Mon grand-père est monsieur Louis Marie Gagné. Il possède des terres au bout du rang Périgny. Il a participé à établir une grande partie du chemin Périgny, celle du bout du village par le Sud. Ma grand-mère, madame Louisette Boudreault, s’est occupée de ses 5 enfants, car son mari travaillait fort, était tout le temps en train de bûcher pour nourrir sa famille. De nos jours encore, il travaille sur son érablière le printemps et s’occupe de ses animaux. Mon père me dit toujours que j’ai hérité de sa force et je suis très fier de ce gène des Gagné.
Michael Gagné
Mon grand-père, Raoul Tremblay, décédé il y a une dizaine d’années, amputé de ses deux jambes, était toujours souriant malgré toutes les blessures et les douleurs qu’il avait. Mon grand-père dès son plus jeune âge, a commencé à bûcher dans le bois et a fait cela toute sa vie. À la mort de mon grand-père il m’a laissé son portefeuille qu’il avait depuis une trentaine d’années. Ma grand-mère, Lisette Gagné, est une femme heureuse et généreuse malgré le départ de mon grand-père il y a plusieurs années. Il y aura toujours une place dans mon cœur pour eux.
Raphaël Lavoie
Mon grand-père, un autochtone de Mashteuiatsh, était un agriculteur, alors que ma grand-mère était une femme native de Roberval. Elle était enseignante. Mes grands-parents se sont mariés et ont eu cinq enfants ; deux filles et trois garçons. Mon grand-père faisait de petits travaux, comme concierge, en plus de travailler sur la ferme. Aussi, il adorait lire. Il avait de nombreuses encyclopédies et adorait apprendre. Mes grands-parents ont beaucoup voyagé. Ils ont voyagé à travers le monde. Ils m’ont transmis la volonté de découvrir le monde et l’envie d’apprendre.
Photos prises sur le sentier de la Savanne à Pierrot, au départ de Petit-Saguenay, un peu avant d'arriver au quai. Crédits photos : Manon Landry
Quand on marche dans un sentier, on a un peu l’impression que ce dernier a toujours existé, surtout s’il est bien intégré à son milieu. Il y a quelque chose d’un peu magique là-dedans. Mais qui a fait ça et comment ? La plupart des animaux terrestres entretiennent des sentiers afin de circuler sur leur territoire en dépensant le moins d’énergie possible. L’humain n’échappe évidemment pas à cette règle.
À la base, il s’agit essentiellement de circuler par un itinéraire ergonomique et de repasser maintes et maintes fois en entretenant la végétation au passage (branches, arbres tombés).
Mais pour qu’un sentier pédestre plus raffiné voie le jour, il en est tout autrement. L’énergie déployée est assez imposante !
Pour vous partager les réalités de ce savoir faire, j’ai contacté un pilier dans le domaine, Jacques Racine. C’est aussi pour moi un mentor et surtout un grand ami avec qui j’ai appris et partagé cette passion.
JFG : D’abord Jacques, depuis combien de temps fais-tu de l’aménagement ?
J.R : Depuis environ une trentaine d’années.
JFG : Comment as-tu commencé ?
J.R : À l’époque, j’avais une petite ferme de subsistance et j’avais décidé de vendre mes animaux. Dans le même temps, le Parc Saguenay prenait racine et cherchait des travailleurs pour développer un réseau de sentiers pédestres.
Moi : Que préfères-tu dans ce métier ?
J.R. : Je crois qu’on a tous dans notre ADN un gène pour ça. Voyez comment les enfants aménagent d’instinct des petites rigoles pour gérer l’eau. De mettre à profit ce « gène » pour aménager des sentiers dans des territoires majestueux est pour moi profondément satisfaisant. J’aime aussi la portion exploration et balisage. On doit faire appel à notre sensibilité pour trouver les plus beaux trésors du coin afin de les mettre en valeur pour toucher les futurs randonneurs.
JFG : Qu’est-ce que tu trouves plus difficile ?
J.R. : Ce que j’ai trouvé plus difficile, c’est de constater que bien souvent les gestionnaires n’ont malheureusement pas souvent les budgets pour entretenir suffisamment les sentiers et donc ces derniers se dégradent plus rapidement.
JFG : Peux-tu me décrire brièvement comment tu procèdes pour baliser un futur sentier ?
J.R. : Pour faire simple, je dirais que premièrement, il faut identifier les points d’intérêt dans le secteur concerné et deuxièmement, les relier de la façon la plus ergonomique possible en évitant les zones humides au maximum.
Jacques Racine continue à œuvrer dans le domaine comme consultant ou chargé de projet. Conscient que son corps demande une diminution du travail physique intense, il cherche depuis quelques années à passer le flambeau progressivement. Ayant senti l’appel mais ne pouvant prendre cette charge seul, j’ai proposé à des collègues et amis de mettre sur pied une équipe d’aménagement de sentiers au Bas-Saguenay. Voilà qu’est née l’entreprise Roches et Racines.
Le but est de créer une coopérative avec des travailleurs (ses) d’ici, pour des projets d’ici. Nous visons à mettre en valeur ce métier manuel et artistique en s’offrant de bonnes conditions et un climat de travail agréable. Nos valeurs : allier la sensibilité du milieu naturel et le travail de qualité. Le patrimoine des sentiers de notre milieu est un précieux héritage que nous avons reçu de nos prédécesseurs. Nous sommes désireux de l’honorer et de poursuivre ce noble travail.
C’était une de ces matinées de novembre. On s’était retrouvées chez Joëlle, au Jardin des Défricheurs. La neige n’était pas encore arrivée, mais le froid s’était bien installé pour l’hiver. Cécile nous annonce le thème du numéro de décembre : la transmission. Wow. Tout un sujet ! « Mais c’est quoi la transmission ? ».
On ouvre le gros Larousse et on apprend que, transmettre c’est tout simplement faire passer quelque chose de quelqu’un à quelqu’un d’autre. Si on creuse un peu plus notre réflexion, c’est quoi ce quelque chose et ce sont qui ces quelqu’un ? Ce quelque chose peut prendre différentes formes: un bien, un objet, un pouvoir, un message, un savoir ou même un usage. Ces quelqu’un peuvent eux aussi prendre différents visages. Une personne d’une génération peut transmettre à une personne d’une autre génération, comme un enfant qui apprend à son grand-père comment utiliser sa nouvelle tablette connectée, après que ce dernier lui ait appris à manier la canne à pêche. Une personne peut transmettre sa culture et ses traditions à un étranger de passage, et vice versa. Un professeur peut transmettre sa passion et son savoir à ses étudiants, qui peuvent à leur tour porter un regard neuf sur certains enjeux. Bref, la transmission définit finalement la plupart de nos échanges, qu’ils soient physiques ou verbaux.
On ferme le gros Larousse. On boit notre café pour se réchauffer. Chacun à l’air dans ses pensées. « C’est vraiment inspirant, mais ça serait quoi la spécificité de la transmission chez nous, au Bas-Saguenay ?» Nos villages partagent une histoire commune que l’on continue d’écrire, et des enjeux partagés pour lesquels on peut s’entraider. En fait, transmettre c’est aussi faire parvenir un phénomène, comme l’air qui transmet le son. Le Trait d’Union est un vecteur de transmission finalement. Notre journal transmet l’information d’un village à un autre, comme leurs innovations et leurs événements, afin de s’enrichir mutuellement et toujours rester en contact, malgré la distance qui nous sépare. Distance accrue en hiver, dirons-nous.
« Ce thème est parfait pour le numéro de décembre !» La période des fêtes, c’est l’ère de la transmission par excellence. Ces rassemblements en famille où l’on écoute les contes et les anecdotes de nos grands-parents, où l’on raconte ce qu’on a appris à l’école à nos oncles et tantes et où l’on assiste à une pièce de théâtre de la grande littérature jouée par notre enfant. Ce sont autant d’exemples de lieux de transmission éphémères et essentiels.
Nous rendons certains vecteurs de transmission permanents. On peut penser notamment à l’école forestière et la distillerie de Ferland-et-Boilleau, ou encore les Ateliers des Savoirs Partagés au Petit-Saguenay. On en a des idées à la pelle à vous partager. Prêt à être un récepteur de transmission ? Tournez la page !
Le point de vue du Sentier des Vallées, un incontournable ! Crédit photo : Manon Landry.
La saison hivernale est à nos portes, et nos espoirs sont grands quant à l’épaisseur du couvert de neige attendue cette année. Et pour cause : nous avons si hâte de faire l’essai du nouveau développement de ski autonome Les Sommets du Fjord. Le réseau de sentiers saguenois offre des tracés diversifiés pour parcourir le territoire.
Une autre nouveauté cette année : le sentier de la Savane à Pierrot, dont l’entrée se fait à partir du chemin du Quai. Celui-ci longe un ruisseau qui se fige en d’impressionnantes structures de glace lorsque les températures baissent. Au sommet, une jolie passerelle permet d’admirer un point de vue sur la fameuse Savane givrée, aux abords du fjord. Il est possible de revenir sur ses pas, ou de faire une boucle en empruntant le sentier de motoneige. Nous invitons tous les usagers à faire preuve de prudence en partageant les réseaux de sentiers.
À revisiter, les sentiers du Monde enchanté de mon enfance offrent des niveaux de difficultés variables et des points de vue magnifiques sur le fjord.
La réfection et la signalisation du sentier du Cap à Don Jean (10 km aller-retour, 450 m d’ascension) viennent tout juste d’être complétés par Eurêko. Ce tracé, classé difficile, mène vers un point de vue impressionnant au sommet des parois rocheuses qui bordent la route 170.
On peut y apercevoir une vue sur l’étendue des montagnes du Cabanage et de l’arrière-pays. Lorsque le temps est dégagé, on dit qu’on peut même y apercevoir le fleuve vers l’est.
Finalement, faites l’essai des Sentiers du Mont Alphée (à partir du chemin Saint-Étienne) et des Vallées (au km 49 sur la route 170) pour profiter du grand air. Le chemin du Quai, fermé aux voitures en hiver, offre un tracé enchanteur relativement plat (7 km aller-retour) jusqu’au quai municipal pour la randonnée ou le ski de fond. Rentrez vous réchauffer à la boutique de Minuit Moins Cinq, ouverte pendant la saison froide. Toutes les informations sur le réseau de sentiers se retrouvent sur la nouvelle carte interactive du site web de la municipalité.
Pour en savoir plus sur les activités hivernales, les évènements ou l’hébergement à Petit-Saguenay, rendez vous au petit-saguenay.com/visiter/decouvrir ou scannez le code QR!
La bibliothèque a repris vie dans les derniers mois. Le nombre de membres a augmenté, le taux d’achalandage également.
Depuis les derniers mois, la bibliothèque municipale de Rivière-Éternité a connu une cure de rajeunissement. Grâce à un programme régional, c’est plus de 27 000$ qui ont été investis dans la bibliothèque, permettant de remplacer les rayons existants et le mobilier en place. Une salle de rencontre a également été ajoutée afin de recevoir différents groupes, un espace pour les jeunes Le Repaire de Kilitou et un coin jeunesse.
Le 15 décembre, l’inauguration des lieux s’est orchestrée de façon événementielle. Le Conseil municipal, les différents partenaires et la population étaient invités à venir visiter les nouveaux locaux et à s’en approprier les nouveautés. À cette occasion, les services de la joujouthèque ont été relancés.
Plus de 500$ en nouveaux jeux ont été ajoutés à l’inventaire en place pour apporter un brin d’originalité aux usagers habituels.
La joujouthèque sera ouverte à chaque fois que la bibliothèque sera en opération. Vous pouvez donc faire une pierre avec deux coups en venant chercher des livres et des jeux pour toute la famille.
La bibliothèque a repris vie dans les derniers mois. Le nombre de membres a augmenté, le taux d’achalandage également. Les activités pour les personnes de 50 ans et plus continuent de se dérouler dans ses locaux avec leurs animations du mardi après-midi. En modifiant les plages horaires l’accès aux services se trouve ainsi facilité. Le personnel de l’école profite également du coin pour les tout-petits. Grâce à ces nombreuses actions, la bibliothèque a repris un nouvel élan qui devrait se poursuivre dans le futur. Après la période des Fêtes, des animations y seront proposées à la population, à raison d’une fois par mois.
Travailler ensemble c’est la réussite! Le Réseau biblio, la MRC du Fjord-du-Saguenay, l’AGIR (Action Globale et Innovante pour la Réussite éducative au Bas-Saguenay), les personnes bénévoles qui donnent de leur temps et toutes celles qui l’ont fait dans les dernières années ont permis la réalisation de ce beau projet.
Voici les 10 bienfaits de la lecture : Pourquoi vous devriez lire tous les jours!
Stimule le cerveau – Plusieurs études indiquent que la stimulation mentale peut ralentir l’évolution (et peut-être même l’arrêter complètement) de la maladie d’Alzheimer et de la démence.
Diminue le stress – La lecture diminue notre état d’anxiété et nous détend complètement. Les bienfaits de la lecture avant de dormir sont d’ailleurs reconnus.
Améliore les connaissances – La lecture enrichit l’esprit. On ne pourra jamais vous retirer votre savoir et vos connaissances.
Accroît le vocabulaire – Plus on lit, plus on découvre de nouveaux mots, et plus il y a de chances de les employer dans son langage quotidien.
Améliore la mémoire – L’intérêt de la lecture est qu’elle fait travailler la mémoire.
Développe les capacités d’analyses – Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de lire un bon petit roman policier et de deviner qui était l’assassin avant même la fin du livre? Si c’est le cas, vous avez fait preuve de bonnes aptitudes critiques et analytiques.
Améliore l’attention et la concentration – Le matin, essayez 15 à 20 minutes de lecture avant d’aller au boulot; vous allez être surpris par l’effet positif que ça va avoir sur votre niveau de concentration, une fois au travail.
Améliore la rédaction – Mieux écrire va de pair avec enrichir son vocabulaire. On peut dire que lire aide à mieux apprendre le français.
Tranquillise l’esprit – À la base, la lecture est synonyme de relaxation. La thématique d’un livre peut aussi nous apporter la tranquillité d’esprit et une paix intérieure considérable.
Un divertissement gratuit – Les livres peuvent être coûteux mais nous vous invitons à profiter des bibliothèques municipales ou de télécharger gratuitement des ouvrages sur différents sites de lecture. Le prêt de livre entre amis est un bon moyen aussi pour partager les ressources.
Vous ne pensez pas qu’il est temps d’éteindre votre ordi, mettre votre téléphone en mode silencieux, et de prendre un petit moment pour ressourcer votre âme?
En 2022, le Centre Communautaire la Petite École va entreprendre des travaux d’aménagement de sa cour extérieure afin de la rendre beaucoup plus accessible, sécuritaire et attrayante pour les citoyens et utilisateurs.
Ce projet est inscrit aux plans d’actions de la Politique familiale et de la Politique Municipalité Amie des Aînés (MADA) de L’Anse-Saint-Jean. Ces plans d’action avaient été approuvés par la municipalité suite à des consultations publiques. Deux aides financières d’un montant total de 27 500$ vont permettre au Centre Communautaire de mettre sur pied cet aménagement.
Il s’agit ici d’améliorer la santé globale des citoyens et le développement des collectivités et environnements favorables aux saines habitudes de vie. La cour de la Petite École est déjà utilisée comme un lieu de rassemblement autant pour les jeunes citoyens que pour les aînés. Toutefois, le manque de pelouse, l’asphalte qui se détériore d’année en année, l’absence de mobilier urbain ainsi que la végétation sauvage rendent ce lieu quelque peu triste et désuet.
Suite à la dernière année, le besoin de se retrouver et de renforcer les liens collectifs se fait grandement sentir. Le réaménagement de la cour a donc pour but d’offrir un espace sain et sécuritaire aux Anjennois et Anjennoises.
La cour extérieure du Centre Communautaire la Petite École est constituée actuellement de 90% d’asphalte, ce qui engendre une zone de chaleur importante. En enlevant une partie de ce revêtement pour y mettre des îlots de fraîcheur, on améliore l’expérience de se regrouper, de jouer ou de faire une activité communautaire sur le site. Pour la coordination du Centre Communautaire, ce sera un espace propice à l’organisation d’activités extérieures et rassembleuses telles que des causeries, des prestations artistiques, des rencontres parents/enfants, des cours de danse, yoga ou autres, des ateliers de jardinage, etc.
L’organisme Eurêko a été approché pour son projet Canopée et biodiversité Saguenay qui vise à poser des actions concrètes pour créer des milieux de vie favorables à la santé des citoyens et augmenter leur résilience face aux impacts des changements climatiques. Pour y arriver, l’équipe souhaite créer des îlots de fraicheur par le verdissement, la déminéralisation, l’utilisation de matériaux réfléchissants et perméables.
Ce projet s’inscrit à 100% dans la mission du Centre Communautaire. Une première consultation a eu lieu en novembre entre l’équipe d’Eurêko, la coordination du Centre Communautaire, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean ainsi que des utilisateurs fréquents de la Petite École afin de déterminer, ensemble, un cahier des charges.
Le nouvel espace citoyen permettra donc de répondre à quelques critères spécifiques avec ses espaces de rencontre facilement accessibles, agréables et situés au cœur du village pour les citoyens de tous âges. L’amélioration de l’air de jeux pour les enfants, des îlots de nourriture comestible variée, saine et gratuite (fleurs, fruits, légumes, herbes), une qualité visuelle de la cour tout en réduisant la chaleur de la cour, la création d’un espace accessible à l’extérieur pour y planifier des activités communautaires et culturelles, en résumé, le réaménagement de la cour du Centre Communautaire va offrir un tout nouvel espace propice aux rencontres citoyennes, à la découverte de nouveaux aliments comestibles, aux activités du Centre Communautaire ainsi qu’un bel espace sécuritaire de jeux pour les enfants. Un beau projet à surveiller pour 2022 !
Amadou Hampaté Bâ, célèbre écrivain africain, a dit : « En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».
Que serait la société africaine sans les personnes âgées?
De même, que seraient les communautés autochtones et Inuit sans l’apport privilégié des personnes aînées dans la transmission de l’héritage culturel, comme porteuses d’un savoir unique?
Transmettre signifie faire parvenir, communiquer ce qu’on a reçu (Le Petit Larousse).
Par exemple, les grands-mères Inuit ont à cœur de transmettre les valeurs et les savoirs traditionnels Inuit. Elles sont conscientes d’être des témoins précieux du passé et du présent. C’est en les consultant que cette mémoire se conserve.
Ces grands-mères Inuit transmettent des valeurs pacifiques et de solidarité aux enfants. Elles insistent sur l’importance du partage et de la générosité au sein de la communauté. Elles enseignent le respect, l’amitié et la bonté entre pairs, amis et voisins. Elles inculquent des valeurs d’harmonie et de cohésion au sein de la famille et de la communauté.
Elles transmettent aussi l’identité Inuit. Pour la perpétuer, il faut éviter de s’entredéchirer et de se diviser, au contraire, il est vital de rester unis et forts.
Au Québec, nous avons beaucoup de résidences de personnes âgées. S’y trouvent des hommes et des femmes aux expériences diverses qui ont apporté beaucoup de leurs talents à la société. Au soir de leur vie, que deviennent ce savoir et ce savoir-faire accumulés au fil des années? Ne servent-ils plus à rien? Une discontinuité générationnelle prive actuellement la société d’une partie importante d’elle-même que lui ont apporté, jadis, les habiletés de ses « vieux » et de ses « vieilles » et que ceux-ci conservent en pure perte, en panne de transmission.
Pour les sociétés qui se nourrissent d’informations par le truchement des moyens techniques comme l’internet et les réseaux sociaux, le sens de la vie, provenant de la transmission humaine, devient caduc. Dans l’ère du jetable, la vieillesse ne peut être perçue que comme décrépitude. La vie se raccourcit; elle tend à être réduite à l’immédiateté et au présent, sans racines ni devenir.
On pourrait se demander si les personnes âgées d’ici ne pourraient pas être des «grands-pères » ou des «grands-mères » pour des jeunes et y trouver une raison de vivre?
Les personnes âgées offriraient aux jeunes et à la société les fruits de longues années d’intériorisation. Plus la capacité d’intérioriser est grande, plus aisée est la perception du sens de la vie. Et plus le sens de la vie devient évident, plus encore le désir de le transmettre s’impose.
La société ne peut faire l’économie de la richesse de la transmission. Elle doit montrer une grande gratitude envers ceux et celles qui souhaitent partager de leurs talents et ainsi permettre de mieux se comprendre.
L’école nous apporte à faire
des liens avec nos amis. Elle nous sert aussi à apprendre toutes les matières
qui nous seront utiles lorsque nous aurons un travail. Ma matière préférée est
l’éducation physique parce que j’aime bouger et jouer. Aussi, les mathématiques
parce que j’aime faire des calculs et des additions. Et aussi nous avons la
chance d’avoir des animaux comme des lapins, des poissons et un bernard-l’hermite
qui nous aident à nous calmer.
Dylan Lavoie (6e année)
L’école est une bonne chose
pour nous tous. Elle permet aux personnes d’apprendre, comme les mathématiques,
le français et plusieurs autres choses. Pour moi l’école, c’est pour apprendre
plein de trucs spéciaux. À chaque année c’est soit facile ou compliqué, c’est
la meilleure chose qui soit sur la terre. En 2e année c’est facile,
en 3e année c’est compliqué, en 4e année c’est facile, en 5e année
c’est compliqué et pour finir en 6e année c’est facile. Moi, j’adore
l’école.
Megan Dassylva (2e année)
Dans la vie, l’école m’apporte de l’amitié grâce à des amis qui sont toujours là pour moi et pour les autres. Cet endroit d’apprentissage m’enseigne le français, les maths et toutes autres matières, y compris la politesse qui m’aide à savoir comment me débrouiller dans la vie. Et même, s’il y a souvent des chicanes, à l’école cela peut aider à savoir comment les régler et aussi comment les éviter. Cet endroit peut entraîner du bonheur et de la joie quand même. Je remercie aussi les professeurs car ils prennent soin de nous et font de leur mieux pour que l’on apprenne !!!
Gaëtan Pépin-Donat (5e année)
Je m’appelle Melody et je vais vous parler de mes souvenirs d’école.
J’ai un amour pour les mathématiques et le français, parce que les
mathématiques ça m’aide pour mes multiplications, mes soustractions et mes
additions. Pour le français, c’est ma prof qui l’enseigne et ça m’aide pour mes
stratégies de lecture. Et pourquoi j’aime bien l’école c’est parce que les
professeurs m’apportent toujours beaucoup d’aide. C’est la seule école qui sera
là pour moi et pour les autres. Parce qu’une école c’est pour apprendre et
aider les autres.
Melody Dassylva (4e année)
Mes amis, car c’est à l’école que nous pouvons créer des liens forts et constructifs avec eux. L’école m’a apporté de l’espoir, depuis que je suis toute petite j’aime l’école mais lorsque j’avais 8 ans, j’ai perdu ma passion pour l’apprentissage. Puis en 2020, ma vie a complètement changé, j’ai eu des bons résultats à l’école mes notes ont explosé, puis j’ai repris de la confiance en moi. Grâce à mes amis, ma vie a changé énormément, je me sens très bien, on rigole beaucoup. L’amour que les enseignantes nous donnent nous aide à croire en nous. Nous avons tissé des liens forts avec elles puis, elles nous ont appris à aimer les autres et à nous aimer.
Naomie Gagné (6e année)
L’école m’ouvre sur des sujets importants comme : le racisme, le
sexisme et les différences, ce sont des choses qu’on entend juste à l’école. Je
trouve ça important de savoir ces sujets, je crois que ça nous apprend à être
des vrais adultes. En abordant ces sujets jeunes, nous sommes plus ouverts avec
les gens différents. Grâce à ces périodes où nous parlons de ces sujets et que
les professeurs nous disent que des personnes jugent ces gens complètement
innocents ça nous rend triste et on n’aimerait pas être à leur place. Chaque
jour pour eux, c’est une épreuve très difficile, mettez-vous à leur place. Même
que sur internet ils font rire d’eux. Ensemble, nous pouvons essayer de les
aider pour arrêter tous ces jugements.
Yoana Pelletier (5e année)
Pour moi, l’école m’apporte des souvenirs avec des amis qui me
font rigoler, des profs sympathiques et de la joie. L’école m’apporte du désir
d’apprendre. À l’école on fait des arts, des maths, du français et du travail
d’équipe. J’adore avoir des animaux comme des lapins, le bernard-l’hermite et des
poissons parce que lorsqu’on a de la peine ça nous apporte de l’amour.
Daphné Gagné (4e année)
J’aime l’école parce que ça me permet de voir mes amis à tous les
jours et à apprendre sur la vie. L’école c’est très important pour mon futur
travail, j’apprends la coopération, les matières scolaires et à régler les
conflits. L’école c’est important pour avoir des connaissances sur nos ancêtres.
Dans notre école, nous avons la chance d’avoir des animaux qui nous permettent
de nous calmer. J’adore apprendre avec mes amis. J’ai la meilleure école avec
les meilleurs amis et les meilleurs professeurs bref, j’ai une école de rêve.
Jolianne Corriveau (6e année)
L’école est un endroit très cool parce que mes amis aiment les
mêmes choses que moi comme les cartes de Pokémon. J’ai appris à lire, les
images sont belles. J’ai appris à écrire. La cour de récréation est belle.
J’aime les animaux. À l’école il y a des lapins et des poissons. Ils sont trop
mignons et ils sont poilus.
Hugo Simard (2e année)
L’école sert à
apprendre les mathématiques, le français à fabriquer des choses en science et à
travailler en équipe. L’école ça sert à avoir plein d’amis qui t’aiment
beaucoup et qui t’aident. Et ça fait du bonheur quand tu es l’école avec tes
profs qui veulent t’aider. Venir à l’école me permettra d’avoir un travail très
intéressant pour gagner de l’argent et acheter de la nourriture. La récréation
est un endroit vraiment cool parce qu’on peut jouer avec nos amis. J’aime
beaucoup venir à l’école car nous avons les animaux à l’école, ils sont trop
choux et mignons. Nos profs font tout pour nous faire plaisir en achetant des
choses.
Louis Tremblay Poirat et Stef Ledoux lors des rénovations de la nouvelle boutique Hors Circuit.
Organis’Action – Boutique Hors Circuit existe depuis 2013. C’est à la fois une entreprise qui propose dans le Bas-Saguenay des expériences de plein air, été comme hiver, et une Boutique Hors Circuit (BHC) qui existe depuis 6 ans à Chicoutimi. Quand le Mont-Édouard est parti en appel d’offres pour son commerce, c’est donc tout naturellement que l’entreprise a postulé en souhaitant ainsi venir consolider ses activités dans la région.
Ayant déjà développé une expertise dans la haute route et le free ride, BHC prévoit de nombreuses améliorations encore, avec notamment une ouverture 4 saisons prévue pour 2023. « Il y a des choses qui vont continuer naturellement, comme la location d’équipement de glisse avec une flotte flambant neuve. Mais il y aura aussi des nouveautés, comme la possibilité de louer des Fate Bike électriques ou de profiter tout au long de la saison de ski démo, notamment de fournisseurs québécois, explique avec enthousiasme Louis Tremblay Poirat, l’un des 4 propriétaires de l’entreprise. L’entretien et le réglage des skis se fera sur des machines neuves et on développe dans ce domaine une expertise qui permettra de répondre aussi bien aux besoins des camps d’entrainement, des skieurs réguliers que des adeptes de la haute route. »
Une partie de l’équipe de la nouvelle Boutique Hors Circuit située au pied des pentes du Mont-Édouard.
Mais BHC ce n’est pas juste du matériel neuf et des services à la fine pointe de la technologie, c’est aussi et surtout une philosophie du plein air qui fait que les employés de la boutique, plus que de simples vendeurs, sont avant tout des guides qui vont accompagner les gens dans leurs rêves d’aventure en offrant une expérience de service conseil. « L’objectif quand une personne rentre dans le magasin, ce n’est pas nécessairement de lui vendre quelque chose mais bien qu’elle vive une expérience qui soit trippante, qu’elle apprenne quelque chose aussi, qu’elle devienne plus autonome. D’ailleurs, il y aura des cliniques de formation à la boutique pour ceux qui voudront par exemple apprendre à farter leurs skis ou à se débrouiller quand une pièce d’équipement casse dans l’arrière-pays ! C’est une collaboration qui se fera avec les guides de la station, en complément des services qu’ils offrent déjà. Le fait de s’installer au Mont-Édouard, avec son ouverture sur l’arrière-pays, le territoire qu’on explore déjà avec Organis’action, on va pouvoir optimiser ces connaissances en les partageant à un maximum d’aventureux du plein air. »
Organis’Action propose
l’hiver des tours guidés en motoneige, très prisés des européens et des
américains. Cette année, il y aura aussi la possibilité de prendre la motoneige
pour aller faire du ski à un endroit particulier, pour explorer de nouveaux sommets,
toujours en complément de ce que la station propose déjà comme offres de
service.
La BHC de Chicoutimi est née
d’abord et avant tout parce l’équipe de guides d’Organis’Action n’arrivait pas
à trouver du matériel spécifique qui répondait à ses besoins. C’est avec cet
état d’esprit que l’installation se fera au Mont-Édouard, offrir des produits
diversifiés et de qualité et bien sûr, les suggestions ou demandes de la
clientèle seront prises en compte avec passion !