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Capsule historique – L’AFÉAS à Rivière-Éternité était d’abord l’UCFR

Cette photo prise à L’Anse-Saint-Jean dans les années 50, lors d’une retraite des dames de Notre-Dame.

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS) est une organisation créée au Québec en 1966 à la suite de la fusion de deux organisations féminines : l’Union catholique des femmes rurales (UCFR), une organisation féminine rurale, et les Cercles d’économie domestique (CED), une organisation féminine urbaine. Ces deux associations furent populaires un peu partout dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, autant dans les milieux ruraux que les milieux plus urbains. Le Bas-Saguenay n’y échappe pas alors qu’un cercle de l’UCFR est créé à Rivière-Éternité en mai 1959. Il est d’ailleurs possible de lire les premières correspondances de ce cercle dans les archives de l’AFÉAS disponibles à la Société historique du Saguenay (Chicoutimi).

Le 15 mai 1959, une lettre signée par « les Dames de Rivière-Éternité » est envoyée à Gérard Lévesque alors Évêque du diocèse de Chicoutimi. Dans celle-ci, ces dames mentionnent qu’elles comptent laisser tomber le cercle de fermières de Rivière-Éternité pour adopter un cercle de l’UCFR. Elles disent alors avoir été convaincues des avantages de l’UCFR par le curé Néron. Le 26 mai 1959, on trouve un document officialisant la création du cercle de l’UCFR de la paroisse de Notre-Dame de l’Éternité. Ce cercle compte alors 26 femmes.

Passer d’un cercle de fermières à un cercle de l’UCFR était non seulement commun à l’époque, mais était même parfois encouragé par le clergé.

Il faut savoir qu’au départ, l’Église catholique du Québec crée l’Union catholique des fermières (UCF, l’ancêtre de l’UCFR) en 1944 pour faire compétition aux Cercles de fermières puisque ceux-ci, créés par le ministère de l’Agriculture en 1915, échappent souvent au contrôle du clergé. L’Église catholique crée donc l’UCF, une nouvelle association féminine rurale, et ce, à partir de l’aile féminine de l’Union catholique des cultivateurs (UCC), l’ancêtre de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Les Cercles de fermières et les cercles de l’UCF et de l’UCFR ont plusieurs objectifs communs, dont l’instruction aux arts ménagers. Par exemple, nous savons que le cercle de l’UCFR de Rivière-Éternité fait la demande d’un cours de tissage dans une lettre du 29 juillet 1960, ainsi que d’un cours d’art culinaire dans une lettre du 30 janvier 1963. Dans la lettre de 1960, on apprend aussi que 21 membres du cercle de Rivière-Éternité ont participé à « l’exposition à Albanel ». Ce type de détails démontre une certaine implication régionale de la part des femmes de Rivière-Éternité.

Dans le cadre de mon projet de recherche, je m’intéresse plus largement à l’histoire des débuts de l’AFÉAS dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Si vous ou des proches avez des informations à partager sur le sujet, vous pouvez me contacter par téléphone au 581-882-8118 ou encore par courriel à haxan.bondu1@uqac.ca.

Pour le maintien de notre humanité.

J’ai deux sœurs, la grande est la plus jeune et la petite est la plus grande.

J’ai deux côtés, deux pôles, je suis gémeau et je suis homme et je suis femme.

Mon père est aussi entouré de sœurs, et ma mère née dans une famille de gars est loin d’être ordinaire. Toute ma vie, j’ai évolué parmi des femmes et des filles, mes profs au primaire, mes animatrices de terrain de jeux, mes amies à l’école de théâtre, ces féministes à la chorale, les travailleuses de rue et les artistes. Plus récemment, j’ai eu la chance de participer à des cérémonies et des danses, soirées fréquentées presqu’exclusivement par des femmes. En plus de ramener un souvenir de jeunesse lorsque mes sœurs et moi dansions sur du Debbie Gibson, ces moments d’expression corporelle m’auront permis de revenir dans mon corps, afin d’extérioriser mon mouvement intérieur. Quelle joie de célébrer et partager l’extase de vivre, grâce à la rythmique d’un groupe de femmes!

On pourrait dire que j’suis chanceux, que j’suis tombé à la bonne place,

Que le hasard fait bien les choses, que je suis un homme qui voit en rose,

Que la douceur est dans ma vie, mais qu’il est probable que je fuis,

Et que mon seul talent de masculin se cache dans la paume d’une main,

Celle de la femme qui me tient.

On pourrait dire que c’est bizarre ou que c’est louche,

Que cette tendance est une marque un handicap,

Une façon de se cacher ou un Œdipe perpétué;

On pourrait sur-analyser ou s’émanciper de Freud ou de Bertolt;

On pourrait refaire le monde, tisser des liens entre les mères, les fils et les gitanes.

Mais au final, le magnétisme de la femme, son ouverture et sa candeur, son écoute du cœur, sa résilience et sa générosité immense, sa fluidité à être et sa découpe si artistique, son sens de l’autre et du sacré, son instinct et son habileté, sa finesse et son grand jardin, sa lune instable et sa demeure, sa route du diable et sa torpeur, son génie pour sortir de là, sa légèreté parfois cassable, sa poétique vie indomptable, son acharnement pour le présent et son désir d’un truc si loin.

Toutes ces choses qui me rejoignent, que j’ai cru bon tenir d’un bord, qui m’ont fait perdre et trouver l’nord ou que j’ai tenté de comprendre, sans pour autant savoir m’y prendre, ont eu l’effet que je n’sais plus, ce qui en moi est mis-à-nu, par le contact d’une femme, celle qui me raconte son histoire, ou que je côtoie dans le miroir.

On dit que j’ai un côté féminin. Je revendique donc le droit de dire que j’ai DU féminin, que nous sommes tous et toutes hommes et femmes!

Ton féminin ne s’est peut-être pas révélé, mais n’hésite pas à épouser ces beautés            intérieures qui sommeillent en toi, et qui te protègent de sombrer dans la platitude et dans la rectitude, dans l’inflexibilité et dans le prévisible, d’être seulement genré !

Tu es beaucoup plus qu’un être humain à une face qui se résume de par son sexe, tu es de cette source sacrée qui crée la vie, cette incroyable insaisissable aventure aux facettes infinies et merveilleuses. Tu te questionnes, tu te parles à toi-même et tu prends des décisions pour cadrer ton fonctionnement, mais tu n’es pas fixe, tu es l’ensemble de ces traits que le masculin et le féminin t’ont offert pour un chemin qui se dessine et s’articule que tu aies ou non des testicules.

Merci à toi Ô FEMME de tant de richesses partagées, pour le maintien de notre humanité.

En échange de ne pas expérimenter dans mes cellules la création la plus totale et connectée des œuvres de l’univers, je me sais grandement privilégié de pouvoir admirer ce grand mystère, porté par la plus complexe des créatures du monde…

Oui j’aurais voulu … Accoucher, donner vie, porter, faire l’amour comme…

Mais je me suis résilié.

Et bien sûr…

… La résilience, c’est féminin jusqu’à la moelle et j’en suis jaloux

Ça te tient une forêt d’âmes qui dans le vent reste debout

Quand tout s’éteint ça lève les voiles et ça regarde l’horizon

Pendant que je cache mon courage derrière l’orgueil ou la raison

Femme tu n’appartiens ni aux attentes ni aux espoirs

Ton feu de jour reste vivant même le soir

Nul n’a besoin de se demander si tu seras

Car ta vertu est ton essence

Ta force et ta beauté ton existence

Quand c’est fragile quand ça n’va pas

Tu te démarques tu n’restes pas là

Ça bouge en toi t’emboites le pas

Et pour tous ceux qu’ça dérangera

J’endosse l’éveil qui s’imposera

Car ce qui pousse, même quand l’homme dort

Provient de la source d’un grand corps

Celui composé d’eau et de Terre

Qu’alimente l’esprit de la Mère

Pour que chaque femme de son pouvoir

Puisse éclairer le territoire

De ceux comme moi qui cherchent à croire

Que le divin du féminin soit une denrée

À protéger à respecter, à partager

Et à aimer

 

Hommage à cette femme de la Nation crie qui bûchait son bois avec assurance et gaité, démontrant une agilité, une finesse et une aisance qui me paralysaient. Sa force imposante ne s’imposait pas, elle était évidente. Assommé de cette image unique, et privilégié d’être là au bon moment, je n’arrivais pas à croire qu’elle m’abordait avec autant de chaleur et de disponibilité. Son homme était vieux et malade, c’est elle qui s’occupait de tout. Et elle en était fière.

Les femmes autochtones savaient faire, savaient être. J’ai croisé cette grande force de la nature aux limites du village de Whapmagoostui, lors d’une balade par laquelle j’espérais me retrouver, replié sur moi-même que j’étais à l’automne 2014. Le son éclatant de ces bûches gigantesques fendues avec grâce, m’avait ramené à la futilité de mes ambitions égotiques du moment. Cette femme, par son geste brutal agencé à son regard doux-profond et hautement charismatique, n’avait fait de moi qu’une bouchée. J’étais vu, compris et entendu, je ne pouvais plus me cacher derrière des intentions purement touristiques, puisqu’en un clin d’œil (au propre et au figuré), j’étais devenu un élément de la scène, un oiseau sur sa fenêtre, une saveur du territoire.

Les femmes, du moins celles que j’ai la chance de côtoyer, possèdent ce don de l’accueil, ainsi que cette capacité d’intégrer l’autre, tout en poursuivant la besogne, la tâche ou la mission nécessaire de l’instant. Elles n’ont ni besoin du matériel ni des grandes manières langagières, elles sont, tout simplement. Et ça suffit pour vous faire sentir vous, ici maintenant, avec votre vérité nue, avec votre fragilité crue.

 

Fières d’être pompières !

Lysanne Boily, Élisabeth Simard, Valérie Jean, Mireille Lavoie et Stéphanie Alain. Crédits photos : Manon Landry.

Ce matin, je retrouve à la caserne de L’Anse-Saint-Jean, trois des cinq femmes faisant partie de l’équipe des pompiers volontaires de la Régie Intermunicipale de Sécurité Incendie du Fjord (RISIF).

Stéphanie Alain, adjointe administrative pour la RISIF et pompière en formation depuis novembre 2020, réside à Saint-Félix-d’Otis. « En travaillant comme adjointe administrative pour la RISIF, je voyais passer les appels. C’était motivant mais je me demandais, avec mes 3 enfants, les horaires à gérer, si cela allait être possible. C’est quand ils ont parti la dernière cohorte que je me suis enfin décidée! J’avais envie de me dépasser, de faire quelque chose de différent, pas juste être maman ! »

Lysanne Boily, de son côté, et sans le savoir vraiment, a toujours voulu être pompière.  « Enfant, je me voyais policière, l’appel de l’adrénaline, le dépassement de soi et aussi l’envie de venir en aide à la communauté. Un soir, je croise les pompiers en entrainement et j’y vois Mireille. J’ai comme allumé ! Cela faisait des mois que je disais à mon chum : tu devrais t’impliquer comme pompier volontaire, mais finalement c’est moi qui voulais être pompière ! »

Les photos de Manon Landry ont été prises pendant une intervention du RISIF.

Quant à Mireille Lavoie, inspectrice municipale à Petit-Saguenay, elle a commencé sa formation il y a 7 ans, entrecoupée par deux grossesses. Actuellement, c’est la seule des femmes au RISIF à l’avoir complétée.  « Pourquoi pompière ? L’adrénaline sans aucun doute !  Quand tu reçois un appel, le cœur te débat, t’es vraiment énervée. Il y a aussi la mission d’aider les gens, c’est extrêmement valorisant! Et puis, comme Stef l’a dit, on n’est pas juste des mères de famille ! Quand tu es maman, on dirait que c’est acquis aux yeux du monde. En tant que pompière, on est capable de se surpasser, de se montrer à nous-même qu’on peut le faire! »

Au RISIF, les femmes représentent près de 10% de l’équipe de pompiers volontaires. Et la Régie en est très fière. Preuve en est la dernière campagne de recrutement qui a d’ailleurs permis de récolter de nombreux CV, avec autant d’hommes que de femmes.

Lysanne qui a deux enfants, rayonne quand elle parle de sa fille Jeanne, bientôt 5 ans et si fière de voir sa maman répondre à un appel. « Quand on part c’est tellement rapide, il y a une immense fierté d’avoir osé le faire, malgré les enfants qui sont petits, malgré le travail, c’est de passer au-dessus des limites que l’on se met soi-même. » Stéphanie complète : « Le truc, c’est de cliquer qu’on peut le faire ! C’est pas tant que le métier est pas bien vu chez les femmes que de se dire : mais je peux le faire. Je pense que la campagne va aider à amener de nouvelles pompières dans l’équipe. »

Toutes les trois s’entendent pour dire qu’à la RISIF, c’est vraiment une belle gang. « On ne sent pas de différence, on est encore en formation, Lysanne et moi, et quand on arrive sur un appel, on est prises en charge par un pompier, mais jamais je n’ai senti un ton condescendant. Ça se passerait de la même façon pour un homme. Et puis surtout, si je ne suis pas capable de faire quelque chose, je vais demander, ça ne me gêne vraiment pas », précise Stéphanie.

« Dans l’équipe, om est tous différents, avec des âges et des forces physiques différents mais il faut savoir qu’un pompier n’est jamais tout seul, on est une équipe, la lance ou l’échelle, on est toujours plusieurs à la porter, conclut Lysanne. »

Le pompier volontaire est disponible, mais pas bénévole. Tout est payé, même bien payé, les formations, le kilométrage autant que les appels sur le terrain !  Le côté volontaire, c’est au niveau du calendrier des disponibilités que l’on doit remplir chaque semaine.

En conclusion, les 3 pompières si fières de leur implication à la sécurité incendie du Bas-Saguenay, s’accordent pour dire que la présence des femmes influence positivement l’ambiance et l’harmonie dans le groupe de volontaires. « C’est plus facile pour nous d’aller voir les gens sur un accident, d’aller rassurer les victimes, de les calmer. On a comme une empathie naturelle alors que certains hommes se coupent encore de leurs émotions, sont plus mal à l’aise. Finalement on se complète parfaitement ! »

Étaient absentes lors de l’entrevue, Élisabeth Simard de Petit-Saguenay et Valérie Jean de Saint-Félix-d’Otis.

La Maison Le Rivage, un hébergement pour femmes vivant de la violence.

Le Rivage offre aux femmes un accès gratuit à de l’hébergement temporaire 24 h/7jours.

La Maison d’hébergement Le Rivage de La Baie et du Bas-Saguenay est un service 24h/7jours qui a pour mission d’accueillir et d’héberger les femmes et toute personne s’identifiant comme femme, avec ou sans enfant, vivant une situation de violence. L’hébergement se fait dans un lieu sécuritaire, chaleureux et les services sont confidentiels. 

De nombreux services offerts

Le Rivage offre aux femmes un accès gratuit à de l’hébergement temporaire 24 h/7jours. En plus de fournir les repas, nos installations offrent du confort afin qu’elles se sentent comme chez elles en tout temps. D’ailleurs, les frais de transport (essence, autobus, taxi) pour venir en hébergement peuvent, dans certaines circonstances, être assumés par Le Rivage.

Pendant leur séjour, les femmes bénéficient de rencontres individuelles adaptées à leurs besoins et à leur situation (violence conjugale, familiale, exploitation sexuelle, en situation d’itinérance ou autre), en plus des rencontres de groupe. Également, elles peuvent se faire accompagner et s’assurer d’avoir accès aux bonnes références selon les démarches souhaitées (juridique, médicale, recherche de logement, etc.). En somme, les femmes qui viennent en hébergement ont un soutien constant de la part de l’équipe d’intervenantes présentes 24h/7 dont l’une a pour rôle de dynamiser la maison en proposant toutes sortes d’activités.

Les femmes qui sont accompagnées de leurs enfants reçoivent l’aide d’une intervenante jeunesse qui les soutient dans leur rôle parental en plus d’être outillée pour permettre le bon développement de leurs enfants, notamment en lien avec les conséquences vécues par les enfants exposés à la violence conjugale. Les outils sont adaptés à la réalité et aux besoins de ces derniers et axés sur le bien-être des enfants de manière à ce qu’ils puissent se sentir rapidement à l’aise dans leur nouveau milieu de vie.

À la fin du séjour, les femmes peuvent bénéficier de rencontres post-hébergement.

Une étape d’hébergement à la fois

Le Rivage offre aussi de l’hébergement en seconde étape pour les femmes en situation post-séparation ou d’itinérance. L’objectif est d’offrir un logement ou une chambre et du soutien aux femmes qui désirent reprendre du pouvoir sur leur vie. Nous offrons donc, sur une base temporaire et à coût réduit, trois logements (5½ pièces) pour les mères avec enfants, et 15 chambres pour femme seule entièrement meublées, chauffées et éclairées, dans un milieu de vie sécuritaire et confidentiel. Notre intervenante mère/enfants accompagnera les familles sur la problématique de la violence conjugale ou familiale et toutes autres réalités concomitantes (difficulté au niveau de la santé mentale, de la consommation, du jeu, etc.), permettant ainsi aux mères de poursuivre leur processus de dévictimisation. Pour les femmes seules, en collaboration avec une intervenante sociale, chacune sera accompagnée afin de reprendre du contrôle sur sa vie, développer son autonomie et ainsi permettre la réalisation de ses objectifs.

Un service de stabilité résidentiel avec accompagnement (SRA) 

Ce service soutient les femmes violentées en situation d’itinérance ou à risque d’en vivre. Parfois ces personnes sont aussi souffrantes parce qu’elles vivent des problèmes de santé mentale et/ou de consommation. Ce service est offert aussi aux femmes qui sortent d’un milieu carcéral. Il a pour objectif de soutenir leur processus de relocalisation en appartement, avec tous les défis que cela comporte.

Des services externes

 

La Maison d’hébergement offre du suivi externe aux femmes, avec ou sans enfants, voulant amorcer des rencontres touchant les sujets de la violence conjugale, les enfants exposés à la violence, les difficultés de couple, la dévictimisation et autres sujets connexes.

Le Rivage offre également des groupes de soutien sur la violence conjugale, ainsi que sur la reprise de pouvoir. Les femmes, en plus de briser leur isolement, pourront faire des apprentissages sur la connaissance de la violence conjugale, l’introspection/réflexion, la connaissance de soi et plus encore.

Volet sensibilisation

Le Rivage offre de la sensibilisation et de l’information à la communauté sur la problématique de la violence conjugale, la violence familiale et les relations saines. Les intervenantes à la sensibilisation mettent en place plusieurs moyens (kiosques, projets publicitaires, créations d’outils, etc.) afin de rejoindre le plus de personnes de toutes les tranches d’âges.

D’ailleurs, Le Rivage a créé une plateforme interactive en ligne qui permet de mieux comprendre la problématique de la violence conjugale appelée : Qui-T.

L’expérience Qui-T permet, par le biais d’illustrations sous forme de bandes dessinées, de présenter des moments de la vie conjugale et aide à mieux saisir les composantes du cycle de la violence amoureuse. Pour tenter l’expérience Qui-T vous pouvez aller sur : Qui-T.com ou sur : lerivagedelabaie.com, section Qui-T.

Depuis quatre ans, le Rivage fait partie d’un comité qui organise un évènement pour souligner le chemin parcouru par les femmes qui ont œuvré et/ou qui œuvrent toujours pour la cause des droits des femmes et pour se remémorer que la discrimination selon le sexe existe malheureusement encore à ce jour. Ainsi, le 8 mars de chaque année, les membres du comité s’unissent pour sensibiliser la population en organisant une soirée.

Pour prendre contact ou des informations 

Pour de l’écoute téléphonique ou pour de l’hébergement 24 h/7jours : 418-544-4626. Pour du suivi à l’externe ou pour de la sensibilisation, dans le secteur Bas-Saguenay, vous pouvez rejoindre Maude au 581-944-9308 ou par courriel : Le Rivage

 

Les citoyens de Petit-Saguenay auront 3 mois pour rêver…

Depuis 2017, le conseil municipal de Petit-Saguenay est engagé dans le projet des Ateliers des Savoirs Partagés (ASP), en collaboration avec les communautés de Saint-Camille, de Bellechasse, du CRISES (Centre de recherche sur les innovations sociales) et du TIESS (Territoires innovants en économie sociale et solidaire). Il s’agit d’une démarche qui propulse le village à l’avant-scène d’une réflexion québécoise sur la mobilisation citoyenne et qui, jusqu’à maintenant, lui a apporté des bénéfices importants. La mise en œuvre de l’éco-quartier participatif depuis l’été 2021 en est un bel exemple !

Fin 2021, le comité d’animation des ASP fait son bilan et s’arrête sur la démarche « Rêver le village de Petit-Saguenay en 2020 », réalisée en 2008. Cette démarche de prospective se voulait innovante. Elle souhaitait renouveler les bases de la mobilisation locale, pour définir les axes de développement du village, en se basant sur les facultés imaginatives des gens et en s’appuyant sur une bonne connaissance des problématiques à résoudre, des enjeux à définir et des défis à relever.

Presque 15 ans plus tard, malgré quelques déceptions et un essoufflement certain au cours de la démarche, la vision établie à l’époque ne s’avère pas si loin de la réalité actuelle et a certainement été une source d’inspiration.

Pour lancer la planification stratégique du nouveau conseil municipal, l’idée de « Créer le Petit-Saguenay de nos rêves » pour un horizon 2035-2040 semble une opportunité unique.

Outre faire rêver les citoyens et dessiner une vision commune du village pour les prochaines décennies, l’objectif de cette démarche serait d’alimenter les politiques de participation citoyenne et de développement durable de Petit-Saguenay, présentement en cours de rédaction. Plus largement, cette démarche co-élaborée avec le Grand Dialogue pour la Transition au Saguenay-Lac-Saint-Jean permettrait aussi de donner une voix aux milieux ruraux dans l’élaboration de notre rêve régional. Enfin, elle serait l’occasion d’alimenter la recherche des ASP sur le développement local et les mécanismes de mobilisation et d’animation dans une collectivité rurale.

L’ouverture d’esprit et la culture participative ancrées dans l’ADN de Petit-Saguenay depuis les années 80, nous permettent d’innover.

Le défi aujourd’hui est de mettre en place une stratégie pour entendre la voix de tout le monde, particulièrement celle des personnes absentes des espaces de dialogues habituels. L’idée principale de cette approche est de venir s’arrimer à des activités et événements déjà existants pour rencontrer les citoyens, sans surcharger leur emploi du temps. À l’instar de l’arbre de Noël décoré par de nombreux souhaits des citoyens en décembre dernier, la démarche se veut ludique et festive. Elle souhaite conjuguer bons moments et temps de réflexion.

L’arbre à souhaits de Petit-Saguenay où les citoyens étaient invités à accrocher des idées pour le développement de leur village.

Le projet devrait s’étirer sur 3 mois. Il commence dès le 9 février lors d’une première activité marche et discussion autour du feu avec le club de marche de Petit-Saguenay.

La démarche se dessine en 4 actes. Une première phase de démarrage permettra, au travers d’activités extérieures spontanées, de récolter des premières données mais surtout d’introduire le projet auprès de la population et éveiller leurs âmes de rêveurs. Ensuite, le cœur de la démarche se déroulera en mars et avril, avec une multitude d’interventions auprès des différents groupes et clubs du village. Dans une troisième phase, nous organiserons une ou deux journées d’ateliers de consultation plus traditionnelles. Enfin, une synthèse participative et festive viendra clôturer le tout, durant laquelle les citoyens pourront eux-mêmes catégoriser, trier, synthétiser et analyser les données récoltées tout au long de la démarche.

Pour guider les échanges et discussions, les questions posées tourneront autour des 21 thèmes de la transition socio-écologique proposés par le Grand Dialogue : territoire, mobilité, alimentation boréale, santé collective, accueil, vivre-ensemble, lien au monde, nature, arts et culture, travail, consommation, économie, pouvoir d’agir, débats, jeunes, ainé.e.s, apprentissages, loisirs, éthique, résilience et logements. Selon les conditions de la certification éthique reçue, les données recueillies durant la démarche seront anonymes.

Alors, si vous percevez une gang équipée de micros à Petit-Saguenay dans les trois prochains mois, préparez-vous à vous projeter dans le temps et à rêver à un futur désirable. La transition socio-écologique s’amorce depuis quelques années à Petit-Saguenay, mais aussi dans tout le Bas-Saguenay avec de belles initiatives. Il faut continuer à partager nos projets et idées pour permettre ce virage régional. En effet, pour faire écho au dernier numéro du Trait d’Union : la transition ne se fera pas sans transmission !

Le Grand dialogue régional pour la transition socio-écologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le Grand dialogue régional pour la transition est une initiative citoyenne de transformation sociale. L’objectif de la démarche est de mobiliser toutes les personnes intéressées à co-construire une feuille de route pour la transition socio-écologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Nord du Lac jusqu’à Petit-Saguenay ! Pour y arriver, nous créons des espaces de discussion et de réflexion autour de la vision de notre territoire pour identifier nos défis, nos forces et nos aspirations. Chaque résident de notre région est le bienvenu. Il s’agit d’une proposition audacieuse, risquée et nécessaire pour faire face, collectivement, aux nombreux enjeux globaux et régionaux du 21e siècle. Cette initiative se fait en collaboration avec l’équipe de recherche en éco-conseil de l’UQAC, sous la supervision du professeur-chercheur monsieur Olivier Riffon.

Des femmes qui nous inspirent

Merci Mme Nancy et Mme Émilie

Laissez-nous vous présenter deux femmes importantes de l’école Fréchette, Mme Émilie et Mme Nancy. Ce sont deux femmes très significatives de notre côté secondaire.

Émilie est animatrice à la vie étudiante depuis près de 5 ans et Nancy est TES depuis 8 ans. Elles organisent des activités et des sorties donnant ainsi plus de vie à l’école. Il y a par exemple des journées thématiques lors de la Saint-Valentin, l’Halloween ou Noël qu’elles organisent avec les étudiants. Lorsque nous avons des idées d’activité, Émilie est toujours là pour faire en sorte que celles-ci se réalisent et elle nous aide à créer plusieurs comités impliquant des élèves de différents niveaux afin d’avoir plusieurs idées de projet diversifiés. Son bureau est au cœur du centre social et elle fait partie des premiers visages souriants que l’on voit le matin.

Aussi, on peut toujours compter sur matante Nancy. Elle nous fait déjeuner, s’occupe de nos masques mais surtout, elle nous aide à régler nos problèmes. Sa porte est toujours ouverte pour nous recevoir et nous comprendre. Grâce à elle, il y a une oreille compréhensive qui est là et ce même lorsque tout le monde nous tourne le dos. Son rôle est bien plus grand qu’il n’y parait.

Grâce à ces deux femmes, nos journées à l’école Fréchette se remplissent de joies, de rire et de compassion.

Merci Mme Nancy et Mme Émilie

Les femmes et la politique municipale.

Clara Lavoie, Léa Tremblay et Éliane Girard, conseillères à Petit-Saguenay.

Pourquoi un dossier sur les femmes au Bas-Saguenay ? On peut se demander si cela a encore sa place au XXIè siècle, et pourtant ! À la veille de la journée internationale des droits des femmes, le Trait d’Union a voulu mettre en lumière la force si inspirante des femmes d’ici qui, il n’y a encore pas si longtemps, se faisaient appeler par le nom de leur mari. La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean se démarque tristement par une persistance plus marquée qu’ailleurs des inégalités dans à peu près tous les domaines.

La pandémie a également accentué ces inégalités, notamment parce que les femmes sont surreprésentées dans le domaine des soins et sont donc les premières sur la « ligne de front », mais aussi dans l’ombre, pour prendre soin des personnes plus vulnérables (aînés, enfants).

Les femmes et la politique municipale

Lors des dernières élections municipales au Québec, où l’on constate une progression constante de femmes depuis 2005, un taux de 38 % de conseillères et 23 % de mairesses a été atteint.  Mais qu’en est-il au Bas-Saguenay ? Le Trait d’Union est allé rencontrer ces femmes qui se lancent ou poursuivent leurs implications dans le monde de la politique municipale.

Petit-Saguenay, un conseil paritaire !

Clara Lavoie, Éliane Girard et Léa Tremblay, les trois femmes du conseil municipal de Petit-Saguenay représentent également trois tranches d’âge différentes. « Un conseil de rêve, on ne peut plus représentatif de la population ! s’exclame Léa avec enthousiasme. Les femmes apportent une diversité d’opinion et de vision, notamment au niveau des ressources humaines, où les hommes sont peut-être un peu plus pragmatiques. Prendre le temps, amener un regard empathique, favoriser l’écoute c’est vraiment quelque chose que je voulais apporter au sein du conseil municipal, mais aussi dans la communauté ! », poursuit Léa qui entame ici son premier mandat.

De son côté Clara, qui revient pour un deuxième mandat, abonde dans le même sens : « Lors des entrevues d’embauches auxquelles j’ai eu l’occasion de participer depuis que je suis conseillère, j’ai pu observer que nos perceptions de l’autre étaient différentes. Cela amène d’ailleurs des discussions vraiment intéressantes entre les hommes et les femmes du conseil ! Ces échanges constructifs, de pouvoir exprimer mes doutes et d’être entendue, tout cela me permet finalement de prendre de plus en plus confiance dans le fait de prendre de bonnes décisions pour la communauté de Petit-Saguenay. »

Pour Éliane, installée depuis 4 ans à Petit-Saguenay, c’est également d’être à l’écoute de la population qui a motivé sa décision. « La participation citoyenne très présente ici, c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment. Par contre, moi je me dis toujours, dans la vie si quelqu’un d’autre est capable de le faire, pourquoi pas moi. Les barrières, c’est propre à chacun, c’est une question de caractère plus que de féminin-masculin, je crois ! », conclut celle qui a tellement été bien accueillie dans son nouveau village que cela lui a donné le goût de s’impliquer.

L’Anse-Saint-Jean et son conseil 100 % masculin

Gervaise Houde, secrétaire administrative à la municipalité de L’Anse-St-Jean.

Du côté de L’Anse-Saint-Jean, j’ai rencontré Gervaise Houde, secrétaire administrative pour la municipalité depuis 30 ans. Au cours de sa carrière, elle a ainsi côtoyé 5 maires, dont une seule femme, Rita Gaudreault. « C’est la première fois que je vois un conseil sans aucune femme. C’est certain qu’une femme ne travaille pas de la même façon, et puis, en tant que femme, j’avais plus d’affinités avec Rita, elle était plus facile d’approche, sa façon de travailler les dossiers, sa sensibilité, cela favorisait une certaine complicité. Cela se passe bien avec les autres maires, mais ce n’est pas la même relation. » Quand Gervaise a commencé en octobre 1991, les Gîtes du fjord venaient d’ouvrir, tout comme le Mont-Édouard, c’était le début du tourisme. « Le village alpin a fait exploser le potentiel de L’Anse, sa richesse foncière. Ma tâche a beaucoup évolué, les façons de travailler aussi avec les nouvelles technologies », conclut celle qui pourra prendre une retraite bien méritée dès la fin mars de cette année.

Richard Perron, maire nouvellement élu, déplore et s’interroge sur l’absence de femmes au conseil. « Lors des dernières élections, 5 conseillers sur 6 étaient élus par acclamation. Il y avait vraiment peu de candidats à L’Anse-Saint-Jean. On peut se demander si le harcèlement sur les réseaux sociaux que subissent certains élus n’est pas en cause ? Est-ce que la sensibilité des femmes fait qu’elles sont plus atteintes par ces propos haineux ? La rémunération est-elle en lien avec l’implication et la disponibilité que le poste de conseiller nécessite, je n’en suis pas certain. Habituellement, les personnes qui se présentent sont déjà impliquées dans la communauté, comme bénévoles dans un organisme par exemple. » Le nouveau maire de L’Anse-Saint-Jean compte d’ailleurs mettre en place une démocratie plus participative, aller à la rencontre des citoyens, instaurer des budgets participatifs pour remédier à cette réalité et ainsi inciter plus de personnes, homme ou femme, à s’impliquer dans la politique municipale anjenoise.

Rivière-Éternité, des femmes à tous les postes.

Jacinthe Savard, Sonia Simard, Sandra Côté et Isabelle Gagnon devant les bureaux de la municipalité de Rivière-Éternité.

À la municipalité de Rivière-Éternité, Jacinthe Savard et Isabelle Gagnon, nouvelles conseillères depuis novembre dernier, tiennent avant tout à représenter la population auprès des instances municipales. « Au dernier conseil, il n’y avait que du monde de l’extérieur et je trouvais cela dommage, cela manquait de gens d’ici. C’est au tour de notre génération, ceux dans la quarantaine, de s’impliquer, c’est comme cela que l’on garde l’âme d’un village vivante », annonce d’entrée de jeu Isabelle Gagnon, qui donne également de son temps à la bonne marche de l’Auberge du Presbytère.

Jacinthe Savard, également native de Rivière-Éternité, complète : « Je pars à la retraite bientôt, j’avais du temps à donner et envie de m’impliquer dans ma communauté, notamment auprès des personnes âgées. Dans une réunion, si on est capable de donner notre opinion, d’être écoutée, pour moi, homme ou femme, cela ne fait pas de différence ! »

Pour Sandra Côté, directrice générale à la municipalité, la place des femmes revêt une importance capitale : « Cela fait 13 années que je travaille dans ces bureaux et quand il y a un conseil avec une majorité de femmes, je vois une différence. Les dossiers portés par des femmes sont en général faits avec plus de minutie. Je ne sais pas si c’est le petit côté féminin qui apporte cette curiosité, ce besoin de pousser plus loin les choses, mais à l’administration, on le ressent clairement. En tant que femme, on s’oblige aussi à démontrer qu’on est capable de le faire. On n’a rien à prouver aux autres, c’est avec nous-même que cela se passe ! »

Sonia Simard, qui travaille depuis 2014 à la municipalité, ne peut que confirmer : « Sans dénigrer les hommes, je constate souvent que les dossiers gérés par des femmes, ils sont tenus jusqu’au bout. Plus fonceuses, plus de temps à donner aussi, versus les hommes qui ont des horaires de travail plus prenants, qui partent la semaine ou travaillent le soir. À la municipalité, on est vraiment chanceux d’avoir cet équilibre homme – femme où chacun apporte son idée autour de la table et où je sens que ma voix est très bien accueillie », conclut celle qui a toujours eu à cœur le développement de son milieu de vie.

Ferland-et-Boilleau, une équipe diversifiée et efficace !

Janic Gagnon et Caroline Chayer, toutes deux conseillères municipales à Ferland-et-Boilleau.

Je finis ma tournée des conseils municipaux à Ferland-et-Boilleau où lors des dernières élections, le maire et quatre conseillers ont eu de l’opposition. Janic Gagnon et Caroline Chayer siègent toutes les deux à ce nouveau conseil dans lequel tous les âges sont représentés.

Originaire de La Baie, Caroline Chayer réside à Boilleau depuis 10 ans : « Le communautaire, c’est un état d’esprit. J’ai commencé avec le comité famille, la joujouthèque, mais avec la Covid, tout est tombé plus tranquille. J’ai alors décidé de me présenter comme conseillère et à date j’adore ça! Maman de 3 enfants, je voulais m’impliquer et représenter les femmes de mon âge. Une femme amène une autre vision, Janic avec ses 3 mandats a acquis une sacrée expérience, moi je suis toute nouvelle, alors j’aime prendre le temps. C’est ce que j’apprécie le plus je crois avec ce conseil, on prend le temps de prendre une décision, ça mijote, ça cogite, les idées se forment et les décisions sont du coup plus faciles à assumer ! Et puis des femmes, ça en prend ! Il ne faut pas avoir peur de s’impliquer et de lever la voix pour se faire entendre », conclut Caroline avec conviction !

Janic Gagnon, quant à elle, entame actuellement son 3e mandat: « On a toujours été au moins deux femmes à siéger au conseil municipal. C’est important d’avoir des femmes dans un conseil, très important ! Ça a du caractère, ça amène des nouvelles idées ! Moi si je m’implique dans la politique de mon village, ce n’est pas par obligation, c’est dans ma nature, c’est parce que j’aime ça ! C’est certain qu’autour de la table, on n’est pas toujours d’accord, mais on discute, on prend le temps d’y penser, on trouve des solutions ! On est vraiment une belle équipe ! », conclut Janic qui pense bien faire ici son dernier mandat et ainsi laisser de la place à de nouvelles idées !

Sentier des Murailles : l’étude d’opportunité est lancée

Le lac Cardinal sur le territoire de Petit-Saguenay.

Il y a déjà 7 ans, la faillite de la Coop Quatre Temps forçait la fermeture du Sentier des Murailles, un sentier de ski hors piste reliant les municipalités de Petit-Saguenay, Rivière-Éternité et L’Anse-Saint-Jean. Avec en tête de positionner le Bas-Saguenay comme destination incontournable de plein air 4 saisons, les municipalités ont mis sur pied l’an dernier un comité promoteur composé d’élus, d’agents de développement et de divers acteurs dans le domaine du plein air. Une première étude de caractérisation a par la suite été préparée par le Regroupement régional des gestionnaires de ZEC de la région, pour déterminer l’état actuel du sentier. Fort de ces résultats, une nouvelle phase d’étude a été lancée il y a quelques semaines par les firmes Option Aménagement et Synergie pour évaluer l’opportunité de relancer le Sentier des Murailles.

Concrètement, l’étude d’opportunité permettra d’établir l’environnement économique dans lequel le projet se situe, de préparer différents scénarios de développement et de proposer un mode d’organisation pour la mise en œuvre du projet.

L’étude évaluera donc comment le projet pourrait être un moteur de développement économique pour les communautés locales, en reliant les cœurs villageois et en développant une offre d’activités de plein air diversifiée le long du sentier.

L’étude s’attardera également au marché du plein air qui a grandement évolué dans le contexte sanitaire mondial, alors que de nombreux Québécois ont décidé de redécouvrir leur territoire.

Plusieurs enjeux seront considérés dans le cadre de cette étude : l’entretien des infrastructures, la logistique de l’accueil, le déploiement d’une signalisation efficace, le recrutement de la main-d’œuvre ou encore la cohabitation sécuritaire et agréable de tous les usagers, et notamment avec les quads et motoneiges. Des consultations seront également effectuées avec les personnes ayant gravité autour de la première mouture du Sentier des Murailles, ainsi qu’avec les acteurs touristiques du milieu. Compte tenu de l’expertise existante dans le domaine du plein air au Bas-Saguenay, parions que ces consultations déboucheront sur des propositions très intéressantes.

Le projet s’inscrit certainement dans un contexte fort différent par rapport aux années 2000 et 2010. De nombreux projets ont depuis fleuri ailleurs au Québec et au Canada. Quelques modèles inspirants seront donc étudiés, dont les sentiers de l’Estrie, le sentier Bruce Peninsula de Niagara ou les sentiers de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, qui sont regroupés avec l’appui du Pôle d’excellence en récréotourisme de l’Outaouais (PERO). Ces inspirations serviront à établir la nouvelle mouture du sentier des Murailles comme un leader dans le domaine du plein air au Québec.

Les jeunes journalistes de Fréchette s’inspirent de …

Eugénie Lavoie une femme créative

Ma mère Eugénie m’inspire parce qu’elle s’implique dans beaucoup d’activités d’art. C’est une artiste; elle fait de très beaux dessins. Elle organise des rallyes à chaque Halloween. Elle s’implique en venant faire des ateliers d’arts dans les classes. C’est aussi une musicienne, elle sait jouer du ukulélé et de la guitare. C’est une cuisinière et elle fabrique des choses. Ma mère donne du bonheur à ma famille et à la communauté! Elle fait de belles choses et c’est super parce que ce n’est pas tout le monde qui sait faire autant de projet. Je suis fier de ma maman.

Siméon Boudreault

 

Cynthia Ratté, passionnée des animaux

Le renard, une oeuvre de Cynthia Ratté.                                      

Cynthia est une femme passionnée des arts et des animaux. Elle vend plusieurs choses pour les animaux et souvent elle les fabrique. Par exemple, elle fabrique les colliers pour chats et chiens avec des matériaux récupérés. En plus d’être beaux, les colliers de Cynthia sont bons pour notre planète. Elle peint aussi des tableaux, plus souvent sur bois. Cynthia m’inspire beaucoup parce qu’elle aime les arts et les animaux comme moi. Je rêve de devenir comme elle plus tard. C’est une femme créative avec qui on se sent bien.

Coralie Girard

Sonia Desmarais au service de la planète

Sonia Desmarais est une personne engagée pour la planète, elle a décidé de vendre des produits qui ne sont pas dangereux pour les animaux ou les humains. En effet, les produits Planette ne font pas mal à la planète et c’est de là que vient son nom. Ces produits sont toujours fabriqués à partir d’ingrédients non toxiques comme, par exemple : huiles essentielles, argile brute, bicarbonate de soude, etc. Pour conclure, je trouve que cette femme est un bon exemple pour ceux qui veulent aider la planète terre. Je trouve que Sonia est quelqu’un qui rend le monde meilleur à sa façon!

Ophélie Boily

La femme qui m’inspire c’est Élise Gravel   

Élise Gravel est une écrivaine à succès. Elle écrit des histoires très drôles, mais parfois elle écrit sur les émotions. Par exemple, son livre Ollie est l’histoire d’un petit chien dans la tête d’une fillette très énergique. Il y a aussi ses livres qui parlent de sujets un peu plus sérieux, mais toujours avec une touche d’humour. Élise Gravel fait aussi des affiches pour te calmer ou pour enlever ton chagrin. Pour moi, les livres d’Élise Gravel sont les plus amusants à lire, elle choisit des bons sujets et ils sont inspirants pour moi. J’aime tellement ses livres que je pourrais vous en parler pendant des heures!

Estelle Boudreault

Judith Gagné, celle qui raconte avec son cœur !

Madame Judith Gagné est née le 3 décembre 1932, sur la rue Saint-Jean Baptiste, à L’Anse-Saint-Jean. À cette époque, ses parents, Stanislas Gagné et Bernadette Pelletier, habitaient chez les grands-parents paternels, Marie-Louise Côté et François Gagné.

« Quand il s’est marié avec ma mère, mon père a demandé un lot à la colonisation et c’est là qu’on est partis sur Périgny. Il a défriché la terre, avec les billots, il a bâti le camp, il faisait du bois de poêle aussi, il travaillait dur. Moi je suis montée à la fin de l’été quand le camp était prêt, j’avais 8 mois et mon frère deux ans. »

Si Stanislas était natif de l’Anse, Bernadette, sa mère, venait du Petit-Saguenay, du côté du lac Long. « Mes grands-parents du côté de ma mère, Françoise Gaudreault et Pitt, on disait Pitt, mais son nom c’était Pierre Pelletier, ils restaient au Petit Lac. Ma mère venait à l’école icitte au village de l’Anse et elle passait par le bois pour rentrer. Elle me disait que quand il faisait noir de bonne heure, on venait au-devant d’eux avec un fanal. Ma maman avait toujours des histoires à raconter ! Je tiens ça d’elle ! Toute la famille à mon grand-père Pitt restait dans la même maison, celle au Petit Lac, ses frères Romuald, Auguste, Justillin, ils étaient une douzaine là-dedans, les enfants dormaient deux par deux. Pierre, c’était un métis, il venait de l’autre bord du fleuve, il a traversé pour venir marier ma grand-mère Françoise. »

Stanislas Gagné, père de Judith avec sur la droite René Dufour.

Sur leurs terres à Périgny, Stanislas faisait du bois, des billots sur la montagne l’hiver qu’il vendait au printemps. Comme tout le monde à l’époque, la famille s’organisait avec ce qu’elle avait. « Une année, mon père s’est acheté une vache, on tirait le lait, on faisait notre beurre, de la crème, on achetait nos provisions chez monsieur Oscar Boudreault sur le rang St-Thomas. C’était un gros magasin général, on allait acheter nos provisions pour l’année ! Des 100 livres de farine, de sucre brun, de la graisse, du sel ! Après ça on se faisait un jardin, on avait nos légumes, on était bien ! On n’avait pas de caveau par exemple mais on canait beaucoup. »

Du temps où madame Judith allait à l’école, il n’y avait qu’une douzaine d’enfants dans la classe à Périgny. La petite école se trouvait à côté de la maison où habite maintenant Léon Houde. « Quand on est montés nous autres, il y avait monsieur Rona Martel avec madame Brigitte, leurs enfants étaient plus grands, mais de temps en temps ils m’emmenaient à l’école. Mais ça n’a pas duré longtemps qu’ils ont quitté l’école et j’y allais plus souvent toute seule. Quand j’ai quitté l’école, chez René Dufour du voisinage où il y avait une douzaine d’enfants, maman m’envoyait les aider, j’ai lavé beaucoup de linge ! C’était charitable mais j’étais trop petite ! Il y’avait aussi chez Élias Houde et leurs 14 enfants ! »

Madame Judith se rappelle qu’à l’époque, ils prenaient l’eau dans la rivière avec des siaux. « J’allais à la pêche, ma mère m’envoyait, elle me disait Judith vas nous pêcher une truite, à soir on se fait une sauce à patate ! On appelait ça l’Islet, avant d’arriver chez nous, le détour où il y a une grange, c’est là qu’on allait pêcher. Maman, elle montait dans les châssis et elle regardait si j’étais là, parce qu’il y avait des ours. Ils couraient après ma truite ! »

Stanislas à gauche et Bernadette à droite. En avant Marcel, le petit garçon adopté par Bernadette. Avec l’accordéon, Pierre Martel le voisin que madame Judith a fréquenté pendant une dizaine d’années.

Aujourd’hui c’est Idola, le fils de madame Judith, qui bûche sur la montagne de son grand-père Stanislas. « Idola, il dit que les épinettes sont tellement grosses, il a beaucoup de misère à les sortir, mais il n’est pas question de rentrer des machines qui vont toute briser. Ces gros arbres qu’il coupe, ce sont les repousses que son grand-père a laissées là ! Ça fait chaud au cœur de voir ça, mon garçon qui bûche comme son grand-père, dans le respect de la forêt ! Jean-Marie, mon mari, il voulait pas non plus voir de machine sur sa terre ! Il coupait un bouleau et il laissait les petites repousses toute alentour ! Les grosses machines, ça brise toute, s’il y a un petit ruisseau, il devient de la bouette ! »

« Ma mère était une bonne vivante, elle était ricaneuse. Quand elle est morte, elle avait rien que 66 ans ! Une crise de cœur ! Sur la galerie chez nous, il y avait les garçons, des voisins, ils avaient épluché ensemble des gourganes et elle avait don’ rit ! Papa disait Nadette tu vas faire une crise de cœur, tu ris trop ! Ce jour-là, c’était un vendredi je me rappelle, ma mère rentre dans la maison avec son petit sac de gourganes, elle riait pis elle tombe à terre, pauvre petite ! Elle est heureuse elle, c’est moi qui ai mangé le coup !  Papa, il en est mort, il a tellement pleuré, mon mari se levait la nuit, il lui disait monsieur Dislas – chez nous, on dit jamais le nom au complet – monsieur, ne pleurez pas, madame Nadette elle est partie! Priez le Bon Dieu pour elle. Il est mort deux ans après ! »

Madame Bernadette entourée de deux amies de filles de Judith, Olivette Thibeault et Charlotte Lepage.

Écouter les histoires de madame Judith, c’est un peu comme se balader au pied de l’arbre généalogique de Périgny. Cette petite femme de 89 ans aux yeux pétillants qui illuminent son visage couvert de rides souriantes connait tous les noms de tous les habitants, leurs parents et grands-parents, même que parfois, son fils Idola l’appelle pour se rafraichir la mémoire ! « Mes racines sont à Périgny, j’ai tellement pleuré quand on a vendu la maison ! »

Quand Judith rencontre son mari, Jean-Marie Houde, il travaillait chez le voisin Louis-Henri Martel. « Il venait tous les soirs faire son tour, me faisait des beaux yeux, j’y disais t’as beau me regarder, tu m’auras pas ! Mais à un moment donné, j’ai eu un coup de foudre. Mon père voulait bien que je me marie mais il fallait que je reste avec eux dans la maison à Périgny. Jean-Marie était d’accord. »

Jean-Marie, Judith, la jeune Christiane et Idola bébé.

Jean-Marie Houde travaillait dans le bois, il partait le lundi matin et il revenait le vendredi midi, pendant que Judith s’occupait de la ferme, des enfants, des parents, rentrer le bois, chauffer le poêle. « Mon père avait été opéré 4 fois de pierres sur le rein, il pouvait pas m’aider. On avait des vaches, des moutons en bas, proche de la rivière. On en tuait un de temps en temps pour le manger. On tondait les moutons, on prenait des grandes cuves pour laver toute notre laine, on charriait l’eau dans ce temps-là, on avait un tordeur sur le bord de notre cuve, on la faisait sécher dehors, on la cardait avec des cardes, pour l’étirer, on enlevait les aigrettes, le foin, après on la filait. On avait un métier à tisser, c’était un forgeron qui l’avait fait ! Édouard Gaudreault, c’était pas un gars qui travaillait le bois, il avait fait ça en gros bois carré, je me rappelle, on était pu capable de le manœuvrer, il était trop pesant ! »

Madame Judith et son mari Jean-Marie !

« Ça me fait du bien de te raconter ces histoires ! Je suis tellement heureuse d’avoir fait tout ça dans ma vie, si c’était à recommencer, il n’y a rien que je regrette! Je recommencerais ! »

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