La 15e édition de la « Super soirée de chasse de Rivière-Éternité » s’est déroulée samedi le 25 octobre au centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité, sous la présidence d’honneur de Monsieur Rémi Aubin.
La réussite de cet événement est dédiée au comité organisateur qui a su placer toute son énergie afin de voir au bon déroulement de cette activité. Nous profitons de cette occasion pour remercier toutes les personnes bénévoles et les précieux commanditaires qui ont participé au succès de cet événement. De nombreux chasseurs étaient au rendez-vous afin de raconter leur «histoire de chasse». Cette soirée s’est terminée sous le signe du plaisir, de la danse et du divertissement pour tous. Merci de votre participation et on se dit à l’an prochain pour la 16e édition.
Ça bouge au centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité!
Le local de conditionnement physique a repris ses opérations depuis le 17 novembre dernier. Le centre est ouvert tous les lundis et mercredis soir de 18h00 à 19h30 pour accueillir les gens qui suivent un programme d’entraînement.
Plusieurs équipements sont disponibles et ce, pour le minime coût de 2$ par visite. Si vous êtes intéressé à détenir un programme d’entraînement, n’hésitez pas à communiquer avec un membre du comité. Pour information, vous pouvez contacter Hélène Pelletier au (418) 272-2218, Lise Pelletier (418) 272-1456 ou Suzanne Bergeron (418) 272-1814.
De plus, des cours de mini-cheer débuteront au mois de janvier. Le mini-cheer est un cours de cheerleading qui s’adresse aux jeunes de 3e à la 6e année du milieu scolaire. La traduction littérale du mot anglais cheerleading est meneur (se) d’encouragement. Cette discipline s’adresse autant aux garçons qu’aux filles qui pratiquent ou aimeraient pratiquer des techniques de danse et synchronisation de mouvements, ainsi que des acrobaties et des voltiges.
Ce sont des adolescentes du secondaire qui font partie de l’équipe du cheerleading qui transfèreront leurs connaissances dans cette discipline. Le coût est de 20$ pour la session qui se déroulera les mercredis de 18h00 à 19h00. Bienvenue à tous! Pour inscription, Laurianne Gagné (418) 272-1412 ou Émy-Ève Pelletier (418) 272-1796.
Enfin, le Zumba est un programme d’entraînement physique combinant des éléments d’aérobic et de la danse. Une nouvelle session sera proposée du 14 janvier au 1er avril 2015. C’est Mathieu Bergeron, passionné de ce sport, qui encadrera l’exercice physique, avec plaisir et rire garantis. Cette activité se déroulera les mercredis soirs de 19h30 à 20h30 pour un coût de 80$ pour 12 cours. Alors venez vous divertir! Les inscriptions se feront le soir même du premier cours.
La MRC du Fjord-du-Saguenay a tenu la troisième édition des Prix du patrimoine, le Fjordsaguenayen. Cette reconnaissance souligne les interventions remarquables faites dans le domaine du patrimoine bâti et paysager sur le territoire. Pour l’occasion, la MRC avait convié les lauréats au centre récréatif de Bégin.
Cette année, douze candidatures ont été déposées. Sur ce nombre, cinq prix ont été décernés à des propriétaires et à des municipalités qui ont accompli des efforts de conservation, de protection, de valorisation et de restauration sur leur propriété. Les gagnants se sont vus décerner une plaque murale, un abonnement d’un an à la revue Continuité et le livre Espace d’inspiration du paysage bâti et paysager de la MRC du Fjord-du-Saguenay.
La municipalité de Saint-Félix-d’Otis s’est distinguée en récoltant deux prix lors de cette soirée. Le premier, dans la catégorie paysage, a été attribué au Site de la Nouvelle-France. On a voulu ici souligner le travail de reconstitution historique réalisé dans un souci d’authenticité afin de préserver la beauté de ce site et permettre son intégration au décor naturel du fjord.
Le second, dans la catégorie coup de cœur du public, a voulu honorer l’Église de Saint-Félix-d’Otis pour la mise en valeur du patrimoine religieux et l’intégration harmonieuse du bâtiment restauré au parc adjacent. Projet novateur et original qui a permis la sauvegarde du bâtiment en le transformant en lieu d’interprétation du patrimoine.
Dès maintenant, les municipalités et les citoyens du territoire de la MRC peuvent soumettre leurs candidatures pour la prochaine édition des prix du patrimoine. Pour toutes questions composez le 418 673-1705, poste 1205.
Pierre Deslauriers, maire et Linda Tremblay, responsable du comité eco-énergétique, nous montrent un exemple de luminaire LED qui seront en fonction dans la municipalité d’ici quelques mois.
D’après Pierre Deslauriers, maire de Saint-Félix-d’Otis, le virage que prendra la municipalité en installant un nouveau type d’éclairage au LED, en est un réfléchi et analysé en vue d’augmenter la sécurité des citoyens et l’économie d’énergie.
L’analyse des résultats, c’est en six ans que la reconversion au LED de tous les nouveaux et anciens luminaires de la municipalité sera payée. De plus, les années subséquentes verront les factures d’Hydro-Québec et les frais d’entretien diminuer de moitié. Chiffres à l’appui, ce qui coûtait 12 300 $ d’électricité et d’entretien pour une année, se paiera désormais 5 600 $.
Pour l’année 2014-2015, une vingtaine de nouveaux luminaires seront donc installés dans des endroits stratégiques et une quarantaine des lampes déjà en place fonctionneront désormais au LED. D’ailleurs, ces modifications vont se poursuivre l’an prochain avec la conversion d’une trentaine d’autres luminaires et l’installation de vingt additionnels.
Pour Pierre Deslauriers, la sécurité du public étant une priorité, ces changements démontrent bien l’engagement de tous les membres de son Conseil à faire de Saint-Félix-d’Otis une municipalité sécuritaire et avenante à la nuit tombée.
La technologie LED pour l’éclairage urbain assure l’efficacité énergétique de bien des infrastructures déjà existantes. Plusieurs municipalités ont amorcé le mouvement vers le LED pour l’éclairage de rues et les spécialistes prévoient qu’à long terme plusieurs autres feront de même. Cette transformation est d’ailleurs subventionnée par Hydro-Québec qui voit dans cette reconversion un moyen efficace de dégager des kilowatt/heure pour d’autres usages.
« Cet investissement sera certainement très positif pour les prochaines années. Nous poursuivrons le travail avec le comité éco-énergétique afin que notre municipalité soit dotée de tout ce qu’il lui faut en terme d’économie d’énergie et de sécurité » termine Pierre Deslauriers.
Des membres du comité organisateur en compagnie de la directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et présidente provinciale d'École en réseau Christine Tremblay (à gauche). De gauche à droite, Line Fortin, Gilles Routhier, Sandra Noël et Solange Racine, directrice École en réseau. (Photo : TC Media-Danny Desbiens, Courrier du Fjord)
Félicitations au comité organisateur du colloque Session de transfert – École en réseau qui a organisé de main de maître l’évènement qui a eu lieu les 2 et 3 octobre derniers à l’école Fréchette de L’Anse-Saint-Jean, sous le thème « Une session haute en couleurs ! »
Plus de 200 personnes, provenant de 20 commissions scolaires du Québec, ont pris part à cette rencontre annuelle et ont pu ainsi discuter de stratégies gagnantes pour enrichir les activités et les interactions entre les élèves des classes branchées – École en réseau au Québec.
« Au cours de ces deux journées riches en ateliers (plus d’une trentaine d’ateliers), en conférences et en échanges, les enseignants présents, professionnels de l’éducation et directions d’établissements, ont eu l’occasion d’approfondir leurs connaissances et leurs compétences à tous les niveaux.
Des intentions pédagogiques qui ont permis de soutenir le développement professionnel des participants de l’École en réseau, de mobiliser les connaissances développées et enfin, de poursuivre le travail amorcé depuis douze ans, c’est-à-dire la co-élaboration de connaissances par l’amélioration du savoir collectif et de la mise en réseau.
On peut dire que les participants en ont eu plein la vue en découvrant le spectacle offert par le magnifique fjord du Saguenay et les couleurs pour le moins éclatantes en cette période de l’année ! Cependant, ce bel événement n’aurait pu être possible sans le dynamisme et la collaboration du comité organisateur, d’École-Communauté, des municipalités, ainsi que des partenaires du milieu.
C’est un merveilleux travail d’équipe qui a permis une belle visibilité pour notre secteur, le Bas-Saguenay. La présentation de kiosques d’exposition animés lors des pauses-santé sur nos projets novateurs, la visite guidée de L’Anse-Saint-Jean, les prises de photos au quai de Petit-Saguenay, les dégustations du terroir, les kiosques des artistes du milieu font partie de quelques exemples qui ont permis de faire valoir nos couleurs locales. Le sondage d’appréciation de l’activité nous a révélé que l’accueil chaleureux par les gens du milieu fut un des points forts de l’événement…
Bravo aux membres du comité organisateur et à toutes les personnes qui ont contribué au succès de cet évènement provincial.
Enfiler son chandail de laine préféré, mettre une petite tuque pas trop chaude mais juste assez pour compenser le bout du nez frais, chausser ses veilles bottines et sortir à l’aube pour respirer la pureté de l’automne. Marcher dans un état de paix, profitant de la fin de la frénésie estivale, un peu comme si l’on venait d’arrêter un bruit de fond qui bourdonnait depuis deux mois.
L’automne ce n’est pas qu’une saison, c’est une émotion. D’ailleurs, chez nos frères autochtones, ce temps de l’année est souvent relié à l’élément eau, symbole des émotions. C’est aussi la saison de l’ouest, direction du soleil couchant. En ces temps frais, il y a plein d’éléments qui nous chauffent le cœur : la chlorophylle qui entre en dormance au profit d’autres pigments jusqu’alors invisibles, le parfum sucré des aiguilles de sapin roussies, l’abondance des fruits de la terre (jardin, pommes, champignons…) Mais il y a un son qui me touche particulièrement en cette époque : le chant des oies migratrices.
En effet, je préfère cent fois apprendre par les outardes que l’automne commence, plutôt que par le calendrier. Pour elles, ici, ce n’est en général qu’un simple « rest area ». Elles prennent une pause et mangent un peu de graines et de racines de plantes principalement aquatiques. C’est pourquoi on les voit surtout dans les battures, le long du Saguenay. Bien sûr, depuis l’avènement de l’agriculture, son garde manger s’est grandement élargi.
Crédit photo : Cécile Hauchecorne
Quelle puissance accompagne ces grands V chantant qui traversent notre territoire. Cette position de vol a de multiples avantages (l’armée s’en est d’ailleurs inspirée). D’abord, cette formation crée un vortex dans lequel il devient beaucoup moins énergivore de voler. On se laisse porter, un peu comme quand on tourne en rond à plusieurs dans une piscine. Deuxièmement, on peut facilement relayer le premier, comme on le fait en raquettes, dans la neige épaisse. Enfin, c’est une position qui optimise la communication et la direction.
Et d’ailleurs, comment s’orientent-t-elles? Probablement de diverses façons. Les astres, la lumière, les cours d’eau, et même une sensibilité au champ magnétique de la terre… Et oui, elles possèdent un genre de boussole intégrée. Il ne serait pas surprenant que la mémoire des vieilles oies ait également une grande utilité dans ces voyages. Un peu comme l’importance, pour un peuple nomade, d’avoir à ses côté un aîné qui connaît les rivières comme le fond de sa poche. En parlant de peuple nomade, il est intéressant de noter qu’avant l’acquisition d’armes à feu, la chasse à l’oie se faisait aux filets. Tant qu’à eux, les peuples du nord ont su profiter de la période de nidification, qui a lieu dans leur contrée, pour se faire quelques festins de gros œufs d’oies.
Que ce soit pour chasser, manger, observer ou seulement pour écouter, le passage de ces vigoureux voyageurs ne laisse personne indifférent!
L’automne est arrivé et avec lui le temps de la chasse, des récoltes et des conserves. Ces activités ancestrales nous rapprochent de la nature qui nous entoure, le temps d’un dernier au revoir avant les neiges.
C’est bien connu, l’industrialisation de la production et de la transformation alimentaire a grandement éloigné le consommateur du contact avec les aliments qu’il consomme. Les scandales sur le traitement des animaux dans certains élevages et les problèmes de pollution des cours d’eau par les activités agricoles sont souvent bien loin lorsque le consommateur se retrouve dans les rayons de l’épicerie.
La mondialisation a, de surcroit, élargi considérablement l’offre de produits que l’on retrouve désormais en épicerie. Tout le monde a ainsi la possibilité de manger thaïlandais un jour, mexicain le lendemain et traditionnel québécois le surlendemain. Mais on constate plutôt la tendance inverse, c’est-à-dire que les savoirs culinaires se perdent à la faveur des plats surgelés, du prêt-à-manger et de la restauration rapide.
On ne mange certainement plus de la même manière qu’au début du siècle dernier ! Si les problèmes de sous-alimentation sont aujourd’hui plutôt rares, l’obésité, elle, croit en flèche, ainsi que tous les problèmes de santé qui en découlent. On affirme même qu’aujourd’hui, à l’échelle mondiale, l’obésité tue trois fois plus de gens que la malnutrition !
Nous avons la chance en milieu rural d’avoir accès à de vastes territoires pour pratiquer la chasse et la cueillette. Nous avons pour la plupart également accès à suffisamment de terrain pour cultiver un potager ou pour planter des arbres fruitiers. Il est donc possible pour nos familles d’avoir une certaine autonomie alimentaire, de s’assurer de consommer des aliments de qualité et d’adopter de meilleures habitudes alimentaires.
De plus, plusieurs entreprises du Bas-Saguenay continuent de cultiver la terre que les premiers colons ont défriché pour nourrir leurs familles. S’il n’est pas possible pour certaines fermes de vendre directement au consommateur, plusieurs entreprises agroalimentaires de spécialités mettent en marché leurs produits à la ferme, en boutique ou en épicerie : pleurotes, cerfs rouges, légumes biologiques, bleuets, sirop d’érable, chocolat, boulangerie, sans compter les restaurateurs qui font des efforts importants pour mettre ces produits à leur carte.
La chasse, la cueillette, le jardinage et, de manière générale, l’achat local comptent parmi les meilleurs outils pour faire face aux défis agroalimentaires de notre époque en matière d’environnement, d’éthique et de santé. Ce sont aussi autant d’occasions d’entrer en contact avec la nature, avec nos familles et de prendre un peu de temps à l’écart du tourbillon de stress de nos sociétés modernes.
D’après une étude publiée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), si chacun de nous achetait 30 $ de plus de produits québécois chaque année, nous injecterions au final, en 5 ans, un milliard de dollars supplémentaires dans l’économie locale. De plus, quand on apprend que les aliments de nos épiceries ont parcouru en moyenne 2500 km avant d’être mis en vente, voilà bien quelques chiffres qui donnent matière à réflexion.
Mais qu’en est-il de la réalité au Bas-Saguenay ? Est-il possible de relever ce défi du manger local ? Sommes-nous prêts à changer nos modes de consommation ? Enfin avons-nous vraiment besoin d’un kiwi au petit déjeuner ? Pour tenter de répondre à ces questions, d’en comprendre un peu plus les enjeux, nous sommes allés rencontrer des personnes de la région qui, de par leur travail ou dans leurs loisirs, s’évertuent à développer ou à consommer des produits locaux. Ils nous partageront leurs impressions, leurs recettes et leurs nombreuses idées.
Pour André Gagné, l’un des fondateurs du Concours de panaches de Rivière-Éternité, la chasse c’est quasiment l’histoire de sa vie. Dès l’âge de 9 ans, avec son jumeau André-Anne, il partait au collet dans les bois, tous les soirs après l’école. « Mon père venait de décéder, les plus vieux travaillaient en forêt, et nous on avait un devoir, un beau devoir, celui de nourrir notre famille de 19 enfants. Le vendredi, on ne mangeait pas de viande alors on pêchait de la truite de ruisseau, on ramassait de l’anguille. C’était une obligation mais on était drôlement fier.»
Celui qui passait ses vacances d’été à faire des cueillettes de petits fruits a pris conscience très jeune qu’il vivait au milieu d’un fabuleux garde-manger. Et d’ailleurs, il n’est pas question d’épuiser la ressource. En trente années de chasse à l’orignal avec ses cinq frères dans le secteur du Lac à la Truite, ils n’ont tué que deux femelles.
« La chasse à l’orignal, c’est une chasse qui se prépare. Depuis le printemps, on aménage nos sentiers, on débroussaille des endroits où l’orignal viendra se nourrir de jeunes pousses de cerisiers pour que la viande goûte bon. Alors quand tu tues ta bête, c’est un peu comme si tu gagnais la coupe Stanley et ce n’est vraiment pas facile de laisser partir les femelles, mais on le fait pour nos enfants et nos petits-enfants. Pis de toute façon, quand y’a une femelle, y’a au moins 3 à 4 mâles en arrière ! » conclut André Gagné en me présentant fièrement son jardin. Tout pour faire un bon ragoût !
Gilles Arseneault nous présente fièrement ce magnifique légume, le chou romanesco.
Les Jardins de la Montagne, ferme de légumes biologiques établie à Petit-Saguenay depuis 1999, cultivent des produits d’ici et de qualité, permettant aux gens de se nourrir correctement tout en respectant l’environnement. Avec son programme d’agriculture soutenue par la communauté (ASC), la ferme distribue ainsi une centaine de paniers hebdomadairement, pendant 15 à 16 semaines.
Le concept de l’ASC consiste à demander au consommateur de payer les paniers de légumes à l’avance. En échange, les fermiers de famille s’engagent à offrir aux abonnés des produits de qualité, en diversité et en quantité satisfaisantes et ce dans le plus grand respect de l’environnement. La formule permet de soutenir les fermes locales en garantissant un revenu et en facilitant grandement la mise en marché.
« Notre ferme fait travailler cinq personnes alors quand on achète local, on permet également à quelqu’un d’ici de garder son emploi.» précise Gilles Arsenault, propriétaire avec Anne Gaudreault des Jardins de la Montagne. À Petit-Saguenay, c’est ainsi une soixantaine de légumes qui sont cultivés et un kiosque de vente est ouvert tous les jours durant la saison.
«Avec ce principe d’agriculture soutenue par la communauté, on ne vend pas seulement des légumes, on publie une info lettre chaque semaine, on éduque d’une certaine manière nos clients, on crée une relation avec eux.» conclut celui qui se définit comme un fermier de famille.
Guylaine Boudreault et Roberto Gagné, 2 des 4 propriétaires de l’épicerie Amyro.
Co-propriétaires de l’épicerie Amyro depuis maintenant trente ans, Guylaine Boudreault et Roberto Gagné ont toujours eu à cœur la distribution de produits locaux. Ils remarquent d’ailleurs que de plus en plus de gens recherchent ce style de produit. «On offre des produits de L’Anse-Saint-Jean et de Petit-Saguenay, de la viande de cerfs, des légumes et des fruits, des champignons et des jeunes pousses. » explique Guylaine.
Avant, l’épicerie ne pouvait même pas se fournir en bleuets du Lac. Tout partait à l’exportation. Mais maintenant, Guylaine voit bien que la tendance vers l’achat local prend de l’ampleur. «Les clients en redemandent, et nous, on a ainsi accès à un produit de qualité qui fait du bien à l’économie de la paroisse.» Lorsque la petite entreprise de germination La Belle Verte s’apprêtait à déménager en Estrie, c’est Guylaine qui a appelé les sœurs Sherley et Myriam Boudreault des Champignons du Fjord, pour leur proposer de continuer. «On avait créé un besoin, on ne pouvait pas laisser tomber ainsi la clientèle !»
«Les produits locaux, c’est vraiment un bel atout dans notre épicerie et nous, on en veut toujours plus. Y’a pas plus frais que ces légumes là. Le matin, ils étaient encore sur leurs plants et l’après-midi on les vend !» conclut Roberto.
Des racines de bardane, de l’arroche, des fines herbes et des pieds bleus seront au menu.
C’est par un beau dimanche matin que je suis allée rencontrer Jean-François Gravel et Marie-Hélène Belzile, ces deux charmants cueilleurs des bois. Au menu, des produits tout fraîchement récoltés. Une omelette composée de racines de bardane frites à la poêle (on les récolte à l’automne sur les plants de première année, quand ils ne font pas encore de tocs), de l’arroche ou épinard de mer et des pieds bleus (petits champignons sauvages), le tout aromatisé d’herbes du jardin.
«Aller cueillir dans le bois, il faut que cela soit fait avec plaisir sinon, c’est juste du trouble, t’es à genou au soleil pendant des heures. Finalement, c’est une pratique ancestrale et ça nous relie à quelque chose de très fort. Tous ceux qui ont déjà cueilli le savent, souvent on n’est plus capable de s’arrêter … c’est plus fort que nous.» explique Jean-François avec un petit sourire en coin.
« Y’a la fierté aussi. Et puis, aller cueillir son déjeuner ça nourrit autrement, en fait, ça te nourrit deux fois, quand tu pars à la cueillette et après quand tu le manges.» partage Marie-Hélène.
Iris Paquette-Perreault et Michaël Marcotte, les jeunes propriétaires de la place.
Nouvellement ouvert à Saint-Félix-d’Otis, sur l’ancien chemin, le petit café bistro Le Perchoir essaye d’inscrire un maximum de produits locaux à sa carte. Iris Paquette-Perreault et Michaël Marcotte, les jeunes propriétaires de la place, ont même cultivé un jardin tout au long de la saison. «C’est avant tout pour la fraîcheur et le goût que l’on utilise des légumes de notre jardin. On s’est acheté une serre pour l’année prochaine, pour les tomates, les concombres et les piments. Notre objectif, c’est de devenir autosuffisants. Pour notre première année, on a utilisé 20 à 25 % de nos légumes et l’année prochaine, avec la serre, on voudrait atteindre 45 %.» précise Michaël qui a déjà travaillé en agriculture.
La nourriture locale fait donc partie intégrante du projet, il correspond à une philosophie que ses deux promoteurs ont à cœur. Mais la réalité a un autre goût et utiliser uniquement des légumes de saison deviendrait vite un casse-tête dans lequel Iris et Michaël ne veulent pas s’embarquer. « Manger local, c’est un beau défi, car ici à Saint-Félix-d’Otis, il n’y a pas de producteurs, mais graduellement, on va continuer sur cette voie.» conclut Iris.
Ce tour d’horizon des pionniers du manger local, n’est pas exhaustif, bien heureusement. Mais comme le concluent si justement Iris et Michaël, il y a au Bas-Saguenay encore bien de la place pour de nouveaux projets du genre. Et à en croire Guylaine et Roberto, la demande est en hausse constante ! Notre santé, la planète au complet et même notre porte-monnaie ne pourraient alors que s’en porter mieux.
Recette autochtone pour le foie d’orignal.
«Ton foie, tu le déposes pendant toute une journée sur des branches de cerisier d’un pouce de large que tu auras auparavant entaillé sur tout le long avec une petite hache. Le foie, c’est un organe qui absorbe, alors il ramasse tout le sucre du bois, de la sève, et son goût devient délicieusement fruité. À la fin de la journée, tu mets deux ou trois morceaux de bacon dans le fond de ta poêle, puis tu déposes ton foie là-dessus. Tu dégustes, un vrai nectar.» André Gagné
Un petit ruisselet serpente le territoire à la recherche d’une pente presque nulle. Un visionnaire passant par là y voit un paradis pour sa demeure. Ainsi se lance-t-il dans la conception d’une véritable cathédrale aquatique. Ce faisant, il se sert de tous ses sens et tous ses membres pour y arriver : pattes palmées, griffes servant de crochets pour tirer le bois et pour creuser, une large queue en pagaie avec laquelle il communique, de grandes dents pour mieux gruger,… et un sixième sens lui permettant de ressentir l’écoulement de l’eau.
Cet animal, qui a probablement inspiré les premières nations dans la création du magnifique canot d’écorce (un conte à ce sujet en témoigne), a frôlé la liste des espèces disparues au siècle dernier. Heureusement, on a mis une pause de piégeage et notre frère, le castor, a repris ses fonctions dans l’écosystème de nos contrées.
Partout autour de nous vit cet être qui a donné sa peau pendant plus de deux siècles au profit de notre patrie. Sur une pièce de monnaie, nous l’avons imprimé afin de le remercier! Sans ce dernier, les premiers humains de ce territoire n’auraient pu vivre aussi gras. En effet, ce maître de l’eau fait naître des milieux humides qui deviennent de véritables garde-manger.
Des plantes nourrissantes telles les lentilles d’eau, le nénuphar, la sagittaire, la quenouille, diverses graminées,… attirent une masse animale incroyable : insectes, amphibiens, poissons, oiseaux, mammifères, dont le roi orignal. Même lorsqu’il abandonne ses barrages, le castor laisse derrière lui un terreau des plus riches qui soit, dû à toute cette masse vivante qui profita de son génie! Nous sûmes également profiter de ses ressources physionomiques; chair généreuse, fourrure chaleureuse, glandes (tondreux) thérapeutiques, queue à affûter, dents à sculpter (couteau croche ancestrale).
C’est une bête facile et fascinante à observer. Les canaux qu’il creuse pour transporter le bois, ses radeaux de branches fraîches comme garde-manger hivernal, l’ingéniosité de sa hutte et de ses barrages n’en sont que quelques exemples. L’aube et le crépuscule inspirent ce bricoleur à sortir, si vous voulez le voir à l’œuvre.
Et quand nous vivons quelques désagréments dus à ses barrages, rappelons-nous les milliers de kilomètres carrés que nos projets hydroélectriques inondent, sans donner d’aussi bons résultats que les étangs des castors comme enrichissement des milieux.
Le lynx du Canada, aussi appelé loup cervier, vit au nord du Canada. Le pelage de ce félin varie selon les saisons. En été, son pelage est court et brunâtre tandis qu’en hiver, il devient gris et épais pour lui permettre de résister aux grands froids. Une pointe de poils noirs décore ses oreilles.
Carnivore de nature, le lynx est muni de crocs et de griffes acérés, d’une ouïe plus qu’excellente ainsi que d’une vue extrêmement perçante, très utile la nuit. Par contre, son odorat médiocre et le fait qu’il n’est pas très bon sprinteur, le force à se camoufler pour attendre ses proies. Elles sont principalement composées de lièvres d`Amérique mais aussi de perdrix, parfois de renards, de souris et d’autres rongeurs vivant au nord du Canada.
Pour compléter son portrait physique, il faut savoir qu’il a une queue courte avec le bout des poils noirs, de grosses pattes dont les plantes sont recouvertes de poils raides qui lui servent de raquettes dans la neige. D’une longueur de 70 à 110 cm, un lynx adulte pèse de 6,5 à 12 kg pour les mâles et de 5 à 12 kg pour les femelles. À la naissance, ce félin ne pèse en moyenne que 200 g.
Le loup cervier habite les forêts de conifères, les sous-bois denses avec de la broussaille et des espaces marécageux, bref, tout endroit propice au camouflage et c’est pourquoi, nous en retrouvons ici. Son territoire a une superficie de 15 à 45 km2. Le lynx est éveillé principalement la nuit, méfiant et moins féroce que son proche cousin du sud, le lynx roux.
Mais quand ce félin est de mauvaise humeur, il crache et gronde et, pour communiquer, il miaule. Il peut faire des bonds atteignant plus de sept mètres. Bon grimpeur, il est aussi capable de nager s’il en a besoin. Ses ennemis sont principalement l’humain, le loup et le cougar. La période des amours est en mars et avril. En mai-juin, la femelle donne naissance à 3 ou 4 petits qu’elle élèvera seule. Vers le douzième jour, les chatons ouvrent les yeux et sont sevrés après trois mois. Le lynx du Canada a une espérance de vie de 10 ans à l’état sauvage et de 15 à 20 ans en captivité.
Elle peut nous ensevelir comme elle peut nous surélever. Elle peut nous encabaner, comme elle peut nous permettre d’explorer. Elle peut aussi ralentir nos déplacements mais peut les accélérer grandement. Elle nous refroidit au toucher, les Inuits s’en servent pourtant pour se garder au chaud. Elle encombre souvent nos chemins mais elle nous permet d’en créer des nouveaux. Elle permet aux proies de se cacher, comme elle permet aux prédateurs de les pister. Enfin, si elle en fait rager plus d’un, elle émerveille ceux et celles qui savent en profiter.
Scientifiquement parlant, la neige est la forme cristallisée de la vapeur d’eau précipitée. Grande phrase pour dire : de la pluie qui se change en flocons parce qu’il fait «frette». On entend souvent que l’eau a permis à la vie de naître. Elle lui a probablement aussi permis de survivre à travers les changements climatiques de la terre. Lorsqu’on la compare aux autres éléments, l’eau varie très peu en température. C’est un accumulateur d’énergie très efficace. Ceux qui chauffent leur maison à l’eau le savent bien. En plus, contrairement aux autres matières en ce monde, l’eau est plus légère à l’état solide que liquide, ce qui permet à la glace de flotter sur les eaux. Ajoutons à cela la grosse mousse blanche isolante qui vient couvrir les sols et les glaces; voilà qui aide la vie à se débrouiller dans un climat comme le nôtre.
Ah! La neige, cette belle robe blanche qui peut être si menaçante et si douce à la fois. Elle a toujours fait partie intégrante des cultures nordiques comme la nôtre. Certaines lui ont attribué plusieurs noms suivant sa texture ou son utilité. Chez les québécois entre autres, on peut entendre : de la neige fondante, ventée, poudreuse, compacte, gros sel, croutée….ou à bonhomme. La préférée des enfants est sans doute celle qui fait fermer les écoles. Certains de nos grands-parents en conservaient dans leur caveau pour qu’il reste frais durant tout l’été. La neige est aussi le nid où prend naissance un aliment très prisé : la tire d’érable. Mais qu’est ce qui nous a sûrement le plus inspiré chez la neige et la glace ? N’est-ce pas leur merveilleux potentiel de glisse ?
Que l’on soit bûcheron ou sportif, pêcheur ou artiste, le dieu des flocons installera sa loi, qu’on le veuille ou non. Il n’en tient qu’à toi de t’adapter ou pas. Sur ces mots, je quitte l’ordinateur pour aller jouer dehors.