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La Coopérative de Ferland-et-Boilleau, entre traditions et innovation

Cathy Lavoie, superviseure au Centre de valorisation des ressources forestières, se démarque par sa vaillance, son engagement et sa rigueur.

À la découverte des PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux)

C’est au cœur de la forêt boréale, dans l’arrière-pays du fjord du Saguenay, qu’en 1963, une trentaine de travailleurs forestiers fondèrent le Syndicat coopératif de l’union des cultivateurs Catholiques de Ferland-et-Boilleau. Ils s’organisaient suite à la fin des contrats de coupe octroyés par la Compagnie Price ltée. En 1972, les chantiers de Grande-Baie et de Ferland-et-Boilleau fusionnèrent sous l’appellation de chantier coopératif de Ferland-et-Boilleau. En 1976, débutent des coupes de protection et de régénération, c’était le commencement des travaux d’aménagement de la forêt publique. En 1983, la formation d’une nouvelle compagnie sous le nom de Scierie du Fjord est créée avec la Coopérative des travailleurs de Petit-Saguenay et la Coopérative de travailleurs de L’Anse-Saint-Jean. En 1985, la Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau porte son nom actuel.

Le gouvernement du Québec octroie alors un contrat de production de plants d’arbres en serre. Plus de 5 millions de plants sont fournis annuellement pour une période de 5 ans. Plusieurs personnes du village travaillent à ce complexe de serres, surtout des femmes et des jeunes, ce qui contribuera à l’esprit coopératif et dynamique de la localité. Plusieurs se souviendront avec nostalgie du temps passé à s’occuper et à fraterniser autour des petits plants d’épinettes blanches. Le complexe de serre cesse ses activités en 2003.

Avec le début vers 2006 de la crise dans l’industrie forestière, la Coop explore de nouvelles avenues. Un partenariat est créé avec la Coop de Girardville et les épices d’Origina voient le jour. « C’est là qu’on a rencontré Fabien Girard et que de la prospection afin de trouver des plantes avec du potentiel a débuté », explique François Fracheboud, qui travaille maintenant au centre de valorisation des ressources forestières. Un partenariat est créé avec le laboratoire La Sève de l’UQAC, ce qui ouvrira la porte au volet distillation des huiles essentielles. « C’est le thé du labrador qui a intéressé le laboratoire de Lise Wathier, il a utilisé l’image de la Coop pour sa campagne marketing en Europe, cela nous a permis de nous faire connaître », selon Éric Simard, directeur administratif de la Coop et président directeur général de GBR (Groupe BoréaRessources). En 2014, GBR voit le jour et la Coop forestière en est actionnaire majoritaire. La Coop distille maintenant de l’huile essentielle d’épinette noire, de sapin, de pin gris, de thé du labrador, de myrique baumier et de peuplier baumier principalement. Ces huiles sont vendues en gros à travers le monde. Depuis 3 ans, la Coop s’est associée à Silicycle dont elle est actionnaire à 50%. Cette dernière s’occupe de la mise en marché et de la distribution de flacons d’huiles essentielles au détail. On peut trouver un peu partout au Québec ces huiles sous forme de jolis coffrets, notamment au IGA Verreault de La Baie.

Dernièrement, un investissement de 850 000 $ a été réalisé afin de moderniser les installations. Un alambic de 5000 litres est ajouté aux installations, ce qui a quadruplé la possibilité de production. À cet alambic s’ajoutent un séchoir industriel et un système de récupération de l’eau de distillation qui sert à la fois à faire fonctionner le séchoir ou à chauffer l’endroit. La Coop a un souci de préservation de la ressource et ses huiles sont certifiées Éco-Cert Canada. « On essaye de faire de l’économie circulaire, les sous-produits sont toujours réutilisés, on n’en jette pas », toujours selon Éric Simard. « Les résidus de la distillation sont utilisés par la bleuetière de Ferland-et-Boilleau afin d’amender le sol, l’eau de distillation est récupérée et les têtes d’épinettes trop petites pour l’industrie forestière sont distillées », complète Cathy Lavoie, superviseure au centre de valorisation des ressources.

Plusieurs types d’écorces dont celles de l’épinette, de l’érable et du chêne blanc sont séchées au centre de valorisation des ressources. Les écorces sont ensuite transformées en poudre, et envoyées à des compagnies pharmaceutiques en Europe effectuant des recherches sur le cancer. Lucas Mayor est un partenaire important pour ce volet. Cet été, des centaines de livres d’épilobe ont été séchées à l’usine et seront envoyées en Europe à des fins d’études sur le cancer de la prostate.

Plusieurs plantes servant à concocter le fameux gin KM12, qui fait la fierté de la région, sont également cueillies par des gens d’ici, et séchées à la Coopérative forestière.

Enfin, le BRF (Bois raméal fragmenté) produit à l’usine, qui sert notamment à amender les plates-bandes de ville Saguenay, est très prisé en horticulture et reste un beau produit à connaître.

« On cherche toujours à trouver d’autres voies pour valoriser la forêt. Mais c’est long, c’est de l’inconnu, il faut faire de la prospection, de la recherche tout en restant rentable », conclut Éric Simard.

Aujourd’hui, la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau livre plus de 300 000 mètres cubes de bois par année à différentes usines de la région et est actionnaire depuis 2012 de la scierie Groupe Lignarex. Plusieurs travaux d’éclaircie pré-commerciale, de dégagement de plantation et de reboisement sont effectués chaque année par des équipes passionnées. En 1963, le chiffre d’affaires était à 125 000$ par année, aujourd’hui, on approche le cap des 10 millions.

Plusieurs personnes, parfois sur plusieurs générations, ont participé par leurs efforts, leur appartenance au milieu et grâce à un esprit coopératif et visionnaire, à faire de la Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau ce qu’elle est aujourd’hui. C’est une fierté pour le village et sa renommée dépasse nos frontières. La Coopérative offre à ses membres travailleurs un milieu où respect, équité, engagement et développement durable se côtoient et elle est toujours prête à s’impliquer dans la communauté, où elle est bien enracinée.

Si vous souhaitez voir les installations et comprendre un peu mieux le volet PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux), la Coop organise depuis 4 ans, au centre de valorisation des ressources forestières, l’activité Distille ton sapin. Cette année, ce sera le 15 janvier que tout le monde pourra apporter son sapin de Noël afin qu’il soit transformé en huile essentielle et repartir avec un petit flacon. Des gens de la Coop seront sur place et il est possible de voir les installations et de poser des questions.

On peut s’imaginer qu’avec tous ces investissements et ces projets en cours, la Coop continuera à diversifier ses activités, à surprendre avec ses projets innovants et à faire rayonner le village de Ferland-et-Boilleau !

Les Gardiens du territoire.

Au travers du programme de jeunes gardiens, outre les savoirs ancestraux, de nombreuses formations sont organisées, des rencontres avec des biologistes, des archéologues, des agents territoriaux.

Rencontre avec Daniel Capistran de la communauté Wolastoqiyik Wahsipekuk* et agent des relations autochtones à Parcs Canada

Le principe de gardiens du territoire semble simple. Il s’agit de bénéficier du savoir des aînés, en favorisant un transfert de connaissances qu’ils ont eux-mêmes reçues de leur grand-père et de leur père. Cette connaissance du territoire qui permet aux nations autochtones d’honorer leur responsabilité culturelle de prendre soin des terres et des eaux. La transmission d’un savoir ancestral, jumelé à des savoirs scientifiques du XXIè siècle, favorise ainsi la santé d’un territoire pour le bien de l’ensemble de la nation, tout en permettant à des communautés autochtones de se réapproprier leur culture, toute cette culture du territoire qu’on a voulu assimiler avec la création des réserves et des pensionnats.

En vue d’un processus de réconciliation, le programme de gardiens fait ses preuves en Australie avant d’être amené ici au Canada. Tout d’abord avec l’appui de ECC (Environnement et Changement climatique Canada) puis avec Parcs Canada, où le territoire se trouve être divisé en unité de gestion. « La communauté Wolastoqey, dont je suis membre, fait partie de l’unité de gestion Saguenay-Saint-Laurent, précise Daniel Capistran. Dans cette unité, il y a également la communauté Innue d’Essipit.»

Daniel Capistran de la communauté Wolastoqiyik Wahsipekuk et agent des relations autochtones à Parcs Canada.Ici avec la carte des territoires revendiqués par sa communauté.

« Les gardiens du territoire, ce sont des gardiens du savoir et de la transmission intergénérationnelle. Ils sont aussi là pour connaitre l’état de santé des écosystèmes, être protecteur de la terre et des eaux, poursuit celui qui depuis le début de l’année mets sur pied le programme de jeunes gardiens de Parcs Canada au sein de sa propre communauté. Le but du programme de jeunes gardiens est d’aider les jeunes autochtones de ma communauté à acquérir des compétences, de l’expérience de travail, créer des situations qui ont mis en contact les jeunes et des aînés à des fins d’enseignement et de mentorat. Leur faire prendre aussi conscience qu’une très grande partie du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent est incluse dans le Wolastokuk, le territoire ancestral. Je n’ai jamais habité dans une réserve mais ayant perdu mon père jeune, j’ai tout le temps été en quête identitaire. Avec tout le processus de réconciliation qui se met en place actuellement, j’avais une forte envie de m’impliquer pour ma communauté, jumelée de mon grand intérêt pour la protection du territoire. En participant à la mise en œuvre de ce programme de jeunes gardiens, cela me permet de renouer avec les membres de ma communauté. Mes filles viennent d’avoir leur reconnaissance et moi je sais que je vais pouvoir dire un jour que j’ai apporté quelque chose en aidant à créer ce programme, je vois qu’il va y avoir une suite à ça et que c’est d’une importance capitale pour la préservation et la conservation du territoire d’y inclure les communautés. »

Faire comprendre le véritable sens de gardien.

Un gardien, ce n’est pas une police, c’est un enseignant, un animateur, un artisan, un conteur, un guide qui connait et qui protège le territoire, une personne qui développe une multitude de compétences pour être capable de les transmettre.

Lisa-Maude Bérubé-Aubin, Philippe Brière et Guillaume Jean, les 3 jeunes gardiens du territoire accompagné par Daniel Capistran.

Bien sûr, ce ne sont pas tous les aînés qui ont envie de transmettre des connaissances et avec cette perte du territoire, cela a même été tout un défi d’en trouver. Il faut savoir que lors de la mise en place des réserves, la communauté Walostoqiyik Wahsipekuk a été, en 1827, la première à recevoir un secteur attitré. Toutefois, considérant qu’elle n’occupait pas assez le territoire, étant toujours en déplacement saisonnier entre la Baie des Chaleurs et le fleuve Saint-Laurent, ces terres ont été redistribuées à des familles de colons en 1869. En effet, comme les Wolastoqewi (Malécites) ne sont pas des agriculteurs de nature, des plaintes de la population allochtone ont été formulées demandant la rétrocession de leur terre pour qu’ils puissent la défricher à son plein potentiel. Cette perte du territoire a fait que les Wolastoqewi sont allés soit vers les Micmacs, les Abénakis, les Innus ou ont tout simplement migré vers le Maine ou le Nouveau-Brunswick. Ainsi les aînés qui parlent la langue résident essentiellement dans le sud. « Des cours de langue sont tout de même donnés actuellement dans ma communauté, afin de se réapproprier la culture, développer un sentiment d’appartenance. Et ce sont des jeunes qui les donnent, ils sont allés étudier au Nouveau-Brunswick, à Fredericton, la langue Wolastoqey auprès d’aînés et maintenant ils transmettent leur savoir ici au Québec. Comme quoi la transmission intergénérationnelle, c’est dans les deux sens qu’elle fonctionne. »

Au travers du programme de jeunes gardiens, outre les savoirs ancestraux, de nombreuses formations sont organisées, des rencontres avec des biologistes, des archéologues, des agents territoriaux; il s’agit ici de développer un sentiment d’appartenance avec l’acquisition de ces connaissances. Une patrouille nautique sur le fjord pour voir jusqu’où se rend le territoire de la communauté, une activité de bagage d’oiseaux migrateurs dans la Réserve nationale de faune de la baie de l’Isle-Verte pour connaitre l’état de la population, avec un aîné de Pessamit, les jeunes Gardiens participent à une tente de sudation, et puis il y a eu cet atelier de constructions traditionnelles, shaputuan, tipi, wigwam avec un ainé de la communauté.

* Wolastoqiyik Wahsipekuk : prononcez Weleustogwiyig qui signifie le peuple de la belle rivière, en référence avec la Wolastoq (rivière Saint-Jean) et Wassibekouk qui signifie le cours d’eau derrière les montagnes, relatif au fleuve Saint-Laurent pour les Wolastoqewi dont les déplacements suivant la Wolastoq (rivière Saint-Jean), la belle rivière, les amenait de la Baie des Chaleurs au cours d’eau derrière les montagnes, le fleuve Saint-Laurent apparaissant derrière la chaine des Appalaches.

La transmission …

Coralie Girard, Ophélie Boily, Siméon et Estelle Boudreault, l'équipe de jeunes journalistes du primaire à l'école Fréchette.

Transmission de ma famille.

Ophélie Boily

Souvent, nos parents nous transmettent des choses sans qu’on s’en rende compte. Comme par exemple tricoter, cuisiner, bûcher, etc. Parfois, ce sont nos grands-parents qui nous transmettent des choses ou même nos animaux. Moi, mes parents m’ont transmis comment cuisiner, régler un conflit et avoir confiance en moi. Ils me montrent aussi à jouer à des jeux de société, bûcher, partager mes émotions et la politesse. C’est aussi eux qui m’ont montré les bonnes manières comme presque tous les parents. C’est aussi notre famille qui nous transmet l’amour et les traditions de laquelle on fait partie.

Si nos parents n’étaient pas là, il y a plein de choses que nous ne saurions pas. C’est pour ça que la famille c’est important. C’est grâce à elle que je suis une bonne personne et que je continuerai de toujours m’améliorer.

Qu’est-ce que te transmettent les adultes ?

Estelle Boudreault

Les adultes te transmettent comment devenir une bonne personne. Les adultes t’apprennent à être mature et à être responsable. Ils t’aident à partager et à être gentil avec tes amis. Mais il n’y a pas que tes parents qui te transmettent des choses, il y a aussi les professeurs. Il n’y a pas que ça, il y a tes grands-parents, tes voisins, les docteurs, tes oncles et tantes, ton parrain, ta marraine… Ils te transmettent plein de choses. Par exemple, les profs t’apprennent les maths, le français, mais aussi à être respectueux avec tes amis. Les docteurs t’apprennent comment guérir et rester en santé. Voilà ce que les adultes te transmettent.

Avec nos ami(e)s

Siméon Boudreault

Les ami(e)s peuvent nous donner des nouvelles informations et on peut suivre leurs exemples parfois. Mais par parfois je veux dire de ne pas toujours suivre leurs exemples, parce que leurs actions sont peut-être incorrectes. Nos ami(e)s peuvent nous transmettre comment faire les bons calculs, nous aider à comprendre des mots ou comment fonctionne un Ipod.  Mes amis m’apprennent des tas de choses comme quoi faire dans la nature, c’est quel modèle de voiture, comment fonctionne un jeu, comment parler en anglais. Si on n’avait pas d’ami(e)s on n’aurait pas autant de connaissances et on s’ennuierait. En conclusion, les ami(e)s ne nous donnent pas seulement des connaissances, mais aussi de la joie!

Nos compagnons les animaux

Coralie Girard

Les animaux de compagnie sont pour moi sont une source de transmission. Le fait d’avoir un animal nous donne envie d’en savoir plus sur lui afin de pouvoir en prendre soin. Ils transmettent le réconfort. Ils nous aident à se sentir bien et parfois, nous font rire. Pour certaines personnes, le fait de passer du temps avec son animal aide à être de bonne humeur ou à se changer les idées. Pour moi, les animaux sont vraiment importants, on ne s’ennuie jamais avec eux!

Le Mont-Édouard prêt pour une nouvelle saison !

Crédit photo : Cécile Hauchecorne.

Une belle nouvelle dans le domaine du tourisme puisque pour une première fois dans l’histoire régionale, les quatre principaux centres de ski, le Valinouët, le Mont-Édouard, le Mont-Bélu et le Mont Lac Vert ont décidé de rassembler leurs savoirs et expériences afin d’optimiser leur rayonnement. C’est ainsi que l’événement de début de saison a été réalisé en partenariat, en novembre dernier à la Place du Citoyen à Chicoutimi.

« Étant nouveau, je ne fais pas partie de l’histoire de la région, et de cette compétition plus ou moins établie existant entre les centres de ski, souligne Frédéric Blouin, qui entame sa 3e année comme directeur du Mont-Édouard. J’aime être la première personne à faire le premier pas pour le bénéfice de tous. C’est donc dans cette optique que je suis allé rencontrer Alain Tremblay, directeur du Valinouët, avec cette idée de travailler ensemble. Il s’est avéré qu’il était du même avis, on a donc commencé à regarder les actions que l’on pourrait mettre en commun pour l’année à venir. De son côté, Alain a contacté le Mont-Bélu et le Mont Lac Vert qui se sont joints à l’aventure. »

Le modèle vient de la ville de Québec où toutes les stations de vélo de montagne de la région se sont associées. De leur côté, les centres de ski du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont également aperçus qu’ils en étaient arrivés à ce point de leur histoire, celui de travailler ensemble et concocter un plan de visibilité stratégique commun pour faire rayonner la région, que ce soit en mode hiver ou été, et pouvoir le mettre en place dès l’année prochaine.

« Quand on est juste une petite station parmi 75 stations du Québec, c’est plus difficile de se faire entendre. Là on a plus de poids à l’ASSQ (Association des Stations de Ski du Québec), et du même coup, l’ATR (Association Touristique Régionale) nous soutient dans nos projets, poursuit Frédéric Blouin. »

Mi-novembre, Place du Citoyen, les 4 stations ont donc organisé conjointement un événement de lancement de saison, avec des visionnements de films de ski réalisés ici dans la région et la participation de boutiques de ski. Une centaine de personnes ont assisté à cette soirée. Cela fut l’occasion de lancer un concours de film amateur, en association avec le festival IF3, un festival de films de ski et vélo de montagne qui est déjà venu faire des présentations au Mont-Édouard.

Un rayonnement et ses bons effets secondaires.

S’il reste quelques postes à combler, le Mont-Édouard peut tout de même se réjouir de ne pas avoir trop de problèmes de recrutement, contrairement à l’ambiance générale qui sévit dans les entreprises de tourisme au Québec. La station attire de nombreuses candidatures spontanées et son rayonnement semble porter fruit, se félicite son directeur. « Il y a, avec le travail à distance, de nouveaux résidents qui se sont installés à L’Anse pour une retraite prématurée, qui ont du temps, ça nous amène de nouvelles compétences.  Enfin, il y a des travailleurs comme Isaac Gingras, nouveau chef des opérations, qui réorientent leurs priorités professionnelles et décident de favoriser la vie de famille en venant travailler dans une station comme le Mont Édouard qui est plus à l’échelle humaine. »

Le Mont-Édouard et la communauté

Durant deux fins de semaines, (10-11 et 18-19 décembre), 10 % des billets journaliers vendus à la station du Mont-Édouard seront remis à l’AGIR (Action Globale et Innovante pour la Réussite éducative au Bas-Saguenay), qui regroupe 8 organismes de la région œuvrant dans le domaine des familles, du sport et de la culture. Ainsi l’an dernier, ce sont 2500 $ qui avaient été récoltés, permettant à l’AGIR d’orchestrer les activités de la relâche pour les familles du Bas-Saguenay.

C’est près de 225 passes de saison qui sont données gratuitement chaque année aux jeunes de 13 ans et moins. Depuis l’année dernière et en complément de ces activités de financement au bénéfice des saines habitudes de vie, la station offre quelques billets de ski aux familles, leur permettant ainsi d’aller skier gratuitement avec leurs enfants.

Enfin, cette année il y aura un marché de Noël le samedi 18 décembre dont une partie des bénéfices sera également redistribuée à L’AGIR.

La rentrée à Du Vallon

Randonnée sur le bord de la rivière au club des Messieurs

Par Samian Gravel

Le 16 septembre, nous avons fait une randonnée au club des Messieurs.

 Nous avons marché et pris des photos de la nature, du paysage, de la rivière et des anciens bâtiments du club.

Nous avons identifié quelques éléments de la nature comme des cèdres, des chênes, des érables de Pennsylvanie, des pins et du petit thé des bois.

J’ai aimé marcher sur le bord de la rivière, observer la nature et le paysage autour de nous.

Visite à la bleuetière

Par les élèves du 2e cycle

En début d’année, tous les écoliers sont allés en autobus à la bleuetière de Saint-Étienne.

Nous avons cueilli beaucoup de bleuets.  M. Joël, le directeur, a raconté une légende.

Nous avons marché pour nous rendre dans un coin où il y avait beaucoup de bleuets.  Le soleil était joyeux.  La pluie est arrivée à la fin de la cueillette.  Cependant, nous avons réussi à prendre notre collation dans la nature.

Dans la semaine, nous avons trié les bleuets avec les amis des autres classes.  Bientôt, nous les cuisinerons.

Pousses et semis

Par les élèves du 1er cycle

Dernièrement, nous avons planté des graines de radis, basilic, mâche, coriandre et autres aliments.  Nous les avons bien entretenues. Nous les avons arrosées, bien planté et on a même fait une piscine pour les plants. Ce qui veut dire que nous avons versé de l’eau dans un bac pour que certaines plantes boivent beaucoup d’eau. Les plants sont installés dans un bel environnement qui est la serre.  Ce projet nous amuse beaucoup. Chaque matin, nous avons des surprises, car elles ont bien poussé.  Parfois, elles ont trop chaud ou ne sont pas bien arrosées. Nous apprenons de nos erreurs ! Nous sommes des grands de 1ière et 2e année qui apprennent à persévérer.

Nettoyage du jardin

Par les maternelles

Les élèves ont mis la main à la pâte afin de nettoyer le jardin dans la cour de l’école. Ils ont eu la chance d’avoir l’aide de parents qui ont supervisé l’activité avec les enseignants. La récolte n’a pas été fructueuse et ce n’est que partie remise pour l’an prochain.

Petit-Saguenay accueille Juliette Charpentier, spécialiste en éco-conseil

Juliette Charpentier est la nouvelle recrue de la municipalité de Petit-Saguenay. Sa mission : implanter une politique de développement durable et de participation citoyenne.

Juliette Charpentier est la nouvelle recrue de la municipalité de Petit-Saguenay. Sa mission : implanter une politique de développement durable et de participation citoyenne. Formée en ingénierie bois à l’École nationale supérieure technologie et industrie du bois dans les Vosges en France, elle complète sa dernière année à l’UQAC en 2019 avec une spécialisation en éco-conseil. « J’ai adoré!, raconte-elle à propos de son expérience. On était un petit groupe de 12, on avait des cours à l’extérieur, les professeurs étaient passionnés, les étudiants avaient tous des parcours différents, et on a vraiment appris les uns des autres. On a aussi eu la chance de suivre une formation multidisciplinaire, avec des cours dans des champs d’études variés. »

Elle retourne ensuite en France pour y faire un stage spécialisé en participation citoyenne, ce qui lui permet de développer une expertise de terrain. C’est Olivier Riffon, son professeur à l’UQAC et responsable de stage, qui lui propose de revenir au Québec pour faire une maîtrise en Études et intervention régionale combinant recherche et travail terrain à Petit-Saguenay. Lorsqu’elle lui demande pourquoi l’avoir choisie elle, il lui répond que c’est pour son goût de l’aventure et son expérience; mais surtout, il sent que Juliette est un bon match avec les intervenant·e·s de Petit-Saguenay.

Et il avait vu juste : depuis son arrivée, Juliette s’est intégrée rapidement et naturellement dans l’équipe de travail municipale. Elle impressionne par son sens de l’organisation, ses interventions toujours pertinentes et son dynamisme. De son côté, Juliette répond que la communauté de Petit-Saguenay n’aurait pas pu être plus accueillante à son égard : « Les gens dans la rue m’ont saluée dès le premier jour par mon prénom ! s’exclame-t-elle. On voit qu’ils aiment leur endroit, qu’ils en sont fiers et qu’ils aiment le partager. Je me suis même fait payer les courses à l’épicerie par un client derrière moi, alors que j’avais un problème avec ma carte, ajoute Juliette en riant. »

Son parcours l’a amenée à s’intéresser plus profondément à la « transition socio-écologique », et ce qu’elle implique. «[À Petit-Saguenay], il y a des choses à faire, ça bouge beaucoup, ça n’arrête pas. C’est innovant, comme un laboratoire vivant, je sens une ouverture d’esprit, et une mobilisation aussi. Après la lecture des rapports du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], ça fait du bien d’être en action et optimiste, ça met du baume au cœur. On sent qu’on travaille à une échelle où on voit les répercussions, et ça c’est motivant, conclut-elle. »

Outre le travail, Juliette reste vraisemblablement active : elle aime la course, le volley-ball, le yoga ou encore se balader en forêt, pour s’apaiser. Dans son nouveau village, elle se plaît à acheter ses légumes et ses œufs aux Jardins de la Montagne, faire un tour à la friperie Minuit Moins Cinq et écouter les contes d’Élias. Au cours des 2 prochaines années, Juliette sera amenée à travailler sur plusieurs projets, tels que l’écoquartier, à travers l’organisation de démarches participatives.

L’automne est là !

L’activité d’Halloween, cette fête si populaire chez les petits et les grands, qui sera soulignée le samedi 30 octobre prochain à Rivière-Éternité.

Depuis le 21 septembre, la plus belle des saisons est de retour. Réputé et adoré, l’automne est toujours très attendu ici. Après un été chaud comme celui de cette année, les Éternitois accueillent la fraîcheur de l’automne avec joie et confort, pas tristes qu’il fasse plus froid, au contraire. Il fait un peu plus frais? On met une veste légère et on part à l’extérieur.

Vélo, marche, randonnée, prendre des photos du lac et des arbres multicolores, faire la cueillette de fruits et de légumes d’automne, racler les feuilles mortes, il est même encore possible de faire des barbecues, siroter une bière sur une terrasse ou boire un café sur le balcon. Il y a également la pratique de ce sport tant attendu par beaucoup : la chasse. L’automne, c’est un nombre considérable d’activités qui s’offre à vous.

Du côté de Rivière-Éternité, plusieurs animations sont déjà prévues pour cette belle saison. La soirée des veuves de chasse, des Bingos, des cuisines collectives ainsi que des soirées thématiques qui se dérouleront au Centre communautaire et des loisirs certains vendredis. Se prépare également l’activité d’Halloween, cette fête si populaire chez les petits et les grands, qui sera soulignée le samedi 30 octobre prochain. Plus de détails sont à venir bientôt.

Une part de tarte aux pommes par-ci et un verre de cidre chaud par-là, on prend les paris sur la tombée de la première neige ?  Beaucoup m’ont dit qu’elle allait arriver très tôt cette année, alors soyez prêts.

Avec tout ça, j’espère que je vous ai donné envie de sortir de chez vous pour profiter du magnifique automne québécois.

Petit-Saguenay met à profit son intelligence collective pour se positionner face au phénomène des « VanLifer ».

Samedi 18 septembre, une vingtaine de citoyens de Petit-Saguenay se sont retrouvés à l’école Du Vallon pour échanger sur un sujet d’actualité : comment se positionner face au phénomène grandissant des « VanLifers », ces visiteurs nomades qui cherchent des stationnements de nuit, partout au Québec ? Tout le monde était bien content de profiter des locaux neufs et illuminés de l’école en cette belle matinée.

Cette consultation publique, organisée par la municipalité, était à l’initiative d’une citoyenne, Christine Tremblay, qui sillonne les routes du Québec au bord d’un van qu’elle a aménagé. Elle avait, pour l’occasion, amené son fidèle compagnon à quatre roues pour permettre à l’ensemble des participants de voir l’intérieur du décor !

Face aux débordements de l’année passée, causés notamment par l’engouement pour ce mode de tourisme suite aux confinements, de nombreuses municipalités et régions ont fermé leurs portes à l’ensemble de la communauté des adeptes de fourgonnettes autonomes. À l’inverse, d’autres régions ont décidé d’encadrer leur venue. Du côté des instances générales du tourisme de la MRC du Fjord, nous avons appris que c’est un sujet sur la table pour la prochaine saison.

Après une présentation de ce qu’est le “VanLifing” au travers du témoignage de Christine et du reportage 24h “La côte Nord choisit d’accueillir les VanLifers”, les participants ont eu l’occasion de poser des questions et d’échanger en grand groupe. Ensuite, ils se sont séparés en sous-groupes pour faciliter la prise de parole et réfléchir plus concrètement aux avantages/opportunités et inconvénients/risques d’accueillir ces visiteurs nomades. Enfin, un porte-parole par sous-groupe a partagé les réflexions à l’ensemble des participants.

Voici un court résumé des éléments importants ressortis durant la matinée. À l’évidence, que l’on soit pour ou contre, il devient impératif de se positionner sur le sujet, car c’est un phénomène porté à s’accentuer dans les années à venir.

Un des arguments importants aux yeux des citoyens de Petit-Saguenay était de conserver leur réputation de village accueillant et ouvert. De nombreux autres éléments de discussion font pencher la balance du côté de l’ouverture, et cela dans une perspective d’écotourisme. En effet, une bonne partie de la communauté des VanLifers est une clientèle qui est avant tout intéressée à vivre une expérience en nature (sportive, humaine et culturelle). Grâce à l’application Terego, la venue de cette nouvelle clientèle touristique permettrait une valorisation des produits de notre terroir et pourrait même servir de main-d’œuvre occasionnelle. En outre, le fait d’encadrer ce phénomène avec une communication claire permettrait de réduire les nuisances déjà présentes, qui pourraient s’accentuer dans les prochaines années. De plus, ce projet proposerait des services (blocs sanitaires, stationnements) qui serviraient aux visiteurs, mais aussi à l’ensemble de la communauté. C’est une occasion de se réapproprier l’espace public en redécouvrant des endroits spectaculaires de notre territoire.

La présence de Franck Turcotte, directeur du Village Vacances de Petit-Saguenay, a permis de rassurer le reste de ses concitoyens sur le fait que cette clientèle est de toute façon différente de la clientèle des campings traditionnels. Ce projet ne viendrait donc en aucun cas nuire à son activité touristique. Il faudra seulement faire attention que les aménagements réalisés soient complémentaires et non similaires aux aménagements plus traditionnels. Au contraire, la présence de cette nouvelle clientèle aura des retombées économiques potentielles notables dans les commerces locaux.

Les participants ont cependant partagé quelques craintes concernant cette ouverture. Notamment le surtourisme, et le risque de voir leur environnement (tranquillité, authenticité et biodiversité) être dénaturé. Bien sûr, dans toute cette clientèle, il n’y a que 20% qui ont tendance à ne pas respecter le code éthique des VanLifers et nuire à l’image de l’ensemble de la communauté. Une réglementation claire permettrait de diriger les flux et protéger les environnements naturels et fragiles. Peut-être même que ce genre de démarche pourrait participer à la sensibilisation de ces 20% au respect de l’environnement et des communautés accueillantes.

Finalement, l’ensemble des participants était partant pour poursuivre la réflexion sur la manière d’accueillir les « VanLifers » à Petit-Saguenay. À travers un sondage proposé à la fin de l’exercice, une personne s’est abstenue de se positionner. La municipalité va donc travailler sur des propositions (lieux, affichages, code éthique, etc.), tout en prenant en compte des risques et mises en garde des citoyens. Ceux-ci pourront être évalués par la population lors d’une deuxième séance au courant des prochains mois.

Nouvelle classe à Marie-Médiatrice

Cette année, l’école Marie-Médiatrice a accueilli des nouveaux élèves au préscolaire. Le rêve est devenu réalité. La classe est très bien décorée et si ce rêve est devenu réalité c’est avec la participation de madame Nadia Rose la directrice de l’école. 

La classe compte 6 élèves de 4 et 5 ans. Cette classe rend l’école plus dynamique.                                                    

Activité de la rentrée 

Le 27 août dernier, nous avons invité les parents, les grands-parents à venir fêter avec nous la rentrée. Ils ont visité l’école et nos pavillons de mathématiques, des langues, des sciences, des arts, d’autonomie, de découvertes et celui du repos. Par la suite, nous avons fait un rallye, des jeux gonflables, un bricolage et un diner communautaire dans le Parc des Artistes et on a mangé des guimauves. Cette journée restera inoubliable dans les souvenirs des élèves de l’école. 

Naomie Gagné, 6e année 

Mes souvenirs d’été…

Je suis allée à Québec avec ma famille. Je suis allée voir le gros château de Disney (le château Frontenac). Il était énorme ! Aussi j’ai testé les gros canons ! Ils étaient noirs et un peu égratignés mais ce soir-là j’étais vraiment heureuse. Je suis allée manger une barbe à papa dans le Vieux Québec. Nous sommes allés en auto ce fut très long mais ça en valait la peine.

Megan Dassylva 2e année

Cet été, j’ai aimé aller en camping avec mes parents et avec les amis de travail à ma mère. Mon meilleur ami était là. On a fait du BMX car il y avait un parc de vélos et un mini putt. On a bien ri. On a mangé des pizzas et on a fait plusieurs activités avec ma sœur et nos amis.

Dylan Lavoie 6e année

Cet été, je suis allé souvent au Garage Lauréat Gagné. Je suis monté au casse- pierre. J’ai eu plein d’amis et on a fait plein de jeux. J’ai vraiment passé un bel été.

Éliot Gagné 3e année

Cet été, je suis allé au Sentier Gagné faire du camping. Je me suis baigné. Toute ma famille était là. J’étais très content.

Samuel Gagné

Cet été, au camp de jour on est allé marcher dans la forêt et c’était amusant. Je suis allé chez mon oncle sur une île. On a pêché, on fait le tour de l’île, ça nous a pris 1h30. J’ai invité ma meilleure amie, elle s’appelle Amélie, on a joué à Fornite et à Minecraft. J’ai appris à faire du patin à roulettes avec ma mère dans la cour de l’école. J’ai aussi fait 46 cabanes dans le bois et 128 chemins avec mon père.

Jason Foster 3e année

Au début des vacances, je suis allée au camp de jour. Je me suis fait plein d’amis. On est allé à La Baie pour faire du laser Game et du golf. On a fait aussi des glissades d’eau et des expériences scientifiques. Après, je suis allée à l’Île-Aux-Coudres avec mon père, ma mère, ma marraine et mon parrain. On a fait une chasse aux trésors où il fallait trouver des indices. Finalement, on a trouvé le trésor et on a pu avoir 50 dollars à dépenser sur l’Île. Après trois jours là-bas, nous sommes revenus en prenant le traversier. Au final, mon ami Jason m’a invité chez lui. Bref, j’ai aimé mes vacances!

Amélie Pronovost- Charron 6e année

Cet été je suis allée dans une pourvoirie avec ma famille. Il y avait des feux d’artifice les deux soirs. J’ai pêché du poisson sur le quai qu’il y avait en avant de notre chalet. Nous sommes allés pêcher dans des chaloupes et ma famille a mangé tous les poissons. J’ai vraiment aimé ça aller dans une pourvoirie parce qu’on est sûr de pêcher du poisson. Par la suite, j’ai fait du camping avec mes parents. On s’est baigné, on a fait du « karting Car », on est allé au zoo de St-Félicien et au Rigolfeur. On a fait beaucoup trop de camping mais je peux vous dire que c’était le fun.

Yoana Pelletier 5e année

Pendant mes vacances, je suis allée au camping. Et j’ai eu peur du propriétaire, il était très sévère. On a construit une cabane dans le bois et on a rigolé. Je suis allée au bingo avec mes cousins et mon cousin a presque gagné 100$. Je me suis baignée dans ma piscine avec mon père. Lorsqu’il se tire dans la piscine je prends des bouillons. J’ai bien aimé mon été.

Daphné Gagné 4e année

En vacances d’été, je suis allée avec ma sœur coucher chez ma grand-maman et mon grand-papa. On a fait une grosse vente de garage. On est allés cueillir des pommes avec mes grands- parents et ma sœur. On a fêté la fête à Lukas et on est allés dans la piscine. J’ai passé un très bel été en compagnie de ma famille.

Melody Dassylva 2e année

Je m’appelle Jolianne Corriveau, j’ai 11ans et je vais vous raconter mon été formidable. Cet été je suis allée à Québec avec mes grands- parents nous sommes allés au Méga-Parc pour faire les attractions. J’ai fait la grande roue, le Pendule, le carrousel, l’Électro, la machine et de la réalité virtuelle. Après, je suis allée coucher une semaine à mon chalet. J’ai fait beaucoup de quatre roues avec ma cousine, son frère et mon petit cousin. Moi et ma cousine on a beaucoup marché et beaucoup ri. Ma cousine est venue coucher chez moi et après je suis allée coucher chez elle. Nous avons été chercher des bonbons et la madame due dépanneur nous a arnaquées. Nous nous sommes fait un masque pour la peau nous avons écouté des vidéos YouTube et nous sommes allées à la plage. On s’est beaucoup baigné dans sa piscine. Nous sommes allées au parc avec son petit frère et sa mère. Rendues chez moi, nous nous sommes baignées dans la rivière.

La même journée j’ai eu mon chaton qui s’appelle Tornade (idée de mon beau-père). Ma mère l’appelle Mimine, je ne sais pas pourquoi. Il a un mois. J’ai eu un été très intéressant et amusant.

Jolianne Corriveau 6e année

Aujourd’hui, je vais vous présenter ce que j’ai fait pendant les vacances. Je me suis baigné dans le lac et dans ma piscine. J’ai fait des câlins à mes animaux. Je suis allé au camp de jour et je vais vous décrire ce que j’ai fait là-bas. J’ai fait du laser Game et du golf, et je me suis fait garder par une gardienne qui s’appelle Juliette. J’ai fait beaucoup de promenades très longues car mes parents aiment bien ça. J’ai beaucoup joué avec mes amis. Et maintenant je suis à l’école.

Gaëtan Pépin Donat 5e année

Cet été, je suis allé à Baie-Comeau et j’ai visité l’aréna. Je suis allé à l’intérieur pour aller voir la patinoire. J’aime le hockey. Je suis allé dormir deux soirs à l’hôtel. L’hôtel ressemblait au Titanic parce que les murs étaient rouges. Ensuite, nous sommes allés manger au restaurant le Bateau. J’ai mangé un hot-dog avec du ketchup.

Hugo Simard 2e année

Un heureux retour!

Crédits photos : Alain Ruelland.

Le 11 septembre dernier avait lieu à Ferland-et-Boilleau la dernière manche Édition 2021 du championnat du Club de motocross du Saguenay-Lac-St-Jean. On estime à pas moins de 700 le nombre de personnes présentes sur le légendaire site de Gilbert Gagnon. Cette édition a été spéciale en plus d’un point : c’était la première ouverture depuis plus de deux ans et elle clôturait le championnat.

Plusieurs sont arrivés sur le site à la fois fébriles et excités d’y revenir. On pouvait entendre plusieurs s’exclamer: « Quand je suis rentré dans le petit chemin de bois, ça m’a fait drôle, je suis content d’être de retour ici. » En effet, Ferland reste un circuit où plusieurs adeptes de motocross ont fait leurs débuts. Son accessibilité le rend apprécié de tous, des pee-wee aux professionnels en passant par les femmes.

La première année d’opération remonte à 2003. 18 ans d’existence, ce n’est pas rien ! Tout a commencé alors que 5 familles complètement mordues de motocross se sont réunies pour partager leur passion. Elles ont tracé et façonné, bout à bout, ce qui allait devenir un des plus beaux circuits de la région. Belle transformation pour ce qui jadis n’était qu’un simple champ de patates.

La passion de Gilbert, elle, remonte à bien plus longtemps. Il participait déjà en 1974 à des championnats provinciaux parmi lesquels il se classait dans le top 5 de la catégorie intermédiaire. C’est 30 ans plus tard, à l’âge de 46 ans, qu’il retrouve ses vieilles amours. La passion de Gilbert n’a jamais cessé de grandir et de fleurir. Par contre, le circuit de Ferland, malgré le fort achalandage et l’engouement certain, a été contraint dans les dernières années de diminuer ses activités jusqu’ à presque fermer, se voyant limité à n’accueillir qu’un évènement et une pratique par saison.

Gilbert a pourtant toujours maintenu sur son site un ordre exemplaire pour des raisons de sécurité et de civisme, et quiconque aura fréquenté l’endroit pourrait le confirmer. Mais en raison de certaines contraintes, Ferland est presque devenu une piste fantôme. Depuis samedi le 11 septembre dernier, un vent de fraicheur y est revenu, habitant à nouveau la piste chouchou de cœur pour plusieurs coureurs. Après 18 saisons, 24 courses, un nombre incalculable de pratiques et plusieurs milliers de visiteurs, on peut dire que ce site aura marqué l’histoire de sa communauté, celle du motocross et bien plus encore!

Ferland c’est pas juste une piste, c’est une histoire, c’est une tradition.

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