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Objectifs et priorités 2025-2029 pour L’Anse-Saint-Jean

Le nouveau conseil est composé de Jean-Daniel Jacques, Yvan Côté, Alain Simard, André Simard, Éric Thibeault, Daniel Corbeil et Claude Bouchard.

Bonjour citoyens et citoyennes de L’Anse-Saint-Jean,

Il me fait plaisir de vous présenter votre nouveau conseil de ville. Celui-ci se veut un rassemblement de conseillers d’expérience et de recrues qui ont à cœur le développement et l’avancement de votre municipalité.

Dans un objectif de saine gouvernance et de transparence, votre conseil de ville a comme objectifs dans le prochain mandat de finaliser le dossier de transfert du Mont Edouard et de continuer le développement du secteur.

Le réaménagement et le développement de la promenade du littoral entre le camping et le quai prendra également beaucoup de planification, d’énergie, de temps et d’investissement.

Une autre partie de notre effort sera consacrée au développement communautaire, soit le logement abordable, les services de proximité et les édifices municipaux.

Afin de réaliser ces priorités et les nombreuses missions municipales votre conseil travaillera par comité soit :

  • Administration, finance et ressources humaines.
  • Urbanisme, aménagement et infrastructure.
  • Voirie, hygiène du milieu et sécurité publique.
  • Loisirs et culture.
  • Développement économique et projet spéciaux.

Renouveau au conseil municipal de Petit-Saguenay

Une photo des nouveaux conseillers de Petit-Saguenay.
Le nouveau conseil de Petit-Saguenay est composé de Mario Grégoire, Guy Houde, Philôme La France, Claude Bigras, Myriam Boudreault, Andrée-Anne Brillant et Léa Tremblay.

Le nouveau conseil municipal de Petit-Saguenay s’est officiellement mis au travail dans les dernières semaines après des élections marquées par un important renouvellement de ses membres. Cinq nouveaux élus font ainsi leur entrée autour de la table.

Parmi eux, Guy Houde effectue un retour après avoir siégé de 2009 à 2017. Agriculteur connu pour son franc-parler, il retrouve un milieu qu’il connaît bien. Seront également de la partie Andrée-Anne Brillant, travailleuse en promotion de la santé mentale, nouvellement établie dans le village et déjà impliquée au club de ski de fond, ainsi que Claude Bigras, chauffeur pour le Transport adapté et engagé auprès des Chevaliers de Colomb.

S’ajoutent Myriam Boudreault, figure de l’entrepreneuriat local et récemment touchée par un licenciement collectif à la Scierie Petit-Saguenay où elle œuvrait à l’administration, ainsi que Mario Grégoire, arrivé depuis peu et déjà bien impliqué comme bénévole. Après une carrière en soins infirmiers, ce dernier travaille comme homme à tout faire dans diverses organisations. À leurs côtés, la conseillère Léa Tremblay, qui est éducatrice à l’École du Vallon, entame un second mandat. Le maire Philôme La France a pour sa part été reconduit dans ses fonctions pour un troisième mandat.

Équilibrée au niveau de l’âge, du genre et des origines, la nouvelle équipe reflète l’énergie et la vitalité qui animent Petit-Saguenay. Des orientations pour les prochaines années seront définies lors d’un lac-à-l’épaule prévu en décembre.

Des équipements de plein air hivernal en location à Petit-Saguenay

Des équipements pour s'amuser 'hiver dans le bois sont accrochés au mur
Accéder gratuitement à des équipements via une plateforme numérique.

Petit-Saguenay a été sélectionné comme comptoir de prêt d’équipements grâce au programme Circonflexe du Regroupement Loisirs et Sports (RLS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Un choix logique : notre village est l’une des portes d’entrée du territoire pour les visiteurs venant de Charlevoix… et un terrain de jeu idéal pour les amoureux de plein air.

Avec un financement de 23 000 $ sur trois ans, le projet permettra à toute la population du Bas-Saguenay — résidents comme visiteurs — d’accéder gratuitement à des équipements via une plateforme numérique. Les prêts seront répartis dans différents points d’accueil : l’Auberge du Jardin, le bureau d’information touristique et l’aréna.

Trois phases pour un projet structurant

2025 : « L’hiver pour tous »
Dès maintenant, l’Auberge du Jardin offre des équipements simples, polyvalents et parfaits pour explorer nos sentiers : skis hok, raquettes, bâtons télescopiques, trottinettes des neiges et tubes gonflables. Pour les petits comme pour les grands, chacun peut y trouver son compte.

2026 : « Jouer au parc »
Les équipements prévus permettront d’encourager la pratique sportive au cœur du village. Vélos, planches à roulettes et jeux de parc (pétanque, quilles suédoises, badminton, spikeball, volley-ball, disque volant, etc.) permettront à tous de profiter pleinement de la belle saison.

2027 : « Ski de fond »
Un parc complet de skis de fond classiques (skis, bâtons, bottes) sera installé à l’aréna afin de soutenir la fréquentation du tout nouveau Centre de ski de fond La Vallée Blanche, dans le rang Saint-Louis.

Les phases 2026 et 2027 pourront être adaptées selon les besoins et les ressources du milieu.

Les équipements disponibles cet hiver

  • 4 paires de skis hok adulte
  • 2 paires de skis hok enfant
  • 5 paires de raquettes adulte
  • 3 paires de raquettes enfant
  • 14 paires de bâtons ajustables
  • 2 trottinettes des neiges
  • 2 tubes gonflables

Les skis hok vous mèneront dans les sentiers de la Bleuetière ou le sentier de la rivière. Les raquettes vous amèneront vers le Monde Enchanté de mon enfance ou le sentier des Vallées. Les trottinettes des neiges — bien connues des élèves de l’école du Vallon — vous feront filer jusqu’au quai. Et les tubes gonflables sont parfaits pour dévaler la côte derrière l’Auberge avant de se réchauffer autour d’un bon chocolat chaud.

Les emprunts se font pendant les heures d’ouverture de l’Auberge via la plateforme de réservation Circonflexe Il est permis de sortir du territoire avec l’équipement.

En bref : un projet simple, accessible et enthousiasmant pour aller jouer dehors !

Le sous-sol de l’église de Petit-Saguenay : un lieu foisonnant d’activités communautaires

du monde rassemblé dans le centre communautaire de Petit-Saguenay
Une bien belle assemblée dans le sous-sol de l'église à Petit-Saguenay pour l'inauguration de la salle d'entrainement Élias Côté.

En m’installant à Petit-Saguenay, je savais que j’y rencontrerais des gens incroyables, mais je ne savais pas où, ni comment. J’ai rapidement compris que le sous-sol de l’église allait être mon espace de rencontre. D’abord à travers le Cercle des fermières, où on m’a accueillie à bras ouverts.

Cercle des fermières

Avant d’arriver au village, je rêvais de rejoindre le Cercle. J’espérais apprendre de nouvelles techniques d’artisanat et développer des liens avec une autre génération. J’ai été plus que servie! J’ai rencontré un grand nombre de belles personnes avec qui échanger sur nos expériences communes et qui me partagent leurs connaissances sur le tissage. Nous avons également eu la chance d’apprendre de la meilleure tricoteuse du village l’art de concevoir des chaussettes à talon double l’hiver dernier; nous nous retrouvions chaque mercredi avec notre laine et nos aiguilles.

Activité contes pour les plus jeunes de Petit-Saguenay
Des matinées contes émerveillent les jeunes de Petit-Saguenay

Bibliothèque

Ouverte un après-midi et un soir par semaine, la bibliothèque est un lieu paisible où il fait bon se poser. En tant que bénévole et utilisatrice, j’apprécie particulièrement les échanges que j’ai avec les autres utilisateurs·trices sur nos dernières lectures. Prochainement, un plus grand accès sera offert à la population : la municipalité travaille d’arrache-pied pour installer une borne libre-service et un accès à l’église via des puces. Une fois ce système installé, il sera possible d’aller à la bibliothèque autant sur ses plages horaires qu’à l’extérieur de ses heures d’ouverture. Cela sera pratique pour ceux et celles qui aiment y utiliser la table de co-travail ou pour le club de peinture qui s’y retrouve un soir par semaine. Finalement, saviez-vous que l’on peut commander gratuitement des livres en provenance des autres bibliothèques pour avoir accès à une plus grande sélection? Il suffit de faire une demande de prêt entre bibliothèques avec l’aide d’une bénévole ou par soi-même sur le site du Réseau biblio Saguenay—Lac-St-Jean.

des biscuits sur une table de la cuisine collective de Petit-Saguenay
Des groupes se retrouvent pour cuisiner ensemble dans les locaux de la cuisine collective.

Cuisine collective

Installée au sous-sol de l’église depuis un an maintenant, la cuisine collective permet à des groupes d’utiliser l’espace pour cuisiner. Lorsqu’un un projet culinaire se prépare, il suffit de réserver auprès de la Fabrique, moyennant une somme de 35$ pour une demi-journée. Je fais partie d’un groupe qui déménage de l’air : nous cuisinons de temps à autre avec nos tout-petits (0 à 7 ans). On essaie de générer des restes pour simplifier nos soirées de semaine, mais honnêtement, parfois c’est tellement bon que tout part dans les petites et grandes bouches sur l’heure du dîner.

Une femme joue du piano dans les nouevaux locaux de l'école de musique de Petit-Saguenay.
De nouveaux locaux de l’école du musique du Bas-Saguenay sont maintenant ouverts dans le sous-sol de l’église de Petit-Saguenay.

École de musique du Bas-Saguenay

C’est dans le cadre de mon emploi comme coordonnatrice de l’École de musique du Bas-Saguenay que j’ai le bonheur de promouvoir le nouveau local à Petit-Saguenay. Comme la fréquentation de l’église est minime le soir, c’est un lieu parfait pour donner des cours de musique! Depuis l’automne, nous avons trois professeur·es de Petit-Saguenay qui y offrent des cours : Florence Pez et Claude Breton au piano, ainsi que Sébastien Blackburn à la basse et à la batterie. En plus, le local sert aux séances de jam de plusieurs musicien·nes au village. Il est possible pour tout le monde de s’inscrire pour utiliser le local, pour la somme de 100$ par année, ou 30$ par mois.

Salle d’entraînement Élias Côté

Bien que je n’aie pas eu la chance d’essayer la salle d’entraînement Élias Côté, j’ai pu y jeter un œil. Bien garnie de machines et de poids pour travailler notre corps en profondeur, j’ai au moins eu le plaisir de croiser les athlètes lors de mes soirées de tissage. Le sous-sol de l’église est animé comme jamais les soirs de semaine et la fin de semaine! Bravo Léa et Daniel pour cette initiative qui nous permet de prendre un moment d’arrêt pour dépenser de l’énergie et faire travailler nos muscles.

Je ne peux pas terminer cet article sans nommer les autres organismes qui se trouvent au sous-sol : La Fabrique, qui s’occupe de tout; les Chevaliers de Colomb, qui se réunissent une fois par mois; et le salon funéraire, qui est un espace de recueillement pour la communauté lors des décès. Merci à chaque personne qui contribue à faire de cet espace un lieu accueillant, ouvert et accessible à la population de Petit-Saguenay. C’est une richesse d’avoir accès un espace aussi foisonnant dans notre petit village. 

Pour rejoindre le Cercle des fermières

Présentez-vous au local les après-midis de semaine, surtout le mercredi

Coût : 35$ annuellement

Activités : tissage, tricot, cafés-discussion, et plus encore!

Heures d’ouverture de la bibliothèque

Mardi : 13h30 à 15h

Mercredi (à partir de janvier) : 18h à 19h30

Cuisine collective

Pour former un groupe ou obtenir plus d’informations, écrire à Juliette Charpentier à developpement@petit-saguenay.com

École de musique du Bas-Saguenay

Cours de piano, de basse ou de batterie

Réservation pour des pratiques individuelles ou en groupe : 100$ par année ou 30$ par mois

ecoledemusiquedubassaguenay@gmail.com

Salle d’entraînement Élias Côté

Heures d’ouverture : voir leur page Facebook

Adhésion : 30$ mensuelle; 240$ annuelle; ou 50$ pour 10 séances

Marcelle Côté et André Dallaire, une vie d’amour et de paix

Marcelle Côté et André Dallaire se connaissent depuis leur plus tendre enfance.

André Dallaire est né un 5 mai 1942 dans la maison de ses parents sur la rue Dallaire. Son père Almène Dallaire travaillait dans le bois et sa mère Bernadette Houde s’occupait de la maison. Ils étaient tous les deux originaires de L’Anse-Saint-Jean. Pour l’époque c’était une petite famille puisqu’André avait seulement une sœur et trois frères. « Mon père travaillait sur les lots, et après ça il y avait le Syndicat. L’automne il bûchait sur les limites, en dehors de ses terres. Dans ce temps-là, c’était à la sciotte. Moi aussi j’ai connu ça. »

Une famille du Bas-Saguenay dans les années 1940
Almène et Bernadette avec leurs enfants Nicolas, Joseph-Aimé, André et Thérèse.

Sa mère Bernadette avait un beau grand jardin et la famille a eu jusqu’à 10 vaches à lait. « On devait se lever de bonne heure le matin, à 5 heures parce que le lait il fallait qu’il parte à la fromagerie au pont du milieu sur le rang St-Thomas. Y’avait un de nos oncles qui avait un tracteur et qui venait le ramasser tous les matins. » André partait ensuite pour l’école sur le chemin des Côteaux, en face de chez Horace Dallaire. « Quand y’avait une bordée de neige, un marchait une secousse en avant, pis on changeait … comme les oies. J’ai arrêté l’école à 15 ans. »

Marcelle Côté est originaire de Saint-Étienne à Petit-Saguenay. Ses parents, Philippe Côté et Maria Durand ont eu 7 enfants. Marcelle est née le 21 mars 1947 sur la ferme familiale. Elle était la dernière de la famille. Ses parents étaient des cultivateurs. Ils avaient une ferme avec des chevaux, des vaches, des cochons, des moutons et des poules.

Une famille de Petit-Saguenay dans les années 1950.
Philippe et Maria avec leurs enfants Raymond, Rosanne, Céline, Normande et au milieu tout devant la petite Marcelle.

« On descendait chercher les vaches par un petit chemin le soir pour les traire. On faisait ça tous les jours. Les prairies où les vaches restaient, c’était du côté de l’ancien village des Price, celui qui a brûlé en 1900 », se rappelle Marcelle. « On avait tout le temps de quoi s’occuper. Les fins de semaine, c’était cordé d’ouvrage, le bois de poêle, les patates, cercler le jardin. On avait les plus beaux jardins du Bas-Saguenay. »

Marcelle a dû arrêter l’école en 7e année pour prendre soin de sa mère qui était malade du cœur. « Y’avait deux écoles à Saint-Étienne, une à l’Anse au Cheval et une autre pas loin de chez nous. J’y suis allée jusqu’en 6e année et après ça on a déménagé au village de Petit-Saguenay. On restait en face de chez Nick Danis le poste d’essence ! On allait à la messe tous les matins, je revenais déjeuner pis je repartais à l’école à pied. ».

La rencontre dans la cour chez André

André parle de cette rencontre comme de son plus beau souvenir : « Avec Marcelle, on s’est rencontrés ici dans la cour. Elle avait juste 5 ans et moi 10. Son père à Marcelle, il était éleveur de chevaux. Dans ce temps-là, à la place des machines, c’était des chevaux. Quand on changeait de cheval, on redonnait l’ancien avec une trentaine de piastres et on en avait un nouveau. Pis là cette petite fille-là, elle débarque du pick-up. Après ça, moi je l’ai jamais guère oubliée ! On s’est revus elle avait 11 ans et moi 16 ans. On a été une secousse sans se revoir pis un de mes cousins a marié une de ses sœurs, quand Marcelle avait 14 ans, c’est là qu’on a commencé vraiment à se fréquenter. Ça fait ben des années ! »

Le 6 août 1966 Marcelle et André se mariaient dans la nouvelle église de Petit-Saguenay.

Marcelle avait 19 ans quand elle s’est mariée avec André dans la nouvelle église de Petit-Saguenay le 6 août 1966. L’année prochaine ils vont fêter leurs soixante années de mariage … et pas une chicane ! « Si c’était à refaire, je ferais encore le même cheminement », s’exclame Marcelle sans l’ombre d’un doute. « Une fois mariés, on est restés quatre ans vivre avec ses parents. On a eu notre premier enfant dans cette maison. »

Les Dallaire n’étaient pas riches, André emportait sa paye et la donnait à son père mais il y avait toujours une belle ambiance dans la maison. André se rappelle : « Dans ce temps-là ça prenait du temps pour ramasser quelques piastres, on a été chanceux de pouvoir rester chez mon père et ma mère. On habitait là avec deux de mes frères, Pierre-Eugène et Nicolas. »

Au bord du lac Dallaire où les amoureux se balladent souvent.

En 1969, André a bâti la maison où il reste encore avec sa femme. C’est son cousin Eugène Martel qui l’a aidé pour la construction et son père Almène a bûché le bois les samedis et dimanches. Le couple a eu 5 enfants mais en a perdu trois ! « C’est difficile perdre des enfants ! Mais maintenant on a cinq petits-enfants et cinq arrière-petits enfants. On est bien heureux ! »

Pour gagner sa vie, André a été bûcheron, puis contremaitre pour la Donahue. Sur ses lots, il faisait jusqu’à 100 cordes de bois de poêle par année ! « Moi je travaillais pas. André, il me disait reste avec les enfants, je suis capable de nous faire vivre ! On n’a jamais eu de misère, on n’avait pas beaucoup d’argent mais on était bien. Des fois les enfants ils s’ennuyaient de leur père alors je les conduisais jusqu’à Donahue, en haut de Périgny et on allait passer une demi-journée avec André. »

La nuit tombe et je dois rentrer chez nous, même si je pourrais encore et encore écouter les belles histoires de ce couple si inspirant et toujours heureux !

De nouvelles réalisations à Ferland-et-Boilleau

La sécurisation du point de vue du Mont Toby a été réalisée par la Coopérative Roches et Racines.

Nous sommes fiers d’annoncer la réalisation de deux projets majeurs rendus possibles grâce au programme Signature Innovation offert par la MRC du Fjord-du-Saguenay, ici même à Ferland-et-Boilleau.

Amélioration de la patinoire municipale

Dalle de béton pouvan accueillir a nouvelle patinoire

La création d’une dalle de béton permanente pour la patinoire de Ferland-et-Boilleau représente un investissement important pour bonifier notre offre d’activités hivernales. Cette infrastructure stabilise la surface, assure une meilleure qualité de glace et permet une mise en service plus rapide, prolongeant ainsi la saison d’utilisation. Elle permet également d’accueillir une variété d’activités : patinage libre, hockey et des événements spéciaux. Nous sommes conscients que notre patinoire favorise l’adoption de saines habitudes de vie et encourage les familles et amis à bouger ensemble.

Sécurisation du sentier du Mont Toby

Le second projet vise la sécurisation de l’accès au belvédère principal du Mont Toby, dans le réseau de sentiers du Petit lac Ha! Ha!, en collaboration avec la Coopérative Roche et Racine.
Les travaux permettent une fréquentation hivernale plus sûre et plus accessible grâce à l’ajout de mesures de sécurité, à l’entretien hivernal des parcours et à la création d’une carte des sentiers, facilitant l’orientation des randonneurs.
Une toilette sèche est prévue pour le printemps, afin de compléter l’expérience des visiteurs et améliorer le confort sur le site.

Nous invitons toute la population, familles et amis, à venir découvrir ces nouvelles installations et à profiter pleinement de nos sentiers et de notre patinoire cet hiver.

Refuge, un festival de ski et de snow de montagne

Un groupe de skieurs de randonné s'apprête à grimper les Sommets du Fjord
Les Sommets du Fjord accueillent de nombreux adeptes du ski hors piste. Crédits photos : Émile David

Les 13, 14 et 15 mars 2026, la collaboration entre la FQME et l’Auberge du Jardin revient en force, et s’agrandit avec l’appui de la municipalité de Petit-Saguenay et de l’OTJ. Ensemble, ils présentent Refuge, un festival de ski et snow de montagne qui met de l’avant notre territoire, notre communauté et notre passion commune pour les sports de glisse.

Refuge, c’est un événement centré sur le ski et le snow de montagne, pensé pour faire découvrir — ou redécouvrir — le potentiel skiable du Bas-Saguenay. Le festival se déroule directement au cœur du village de Petit-Saguenay, entre les Sommets du Fjord (site FQME), l’Auberge du Jardin et l’aréna Roberto-Lavoie ; un triangle parfait qui permet de vivre une expérience de ski in/ski out unique.

paysage au lever du soleil

La programmation est variée et accessible. Vous pourrez suivre une formation sécurité avalanche (CSA1), participer à des initiations au ski de montagne, prendre part à une course de ski-mo amicale et rencontrer des entreprises du milieu ainsi que des acteurs et partenaires locaux. Le vendredi soir, on démarre le festival avec un vin-fromage à volonté, des projections de films et un DJ pour créer une ambiance rassembleuse.

Le samedi, ceux qui le souhaitent pourront monter tôt pour admirer le lever du soleil au sommet, ou débuter la journée avec un cours de yoga. Les participant·e·s pourront ensuite skier en autonomie et explorer les 13 pistes que les Sommets du Fjord ont à offrir. En soirée, on se retrouve pour un happy hour hivernal, suivi d’un souper collectif à l’aréna, d’un spectacle surprise, de tirages et d’un DJ set endiablé.

Le dimanche, la course de ski-mo et un brunch festif à l’Auberge viendront clôturer le week-end.

Refuge s’inspire des origines du ski de montagne au Canada : une époque où l’on partait en expédition, où l’on découvrait la montagne de façon simple, avec ce mélange de défi, de camaraderie et de débrouillardise. Le festival veut mettre de l’avant cet esprit authentique : profiter de l’hiver, bouger, partager un repas, se réchauffer ensemble, vivre la montagne pour ce qu’elle est vraiment.

Avec son caractère accueillant et ancré dans les traditions, Petit-Saguenay est l’endroit idéal pour faire vivre cette approche. Refuge souhaite faire rayonner la région et rassembler celles et ceux qui aiment la montagne.

Les municipalités du Bas-Saguenay en mode solution

Ferland-et-Boilleau et le projet d’atténuation des risques d’incendies de forêt

En 2023, de nombreux feux de forêt se sont déclarés dans tout le Québec et la région du Bas-Saguenay n’a pas été épargnée. La situation de Ferland-et-Boilleau, avec un territoire composé à 95 % de forêt, a attiré l’attention de la Sécurité civile qui offre à la municipalité de participer au Projet d’atténuation des risques d’incendies de forêt. « Ce projet, débuté en 2024 et financé à 90 % par le gouvernement, s’étend sur quatre années et propose des investissements de 300 000 $ pour réaliser des travaux de prévention aux incendies. On parle donc ici d’une subvention de 268 068 $ que la municipalité complète avec un montant de 31 932 $ », précise Nancy Girard, directrice de la municipalité. « La SOPFEU est venue sillonner le territoire afin d’évaluer les structures prioritaires à protéger pour ensuite nous produire un rapport avec des recommandations que la municipalité pourra suivre grâce à la subvention. »

Voici quelques exemples de mesures proposées :

  • Complètement dégager les arbres autour des deux tours cellulaires de la municipalité afin de ne pas mettre en péril les communications en cas d’incendie.
  • Remplacer des résineux par des feuillus notamment proche des maisons.
  • Adapter le plan d’urgence en cas d’incendies
  • Faire de la prévention et de la sensibilisation auprès des citoyens
  • Identifier des chemins d’accès alternatifs afin de prévoir des sorties d’urgence

« C’est le genre d’initiatives que la municipalité doit mettre en place dans les prochains mois, puisque le tout doit être finalisé avant mars 2027. Au cours des prochaines semaines, la population va être impliquée. On comprend bien que la majorité des mesures à prendre se fera sur des terrains privés, avec l’accord des propriétaires. Il faut donc qu’ils comprennent les raisons de la démarche. Des rencontres d’information seront alors organisées », poursuit Nancy Girard. « On va également faire de la sensibilisation, car on ne pourra pas aller dégager le tour de toutes nos maisons. La collaboration des citoyens est ici essentielle. Le but est de nous rendre plus résilients, et c’est là le lien avec les changements climatiques. Avec l’automne sec que l’on vient de vivre, les risques d’incendies sont plus présents. Il faut nous protéger, nous on est au milieu du bois ! En plus, on est éparpillé un peu partout sur notre immense territoire. »

Pour l’instant la municipalité de Ferland-et-Boilleau a uniquement annoncé à ses citoyens l’obtention de la subvention de 300 000 $, mais attendait l’arrivée du rapport de SOPFEU, qui vient tout juste de lui être remis, pour entamer les démarches auprès de sa population.

Rivière-Éternité et son plan de mesures d’urgence (PMU)

La route 170 coupée à hauteur de Rivière-Éternité lors du glissement de terrain de juillet 2023.

La municipalité de Rivière-Éternité a connu dans les dernières années trois épisodes majeurs liés aux changements climatiques. Un premier lié au vent et aux grands froids occasionnant une panne de courant de cinq jours fin décembre 2022, en pleine période des fêtes. Au début de l’été 2023, des feux de forêt ont provoqué l’évacuation de certaines habitations puis s’en sont suivies en juillet de la même année des pluies torrentielles provoquant d’énormes glissements de terrain dans différents endroits de la municipalité.

« On a mis en place un Plan de Mesures d’Urgence, remis à jour régulièrement et coordonné avec les 13 municipalités de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Une fois par année, on a une simulation d’organisée », me fait savoir Sandra Côté, la directrice générale de la municipalité. « Je veux te dire une chose importante, quand cette formation se déroule à la MRC, je ferme les bureaux ici. Pour moi, c’est essentiel que toute l’équipe participe, que chacun connaisse aussi la mission de l’autre, parce que s’il manque quelqu’un, qu’il soit lui-même sinistré ou tout simplement absent, il faut que quelqu’un d’autre soit en mesure de le remplacer ! »

Des achats collectifs ont été réalisés par la MRC comme des couvertes et des lits de camp, afin de pouvoir accueillir les personnes sinistrées. « Lors des événements de juillet 2023, tout était placé dans les bureaux de St-Honoré. Quand on est en mesure d’urgence, personne n’a le temps de faire autant de route. Du coup, la MRC a décidé de séparer les équipements pour en laisser également à ses bureaux de Saint-Félix », m’apprend la directrice générale.

« Dans les lieux prévus pour l’accueil, le bureau municipal et le Centre communautaire, des génératrices ont été placées. Cela nous permet de continuer nos mesures d’urgence tout en sécurisant nos citoyens », poursuit Sandra qui précise tout de même que beaucoup de maisons ont leur propre génératrice. En cas d’alerte, des équipes passent dans les maisons pour s’assurer que les branchements sont adéquats. « On a vu des familles qui avaient du chauffage au propane ou leur génératrice dans la maison. Ce n’est pas parce que quelqu’un a un équipement qu’il sait s’en servir comme il faut ! »

Avec le PMU, la municipalité prépare chacun de ses employés à remplir une fonction précise en temps voulu. Le rôle de Sonia Simard, adjointe à la direction, c’est tout ce qui touche à la communication : « Cela dépendait bien sûr des priorités du moment, des cas rencontrés. J’ai pu aider aux finances ou quand il manquait de personnel à l’aide aux sinistrés, je me suis rendue disponible. »

Enfin, la municipalité a une liste de personnes bénévoles prêtes à donner de leur temps pour l’accueil, le téléphone. Elle met également en place des mesures de prévention, souvent en fonction des saisons. Au printemps une personne vérifie le niveau des eaux, la possibilité d’embâcles, l’hiver les génératrices sont inspectées régulièrement. « La journée du 11 novembre, on était tous en congés mais j’ai quand même envoyé un message à mon équipe pour qu’elle soit prête au cas où, parce qu’il y avait de forts vents. C’est vrai qu’on est plus alerte avec ce que l’on a vécu. Sans devenir paranoïaque, on est toujours prêt », termine Sandra avec réalisme.

L’Anse-Saint-Jean planifie son avenir

La route a été alayée par l'eau surgit du ruisseau à L'Anse-St-Jean
La rue des Côteaux à L’Anse-Saint-Jean lors du passage d’Irène en août 2011

Quand on s’intéresse à l’histoire du territoire, on y découvre des conditions d’habitation assez rudes qui ont développé une forte résilience dans la population. Réjean Fortin, consultant en développement durable et changements climatiques pour la municipalité se souvient : « À l’origine du Plan d’Adaptation aux Changements Climatiques (PACC), il y a la tempête Irène en 2011. Lucien Martel, maire de l’époque, démarre une équipe de travail pour se pencher sur ces catastrophes naturelles de plus en plus récurrentes, afin d’évaluer comment mieux s’organiser face à cette réalité. »

Mise en place du PACC

Un historique d’une quarantaine de sinistres inventoriés par la Sécurité publique régionale permet de constater que les épisodes d’inondations et d’érosions sont de loin les plus nombreux. « Ces dernières années, on observe de plus en plus souvent des quantités incroyables d’eau en l’espace d’un court laps de temps. On n’a pas le choix d’être préparé. Avec notre PACC, on analyse les risques locaux, et à partir de là on en sait plus sur les événements susceptibles de revenir », précise Réjean Fortin.

Ça mange quoi en hiver un PACC ?

« Prenons l’exemple de la piste cyclable à L’Anse-Saint-Jean. Avec l’érosion des berges facilement observable, elle était devenue dangereuse. Il a donc fallu la fermer quelques mois. À la recherche de financements pour la consolider, si tu arrives avec un plan bien articulé devant des comités aux innombrables experts, cela accélère grandement le processus d’acceptation de ta demande. Pour obtenir du financement, on a une sérieuse longueur d’avance », me clarifie Bernard Larouche, directeur au développement et spécialiste des demandes de financement en tout genre ! « Un autre élément de taille dans ces démarches, c’est l’acceptabilité sociale. Si la population n’avait aucun intérêt pour la réouverture de la piste, on n’aurait certainement rien obtenu. »

À la lumière des impacts environnementaux, économiques et sociaux des changements climatiques, ils semblent opportuns de signaler que les coûts d’adaptation nécessaires à la communauté pourraient s’avérer largement inférieurs aux coûts de l’inaction.

La connexion de l’ancien méandre

Lors du déluge de 1996, un méandre de la rivière Saint-Jean en amont du pont couvert a été fermé et enroché pour protéger les rives de l’érosion. Toutes ces actions se sont avérées sur le long terme problématiques.

Notons le surcreusement du lit de la rivière qui fragilise l’enrochement des rives et sa protection en plus de favoriser le réchauffement de l’eau nuisible au saumon de l’atlantique, la fermeture du méandre qui empêche les volumes d’eau des crues, des glaces et des sédiments d’y pénétrer et d’être stockés augmentent les risques d’inondations particulièrement dans le secteur plus en aval, la rue du Faubourg. Une consultation publique aura lieu sur ce sujet au printemps 2026. Des études y seront présentées afin d’expliquer l’intérêt d’une réouverture du méandre. Encore une fois l’acceptabilité sociale est au cœur de la démarche.

« J’aimerais souligner l’importance du comité aviseur multidisciplinaire qui supervise et parfois participe à tous ces projets innovants d’adaptation et de prévention mis en place dans la municipalité. Autour de la table se retrouvent entre autres le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix, le Laboratoire de recherche en géographie appliquée de l’UQAC, la Sépaq, représentants municipaux, l’organisme de bassin de Saguenay, Eureko, la ZEC saumon », conclut Réjean Fortin avec optimisme.

Petit-Saguenay travaille sur différents enjeux

Une forêt nourricière est implantée avec les élèves de l’école Du Vallon.

Mireille Lavoie, directrice des travaux publics à Petit-Saguenay, me parle dès le début de l’entrevue des actions menées pour la préservation de la ressource en eau potable. Si elle semble abondante, elle reste limitée, coûteuse à traiter et vulnérable aux variations climatiques. « La situation n’a rien d’alarmant, puisque la municipalité utilise seulement 17 % de sa réserve en eau potable. Mais l’an dernier seulement, nous avons eu cinq bris d’aqueduc. Notre réseau est vieillissant et, à l’époque, les conduites ont été installées sans protections autour, ce qui les rend plus vulnérables. Plus on sollicite le réseau, plus on accélère sa détérioration. On oublie aussi que chaque litre d’eau potable consommé entraîne des coûts importants : l’électricité pour pomper et distribuer l’eau, les produits et procédés pour la traiter, puis tout l’entretien du réseau d’aqueduc. Réduire notre consommation, c’est donc protéger nos infrastructures… et limiter les coûts pour toute la communauté. »

C’est pourquoi Mireille travaille sur un projet pour préserver le plus possible l’eau potable. Ce projet est encore embryonnaire. Des conseils pratiques comme arroser tôt le matin ou tard le soir pour réduire l’évaporation, privilégier des plantes résistantes à la sécheresse, installer un baril de récupération d’eau de pluie, nettoyer son entrée au balai plutôt qu’avec de l’eau et limiter l’arrosage des pelouses.

« En récupérant l’eau de pluie, cela permet à l’horticultrice Renée Lalonde d’arroser les plantations du village sans utiliser le réseau d’aqueduc. En plus, il y a beaucoup d’avantages à arroser les plantes avec l’eau de pluie. Petit-Saguenay montre l’exemple en tant que municipalité des bonnes pratiques qu’elle aimerait mettre en place auprès de ses citoyens. Et bien sûr l’arrosage se fait avec un vélo électrique et sa remorque ! », précise en riant Mireille Lavoie.

L’érosion des berges, autant à la plage Saint-Étienne que sur la rue qui mène au quai, est également un dossier prioritaire. Juliette Charpentier, directrice au développement le souligne : « L’érosion des berges progresse également tout le long de la rivière Petit-Saguenay. On peut déjà le constater simplement en observant les côtés du chemin qui s’affaissent. Et lorsqu’on regarde sous la structure, on remarque que le sable disparaît progressivement : il ne reste pratiquement que les grosses roches. C’est un signe clair que le terrain perd son soutien naturel et que la stabilité des infrastructures pourrait être compromise à moyen terme. En partenariat avec le Comité ZIP Saguenay–Charlevoix (ZIPSC), des projets de revégétalisation des berges sont mis en place. »

Rendre accessible gratuitement une flotte de vélos électriques, coordonner la location de la voiture électrique de la municipalité, favoriser la canopée urbaine, notamment avec le projet Verdir Petit-Saguenay qu’Azure Lefebvre, agente de développement, mène sur les trois prochaines années, voici quelques services que Petit-Saguenay offre à ses citoyens afin de réduire son empreinte carbone.

Enfin, des programmes de subventions sont proposés aux agriculteurs afin d’installer des bandes riveraines leur permettant de préserver la température des sols et des ruisseaux.

Une nouvelle patinoire dans le Parc des Artistes

Un groupe de jeunes élèves dans la salle municipale de leur village
Les jeunes élèves de Marie-Médiatrice rencontrent leur maire Rémi Gagné, pour lui proposer un projet.

Le 28 mai dernier, les élèves du 3ème cycle de l’école Marie-Médiatrice ont rencontré Rémi Gagné, le maire de la municipalité de Rivière-Éternité. Les étudiants ont manifesté leur désir d’avoir une patinoire près de leur école. Ils ont proposé de déménager les bandes de la patinoire du Centre communautaire et des loisirs dans le Parc des Artistes.

Les élèves ont fait valoir leurs arguments pour ce projet. Une patinoire plus près de l’école leur permettrait de l’utiliser sur des heures de classe et elle serait plus accessible les soirs et les fins de semaine pour toute la population. Les élèves ont d’ailleurs offert leur aide pour l’installation des bandes et pour l’entretien de la glace.

Comme le hasard fait bien les choses, au même moment, la municipalité a eu l’opportunité d’acquérir les bandes de la patinoire du Centre Georges Vézina de ville Saguenay. Lors du conseil municipal du mois de juin 2025, l’achat de ces bandes pour une modique somme a été accepté.

Une nouvelle patinoire installée au Parc des Artistes à Rivière-Éternité
La nouvelle patinoire au Parc des Artistes

En novembre dernier, la municipalité de Rivière-Éternité a donc procédé à l’installation d’une partie de ces nouvelles bandes dans le Parc des Artistes afin d’offrir une belle patinoire au cœur du village, près de l’école primaire. C’est un premier hiver test, à savoir si elle sera profitable pour les étudiants et la population en général. Elle a une dimension de 24 X 40 pieds et pourra être agrandie lors d’une prochaine saison, si le besoin s’en fait sentir.

Pour la saison hivernale 2025-2026, la municipalité n’a pas l’intention d’ouvrir la patinoire située au Centre communautaire et des loisirs puisque l’année dernière elle a été très peu utilisée. Les efforts seront donc concentrés sur la patinoire au cœur du village. Les amateurs de glisse seront dirigés vers celle-ci, où ils pourront profiter d’un beau décor enchanteur. C’est une année expérimentale, où l’évaluation de la fréquentation, la bonne utilisation et les défis d’entretien seront pris en compte afin que la direction municipale puisse prendre les bonnes décisions quant à l’avenir des patinoires pour les prochaines saisons hivernales.

Les élèves de l’école Marie-Médiatrice pourront donc voir leur projet devenir réalité !

Le climat change, nous aussi !

Une photo de drone au-dessus de skieurs dans une forêt.
Les Sommets du Fjord lors du Ti Fest 2025 - Crédit photo : Émile David

Je suis arrivée à Montréal un 1er septembre 1989. Cela fait maintenant 36 hivers. J’ai toujours compté mes années québécoises en hiver, l’un ne ressemblant jamais à l’autre. À l’époque je découvrais avec stupeur des variations de température de 20 degrés en même pas 24 heures, des journées où les quatre saisons s’enchaînaient sans complexes, et du coup une espèce de résilience naturelle qui me susurrait à l’oreille : Ça sert à quoi don’ de s’plaindre ! Venant de la France, avouez que c’est le genre de choc culturel qui fait du bien !

Depuis que j’ai décidé de venir vivre à L’Anse-Saint-Jean en 2002, la stupeur s’est transformée en fascination et émerveillement. L’hiver devient alors un incroyable terrain de jeu immaculé. L’été sur le fjord aux falaises de cathédrales, je respire le bonheur de me sentir si petite au milieu de tant de beauté.

Bien sûr, je ne suis pas la seule à aimer notre belle région. En 20 ans, le tourisme est devenu le principal moteur économique du Bas-Saguenay, la nature et ses soubresauts son plus grand influenceur. La météo peut être tout autant une richesse avec des bordées de neige qui font le bonheur des skieurs qu’une source d’inquiétude pas toujours facile à gérer du côté des entreprises touristiques. Les glaces qui ne se forment qu’à la fin janvier, le secteur haute-route pas assez enneigé pour assurer la sécurité des skieurs, les pluies violentes qui déclenchent des glissements de terrain, toutes ces imprévisibles conditions demandent beaucoup de créativité et d’adaptation.

Il est certain que les humeurs de la météo ont toujours influencé notre quotidien au Québec, mais ce que l’on note ces dernières années, c’est une récurrence et une intensité accrue des événements climatiques. Les pluies torrentielles, les feux de forêt, les avis de tornade, ces mots apparaissent de plus en plus souvent dans nos bulletins de nouvelles.

Avec ce dossier, le Trait d’union est allé à la rencontre des instances municipales, des organismes, des chercheurs, des entreprises touristiques, des pompiers, bref de tous ceux et celles qui sont directement impactés par ces nouveaux enjeux. En les écoutant, on s’aperçoit que la résilience, la capacité d’adaptation, l’innovation, le partage et la solidarité sont au cœur des solutions envisagées. On en déduit aussi assez rapidement qu’au XXIe siècle, l’inaction n’est plus une solution.

Loin de se résigner, les acteurs du milieu font encore une fois preuve d’une créativité à toute épreuve. Des plans B, C et D dans la poche, ils se préparent comme il se doit aux saisons qui se suivent et ne se ressemblent pas.

Bonne lecture !

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