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Festival Virage – 26 au 28 juin 2026

Crédit photo : Marie Rousseau

La 8e édition du Festival Virage arrive à grands pas! Du 26 au 28 juin, Petit-Saguenay vibrera au rythme des idées, des rencontres et de la musique. L’équipe du Festival est fébrile à l’idée de vous faire vivre une fin de semaine à la fois réfléchie et festive. Avec plus de 30 ateliers et conférences, une dizaine de spectacles musicaux et une programmation familiale gratuite, le village se transformera en un véritable lieu de rencontre pour celles et ceux qui souhaitent réfléchir ensemble aux grands enjeux de notre époque tout en profitant d’une programmation culturelle rassembleuse.

Restez à l’affût! Entre deux activités, il se pourrait bien que vous croisiez des musicien·nes dans la rue ou assistiez à quelques performances pyrotechniques inattendues en soirée.

Encore cette année, les participant·es pourront explorer une grande diversité de sujets à travers des conférences, des panels, des ateliers participatifs et des espaces de discussion. Au programme: résilience collective et pouvoir d’agir avec Isabelle Fortier, yoga et danse matinale avec Marie-Hélène Côté, cercle de parole sur l’appropriation culturelle animé par Michèle Mishen Martin, atelier d’écriture au quai avec Marie-Andrée Gill, ainsi qu’un atelier pratique pour apprendre à entretenir son vélo.

Les réflexions porteront également sur le droit à l’alimentation, les transformations nécessaires de notre système d’éducation, les défis que vivent nos démocraties, la montée de l’intolérence et les bouleversements liés à l’intelligence artificielle.

Les familles ne seront pas en reste grâce à une programmation gratuite pour les citoyennes  et citoyens du Bas-Saguenay préparée par L’AGIR. Spectacles, danse, activités de création pour les enfants et les adolescent·es, ainsi qu’un conte présenté par Sara Paquin viendront animer le village tout au long de la fin de semaine.

Pour prolonger les réflexions au-delà des conférences, la librairie coopérative Les Bouquinistes sera présente tout au long de la fin de semaine avec une sélection d’ouvrages en lien avec les thèmes abordés.

Les citoyennes et citoyens du Bas-Saguenay peuvent profiter du code promotionnel BASSAG26 lors de l’achat de leur passeport. Des billets pour les ateliers et conférences seront également disponibles sur place à l’accueil du terrain de balle, au 126, rue Dumas.

Au plaisir de vous accueillir à Petit-Saguenay pour cette nouvelle édition de Virage!

Une programmation estivale à ne pas manquer à Ferland-et-Boilleau

L’été s’annonce animé à Ferland-et-Boilleau avec une programmation variée qui saura plaire aux citoyens comme aux visiteurs. Musique, traditions, rencontres et plein air seront au rendez-vous au cours des prochains mois, dans une ambiance conviviale et rassembleuse.

Le coup d’envoi sera donné le 23 juin avec les célébrations de la Fête nationale à la halte du pont couvert. La population est invitée à participer à cette grande fête gratuite qui proposera un défilé traditionnel, du karaoké, des jeux gonflables, un souper communautaire, de la danse en ligne, JUMPAÏ, un discours officiel, des feux d’artifice ainsi qu’un spectacle de Dan Daraîche.

Dan Daraîche en spectacle, c’est un mélange de country, de folk et de rock. Issu d’une famille où la musique a toujours été une source d’inspiration, de motivation et une véritable raison d’être, il allait de soi pour lui de suivre un jour les traces de son illustre père. Après avoir fait ses premières armes aux côtés de sa famille, puis avec son propre groupe, il a pris le temps de s’ancrer dans son style et de gagner en assurance. Son passage à La Voix en 2024 a marqué un tournant décisif dans son parcours artistique. Doté d’une voix puissante et chargée d’émotion, il captive le public dès les premières notes, tandis que son charisme naturel fait le reste. Un spectacle à voir absolument. Cette journée promet de rassembler petits et grands autour d’activités populaires et d’un fort esprit de communauté

Autre rendez-vous à inscrire au calendrier, le spectacle de l’artiste Louis Bérubé sera présenté le 22 août sur la scène extérieure. Auteur-compositeur-interprète originaire du Nouveau-Brunswick, Louis Bérubé captive son public avec des mélodies entraînantes et des textes authentiques inspirés du quotidien. Fort de plusieurs albums et récompenses, il s’impose comme une figure incontournable du country francophone, envoûtant les scènes du Québec, du Canada et de l’Europe. Son univers musical, où chaque chanson raconte une histoire qui résonne en chacun de nous, promet une soirée mémorable. Les billets sont en vente dès maintenant sur le site Web de la municipalité au www.ferlandetboilleau.com. Il sera également possible d’utiliser le code QR pour accéder rapidement à la billetterie.

Enfin, du 18 au 20 septembre 2026, le Camping Camp d’Accueil accueillera la 7e édition du Rendez-vous festif du kayak Ha! Ha! Cet événement devenu incontournable propose un espace de rencontre, de partage et d’échanges pour les passionnés de kayak. Que l’on soit amateur ou professionnel, chacun pourra y trouver son compte dans un décor propice à la découverte et à la camaraderie. Le formulaire d’inscription est disponible en ligne au www.festifkayak.com

Avec cette programmation estivale, Ferland-et-Boilleau confirme encore une fois sa volonté d’offrir des activités diversifiées et accessibles qui favorisent les rassemblements, la culture et la mise en valeur de son milieu.

Le festival RésonAnse encore plus près de vous.

Le groupe Brise-Glace se produira dimanche après-midi à l'église de L'Anse-Saint-Jean

Pour sa seconde édition, qui se tiendra du 18 au 21 juin, le Festival RésonAnse fera encore résonner les voix à l’Anse-Saint-Jean et au Bas Saguenay. Cet événement rassembleur célèbre la beauté de la voix humaine en offrant une palette de spectacles qui touche tous les genres et rejoint tous les âges. Sa particularité : aller à la rencontre des gens !

Des spectacles d’envergure seront offerts à l’Église Saint-Jean-Baptiste les vendredi, samedi et dimanche. De plus, des soirées seront également proposées tout au long de la fin de semaine chez nos partenaires du Bistro La Chasse-Pinte, du Camp de Base et du Café du Quai. Enfin, le festival invite l’ensemble de la communauté à toute une série de prestations gratuites.

Samedi et dimanche, sur le quai et à la marina de L’Anse-Saint-Jean, ce seront deux journées d’activités gratuites avec des spectacles de chansons, des amuseurs publics et des musiciens itinérants. Une nouveauté cette année, un repas communautaire offert par la municipalité est même prévu le dimanche. Enfin, un spectacle pour les enfants sera offert gratuitement à Ferland-et-Boileau et à l’Anse-Saint-Jean. De même, deux artistes iront célébrer la chanson avec les aînés de la résidence de l’Anse. Un atelier d’écriture de chansons sera également proposé pour les auteurs compositeurs de tous âges qui veulent affiner leur art.

Pierre Lavoie, André Simard, Jean-Pierre Gauvreau et Charles Lavoie.

Le festival RésonAnse est un rendez‑vous unique qui se veut un événement proche des gens. Il met en lumière des artistes de tous horizons et propose une programmation inclusive, accessible et profondément enracinée dans la communauté. Cet enracinement communautaire est rendu possible grâce à l’énergie de bénévoles passionnés, dont Pierre Lavoie et Charles Lavoie, porte-paroles de l’événement. Les instances locales, régionales et provinciales appuient aussi concrètement l’événement.

Horaires, billets et passeport

Cette année, un passeport offrant un rabais important sur les 3 spectacles principaux à l’église est disponible. Ce passeport au coût de 85$ permettra également de bénéficier de rabais pour les spectacles au Camp de base et au Bistro La Chasse-pinte. Il est possible de se le procurer sur le site lepointdevente.com ou chez Amyro et Marché Tradition ou auprès des ambassadeurs de RésonAnse.

La programmation complète est disponible sur la page web du Festival à : résonanse.ca

Par sa proximité, sa diversité, RésonAnse est un événement près des gens, créé par la communauté, pour la communauté. Cette année encore Les voix résonnent à l’Anse.

Rencontre avec Vincent Gagné, commodore de la marina de L’Anse

un homme pose les mains dans les poches devant la marina de L'Anse-Saint-Jean
Commodore est terme maritime pour désigner un président de conseil d’administration.

Commodore depuis 3 ans, Vincent Gagné veut assurer la consolidation des liens avec la population, les instances municipales et les deux entreprises qui opèrent à la marina, Saguenay Aventures et Voile Mercator. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que pour la première fois, une Journée porte ouverte à la population s’organise pour le 21 juin prochain.  

Pour l’occasion, les résidents de l’Anse auront l’opportunité d’admirer les beautés du fjord à bord du zodiac de Saguenay Aventures, nolisé spécialement pour eux. Pour permettre aux gens de s’attarder, de visiter les installations et de fraterniser sur un site exceptionnel, il y aura aussi des hot-dogs offerts gracieusement sur place et le stationnement sera gratuit pour le week-end.

Pour les administrateurs, l’objectif est de perpétuer les activités de navigation, qui viennent s’inscrire au cœur même de l’histoire du village, et d’assurer la relève. Notons qu’une proportion de 40 à 50% des membres du club nautique ont une résidence au Bas-Saguenay.

L’enjeu est de maintenir des installations vieillissantes qui existent depuis 1971 et dont la charte a été enregistrée en 1976. La marina stimule grandement l’économie locale en assurant des emplois saisonniers et en accueillant plusieurs visiteurs « L’automne, on embauche 2 personnes pendant presque 2 mois pour réparer les quais, le brise lame. L’été, on a 3 employés saisonniers. L’année dernière, on a compté 600 nuitées pendant la l’été. Cela représente entre 1000 et 1500 visiteurs qui découvrent le village et ses nombreux attraits. » Quand on sait que le tourisme est de loin la principale économie de la région, ce nombre de visiteurs est loin d’être négligeable.

Cette journée est rendue possible grâce à la participation de nos nombreux partenaires et bénévoles.

Partir à l’aventure dans les ZEC du Bas-Saguenay

Un pont couvert au-dessus de la rivière à saumon Saint-Jean
Pont couvert à la ZEC saumon de la rivière Saint-Jean

Quand on arrive de la ville, les zones d’exploitation contrôlées – les ZEC – restent souvent un monde qu’on connaît mal. Il y en a plein au Québec, toutes gérées localement, mais on ne sait pas trop ce que c’est, ni comment ça marche. On en entend parler, on voit les pancartes sur le bord de la 170 ou au bout d’un chemin, mais ça reste un peu abstrait – jusqu’au jour où quelqu’un nous y amène.

Ceux qui ont grandi avec ont leurs habitudes – une fin de semaine de chasse avec un oncle, un lac précis pour la pêche, des sorties en VTT entre amis. Les autres, comme moi, apprennent à leur tour à quel point ces territoires font partie de la vie d’ici.

D’ailleurs, ces territoires n’ont pas toujours été accessibles à tous. Par le passé, ils étaient en grande partie contrôlés par des clubs privés, réservés aux plus fortunés et aux plus influents. À la fin des années 1970, le « déclubage » met fin à l’accès privé de nombreux territoires de chasse et de pêche. Les ZEC naissent de ce changement : des organismes locaux prennent en charge des territoires désormais accessibles au public. Les ZEC saumon suivent la même logique, avec un encadrement plus serré pour protéger une ressource particulièrement fragile. Résultat : aujourd’hui, on peut y accéder, dans un cadre pensé pour protéger le territoire et le vivant.

Vue du ciel du lac des Feuilles à la ZEC Buteux.
Le Lac des Feuilles à la ZEC Buteux – Crédit : Azure Lefebvre

Au Bas-Saguenay, on a la chance d’en avoir cinq – trois ZEC et deux ZEC Saumon – et chacune a sa personnalité.

La ZEC du Lac-Brébeuf, c’est l’ampleur. Un territoire immense – presque de la taille de l’île de Montréal – avec de grands plans d’eau qui donnent tout de suite le ton. Le lac Brébeuf mérite d’être exploré, mais il ne faut pas passer à côté de la plage du lac Éternité. Pour moi, c’est la ZEC des longues routes forestières et des grands paysages qu’on a envie de contempler sans se presser.

La ZEC de l’Anse-Saint-Jean, c’est celle qui m’a donné envie d’en découvrir d’autres. Un couple d’anjeannois m’a déjà emmenée vers les lacs Malfait et de la Muraille. On est partis en quatre-roues sur des sentiers qui montaient tellement à pic que j’avais presque peur de tomber sur le dos. Puis, une fois rendus, tout s’ouvre. Des paysages qu’on ne soupçonne pas, des lacs perchés, un arrière-pays qui s’étend à perte de vue.

Une autre fois, c’est mon chum qui m’a dit : « Tu veux que j’te montre un beau spot ? » Quelle question ! On part sur le chemin de la ZEC, on tourne à gauche, à droite, on marche une quinzaine de minutes, pas trop sûre d’où il m’amène – j’me dis qu’il est peut-être pas trop tard pour revirer de bord… Puis ça y est : une série de chutes magnifiques. Un pique-nique improvisé, les éclats d’eau, les montagnes, les oiseaux au-dessus de nos têtes, et personne autour. En ville, un endroit comme ça serait partout sur Internet, détaillé, recommandé, balisé. Là, je n’y serais jamais allée si quelqu’un ne me l’avait pas fait découvrir. Ça, c’est du vrai luxe.

Il y a aussi des sentiers accessibles qui valent le détour, comme celui de la Savane à Pierrot, accessible par la rue du Quai à Petit-Saguenay. Des prolongements sont en développement, de quoi donner encore plus envie d’y retourner.

Un groupe de canots sur le lac de la ZEC Buteux
Canot camping sur la Zec Buteux – Crédit photo : Yannick Limary

La ZEC Buteux, à la limite de notre territoire, du côté de Petit-Saguenay, c’est un peu celle où on accepte de faire plus de route. Les parcours de canot-camping permettent de passer d’un lac à l’autre, de s’arrêter sur une plage ou une île pour la nuit. Et pour ceux qui cherchent un peu plus de confort, les chalets et le prêt-à-camper – dont le nouveau chalet des Îles – offrent une belle autre façon d’y séjourner.

Sur la rivière Saint-Jean, à l’Anse, c’est la porte d’entrée idéale pour découvrir l’univers des ZEC saumon. L’initiation à la pêche à la mouche permet d’essayer cette tradition sans avoir déjà d’expérience. Et même sans pêcher, la piste multifonctionnelle et la passerelle offrent une belle façon de suivre la rivière et d’observer ses fosses.

La Zec saumon à Petit-Saguenay, appelée aussi Le Club des Messieurs, mémoire d’une époque où la rivière était un Club privé réservé aux Messieurs riches d’Ontario et des États-Unis.

Du côté de la rivière Petit-Saguenay, l’expérience est tout aussi douce. On y va autant pour les hébergements rustiques et pittoresques que pour la descente des eaux mortes : 11 km de rivière calme à parcourir en canot, kayak ou planche à pagaie. L’organisation est simple : avec la location et le transport des embarcations inclus, il reste juste à se laisser porter – et à donner quelques coups de pagaie.

Pour moi, ce qui revient, peu importe la ZEC, c’est cette idée qu’il y a toujours quelque chose à découvrir, souvent grâce à quelqu’un qui connaît déjà le coin. Alors si ça vous donne envie, le mieux, c’est de contacter directement les ZEC. Elles pourront vous guider selon le type de sortie que vous cherchez.

Chute à Baptiste à Ferland-et-Boilleau. Crédit photo : Nicolas Xanthos

Et pour prolonger l’exploration hors ZEC, les belles et méconnues Chutes à Baptiste, à Ferland-et-Boilleau, valent aussi le détour. On y accède par un sentier clairement indiqué, d’une centaine de mètres, après avoir parcouru un peu moins de 8 km sur des chemins forestiers bien entretenus.

La traversée du Bas-Saguenay

Une fenêtre privilégiée sur le béluga du Saint-Laurent

En août 2025, le parc national du Fjord-du-Saguenay, en partenariat avec Parcs Canada et le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), a inauguré sa Halte du Béluga entièrement rénovée. Situé dans le secteur de La Baie-Sainte-Marguerite, ce lieu d’observation et de recherche scientifique offre un panorama exceptionnel sur l’une des principales aires de résidence estivale du béluga, au cœur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. 

Accessible par un sentier pédestre et cyclable facile de trois kilomètres, la halte a été repensée pour accueillir les visiteurs dans un environnement à la fois éducatif et respectueux du milieu naturel. Les installations bonifiées comprennent un espace d’observation libre, un amphithéâtre à vocation éducative ainsi qu’un espace scientifique dédié à la recherche sur le béluga.

Le béluga du Saint-Laurent est une espèce en voie de disparition, protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada. Les pressions liées au bruit sous-marin, au dérangement par la navigation et aux changements climatiques rendent la mise en place de mesures de conservation plus essentielle que jamais. La Halte du Béluga joue ainsi un rôle clé dans la sensibilisation du public et dans le soutien à la recherche scientifique visant à mieux comprendre et protéger cette population fragile.

Durant la saison estivale, les visiteurs peuvent observer depuis la rive des groupes de bélugas, souvent composés de femelles et de jeunes, utilisant la Baie Sainte-Marguerite comme aire d’alimentation, de repos et de socialisation. Cette proximité visuelle exceptionnelle permet de mieux saisir l’importance de cette baie pour leur survie.

Chaque année depuis 2018, la Baie Sainte-Marguerite est fermée à la navigation entre le 21 juin et le 21 septembre. Cette mesure unique au Canada interdit l’accès à toutes les embarcations afin de limiter le dérangement dans la zone de haute fréquentation. Les kayakistes doivent quant à eux suivre un corridor spécifique pour traverser la baie sans s’y arrêter.

L’expérience de la Halte, c’est aussi l’activité Fenêtre sur les bélugas, qui propose une immersion sonore et visuelle dans l’univers de ces cétacés emblématiques. Cette activité est au cœur d’un projet scientifique piloté par le GREMM, dont l’objectif est d’étudier la vie sociale riche et complexe des bélugas. Avec les données captées par la brigade scientifique, les naturalistes invitent les visiteurs à porter un nouveau regard sur cette espèce.

La Halte du Béluga se positionne ainsi comme un lieu incontournable pour observer, comprendre et contribuer durablement à la protection de l’une des espèces les plus emblématiques — et les plus vulnérables — de l’écosystème du Saguenay-Saint-Laurent.

Le Bas-Saguenay, terrain de jeu pour les coureurs

Vue sur le fjord du sommet de la montagne blanche

Témoignage de deux adeptes de la course en sentier

Quand on parle du Bas-Saguenay, on pense souvent d’abord aux paysages, au fjord ou aux villages côtiers. Mais pour les passionnés de plein air, ce territoire représente bien davantage: c’est un terrain de jeu, d’aventure et de liberté. Pour Raphaël Marchand et Carly Madge, la course en sentier est une façon privilégiée d’explorer notre région, jusqu’à choisir d’y construire leur vie. À travers leurs parcours et leurs expériences, ils témoignent du lien profond qui unit le Bas-Saguenay, la nature et la communauté qui l’habite.

Raphaël, directeur de l’Ultra-trail du Fjord du Saguenay, résident de l’Anse-Saint-Jean

Depuis plusieurs années, les sentiers de la région occupent une place centrale dans ma vie. C’est en parcourant ces montagnes, ces vallées et ces caps reculés qu’est née l’idée de créer l’Ultra-Trail du Fjord-du-Saguenay (UTFS).

À force d’explorer le territoire, je réalisais qu’on possédait ici quelque chose d’exceptionnel. Le Bas-Saguenay réunit des éléments qu’on retrouve rarement au même endroit : un relief accidenté, des points de vue spectaculaires sur le fjord, des sentiers techniques, des forêts immenses et surtout un grand sentiment d’aventure. Chaque sortie donne l’impression de partir en expédition. Même après des années à courir dans la région, il m’arrive encore de découvrir des secteurs méconnus et d’avoir l’impression d’être seul au monde à quelques kilomètres seulement des villages.

C’est cette richesse-là qui a donné naissance à l’UTFS. Dès le départ, l’objectif n’était pas seulement d’organiser une course, mais de faire découvrir le potentiel immense du Bas-Saguenay comme destination de plein air. Trop souvent, les amateurs de randonnée ou de course en sentier pensent devoir voyager loin pour vivre une expérience marquante. Pourtant, ici, nous avons déjà tout ce qu’il faut pour offrir certaines des plus belles expériences de trail au Québec.

Je suis convaincu que le Bas-Saguenay a tout le potentiel pour devenir une référence incontournable en randonnée et en course en sentier. Peu d’endroits peuvent offrir une telle combinaison entre accessibilité, qualité des sentiers, diversité des paysages et immersion en nature sauvage. On peut partir courir au bord du fjord le matin, atteindre des sommets offrant des vues incroyables quelques heures plus tard, puis terminer la journée dans un village accueillant.

L’embouchure de la rivière Petit-Saguenay, coup de coeur de Raphaël.

Ce qui rend aussi la région unique, c’est le lien fort entre les gens et le territoire. Derrière chaque sentier entretenu, chaque événement et chaque projet de plein air, il y a des bénévoles, des passionnés et des communautés qui croient profondément à la valeur de cet environnement. L’UTFS est devenu au fil des années une façon de mettre cette réalité en lumière.

Quand des coureurs viennent découvrir la région pour la première fois, plusieurs repartent avec la même réaction : ils ne s’attendaient pas à retrouver un territoire aussi spectaculaire et aussi sauvage ici. Pour moi, c’est la preuve qu’on possède au Bas-Saguenay un trésor encore sous-estimé, mais avec un avenir immense pour le plein air au Québec.

Carly, coureuse d’ultra trails, nouvellement résidente de Petit-Saguenay

J’ai visité le Bas-Saguenay pour la première fois en 2023, peu de temps après avoir déménagé au Québec, et je suis immédiatement tombée amoureuse de la région. J’étais allée courir sur le sentier de la Montagne Blanche et je n’arrivais pas à croire à quel point les vues étaient spectaculaires du début à la fin. Après cette expérience, j’ai continué à revenir dans la région pour explorer davantage ses sentiers et ses paysages.

Au cours des deux dernières années, j’ai participé à l’UTFS, qui est devenue ma course préférée à laquelle j’ai jamais participé. Au-delà de la beauté et du défi du parcours, ce qui m’a le plus marquée est l’ambiance de l’événement. Les bénévoles tout au long du parcours étaient incroyablement accueillants, passionnés et fiers de leur région. Cela m’a donné envie de passer encore plus de temps ici.

Les sentiers, l’accès au plein air et la communauté nous ont poussés, mon partenaire et moi, à nous installer à Petit-Saguenay en septembre dernier. Depuis, j’ai continué à explorer de nouveaux endroits où courir au Bas-Saguenay et je suis constamment impressionnée par la diversité et la qualité des réseaux de sentiers. Une journée, je peux courir sur des sentiers techniques de montagne surplombant le fjord (ex. le sentier des Poètes), et le lendemain, suivre un chemin tranquille le long de la rivière (ex. le sentier de la rivière Petit-Saguenay).

Ce que j’apprécie le plus dans la course ici, c’est le sentiment de connexion qu’elle crée avec la nature. Courir m’a permis de voir des levers de soleil sur le fjord, des couleurs changer au fil des saisons, et bien plus de porcs-épics que je n’aurais pu imaginer. Déménager ici m’a permis de construire le mode de vie que je recherchais, qui est centré sur la nature, le mouvement et la communauté.

Que l’on s’entraîne pour un ultramarathon ou que l’on cherche simplement à profiter de la nature et à passer du temps dehors à son propre rythme, le Bas-Saguenay offre des sentiers parfaits pour tous. En primeur, je vous partage mes préférés : le sentier des Poètes, le sentier de la Pinède et le sentier du Camp du Fjord.

L’engouement pour la course en sentier continue de prendre de l’ampleur au Bas-Saguenay. Après l’Ultra-Trail du Fjord-du-Saguenay, une première édition du Défi Élias Côté a vu le jour avec un semi-marathon, tandis que la municipalité de Rivière-Éternité proposera également sa propre course à l’automne 2026. Une chose est certaine : ici, nul besoin d’aller loin pour vivre de grandes aventures.

Petit-Saguenay admis au sein de l’Association des plus beaux villages du Québec

Une île sur l fjord du Saguenay au moment du coucher de soleil
Les couchers de soleil au quai de Petit-Saguenay toujours flamboyants. Crédit photo : Laurent Silvani

Petit-Saguenay vient d’ajouter une distinction de prestige à son parcours en étant officiellement admis au sein de l’Association des plus beaux villages du Québec. Cette reconnaissance place la municipalité parmi un cercle sélect de communautés reconnues pour la beauté de leurs paysages, la richesse de leur patrimoine et le caractère singulier de leur milieu de vie. Elle rejoint ainsi notamment ses voisines L’Anse-Saint-Jean, Sainte-Rose-du-Nord, Tadoussac et Port-au-Persil.

L’admission à l’association repose sur une évaluation rigoureuse de plusieurs critères, dont l’intégration du cadre bâti au paysage, la qualité des aménagements et l’intérêt touristique du milieu. Les municipalités candidates doivent démontrer qu’elles possèdent des attributs remarquables et qu’elles déploient des efforts concrets pour les préserver et les mettre en valeur.

Pour Petit-Saguenay, cette reconnaissance vient confirmer ce que résidents et visiteurs constatent depuis longtemps. Niché entre les montagnes et le fjord, le village bénéficie d’un cadre naturel d’une rare qualité. Ses deux ouvertures sur le Saguenay offrent des points de vue saisissants sur l’un des paysages les plus emblématiques du Québec. Au cœur de ce décor, le noyau villageois conserve une échelle humaine qui témoigne de l’histoire, de la culture et du mode de vie qui ont façonné la communauté au fil des générations.

Cette distinction représente également un levier important pour le développement touristique local. L’Association des plus beaux villages du Québec rassemble des collectivités qui se démarquent par leur authenticité, leur patrimoine et la qualité de leur environnement. L’intégration de Petit-Saguenay à ce réseau devrait contribuer à accroître son rayonnement auprès des visiteurs québécois et internationaux en quête de destinations porteuses de sens et d’identité.

Au-delà de son potentiel touristique, cette reconnaissance met en lumière le travail patient accompli depuis plusieurs années pour préserver l’âme du village. Les investissements réalisés dans les espaces publics, la mise en valeur des paysages et le soutien aux initiatives citoyennes ont contribué à créer un milieu de vie harmonieux, où développement et préservation avancent de concert. Ce résultat est le fruit d’un engagement collectif porté par les citoyens, les organismes, les entreprises et les élus.

En rejoignant l’Association des plus beaux villages du Québec, Petit-Saguenay franchit une nouvelle étape de son histoire. Forte d’un engagement envers le tourisme durable et la mise en valeur de son territoire, la municipalité confirme sa place parmi les destinations les plus distinctives du Québec rural, là où la beauté des lieux se conjugue à la vitalité d’une communauté bien enracinée.

La crise forestière est une occasion de se réinventer

COLLECTION PRIVÉE DIANE DALLAIRE – L’érablière chez madame Mélanie Houde, veuve de Grégoire Côté.

La crise forestière que traverse actuellement le Québec frappe de plein fouet nos régions et met en lumière les vulnérabilités d’un secteur au cœur de notre histoire et de notre identité collective. Au Bas-Saguenay, la faillite de la scierie de Petit-Saguenay a été un choc. Mais passé l’émotion, il faut prendre le temps d’analyser la situation pour mieux comprendre quel avenir nous voulons bâtir pour notre forêt.

La crise actuelle ne surgit pas de nulle part. Les tarifs toujours en vigueur à la frontière américaine pèsent lourdement sur nos exportations et contribuent à maintenir les prix du bois à un niveau insuffisant pour assurer la rentabilité de plusieurs entreprises. Dans une industrie où les marges sont minces et la volatilité élevée, ces droits compensateurs fragilisent des organisations déjà sous pression. Toutefois, la conjoncture internationale, aussi difficile soit-elle, ne peut servir d’unique explication.

Nous avons également manqué une occasion majeure de corriger certaines faiblesses structurelles. La réforme du régime forestier aurait pu constituer un moment charnière pour moderniser l’industrie, simplifier la planification et renforcer l’acceptabilité sociale des interventions en forêt. Or, elle s’est plutôt traduite par de la division et de l’incertitude. Plus préoccupant encore, elle ouvrait la porte à un recul des normes environnementales et à une diminution de l’implication des communautés locales dans la planification forestière. Dans un contexte de changements climatiques et de pressions accrues sur les écosystèmes, ce n’est pas la direction à prendre.

Si nous voulons que nos régions forestières prospèrent durablement, le Québec doit se doter d’une véritable politique forestière industrielle. Celle-ci devrait accroître la productivité des zones clairement dédiées aux activités forestières, tout en assurant une protection rigoureuse des milieux naturels sensibles et en maintenant l’accès au territoire pour les autres usages : villégiature, récréotourisme et activités traditionnelles. Elle doit aussi miser sur la modernisation des usines et sur le développement des filières de deuxième et de troisième transformation, afin d’augmenter la valeur créée à partir de chaque mètre cube récolté. Les pays scandinaves démontrent qu’il est possible de conjuguer intensification durable, innovation technologique et standards environnementaux élevés. Nous aurions avantage à nous inspirer de ces approches.

Enfin, la transition doit être juste. Les communautés forestières ne peuvent être laissées à elles-mêmes pendant que le marché se transforme. Accélérer la diversification économique, soutenir l’entrepreneuriat local et investir dans la formation constituent des priorités incontournables. Si les gouvernements du Québec et du Canada consacraient à la forêt ne serait-ce qu’une fraction des efforts financiers investis dans l’industrie automobile ou la filière batterie, nos régions disposeraient de leviers beaucoup plus solides pour affronter l’avenir.

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