y reposaient la nuit. Celui qui s’occupait de faire traverser les gens, le gardien de la route comme on le nommait, c’était Toby Gagnon, le mari de Ludivine Guy(1). Si cette dernière avait plusieurs prénoms, elle n’avait qu’un surnom, la vieille – celle-là même qui revenait toujours de sa pêche avec un panier plein de belles truites », me raconte tout de go Michel Simard.

En écoutant le joyeux personnage, je réalise très vite que Ferland-et-Boilleau, c’est un territoire où les histoires et les légendes se confondent, comme pour ce fameux Trou de la vieille, situé dans le petit Lac Ha!Ha!, juste à côté du camping. C’est garanti, celui ou celle qui trouve l’endroit revient avec une belle pêche dans sa chaloupe !

Toute l’histoire familiale de Michel Simard tourne autour du petit Lac Ha!Ha! La grand-mère et son fils travaillaient sur le terrain qui longe le lac. Ils s’occupaient des chaloupes, des chalets en location, apprêtaient les poissons, géraient l’immense glacière. À l’époque, c’était privé et appartenait à un certain monsieur Cloutier. Il y avait beaucoup d’américains qui venaient pêcher. Plus tard, le père de Michel a obtenu un permis de coupe sur la montagne Dufour, de l’autre bord du lac. À la place des roulottes, il y avait une cour à bois.

Situé entre la région du Charlevoix et Ville Saguenay, le camping du petit Lac Ha!Ha! et la région alentour regorge de lacs. « Il y en a tellement de lacs ! On peut pas les compter », me confirme le natif de Ferland-et-Boilleau. J’apprends que les premiers à installer un terrain de camping ici, c’est la Consol (nom familier donné à l’usine d’Abitibi-Consolidated à La Baie). Elle possédait les lots privés qui longent le lac, c’est ainsi que l’idée d’un camping pour les retraités de l’entreprise est née. Mais bien peu d’anciens employés en profitaient, et c’est ainsi que la municipalité de Ferland-et-Boilleau en est devenue propriétaire.

De son côté, Desneiges me partage leur historique de camping en famille: « Nous autres, on a toute connu! On a connu la tente, la tente roulotte, la roulotte, le chalet, pis maintenant le motorisé. On a toujours fait du camping, nos enfants y ont été élevés. Mon mari travaillait dans le bois, et les vacances, on les passait dans le bois ! » Au début, c’est au Camping du Camp d’accueil au bord du Lac Ha!Ha! que la famille se posait pour l’été. Michel se rappelle très bien qu’il organisait lui-même leur terrain à la scie mécanique, il coupait les pieds de savane … « Tu sais ce que c’est des pieds de savane ? … euh … c’est comme des pieds de bleuets mais plus haut, on les coupait et on installait notre tente là ! »

Au camping du petit Lac Ha!Ha!, on peut louer chaloupes, planches à pagaie, canots, kayaks et même des chalets. Le permis de pêche, c’est au dépanneur que l’on peut se le procurer.

C’est l’endroit par excellence pour les amoureux de la nature et de la pêche à la truite.

(1)  Extrait du Trait d’union – juin 2021  » Elle nous parle d’une femme d’origine autochtone, son nom change selon les documents consultés, on la nommait Devie, Ludivine ou Delvie, Derie parfois aussi, et pour son nom de famille, ce serait Guy ou Guay, dépendant. Ce qui est certain, c’est que c’était la femme à Toby Gagnon, il l’avait rencontrée dans une tribu et l’avait ramenée chez lui pour la marier. « 

Prévention des feux de forêt

Chaque année, les feux de forêt représentent un risque majeur pour la sécurité des personnes, des bâtiments et de l’environnement. Au Québec, ils peuvent se propager rapidement et sans avertissement, et la majorité sont causés par des activités humaines.

Par contre, plusieurs incendies peuvent être évités en respectant quelques règles simples :

  • Ne jamais allumer un feu à ciel ouvert lors de conditions venteuses ou de sécheresse.
    • Toujours garder une source d’extinction à proximité (eau, boyau, extincteur).
    • Ne jamais laisser un feu sans surveillance.
    • Éteindre complètement les braises avant de quitter les lieux.
    • Ne jamais jeter de mégots au sol ou par la fenêtre d’un véhicule.
    • Respecter en tout temps les interdictions de feux émises par la SOPFEU ou votre service incendie.

Permis de brûlage obligatoire

Lorsque vous souhaitez brûler des branches, broussailles ou toute autre matière végétale en quantité, il est obligatoire de se procurer un permis de brûlage auprès du service incendie. Ce permis permet au service incendie d’être informé qu’un feu est autorisé et d’être plus alerte en cas d’appel au 911.

Lorsqu’un citoyen signale la présence de flammes, par exemple dans un champ, le permis permet aux pompiers de savoir rapidement s’il s’agit d’un brûlage autorisé. Il facilite également la prise de contact avec la personne responsable du feu afin de vérifier la situation et de s’assurer que tout est sous contrôle, sans délai inutile.

Ce suivi permet une intervention plus rapide et plus efficace, tout en évitant des déplacements d’urgence non nécessaires et en assurant la sécurité de l’ensemble de la population.

Il est important de ne pas oublier qu’un feu qui semble banal peut devenir incontrôlable en quelques minutes. En cas de doute, abstenez-vous d’allumer un feu et informez-vous auprès des autorités compétentes avant d’entreprendre toute activité de brûlage.

De plus, encore cet été, deux pompiers effectueront des visites à domicile sur le territoire afin de sensibiliser les citoyens à la prévention incendie, répondre aux questions et vérifier certains éléments de sécurité résidentielle.

Pour suivre les événements, connaître les secteurs où auront lieu les visites et rester informés des différentes activités de prévention, suivez la page Facebook :
RISIF – Infos publiques

Pour obtenir des informations : 418 544-3114
Pour obtenir votre permis :
https://risif.com/formulaire-permis-de-brulage/

La prévention, c’est l’affaire de tous.

Rencontre avec Nicolas Disquin, l’ami des chiens !

Nicolas Disquin offre de nouveaux services à la population du Bas-Saguenay.

Depuis avril 2026, une nouvelle entreprise d’éducation canine se déplace sur le territoire du Bas-Saguenay, elle se nomme Saguenay Éducation Canine. « Éduquer un chien c’est relativement facile mais aider à modifier les habitudes des gens, c’est la clé de la réussite de l’éducation, me prévient Nicolas dès le début. Aujourd’hui, on se rend compte que la bonne éducation est basée sur un respect mutuel. »

Nicolas grandit en campagne française et sa voisine avait des chiens de traineaux, c’est donc tel le poisson dans l’eau qu’il découvre le Québec à 17 ans. Il y suit un DEP en protection et exploitation des territoires fauniques. De fil en aiguille, se retrouve pour ce qu’il pensait être une saison à l’entreprise de chiens de traineaux Entre chien et loup à l’Anse-Saint-Jean. « J’y suis resté 9 ans finalement ! »

Les chiens sont comme des bébés, ils ressentent tout ce que le maitre ressent.

« Je ne regrette pas mes années en tourisme, mais je voulais avoir un impact direct dans les maisons, pour que le bonheur Maitre-Chien puisse être concret. Intervenant à domicile, je propose une aide au cas par cas afin de régler les problématiques dans l’environnement même de ceux qui en ont besoin », me précise Nicolas.

Un impact de bonheur considérable sur la vie des gens et de leur chien. L’importance d’avoir du plaisir avec son chien, qui n’a pas besoin d’être parfait, c’est le premier conseil que Nicolas donne, qui va orienter tout le futur de la relation.

L’école où il s’est formé se trouve à Laval, mais de nombreux cours se donnent par internet : « Elle correspondait plus à mes valeurs, le respect de l’animal en premier. Une formation d’un an avec des exercices qui m’ont permis d’observer des transformations chez mon chien de 13 ans et demi, de le voir plus épanoui, plus intelligent … si j’avais su cela avant ! »

Le mot bonheur revient très souvent dans la conversation : « Si le maître est dérangé par le comportement de son chien, il faut le modifier, ainsi tu règles l’irritation du maître, confirme Nicolas. Mon but, c’est que la relation soit harmonieuse ! »

« Il peut y avoir juste une rencontre pour transmettre des outils afin que le client puisse travailler avec son chien dans le but d’obtenir rapidement une amélioration des problématiques comportementales. À partir de là, le client doit appliquer ces techniques et au besoin je pourrai revenir, ajuster les outils, dans le respect du chien et de ses humains. », conclut l’ami des chiens … heureux !

La course Terry Fox au Saguenay

Caroline, Nancy et Gérald Simard.

Sortez vos souliers de marche pour la première édition de la course Terry Fox du Saguenay qui aura lieu à Rivière-Éternité, le 20 septembre. Chaque année, à la même date, plus de 650 municipalités canadiennes se mobilisent pour organiser cette course et collecter des fonds pour soutenir la recherche sur le cancer. Terry Fox était un jeune canadien connu pour son « Marathon de l’espoir » en 1980. Atteint d’un cancer à l’âge de 18 ans, puis amputé de la jambe, il a couru plus de 5 370 km en 143 jours, avec sa prothèse, afin de sensibiliser les gens et récolter des fonds pour la recherche.

L’idée d’organiser une course au Saguenay est lancée par Nancy Simard. « Quand j’ai su que mon frère était atteint du cancer, je me suis demandée ce que je pouvais faire pour aider et pour me sentir utile. Je me sentais impuissante, puis j’ai entendu parler de la fondation Terry Fox ». Cette fondation l’interpelle d’autant plus que le type de cancer dont était atteint Terry Fox (ostéosarcome) ressemble à celui dont a été diagnostiqué son frère, Gérald Simard, résident et ancien propriétaire du dépanneur de Rivière-Éternité.

Gérald m’explique qu’il s’agit précisément d’un liposarcome myxoïde. Les tumeurs se développent dans les tissus mous du corps (graisse, muscles, tissus fibreux, vaisseaux sanguins, nerfs, etc.). Ce type de cancer touche environ 1 % de la population. « Quand ma sœur m’a parlé du projet, ça m’a beaucoup touché. Je suis allé faire la marche à Québec avec elle en 2025. Tu n’es pas obligé de courir, tu y vas selon ton rythme ». Lors de cette marche, à laquelle ils ont participé tous les deux, Nancy crée une équipe et parvient à récolter environ 7000$ qu’elle reverse à la fondation Terry Fox.

Alors que Nancy et Gérald parlent de lancer l’initiative dans la région, ils pensent tout de suite à Caroline Simard, leur cousine ! Très impliquée auprès des aînés et dans le milieu communautaire, elle est la personne idéale pour compléter le trio, comme lorsqu’ils étaient enfants. Caroline confie qu’elle n’a jamais organisé un tel événement, toutefois le groupe est très enthousiaste et l’organisation est déjà bien entamée. La municipalité de Rivière-Éternité ou encore l’Agir ont généreusement accepté de contribuer au projet et le groupe est toujours à la recherche de commanditaires et de bénévoles.

Le parcours commencera sur le chemin Sainte-Thérèse, au départ du centre communautaire de Rivière-Éternité pour former une boucle d’environ 7 km. À pas de tortue ou de lièvre, l’important n’est pas de gagner, mais bien de participer et d’être ensemble.

La maladie arrive souvent avec une forme de solitude et d’isolement. Gérald explique « Y’a du monde qui ont peur de m’en parler, pis moi ça ne me dérange pas d’en parler. » Si sa famille et ses amis proches demeurent d’un grand soutien, d’autres personnes peuvent éprouver de la gêne. Pourtant, Gérald répète que, bien au contraire, le fait d’en parler lui fait beaucoup de bien. Il peut ainsi partager les bonnes informations sur son état, car « au premier abord, je suis bien, je peux faire ce que je veux, alors les gens pensent que je ne suis pas malade ».

Les suivis médicaux se passent à Chicoutimi, mais aussi à Montréal. C’est une réalité difficile des personnes qui vivent en région que de devoir parcourir 6 heures de route et parfois plus, pour recevoir des soins particuliers. Gérald explique : « Aller là-bas, le milieu hospitalier, c’est intimidant, et parfois les spécialistes ne parlent pas français alors ils font venir un interprète ». En cas de séjour prolongé, les visites des proches ne sont pas possibles. Pour faire face à cette nouvelle vie, Gérald partage sa nouvelle devise : « Passer le plus de temps possible dehors et profiter de la vie au maximum ! ».

Les informations importantes :

Course Terry Fox, 20 septembre, centre communautaire Rivière-Éternité. Gratuit. Venez courir, marcher ou simplement être présent, en famille, avec des amis, ou encore créez votre équipe! Sur place : boisson, nourriture, animation, tirage, moitié-moitié.

Pour trouvez votre site de course Terry Fox.

Pour participer à l’organisation, devenir commanditaire, être bénévole, ou faire un don contacter : Caroline au 581 306-2799, Nancy au 418 818-9098 ou Gérald. Vous pouvez également faire un don en passant directement par le site de la Fondation Terry Fox.

Festival Virage – 26 au 28 juin 2026

Crédit photo : Marie Rousseau

La 8e édition du Festival Virage arrive à grands pas! Du 26 au 28 juin, Petit-Saguenay vibrera au rythme des idées, des rencontres et de la musique. L’équipe du Festival est fébrile à l’idée de vous faire vivre une fin de semaine à la fois réfléchie et festive. Avec plus de 30 ateliers et conférences, une dizaine de spectacles musicaux et une programmation familiale gratuite, le village se transformera en un véritable lieu de rencontre pour celles et ceux qui souhaitent réfléchir ensemble aux grands enjeux de notre époque tout en profitant d’une programmation culturelle rassembleuse.

Restez à l’affût! Entre deux activités, il se pourrait bien que vous croisiez des musicien·nes dans la rue ou assistiez à quelques performances pyrotechniques inattendues en soirée.

Encore cette année, les participant·es pourront explorer une grande diversité de sujets à travers des conférences, des panels, des ateliers participatifs et des espaces de discussion. Au programme: résilience collective et pouvoir d’agir avec Isabelle Fortier, yoga et danse matinale avec Marie-Hélène Côté, cercle de parole sur l’appropriation culturelle animé par Michèle Mishen Martin, atelier d’écriture au quai avec Marie-Andrée Gill, ainsi qu’un atelier pratique pour apprendre à entretenir son vélo.

Les réflexions porteront également sur le droit à l’alimentation, les transformations nécessaires de notre système d’éducation, les défis que vivent nos démocraties, la montée de l’intolérence et les bouleversements liés à l’intelligence artificielle.

Les familles ne seront pas en reste grâce à une programmation gratuite pour les citoyennes  et citoyens du Bas-Saguenay préparée par L’AGIR. Spectacles, danse, activités de création pour les enfants et les adolescent·es, ainsi qu’un conte présenté par Sara Paquin viendront animer le village tout au long de la fin de semaine.

Pour prolonger les réflexions au-delà des conférences, la librairie coopérative Les Bouquinistes sera présente tout au long de la fin de semaine avec une sélection d’ouvrages en lien avec les thèmes abordés.

Les citoyennes et citoyens du Bas-Saguenay peuvent profiter du code promotionnel BASSAG26 lors de l’achat de leur passeport. Des billets pour les ateliers et conférences seront également disponibles sur place à l’accueil du terrain de balle, au 126, rue Dumas.

Au plaisir de vous accueillir à Petit-Saguenay pour cette nouvelle édition de Virage!

Une programmation estivale à ne pas manquer à Ferland-et-Boilleau

L’été s’annonce animé à Ferland-et-Boilleau avec une programmation variée qui saura plaire aux citoyens comme aux visiteurs. Musique, traditions, rencontres et plein air seront au rendez-vous au cours des prochains mois, dans une ambiance conviviale et rassembleuse.

Le coup d’envoi sera donné le 23 juin avec les célébrations de la Fête nationale à la halte du pont couvert. La population est invitée à participer à cette grande fête gratuite qui proposera un défilé traditionnel, du karaoké, des jeux gonflables, un souper communautaire, de la danse en ligne, JUMPAÏ, un discours officiel, des feux d’artifice ainsi qu’un spectacle de Dan Daraîche.

Dan Daraîche en spectacle, c’est un mélange de country, de folk et de rock. Issu d’une famille où la musique a toujours été une source d’inspiration, de motivation et une véritable raison d’être, il allait de soi pour lui de suivre un jour les traces de son illustre père. Après avoir fait ses premières armes aux côtés de sa famille, puis avec son propre groupe, il a pris le temps de s’ancrer dans son style et de gagner en assurance. Son passage à La Voix en 2024 a marqué un tournant décisif dans son parcours artistique. Doté d’une voix puissante et chargée d’émotion, il captive le public dès les premières notes, tandis que son charisme naturel fait le reste. Un spectacle à voir absolument. Cette journée promet de rassembler petits et grands autour d’activités populaires et d’un fort esprit de communauté

Autre rendez-vous à inscrire au calendrier, le spectacle de l’artiste Louis Bérubé sera présenté le 22 août sur la scène extérieure. Auteur-compositeur-interprète originaire du Nouveau-Brunswick, Louis Bérubé captive son public avec des mélodies entraînantes et des textes authentiques inspirés du quotidien. Fort de plusieurs albums et récompenses, il s’impose comme une figure incontournable du country francophone, envoûtant les scènes du Québec, du Canada et de l’Europe. Son univers musical, où chaque chanson raconte une histoire qui résonne en chacun de nous, promet une soirée mémorable. Les billets sont en vente dès maintenant sur le site Web de la municipalité au www.ferlandetboilleau.com. Il sera également possible d’utiliser le code QR pour accéder rapidement à la billetterie.

Enfin, du 18 au 20 septembre 2026, le Camping Camp d’Accueil accueillera la 7e édition du Rendez-vous festif du kayak Ha! Ha! Cet événement devenu incontournable propose un espace de rencontre, de partage et d’échanges pour les passionnés de kayak. Que l’on soit amateur ou professionnel, chacun pourra y trouver son compte dans un décor propice à la découverte et à la camaraderie. Le formulaire d’inscription est disponible en ligne au www.festifkayak.com

Avec cette programmation estivale, Ferland-et-Boilleau confirme encore une fois sa volonté d’offrir des activités diversifiées et accessibles qui favorisent les rassemblements, la culture et la mise en valeur de son milieu.

Le festival RésonAnse encore plus près de vous.

Le groupe Brise-Glace se produira dimanche après-midi à l'église de L'Anse-Saint-Jean

Pour sa seconde édition, qui se tiendra du 18 au 21 juin, le Festival RésonAnse fera encore résonner les voix à l’Anse-Saint-Jean et au Bas Saguenay. Cet événement rassembleur célèbre la beauté de la voix humaine en offrant une palette de spectacles qui touche tous les genres et rejoint tous les âges. Sa particularité : aller à la rencontre des gens !

Des spectacles d’envergure seront offerts à l’Église Saint-Jean-Baptiste les vendredi, samedi et dimanche. De plus, des soirées seront également proposées tout au long de la fin de semaine chez nos partenaires du Bistro La Chasse-Pinte, du Camp de Base et du Café du Quai. Enfin, le festival invite l’ensemble de la communauté à toute une série de prestations gratuites.

Samedi et dimanche, sur le quai et à la marina de L’Anse-Saint-Jean, ce seront deux journées d’activités gratuites avec des spectacles de chansons, des amuseurs publics et des musiciens itinérants. Une nouveauté cette année, un repas communautaire offert par la municipalité est même prévu le dimanche. Enfin, un spectacle pour les enfants sera offert gratuitement à Ferland-et-Boileau et à l’Anse-Saint-Jean. De même, deux artistes iront célébrer la chanson avec les aînés de la résidence de l’Anse. Un atelier d’écriture de chansons sera également proposé pour les auteurs compositeurs de tous âges qui veulent affiner leur art.

Pierre Lavoie, André Simard, Jean-Pierre Gauvreau et Charles Lavoie.

Le festival RésonAnse est un rendez‑vous unique qui se veut un événement proche des gens. Il met en lumière des artistes de tous horizons et propose une programmation inclusive, accessible et profondément enracinée dans la communauté. Cet enracinement communautaire est rendu possible grâce à l’énergie de bénévoles passionnés, dont Pierre Lavoie et Charles Lavoie, porte-paroles de l’événement. Les instances locales, régionales et provinciales appuient aussi concrètement l’événement.

Horaires, billets et passeport

Cette année, un passeport offrant un rabais important sur les 3 spectacles principaux à l’église est disponible. Ce passeport au coût de 85$ permettra également de bénéficier de rabais pour les spectacles au Camp de base et au Bistro La Chasse-pinte. Il est possible de se le procurer sur le site lepointdevente.com ou chez Amyro et Marché Tradition ou auprès des ambassadeurs de RésonAnse.

La programmation complète est disponible sur la page web du Festival à : résonanse.ca

Par sa proximité, sa diversité, RésonAnse est un événement près des gens, créé par la communauté, pour la communauté. Cette année encore Les voix résonnent à l’Anse.

Rencontre avec Vincent Gagné, commodore de la marina de L’Anse

un homme pose les mains dans les poches devant la marina de L'Anse-Saint-Jean
Commodore est terme maritime pour désigner un président de conseil d’administration.

Commodore depuis 3 ans, Vincent Gagné veut assurer la consolidation des liens avec la population, les instances municipales et les deux entreprises qui opèrent à la marina, Saguenay Aventures et Voile Mercator. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que pour la première fois, une Journée porte ouverte à la population s’organise pour le 21 juin prochain.  

Pour l’occasion, les résidents de l’Anse auront l’opportunité d’admirer les beautés du fjord à bord du zodiac de Saguenay Aventures, nolisé spécialement pour eux. Pour permettre aux gens de s’attarder, de visiter les installations et de fraterniser sur un site exceptionnel, il y aura aussi des hot-dogs offerts gracieusement sur place et le stationnement sera gratuit pour le week-end.

Pour les administrateurs, l’objectif est de perpétuer les activités de navigation, qui viennent s’inscrire au cœur même de l’histoire du village, et d’assurer la relève. Notons qu’une proportion de 40 à 50% des membres du club nautique ont une résidence au Bas-Saguenay.

L’enjeu est de maintenir des installations vieillissantes qui existent depuis 1971 et dont la charte a été enregistrée en 1976. La marina stimule grandement l’économie locale en assurant des emplois saisonniers et en accueillant plusieurs visiteurs « L’automne, on embauche 2 personnes pendant presque 2 mois pour réparer les quais, le brise lame. L’été, on a 3 employés saisonniers. L’année dernière, on a compté 600 nuitées pendant la l’été. Cela représente entre 1000 et 1500 visiteurs qui découvrent le village et ses nombreux attraits. » Quand on sait que le tourisme est de loin la principale économie de la région, ce nombre de visiteurs est loin d’être négligeable.

Cette journée est rendue possible grâce à la participation de nos nombreux partenaires et bénévoles.