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Récolter les herbes sauvages !

Crédit photo : Milena Meduri

Rencontre avec Monika Schnug, productrice de plantes médicinales.

Depuis son plus jeune âge, Monika Schnug a toujours travaillé dans l’agriculture. Faire de la culture biologique était pour elle un moyen d’offrir à tous des produits bons pour la santé. Le mouvement biologique a commencé au début des années 70 en Allemagne, son pays d’origine. En arrivant au Québec en 1984, elle se retrouve bien surprise la première fois qu’elle entre dans une pharmacie ! « En Allemagne, quand tu vas chez un apothicaire, tu peux trouver toutes les plantes médicinales séchées que tu veux, tu peux aussi ramener des plantes ou des champignons à identifier, le pharmacien saura te conseiller, il est formé pour ça. Ma première visite dans un Jean Coutu, je ne croyais pas ça ! À l’époque, il existait au Québec seulement deux jardins de plantes médicinales, La Clé des Champs et l’Armoire aux Herbes. J’ai donc décidé de me lancer dans la production de plantes médicinales », raconte celle qui a été la propriétaire du Jardin de Tournesol sur les Plateaux à L’Anse-Saint-Jean durant 12 années.

Une partie du Jardin de Tournesol

Pour cette femme, cultiver des plantes cela va bien au-delà de juste gagner sa vie… surtout qu’il est très rare celui qui fait fortune en agriculture. « C’est par engagement envers la société que j’ai choisi cette profession, je voulais donner au monde la possibilité de manger et de se soigner avec des produits de qualité, sans polluer les sols et à des prix accessibles à tous », poursuit cette femme de convictions. Monika Schnug vient de passer pour la première fois de sa vie quelques jours à l’hôpital où la nourriture ne l’a pas vraiment impressionnée. « Dans un lieu où l’on soigne des personnes, il me semble pourtant que la bonne santé commence par de bons aliments. »

Si l’on priorise de plus en plus la prévention en médecine moderne, avec des médecins qui prescrivent des marches en forêt ou réfèrent vers des médecines alternatives comme l’acupuncture ou l’ostéopathie, des progrès sont toujours possibles. « Notre corps c’est notre outil. Si on en prend soin, on aura la chance de vivre plus longtemps », précise celle qui est bien consciente que dans nos sociétés modernes, le temps et l’argent font également partie des enjeux. « Le stress est sans doute une des pires choses pour la santé. Je vous le dis, si tout le monde passait au moins un petit moment par jour les mains dans la terre, notre santé collective serait bien meilleure ! »

Le Jardin de Tournesol a accueilli durant toutes ces années une quarantaine de stagiaires qui y ont découvert à la fois la culture de plantes médicinales et maraîchères. « Mes stagiaires, surtout des femmes d’ailleurs, apprenaient aussi à faire des transformations de plantes, ils partaient avec toutes mes recettes, je suis contre le secret dans ce domaine. C’est une connaissance que j’ai apprise des autres et que j’ai voulu transmettre à mon tour. » 160 plantes cultivées ou récoltées au Bas-Saguenay seront ainsi transformées en onguent, huile, teinture ou tisanes dans un laboratoire, toujours aux Plateaux. Sans se définir comme féministe, Monika Schnug remarque juste que la médecine moderne a mis une centaine d’années à accepter que des femmes puissent prétendre soigner, elles qui avaient pourtant tant de connaissances dans le domaine de l’herboristerie.

Le volet de la transmission fait tout autant partie des valeurs de cette jardinière qui a également enseigné la culture et la transformation de plantes médicinales à l’école d’herboristerie FloraMedicina. « Si vous savez faire une sauce à spaghetti, vous pouvez fabriquer vos propres remèdes. Il suffit de suivre la recette », sourit celle qui tient à préciser qu’on parle souvent des abus dans l’utilisation des antibiotiques par exemple, qui finissent par ne plus faire effet. « Mais c’est la même chose pour les plantes. Avec l’échinacée, une plante bien connue qui stimule le système immunitaire, il faut savoir que si on l’utilise au moment d’une grippe, c’est parfait mais si on en prend trop régulièrement, elle va finir par épuiser le système à force de le stimuler. »

Avant de partir, Monika voulait juste me rappeler cette phrase qu’elle dit si souvent : « Il n’y a pas de mauvaises herbes, il y a juste des herbes sauvages. C’est nous qui trouvons qu’elles ne poussent vraiment pas au bon endroit mais si on regarde cela du point de vue de l’herboristerie, tant le pissenlit, l’ortie que le chiendent, elles ont des qualités médicinales extraordinaires. En plus, ces plantes nous donnent des informations sur la qualité des sols ! », conclut cette femme qui a bien hâte de retourner cet été jouer les mains dans la terre.

Accompagner la vie

Que ce soit à l’occasion de notre entrée ou de notre sortie de scène, nos proches sont souvent aux premières loges. Ce sont eux qui sont bouleversés, ébranlés, transformés par la déferlante d’émotions qui marque le début ou la fin d’une vie.

Que ce soit l’éloignement géographique, nos horaires atypiques, l’isolement ou tout simplement le souhait d’une oreille attentive et compréhensive, toutes les raisons sont valables pour souhaiter plus d’accompagnement à travers ces étapes. Pour démystifier ces services, j’ai rencontré Eve Dandurand qui est accompagnante à la naissance et Léa Brousseault qui se forme actuellement dans l’accompagnement au deuil.

Parlons accompagnement à la naissance avec Eve Dandurand

Qu’est-ce que c’est l’accompagnement à la naissance?

Eve : C’est prendre le couple là où il est et l’amener vers où il souhaite aller durant la période périnatale (grossesse, accouchement et post-partum) en lui offrant des outils, des informations, en alimentant ses réflexions et discussions entourant la naissance. C’est être quelqu’un qui est là pour aider et soutenir.

Concrètement, de quoi jasez vous?

Eve : De toute sorte de choses! Des enjeux qu’ils et elles vivent pendant la grossesse, de comment se préparer à l’accouchement, des premiers moments avec leur bébé, d’allaitement. J’ai tellement appris de connaissances techniques, mais je ne suis pas là pour faire un cours – j’en transmets une partie, selon ce que le couple veut savoir. Je réponds à des questions, j’alimente les discussions. C’est aussi apprendre à connaitre les gens dans cette intimité-là pour bien les soutenir.

Comme accompagnante à la naissance, es-tu là lors de l’accouchement?

Eve : La présence à l’accouchement est quand même une partie importante de l’accompagnement, de tout ce processus, si le couple le souhaite. Généralement lors de la première rencontre, on discute de présence ou non à l’accouchement. Donc ça dépend de chaque personne, si le suivi est à la maison de naissance ou à l’hôpital, des expériences précédentes, d’aisance à partager son intimité. Dans tous les cas, lorsqu’on participe à un accouchement, il faut savoir quand être présente et active et quand s’effacer pour que le couple vive pleinement son expérience ensemble.

Tu as vécu récemment ton premier accompagnement, comment as-tu vécu ça ?

Eve : J’ai trouvé ça vraiment intéressant de passer de la théorie à la pratique. J’ai tellement appris de choses, mais dans les livres et devant de vraies personnes, ce n’est pas la même affaire. J’ai surtout aimé apprendre à connaître deux personnes dans ce moment unique de leur vie, de tisser un lien spécial avec eux.

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Parlons accompagnement au deuil avec Léa Brousseault.

Bonjour Léa! Tu pratiquais déjà comme intervenante en relation d’aide avant de t’intéresser à l’accompagnement au deuil?

Léa : Je suis thérapeute en relation d’aideMD formée par le Centre de relation d’aide de Montréal (CRAM). Depuis ma formation j’accompagne des gens qui rencontrent des difficultés dans leur vie, dans leurs relations ou qui souhaitent faire un travail sur eux-mêmes pour récupérer davantage de pouvoir sur leur vie.

Et maintenant tu souhaiterais offrir plus spécifiquement de l’accompagnement au deuil?

Léa : Cette année j’ai ressenti un appel à toucher plus spécifiquement le deuil. Je suis présentement une formation plus spécifique à l’accompagnement du deuil. C’est un sujet qui me touche particulièrement et m’amène à explorer mes propres deuils. J’ai rencontré sur mon parcours des clients endeuillés et je souhaitais me former davantage dans ce qu’est le deuil afin de mieux comprendre et saisir le processus et développer plus d’outils pour mieux accompagner.

Qu’est-ce exactement que l’accompagnement au deuil?

Léa : Vivre un deuil c’est souffrant, c’est un processus. C’est lié à la perte et à la mort. L’accompagnement du deuil est une ressource offerte aux personnes qui traversent un deuil par le décès d’un être cher, un deuil périnatal, un deuil animalier. Mais c’est aussi le deuil présent lors d’une séparation, d’une perte d’emploi, d’un déménagement, etc. L’accompagnement du deuil c’est accueillir la personne avec bienveillance et sensibilité là où elle est dans son processus et lui permettre un espace pour déposer le vécu présent. Accompagner un endeuillé c’est lui offrir un espace ouvert d’écoute, d’entendre ce qu’il traverse et la souffrance présente. Ça me touche de nommer ça, c’est précieux. Quand on vit une grande douleur liée à un deuil, cela peut parfois s’accompagner d’un grand isolement. L’accompagnement c’est une ressource d’aide pour que la traversée ne se fasse pas seul. Ça peut être en individuel mais aussi en collectif via des groupes de soutien. En osant venir chercher de l’aide, le thérapeute ou l’intervenant offre une présence sensible à l’endeuillé à travers la relation d’aide, pour lui permettre de trouver du réconfort et aussi des outils selon le besoin pour continuer le chemin vers la vie en fait !

Quel est le bon moment pour faire appel à de l’aide?

Léa : Je pense que l’important est de suivre son rythme. Il n’y a pas de mauvais moment. J’encourage toute personne qui en sent le besoin à consulter. Si ça ne va pas émotionnellement, moralement, mentalement ou que le deuil occupe une place importante/envahissante dans votre vie, que ça dérègle le fonctionnement habituel de votre vie ou si vous avez des idées noires, il y a de l’aide et je vous encourage à prendre soin de vous en allant la chercher.

 À qui peut-on faire appel pour recevoir du soutien quand on vit douloureusement un deuil?

 Léa : Je sais qu’il existe plusieurs ressources pour les endeuillés dans la région, : Deuil 02, les intervenants du CIUSSS, l’ATTRAD (association professionnelle des thérapeutes en relation d’aide spécialisée en accompagnement du deuil), des organismes communautaires comme Palli-aide ou le Centre Le Phare et le centre de prévention du suicide.

Autrefois, ces grands moments que sont la naissance et la mort étaient soulignés par des rituels qui suspendaient le temps. Ces moments d’arrêt communautaire permettaient de célébrer collectivement la vie, d’être accompagnés pour souligner une naissance ou vivre un deuil.  On peut penser aux relevailles offertes par une mère, grand-mère ou une tante de l’accouchée qui venait offrir son soutien auprès de la maisonnée et du nourrisson. Ou encore à la veillée funèbre lors de laquelle les proches se rassemblaient autour du corps du défunt toute une nuit. En accompagnant les proches témoins de la vie ou de la mort d’un être cher, les doulas et les thérapeutes viennent recréer un espace où l’on peut, ensemble, plus facilement apprivoiser toute la palette des émotions vécues afin d’accueillir ou de laisser partir ceux et celles qu’on aime.

 

Le Perchoir

Jessica Beaulieu-Lecomte et Iris Paquette, les deux propriétaires du Perchoir.

À Saint-Félix d’Otis, surplombant le lac Otis, Le Perchoir offre un endroit chaleureux, irradiant d’une belle énergie où l’on peut prendre la mesure du temps. Créer un espace unique et privilégié, reflète la vision des propriétaires.

La qualité de l’accueil et du service à la clientèle demeure une valeur intrinsèque de l’entreprise. S’intéresser aux gens, répondre à leurs besoins de façon personnalisée, échanger, défini les actions et les orientations du lieu. C’est aussi une façon de prendre soin les uns des autres.

Ayant comme fonction principale l’hébergement, Le Perchoir est aussi un lieu de ressourcement, permettant de se reconnecter à soi et à la nature. Dans la philosophie des deux propriétaires, Iris Paquette-Perreault et Jessica Beaulieu-Lecomte, les activités sont également offertes dans un esprit de partage avec la communauté.

« Quand nous avons commencé à rêver de ce projet, notre motivation était avant tout de pouvoir partager ce lieu, ce paysage, faire découvrir Saint-Félix et ses trésors cachés », confie Iris qui rappelle l’importance de s’outiller pour prendre en charge son bien-être.

On peut y vivre des retraites sous différents thèmes, s’adonner à des activités de plein air, profiter de soins énergétiques ou de relaxation, tel le reiki, le massage, le yoga ou tout simplement contempler les couchers de soleil.

Pour Jessica, prendre soin de sa santé, c’est un mode de vie au quotidien, impliquant les saines habitudes de vie.  Le volet ressourcement vise à optimiser la santé physique, mentale et émotionnelle. Voir l’humain comme un être à part entière ayant des besoins particuliers contribue à cet accompagnement personnalisé.

Chose certaine vous repartirez avec un état d’esprit et un regard différent.

Nouveauté pour l’hiver 2024 : des sortis hivernales guidées en raquettes ou ski OAC pour pratiquer le hors-piste et découvrir l’arrière-pays de Saint-Félix d’Otis. Une activité développée en partenariat avec une guide de tourisme d’aventure de formation.

Pour en savoir davantage sur les activités et prochains thèmes, vous pouvez consulter leur site : Le Perchoir

Le Centre M – Mieux vivre avec les trois R 

Le Centre M (pour Aime) a été fondé par Marie-Francine Bienvenue en 2012.

J’adore m’activer dehors, travailler dans le bois, me balader, randonner en montagne. Ma résolution pour l’an 2024 n’est donc pas de pratiquer une activité sportive ou de sortir dehors. Non ! Pour moi, c’est d’appliquer les 3 R : Ressourcer, Ralentir, Respirer. La publicité du Centre M offrant une pratique gratuite de Gi Gong a piqué ma curiosité. Quelle bonne occasion de démystifier cet endroit à l’aura ésotérique. Je m’y suis rendue avec un peu d’appréhension et beaucoup de bonne volonté. J’ai été ravie et me suis inscrite pour la session !

Le Centre M (pour Aime) a été fondé par Marie-Francine Bienvenue en 2012. Son but était de créer un lieu communautaire, de beauté, de détente et de créativité pour se ressourcer.  C’est en effet, agréable de s’accorder des moments de bien-être et de relaxation dans la salle claire où les fenêtres donnent sur la forêt. Géré par un CA, cet organisme sans but lucratif permet à ses membres d’utiliser la salle pour offrir des activités publiques ou privées. Les ateliers mettent en valeur le capital de chacun pour le mieux-être et donnent des outils pour apprendre à ralentir, à respirer, à se ressourcer.

Ateliers et services offerts au Centre M

  • Le Qi Gong, gymnastique traditionnelle chinoise associe mouvements lents et répétitifs, debout, exercices respiratoires et temps de méditation ;
  • Le yoga relaxation vise la détente de l’esprit et la souplesse du corps en enchaînant des postures, des techniques de respiration et de méditation.
  • Le Flow yoga est un yoga dynamique, mélange de mouvements et de postures de yoga, sans oublier l’importance de la respiration ;
  • Danse 5 rythmes, crée aux États-Unis dans les années 70, est une danse libre qui s’expérimente sur 5 rythmes différents, le fluide, le staccato, le chaos, le lyrique, la quiétude, qui initient à 5 postures, 5 énergies présentes en chacun de nous. Le danseur est invité à expérimenter certaines postures ou exercices ;
  • Massothérapie et soins énergétiques avec techniques manuelles et bols tibétains ;
  • Massothérapie ;
  • Massothérapie, massage thailandais ou thérapeutique ;
  • Le Reiki, d’origine japonaise est un traitement d’énergie qui vise à amplifier l’énergie de la personne ;
  • Cercles de paroles féminin, féminité sacrée pour se libérer des blocages et réapprendre à s’aimer ;
  • Rebirth, respiration consciente ;
  • Soins énergétiques et guidance, accompagnement et assistance dans des difficultés d’adaptation ;
  • Improvisation.

Entre médecine moderne et médecine alternative, comment s’y retrouver ?

Gaëlle Gaudreault dans sa salle de classe au Cégep de Chicoutimi.

Rencontre avec Gaëlle Gaudreault.

Pour pouvoir faire un choix éclairé, comprendre ce qui correspond le plus à nos besoins et notre état de santé du moment, le Trait d’Union est allé rencontrer Gaëlle Gaudreault, technologue en physiothérapie depuis 17 ans, professeure en technique de physiothérapie au Cégep de Chicoutimi depuis 12 ans et actuellement en train de finaliser sa formation au Centre Ostéopathique du Québec.

« Ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est qu’il y a des formations régies par le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) et d’autres qui ne le sont pas ! », annonce d’emblée Gaëlle Gaudreault.

Devenir massothérapeute par exemple prend entre 3 mois et un an de formation. Et si la personne continue à se former, elle peut devenir kiné ou même orthothérapeute. « C’est comme une poursuite si on veut de la massothérapie, et en tout et partout c’est peut-être 2 ans d’études. Ces formations ne sont pas reconnues par le MEQ, la massothérapie n’est donc pas gérée par le gouvernement. Les cours qui se donnent sont des cours privés, et les gens doivent payer pour les suivre. La massothérapie est offerte partout au Québec, à tous les coûts et à tous les degrés de formation. Il faut savoir qu’il y a des formations vraiment mauvaises et puis d’autres vraiment bonnes ! Donc quand on est face à un massothérapeute, c’est très difficile de savoir ce qu’il a comme bagage. Par contre quand ton massothérapeute peut émettre un reçu d’assurance, cela donne déjà une certaine garantie sur les formations suivies », poursuit Gaëlle qui se sent en formation continue depuis qu’elle enseigne la physiothérapie au Cégep de Chicoutimi. C’est la même chose pour l’hypnose, les soins de pieds, la réflexologie, ce sont des formations de quelques semaines, quelques mois, voire une année, non reconnues par le gouvernement. »

Le physiothérapeute va faire une maîtrise de 4 ½ ans à l’université, et pour y accéder, il doit tout d’abord avoir complété son Cégep avec de très bonnes notes. « Moi j’ai fait 3 années au Cégep, je suis donc technologue en physiothérapie. Quand j’ai commencé, je pouvais faire 3 ans d’université ou 3 ans de Cégep, c’était presque la même formation, mais depuis 5 ans, cela a vraiment changé et les physiothérapeutes suivent maintenant une formation plus spécialisée à l’université qui dure 4 ½ ans. Ce qui apporte une certaine complémentarité à ces deux métiers puisque les physio vont chercher plus de formations tandis que nous, les technologues, on reste dans le traitement plus général. »

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

L’acupuncteur de son côté va suivre 3 années de formation au Cégep de Rosemont avant de pouvoir exercer son métier. Le chiropracteur fera un doctorat de premier cycle de 5 années à l’Université de Trois-Rivières.

Il y a ensuite l’ostéopathie qui va bientôt être régie par le MEQ, et c’est à l’université de Sherbrooke que l’on pourra suivre cette formation. Tout comme en physio, il faudra pour accéder à cette maîtrise avoir une très bonne cote R. Pour l’instant ce sont des formations privées et il y a des ostéopathes qui peuvent s’afficher comme tel après seulement 6 semaines de formation !

« Actuellement, il y a différents moyens pour devenir ostéopathe au Québec : soit tu prends une école qui ne te demande aucun prérequis. Une école privée, donc sans possibilités de prêts et bourses, dont certaines offrent jusqu’à 5 années de formation à temps plein ! Pas accessible à tous les budgets ! Et puis il y a l’école que je suis en train de suivre au Centre Ostéopathique du Québec (COQ). Pour y rentrer, il faut avoir un bac universitaire en poche ou comme moi, un diplôme de technologue avec un complément de 450 heures de formation post graduées. C’est le COQ qui décide si ma formation est valable ou pas. Ensuite je dois suivre 6 années d’études avant d’être diplômée en ostéopathie. »

À écouter cette professionnelle de la santé on se dit que le bouche à oreille, technique de communication très efficace au Bas-Saguenay, nous éloigne des charlatans en tout genre ! Et toute cette offre de soins alternatifs qui foisonne par chez nous, cela devient une chance extraordinaire d’après Gaëlle qui conclut ainsi : « Au-delà de la formation, la seule chose qui est importante c’est le lien avec ton thérapeute, s’il te fait du bien, mon conseil c’est garde-le ! L’idée c’est toujours de se demander, est-ce que mon traitement m’aide. »

Une nouvelle directrice du développement à Petit-Saguenay

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Embauche de Juliette Charpentier

Petit-Saguenay accueille une nouvelle directrice du développement, après le départ de Corinne Asselin, partie à la recherche de nouveaux défis. C’est Juliette Charpentier qui prend la relève à ce poste névralgique dans l’appareil municipal. Originaire de Saint-André-des-Eaux en France, Juliette est arrivée au Québec en 2019 pour faire son DÉSS en éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi. Elle est littéralement tombée en amour avec la région et avec un jeune Français établi dans Charlevoix.

Après être retournée en France pour travailler en urbanisme participatif, elle n’a donc pas hésité à accepter une nouvelle proposition de son professeur de l’UQAC, Olivier Riffon, pour réaliser une maîtrise en études et interventions régionales qui porte sur la démarche de transition socio-écologique de Petit-Saguenay. Elle s’est donc établie dans la municipalité en 2021 et y a élaboré une politique de développement durable et une politique de participation citoyenne.

Après plus de 2 ans parmi nous, elle raffole visiblement de la vie sociale du Bas-Saguenay. Comme elle le dit elle-même : « Ça bouge beaucoup ici ! Toutes les fins de semaine j’ai quelque chose à mon agenda, notamment avec ce que Manon fait à l’Aréna, mais aussi avec tout ce qui se passe à L’Anse-Saint-Jean. C’est vraiment le dynamisme social qui fait que je reste. Des belles montagnes et des belles forêts, on en retrouve partout. Mais des milieux dynamiques comme le Bas-Saguenay en région, c’est rare. »

Dans son nouveau poste, Juliette coordonnera l’ensemble des projets de développement de la municipalité. Elle a du pain sur la planche, avec les nombreux projets en cours : la prochaine édition du festival Virage qui approche à grands pas, la mise en fonction de la nouvelle voiture électrique en autopartage de la municipalité, la finalisation de l’étude d’opportunités pour relancer le Sentier des Murailles, le développement du Sentier de la Savane à Pierrot, les projets de communauté nourricière, les capsules des « gens passionnés » et le budget participatif.

Dans tous les cas, elle a visiblement la passion du métier et un intérêt marqué pour sa communauté d’accueil. Juliette Charpentier explique sa motivation : « Je veux mettre en valeur un village qui gagne tant à être connu. Tous les projets de la municipalité sont en phase avec mes valeurs et j’ai donc beaucoup de plaisir à travailler au bien-être de la collectivité. C’est aussi très agréable de développer un terrain de jeu de plein air que je vais moi-même fréquenter par la suite. »

Les Saguenoises et les Saguenois connaissent déjà bien Juliette et l’ont accueillie chaleureusement. C’est un trait de caractère qu’elle apprécie beaucoup dans sa communauté. « J’ai l’impression que Petit-Saguenay c’est comme une grande famille. Je ne peux pas marcher 200 mètres sans tomber sur quelqu’un avec qui jaser. Et que dire de l’équipe de la municipalité ! » conclut Juliette, avec l’enthousiasme qu’on lui connait.

Les Amis du Mont-Édouard

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Rencontre avec Jacques Chouinard et Pascale Tessier

La campagne de financement autour du plan de restructuration du Mont-Édouard se déroule en 4 phases. Dans un premier temps, il s’agit de rejoindre les propriétaires de chalets à proximité de la montagne. « Si cela ne fonctionnait pas à ce stade-là, il nous resterait à fermer ou à vendre le centre de ski », m’annonce d’entrée de jeu Pascale Tessier, très impliquée avec Jacques Chouinard dans cette campagne de financement devant permettre au Mont-Édouard de remettre à niveau ses infrastructures. « On a donc demandé à ces premiers concernés par l’avenir de la montagne de participer à la campagne à hauteur de 3% de l’évaluation municipale de leur propriété. »

On parle ici d’un montant de 50 millions, évaluation foncière des 252 portes installées autour de la montagne. Actuellement, 72 % des propriétaires de chalets ont répondu à l’appel, mais le premier objectif de 1,5 million est d’ores et déjà dépassé.

La deuxième phase de la campagne se dirige depuis fin janvier vers le reste de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean. « On a décidé de cibler certaines personnes plutôt que d’y aller porte à porte. On est bien conscient que la population du village a déjà grandement participé avec un taux de taxes rehaussé permettant de combler les déficits accumulés de la montagne depuis 30 ans », poursuit Jacques Chouinard somme toute satisfait des résultats obtenus jusqu’à présent.

Pour ce qui est des municipalités de Rivière-Éternité, Petit-Saguenay et Saint-Félix-d’Otis, des séances d’information vont être organisées dans les prochaines semaines. « Nous on pense qu’on a un projet rassembleur (lire le Trait d’Union du mois de décembre 2023) pour tous les gens du Bas-Saguenay et ces séances d’information sont là pour nous permettre de le présenter, poursuit Jacques Chouinard. On l’a vu cet été quand le Parc national du Fjord-du-Saguenay a dû fermer durant un mois suite aux glissements de terrain du 1er juillet, c’est toute l’économie régionale qui en a subi les conséquences. »

La troisième phase doit rejoindre les PME du Bas-Saguenay, et enfin la quatrième et dernière étape s’effectuera auprès des multinationales par le biais des trois co-présidents d’honneur de la campagne, Dominique Gilbert, chef du conseil à Mashteuiatsh, Jean-Yves Bourgeois, Premier vice-président Services aux entreprises de Desjardins et Pierre Lavoie que l’on ne présente plus.

Des 160 bénévoles qui gravitent autour du Mont-Édouard, quatre se sont impliqués corps et âme dans cette opération de financement, les deux personnes que je rencontre aujourd’hui, accompagnées de Robin Bergeron et Maryse Emond. « Notre souhait le plus sincère c’est que la montagne continue de participer au développement de la communauté. Parce que si demain matin la montagne est vendue, qui va l’acheter et qu’est-ce qu’il va en faire ? Ce qui se passe actuellement au Massif à Baie-Saint-Paul, c’est une véritable catastrophe et on fait tout pour que cela ne se passe pas ici ! La campagne dans le village alpin fonctionne très bien et c’est tant mieux ! », s’exclame Pascale Tessier qui n’a pas du tout envie que la passe de saison se vende à plus de 2000 $.

Spectacles et consultations à l’Église de Saint-Félix-d’Otis

Les membres du comité, Simon David, Kathie Gobeil, Marianne Tremblay, Stéphanie Pelletier, Michel Gagnon. En avant Myriam Blais. Absents : Catherine Deslauriers, Joelle Lavallée, Jeannot Claveau, Martin Côté

Plusieurs activités sont au programme de 2024 pour le Comité de changement de vocation de l’église de Saint-Félix-d’Otis. Celles-ci se dérouleront dans l’église de Saint-Félix-d’Otis dans le cadre du projet de reconversion de vocation de celle-ci en lieu culturel, social et communautaire. Et c’est sans compter les consultations et rencontres qui permettront d’informer la population sur l’avancement du dossier.

Après le passage remarqué du flamboyant groupe d’Orloge Simard le 24 février, le comité annonce à la population otissienne, ainsi qu’à tous ceux et celles qui aiment vivre une expérience musicale dans ce lieu unique, une série d’activités variées touchant plusieurs générations et styles musicaux.

Du rock au country

Le 20 avril prochain, un souper spaghetti aura lieu avec en accompagnement musical le chansonnier Rémi Tremblay. Nul doute que la bonne humeur et la danse en ligne, pour les amatrices et amateurs, seront au rendez-vous.

Le dimanche 12 mai, la fête des Mères sera soulignée de belle façon lors d’un brunch qui leur sera dédié. Avis à tous ceux et celles qui veulent faire plaisir à leur maman tout en participant à une activité communautaire remplie de gratitude, cette date est certainement à mettre à votre agenda!

En juillet, le comité organise une soirée sous le signe du rock. Tous les détails seront dévoilés ultérieurement. En septembre, vous êtes invités à sortir vos bottes et chapeaux de cowboy lors d’une activité qui promet de mettre beaucoup d’ambiance. Amateurs et amatrices de danse en ligne, c’est un rendez-vous! L’année d’activités se terminera le samedi 30 novembre avec le Party des entreprises.

Le Comité de changement de vocation organise une belle série d’activités variées dans l’église de Saint-Félix-d’Otis en 2024.

Pour tous les détails sur ces activités, il suffit de consulter l’Otissien et de suivre la page Facebook du Comité de développement de Saint-Félix-d’Otis qui publie les informations sur le Comité de changement de vocation de l’église.

Avancement du projet

« Il est très important pour nous de consulter la population sur le projet et de les tenir informer de l’avancement de celui-ci. C’est pourquoi il y aura une consultation de nos ados en juin prochain afin de connaître leur opinion sur ce qu’ils souhaitent avoir. Cette consultation se fera sous la gouverne du comité de développement », mentionne Kathie Gobeil, présidente du Comité de développement qui chapeaute le comité de changement de vocation.

Quant à l’avancement du projet de reconversion de l’église en centre culturel, social et communautaire, il devrait y avoir une rencontre d’information avec la population otissienne. Cette rencontre vise à faire une mise à jour du projet.

Rappelons que le Conseil du Patrimoine religieux du Québec a accordé en 2023 une subvention de 140 000 $ pour des travaux de restauration des fondations du bâtiment.

Madame Gobeil tient à souligner que la chapelle demeure une priorité et rappelle que la friperie est située au sous-sol de l’église.

Un projet citoyen de centre de ski de fond à Petit-Saguenay

Gilles Arseneault et Mickaël Clément-Ménard présentent leur projet de centre de ski de fond à la population de Petit-Saguenay, le 10 janvier dernier.

Les urnes du budget participatif 2024 ont été dépouillées à Petit-Saguenay et c’est le projet du centre de ski de fond qui a recueilli le plus de voix avec 62% du scrutin. Cette édition a suscité une mobilisation importante puisqu’au total 176 personnes ont voté. Il y avait deux projets de mise en valeur du territoire en lice, soit le centre de ski de fond et le prolongement de l’éclairage de la falaise au cœur du village.

Depuis cette année, le budget est de 25 000$, ce qui correspond à la moitié du budget de développement de la municipalité. En effet, après une année de pause, le conseil municipal de Petit-Saguenay a repensé le budget participatif pour permettre aux jeunes d’avoir plus de liberté : l’ancien budget de 20 000$ pour les adultes et celui de 5 000$ pour les jeunes (primaire et secondaire) ont été jumelés. Ainsi, une année sur deux, les adultes et les jeunes de Petit-Saguenay auront désormais chacun leur tour l’opportunité de réaliser un projet conséquent.

Le projet de centre de ski de fond est porté par des citoyens reliés par leur appartenance à Petit-Saguenay et leur passion pour cette discipline. L’idée mijote dans l’esprit de ces mordus depuis plusieurs années déjà. C’est une équipe qui se complète bien. Gilles Arsenault est le propriétaire des Jardins de la Montagne. Il pratique le ski de fond depuis son adolescence, tout comme Guylain et Pierre Côté. Mickaël Clément-Ménard, lui, représente les jeunes nouvelles familles de Petit-Saguenay. Il a été moniteur de ski pour enfants par le passé. Enfin, Catherine Parker est monitrice de ski et patrouilleuse au Mont-Édouard depuis des années. Elle apporte aussi son expérience de création d’entreprise de plein air (COOP Mercator) et son esprit d’organisation dans ce projet.

Le projet élu au budget participatif 2024 de Petit-Saguenay est un centre de ski de fond classique ©Pixaray

Le comité formé pour l’occasion propose de créer un centre de ski de fond classique accessible et familial dès l’hiver prochain. Ils comptent aménager une quinzaine de kilomètres de sentiers. Le but est de favoriser le développement de l’activité physique et sportive pour les skieurs de tous niveaux. Des partenariats avec les organismes locaux pourraient être imaginés, par exemple avec l’école primaire. Une OBNL serait créée pour être en mesure d’aller chercher plus de financements au travers de subventions. Cela permettrait par exemple d’aménager une installation d’accueil et de créer une plateforme web d’inscription.

Le lieu reste à déterminer, mais quelques options sont en vue dans le rang Saint-Étienne et le rang Saint-Louis. La municipalité accompagnera le comité dans la réalisation du projet. Finalement, le budget participatif est un exercice qui offre une occasion unique d’ouvrir la discussion sur les besoins et les potentialités de la communauté. Il permet également aux élu·es de Petit-Saguenay de mieux connaître les intérêts de leurs concitoyen·nes. Des projets concrets se réalisent annuellement, pour le bénéfice de tous. Dans le passé, le budget participatif de Petit-Saguenay a permis de réaliser l’éclairage de la falaise au centre du village, la réfection du terrain de balle molle, le réaménagement de la maison des familles ou encore la forêt nourricière.

Le premier hiver d’autopartage à Petit-Saguenay

La voiture électrique de la municipalité de Petit-Saguenay est en autopartage avec la communauté et les entreprises.

 

L’année dernière, la municipalité de Petit-Saguenay s’est dotée d’une voiture électrique en autopartage grâce à un financement de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Cette initiative s’inscrit dans la politique de développement durable de la municipalité qui prévoit œuvrer à favoriser l’utilisation d’énergie renouvelable et le partage dans le secteur du transport.

Elle a trois objectifs principaux : 1) Réduire les gaz à effet de serre (GES) et les frais de déplacement des employés municipaux en remplaçant leurs véhicules conventionnels par un véhicule électrique ; 2) Réduire le parc automobile collectif en offrant une alternative pour les besoins ponctuels des individus et ménages qui font le choix de posséder aucun ou un seul véhicule ; 3) Soutenir le transport collectif rural en offrant une solution de transport abordable.

Ce véhicule sert donc en premier lieu à diminuer les frais de déplacement des employés municipaux et son utilisation leur est prioritaire. Cela dit, lorsque le véhicule n’est pas réservé, toutes les personnes résidant sur le territoire de Petit-Saguenay et âgées de plus de 21 ans peuvent le louer via une plateforme en ligne. Depuis sa mise en service, de nombreux ménages l’ont emprunté. Nombre d’entre eux sont des couples qui n’ont qu’une voiture pour deux :

« Avec mon travail, je dois à l’occasion me rendre à Chicoutimi ou dans Charlevoix. J’ai sauté sur l’occasion d’utiliser la voiture électrique en autopartage dès qu’elle fut rendue disponible afin de réduire l’impact environnemental de ma mobilité et la facture des frais de déplacement. Le fait qu’une seule voiture serve à plusieurs personnes d’une même communauté est l’avenir. » – Ève-Laurence Hébert

 « On fonctionne à une voiture pour deux. Le covoiturage et la voiture électrique en autopartage nous permettent d’éviter des aller-retour inutiles quand nos horaires ne concordent pas. » – Gabrielle Desrosiers 

« Ça nous permet de faire une économie sur l’essence contrairement à notre véhicule plus énergivore (une van). De plus, ça nous permet de ne pas avoir à nous poser la question de la deuxième voiture. Même s’il y a un coût, c’est à peu près le même prix que ça nous coûterait avec une voiture qui nous appartient, en plus d’empêcher d’user la nôtre prématurément. » – Philippe Robert 

« Étant de fidèles utilisateurs de Communauto lorsque nous habitions à Montréal, l’autopartage a fait partie de notre vie pendant plus de 10 ans. Nous avons donc déjà peser le pour et le contre de ce service et sommes toujours convaincus qu’il est plus avantageux des points de vue écologique, économique et pratique de recourir à l’autopartage. De plus, la conduite d’une voiture entièrement électrique est une expérience agréable et simple, bien qu’il faut au début s’adapter à la méthode et au délai de la recharge lors de plus longs trajets. » – Mickaël Clément-Ménard

Une résidente de Petit-Saguenay vivant seule nous a même partagé que ce véhicule lui permet de rester vivre dans le village, alors qu’elle pensait déménager puisqu’elle n’avait pas de moyen de transport pour aller faire ses commissions.

Le guide d’utilisation et la tarification ont été mis sur le site web de la municipalité. Le taux de location est de 6$/h. Le coût maximum à la journée est de 60$. Ces coûts sont bien en dessous de ceux pour une Communauto ou une location privée. Se départir d’un véhicule qu’on utilise peu et utiliser l’autopartage peut être une opportunité de faire des économies puisqu’il n’y a ni entretien à réaliser, ni assurance à payer, ni dépréciation à considérer.

C’est une première expérimentation pour la municipalité ! Elle compte donc sur les retours et commentaires de sa communauté pour optimiser l’utilisation du véhicule, notamment durant son premier hiver. Si l’engouement pour l’autopartage augmente dans la municipalité, il serait envisageable d’avoir un ou plusieurs autres véhicules électriques afin de diminuer le parc automobile de la communauté et donc son impact environnemental. Avis aux résidents de Petit-Saguenay donc : n’hésitez pas à vous présenter à l’accueil de l’hôtel-de-ville avec un permis de conduire valide pour procéder à l’ouverture de votre compte.

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