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Discussion sur l’avenir de la foresterie …

Une femme acôté sur un gros bouleau jaune
Julia Leguerrier, ingénieure forestière qui pratique dans la région du Bas-Saguenay.

Dans le cadre de ce dossier spécial du Trait d’union intitulé Vivre de la forêt, j’ai réalisé une entrevue auprès de Julia Leguerrier, une ingénieure forestière qui pratique dans la région.

Propos recueillis par Gabrielle Desrosiers

Julia a gradué en 2019 d’un baccalauréat en Aménagement et environnement forestier à l’Université Laval. Il y a deux branches en génie forestier, soit les opérations forestières et l’aménagement et environnement forestier, elle s’est spécialisée dans cette dernière. Après avoir travaillé 5 ans comme travailleuse autonome, elle a fondé il y a 3 ans avec d’autres jeunes professionnels une coopérative d’aménagement forestier et récréatif à Sainte-Rose-du-Nord, la Coopérative forestière du Fjord. Elle a, dans le cadre de son emploi à la coopérative, réalisé plusieurs contrats dans la région, surtout sur la rive nord du Fjord.

À ta connaissance, quels sont les enjeux auxquels fait face la foresterie de nos jours au Québec ?

Je dirais qu’il y a beaucoup de choses à prendre en considération dans les dernières années, avec l’objectif provincial de multiplier les aires protégées – en 2024, le réseau d’aires protégées représentait près de 17% de la superficie du territoire québécois, l’objectif du gouvernement est d’atteindre au moins 30% d’ici 2030 – les défis liés aux changements climatiques comme la tordeuse de l’épinette et les feux de forêt, les sécheresses. Ce sont des facteurs qui vont probablement affecter la croissance du bois, sa qualité ou la quantité que les entreprises forestières vont pouvoir prélever. On pourrait aussi parler de la multiplication des usages en forêts et de la gestion des chemins forestiers. (voir le texte sur les aires protégées page 30 et 31)

Dans ce contexte-là, quelles sont selon toi les nouvelles avenues pour la foresterie? Va-t-elle être appelée à se transformer au cours des prochaines années ?

Bien entendu, cela va réduire les superficies de territoire disponible à la récolte du bois. Plusieurs entreprises forestières sont, je crois, craintives et font des pressions pour tenter de maintenir des superficies de prélèvement. Toutefois, je pense que l’industrie forestière, si elle veut se pérenniser, va devoir transformer davantage le bois prélevé pour lui donner une valeur ajoutée, en maximiser l’utilisation. La foresterie aurait aussi avantage à trouver des moyens de valoriser les essences non-désirées.

La diversification ne se limite pas au type de produit de la forêt qu’on exploite ou les transformations qu’on en fait. Les entreprises forestières peuvent également diversifier le type de services qu’elles offrent pour être plus résilientes. Par exemple, la coopérative en foresterie pour laquelle je travaille offre des services variés allant de l’aménagement de sentiers à des inventaires forestiers en passant par le reboisement et le débroussaillage.   

En parlant de diversification, Julia rappelle que c’est la clé de la résilience, autant au niveau économique qu’au niveau de la santé des forêts. Maintenir plusieurs essences forestières dans les peuplements permet de diversifier les réponses aux perturbations comme les épidémies et assurer qu’un couvert forestier soit maintenu. Se développer avec les autres ressources de la forêt comme les « produits forestiers non-ligneux » devient aussi une solution. Un produit non-ligneux est un bien biologique tiré des forêts ou terres boisées, mais excluant le bois. (Animaux, poissons, fruits, graines, épices, champignons, feuilles, plantes médicinales et tourbe.)

Crédit photo : Agence Canopée

Julia travaille aussi depuis 6 ans auprès de la communauté d’Essipit. Elle m’explique avoir accompagné cette communauté innue dans la réalisation de son plan d’aménagement de la forêt. Ce plan définit les usages du territoire, par exemple les prélèvements d’arbres qu’on peut y faire, l’aménagement de routes ou sentiers, l’usage des produits non ligneux, etc. Elle explique que ce plan a été réalisé avec un comité d’aménagement local, composé de membres de la communauté d’Essipit pour s’assurer que cela reflète la vision de l’usage du territoire de sa population.

Quels sont les progrès technologiques qui ont été mis à disposition de la foresterie au cours des dernières années ?

Il y a énormément de développement au niveau des nouvelles technologies en foresterie, notamment avec l’usage des drones. Depuis 2016, Lidar, un système de radar aéroporté permet de modéliser des cartes forestières détaillées des territoires sans avoir besoin de le parcourir. « Mieux connaître le territoire, c’est aussi mieux le protéger. » D’ailleurs, plusieurs cartes sont librement accessibles via internet sur Forêt ouverte. Ce site permet de visualiser, d’interroger et de télécharger une large gamme de données sans avoir besoin d’un logiciel de géomatique spécialisé.

Et toi, qu’est-ce que tu souhaites pour l’avenir de la forêt ?

Qu’on développe davantage de forêts de proximité, que les municipalités forestières puissent être davantage impliquées dans la gestion de leur territoire… et que le modèle coopératif en foresterie prenne de l’ampleur!

Julia conclut en m’expliquant le concept de forêt de proximité apparu avec la Loi sur le développement durable du territoire forestier en 2010. Il s’agit de confier la gestion et la mise en valeur de certains territoires forestiers aux communautés locales et autochtones afin qu’elles puissent décider de l’utilisation des ressources tout en en tirant des bénéfices économiques et sociaux. L’objectif est donc double : stimuler le développement socioéconomique local et renforcer l’autonomie des communautés dans la gouvernance forestière !

La forêt; plus qu’un lieu – Une forêt-école; encore mieux !

De jeunes élèves d primare autour d'un feu de bois

Voici comment Le Robert définit la forêt : (n.f.) Vaste étendue de terrain couverte d’arbres; ensemble de ces arbres. Mais est-ce seulement cela ? Pas pour moi ! Pas non plus pour les enfants et les familles qui fréquentent la forêt-école située sur le Vieux-Chemin à Saint-Félix-d’Otis !

Pour moi, la forêt est avant tout une co-enseignante et une facilitatrice d’apprentissages qui invite les enfants de tout âge à s’émerveiller, à s’intéresser à ce qui les entoure, à prendre des risques, à découvrir et à apprendre.

À la forêt-école, pas besoin de planifier une énième activité éducative, il suffit d’accompagner les enfants dans le monde merveilleux dans lequel nous vivons. Basée sur des approches expérientielles et émergeantes, les enfants prennent les devants et la forêt trouve toujours quelque chose à leur enseigner. En jouant, ils apprennent au sujet de la forêt, dans la forêt et bien souvent pour la forêt. En effet, passer du temps en nature leur permet de développer leur amour pour celle-ci et, du même coup, d’avoir envie de la protéger.

Pour les grands comme les petits, la forêt permet aussi de se reconnecter à nos sens souvent trop engourdis par les technologies envahissantes du quotidien. Une brise qui fait bruisser les feuilles de la canopée, un sol humide qui permet aux pieds nus d’y laisser ses empreintes ou une tisane boréale qui réchauffe le corps, ne sont que quelques exemples de comment nos sens s’éveillent en nature. Quel beau cadeau pour les enfants que de leur montrer à accueillir l’instant présent, sans jugement et sans désir de le changer. D’absorber ce qu’ils ressentent, ce qui les entoure. La pleine conscience est plus accessible en nature et ô combien bénéfique !

L’immersion en nature en elle-même a des bienfaits développementaux incomparables tant au niveau physique, socioaffectif que cognitif.

Une meilleure santé visuelle, un renforcement du système immunitaire, un développement des muscles et des os plus forts sont facilement observables. Plus de collaboration, moins de conflits, une plus grande facilité à se faire des amis et une communication harmonieuse sont également favorisés. La liste des bienfaits est loin de s’arrêter là : amélioration de la pensée créative, stimulation de l’imagination, meilleure capacité de concentration, amélioration des aptitudes à la résolution de problème, réduction du stress, augmentation de l’énergie, plus d’autonomie et enfin une meilleure confiance en soi. Globalement, un impact positif et direct sur le bien-être!

La recherche le sait, nous aussi : La forêt est une alliée pour le développement sain des enfants!

Pour les enfants qui font l’école à la maison, la forêt-école située sur le vieux-chemin est un lieu magique pour socialiser et grandir! De 4 à 12 ans, ils s’y rassemblent à chaque semaine depuis maintenant 1 an et demi. Ce petit havre de paix est également disponible pour recevoir des groupes scolaires et des camps de jour. J’ai d’ailleurs entendu entre les branches que certains camps thématiques et journées spéciales y auront lieu en partenariat avec L’AGIR. Avec les familles impliquées dans le projet, nous souhaitons que notre forêt-école soit encore plus vivante. N’hésitez pas à rejoindre ce projet communautaire, la forêt vous attend. Plus qu’un lieu, venez la découvrir!

Dominique Côté, bûcheron dans l’âme

Dominique Côté en haut du Mont-Édouard où il a terminé sa longue carrière de bûcheron !

C’est à la fin des années 60, début 70 que Dominique Côté commence à travailler dans le bois.

Ce natif de L’Anse-Saint-Jean est né le 22 juillet 1951 dans la maison de ses parents, au coin des routes. « Dans ce temps-là, dans toutes les petites municipalités, il y avait une Coop forestière. J’ai été à l’école jusqu’à ma 11e année, j’ai fini à Port-Afred, à 17 ans. C’est alors que mon père, Clément Côté, contremaître pour la Coop, m’a demandé de venir bûcher avec lui. C’est le curé Bouchard qui avait commencé ça la Coop, les gens l’appelaient aussi le Syndicat. J’y suis resté 2 ans. »

Crédit photo : Agence Canopée

« Après ça j’ai travaillé comme abatteur chez les Price, je travaillais avec un gars sur une débusqueuse. On faisait du bois de pulpe, des billots de 4 pieds. On était payé 7,75 de la corde ! À la fin j’arrivais à en faire 7 par jour ! »

Par la suite, Dominique a travaillé sur les chenaux, pour la Donahue, il devait monter par Périgny au camp Beaulieu. « On coupait le bois, on l’ébranchait pis on envoyait ça dans la rivière Malbaie et ça partait vers le moulin de Clermont. »

L’arrivée des CAAF

Le bûcheron me confirme que le travail en forêt s’est énormément transformé au cours des cinquante dernières années. « Quand la technologie des moulins à papier a changé, ça a aussi changé notre style d’abatage. Les papetières avant ça, elles prenaient tout le sapin et toute l’épinette, juste en 4 pieds. Quand la thermomécanique est arrivée, on pouvait faire du papier avec des copeaux de bois. C’est comme ça que les petites scieries ont pu se réapprovisionner en bois d’œuvre. Le marché s’est alors développé. »

Au début des années 1980, sous le gouvernement de René Lévesque, les Contrats d’Approvisionnement et d’Aménagement Forestier (CAAF) ont été introduits au Québec. Ces contrats ont remplacé les anciennes concessions forestières, obligeant les entreprises à respecter des plans d’aménagement durable en échange du droit de coupe.

La fin de la drave.

« Avec l’environnement qui commençait, les compagnies pouvaient plus envoyer leur bois dans les rivières. Ça s’est pas faite tout d’un coup mais quand je travaillais sur les chenaux, ça a changé considérablement notre façon de faire. Notre bois, on faisait juste le couper et l’ébrancher et on avait alors des camions qui venaient le ramasser et qui l’emportaient vers les scieries. »

Dominique continue la visite guidée dans les forêts des années 1980 ! À cette époque, les bûcherons étaient tous payés à forfait, à l’arbre. « Quand la compagnie avait un problème, elle sous-traitait ! Au début, elle prenait des contracteurs avec des engins pour ébrancher les troncs d’arbres qu’on avait bûchés et porter le bois dans des camions qui partaient au moulin. Après ça, on a vu arriver des abatteuses. Elles bûchaient le bois mais l’ébranchaient pas … c’était des abatteuses conventionnelles. »

            – Mais alors vous n’aviez plus de travail !
           – On bûchait encore à des endroits où la grosse machinerie ne se rendait pas !                          On a travaillé pour la Donahue jusqu’en 1987. 

C’est alors que Dominique a commencé à la Coop de Laterrière où il est resté 20 ans. « Ce n’était pas encore complètement mécanisé le travail dans le bois, mais quand ça a fini par arriver, je suis allé débroussailler ! On partait pour la semaine mais dès les années 70, 75, les conditions des travailleurs étaient bien meilleures! On avait de beaux camps, de la bonne nourriture. »

L’arrivée dans le bois des multifonctionnelles*

« Nous avec une débusqueuse, on passait jamais à la même place. On faisait ce qu’on appelle du pré-commercial, on coupait un arbre sur trois, le moins beau. Ça, ça avait du bon sens mais c’était pas rentable pour la compagnie. À c’tte heure, quand on bûche, on appelle ça des coupes de régénération, mais ça ne peut pas se régénérer après le passage des multifonctionnelles. Les têtes des arbres restent dans le bois, toutes les branches restent dans le bois. Y’a un principe en forêt bien simple, quand tu bûches et que tu laisses trop de matériel sur le parterre de coupe, ça repousse juste en sapin. La compagnie, ce qu’elle veut c’est que le chemin qu’elle vient de faire, il ramène un maximum de bois. Si tu en ramènes juste 50 ou 60 %, y’a pas assez d’argent à faire ici. Mais quand tu coupes à blanc, tu viens de couper ta relève ! Une forêt en santé, c’est une forêt mixte, il faut des arbres de toutes les espèces, de tous les âges. »

L’heure de la retraite

Crédit photo : Agence Canopée

À 65 ans, Dominique s’apprête à vivre une retraite bien méritée. Mais c’est à ce moment-là que son ami d’enfance Claude Boudreault, alors directeur du Mont-Édouard, l’appelle pour lui proposer de travailler à développer le secteur haute route.

Le Hibou, les Géants, la Grive, le Grand pic et le Gardien, des secteurs que Dominique connait très bien ! « Le secteur du Gardien, on l’appelle ainsi en l’honneur de Narcisse Côté, gardien de feu sur le Mont Laure Gaudreault. Celui des Géants, c’est pour mettre de l’avant les grands bouleaux jaunes qui ornent le secteur. »

– Alors finalement c’est à 70 ans que vous avez pu laisser au repos votre scie                         mécanique ?

– Ben non, je fais mon bois de poêle avec mes chums !

*Abatteuse-multifonctionnelle : La “multi” ne se limite pas seulement à l’abattage des arbres, mais va aussi réaliser l’ébranchage et le tronçonnage à la longueur désirée. Une fois les billots au sol, le transporteur les récupère pour les empiler en bordure du chemin forestier.

La diversité au cœur de nos communautés

L’immigration internationale est en hausse au Saguenay-Lac-Saint-Jean, constituée en grande partie de travailleurs étrangers temporaires, d’étudiants internationaux et de demandeurs d’asile.  Dans nos petits villages situés en bordure du fjord, nous avons toutefois peu d’opportunité de côtoyer des gens issus de la diversité culturelle.

Grâce à la participation financière de Québec et de la MRC du Fjord-du-Saguenay, l’AGIR et plusieurs de ces organisations membres vont mettre en œuvre un projet visant à favoriser la découverte des cultures d’ailleurs. Des défis et activités ludiques parents-enfants seront offerts gratuitement aux familles de notre territoire!

La plupart de ces activités viendront s’intégrer à des événements ou d’autres activités déjà offertes au Bas-Saguenay. Ainsi, que cela soit en bonifiant la Fête des voisins, la Saint-Jean-Baptiste ou en offrant une activité parents-enfants pour clôturer un camp thématique de l’AGIR, les familles pourront faire la rencontre d’invités issus de l’immigration internationale. Une belle façon de s’ouvrir à la diversité, tout en apprenant à déconstruire nos préjugés.

Dans le cadre de la semaine de relâche, deux activités seront offertes pour initier le projet.

Le mercredi 4 mars, la Maison des Jeunes (MDJ) propose aux jeunes du Bas-Saguenay de venir cuisiner un repas brésilien avec Laila, qui habite depuis peu à L’Anse-Saint-Jean et dont c’est le pays d’origine. Les inscriptions sont prises directement auprès de la MDJ.

Le jeudi 5 mars de 13h30 à 15h30 au chalet des loisirs de Saint-Félix-d’Otis se tiendra un atelier d’initiation au Djembé destiné aux jeunes de 8 à 12 ans et à leurs parents.

Cette activité est organisée en collaboration avec Serge Tremblay, intervenant en intégration pour la clientèle immigrante au Carrefour jeunesse-emploi de Saguenay.  Il est important de s’y inscrire à l’avance via le formulaire (accessible avec ce code QR) pour participer, car cela n’aura lieu que si un nombre suffisant de personnes y prennent part! Une opportunité pour échanger tout en partageant un bon moment au rythme de l’Afrique!

Relâche à Ferland-et-Boilleau

Une semaine d’activités pour tous

La municipalité de Ferland-et-Boilleau est heureuse d’offrir une programmation complète pour la relâche scolaire, destinée aux enfants, aux familles et aux citoyens de tous âges.

Vendredi 27 février – Match amical de hockey

Le lancement de la relâche se fera en soirée à la patinoire de Boilleau avec un match amical. Les inscriptions se feront sur place et un breuvage chaud sera offert aux participants.

Dimanche 1er mars – Journée familiale extérieure

Tous sont invités à profiter d’une journée remplie d’activités : animation avec mascotte, rallye, jeux gonflables, maquillage pour enfants, collations, patinage libre et prix de présence. Une occasion parfaite pour profiter de l’hiver en famille.

Mercredi 4 mars – Bingo pour tous

Le bingo du GACSB aura lieu en après-midi, avec les cartes en vente sur place dès 13 h 15.

Jeudi 5 mars – Soirée cinéma

La soirée cinéma se tiendra dans le gymnase de l’École Saint-Gabriel. La participation est gratuite et le popcorn sera offert. Les participants sont invités à apporter leurs chaises et leurs doudous.

Vendredi 6 mars – Soirée quilles au clair de lune

Cette activité se déroulera au Centre Joseph-Nio à Chicoutimi, sur inscription. Le transport sera offert par le GACSB. Le coût est de 5 $ pour les jeunes de 9 à 16 ans.

Samedi 7 mars – Spectacle d’humour et d’imitation avec Stéphane Bélanger

Le spectacle débutera à 19 h 30. Stéphane Bélanger, humoriste et imitateur reconnu, cumule plus de 25 ans de carrière et a été honoré dès ses débuts par le Musée Juste pour rire. Les billets sont au coût de 8 $ pour les adultes et gratuits pour les enfants. Un repas sera disponible au restaurant Chez Marge.

Lundi 9 mars – Soirée de danse en ligne country

Dès 18 h 30, petits et grands sont conviés à une soirée de danse en ligne country. Une ambiance festive où chacun pourra sortir ses bottes et son chapeau de cowboy.

Cette semaine d’activités promet de rassembler la communauté autour du plaisir, de la culture et du sport, et de créer des souvenirs mémorables pour tous les participants.

La semaine de relâche à Rivière-Éternité

Le 28 février prochain, une parade de motoneiges antiques quittera la cour de l’église de Rivière-Éternité dès 14h00 et se dirigera vers le Centre Communautaire. Cette activité initiée l’année dernière deviendra-t-elle une tradition de la relâche pour les Éternitois ? C’est une histoire à suivre de près !

Pour que cette pétaradante journée soit aussi l’occasion de socialiser, un petit réchaud sera offert à mi-chemin. Cette année de nombreux commanditaires ont répondu à l’appel afin de vous offrir de magnifiques prix de présence. Enfin, puisque cet événement sera le dernier relais de motoneige de la saison, il se terminera avec une soirée animée et festive. De petites bouchées et des boissons seront vendues au bar du Centre Communautaire.

Cette merveilleuse journée annoncera le début d’une relâche haute en couleur ! Elle débutera également le moitié-moitié dont le tirage se fera à la fin de la semaine.

Mercredi le 4 mars de 9h00 à 13h00, une journée de glissade en tube sera proposée, toujours au Centre Communautaire. Il y aura également en matinée de l’animation à l’intérieur et les jeunes seront invités à utiliser différents médiums d’art pour représenter certaines émotions. Suivra en après-midi un rallye d’orientation.

Vendredi 6 mars, ce sera une journée dédiée à nos aînés. Dès 12h30 des jeux de cartes et de société seront mis à disposition. Suivra en fin d’après-midi un buffet froid accompagné de vol-au-vent.  Cette journée se clôturera par un spectacle de Mario Vezina. Les billets sont à 25$ pour le repas et le spectacle.

Samedi 7 mars à 19h00, venez assister gratuitement au spectacle d’humour mystère.Le Centre Communautaire ouvrira ses portes dès 18h00 afin de vous accueillir. Le tirage du moitié – moitié se fera à 18h30.

Pour vous procurer un billet pour le souper du 6 mars ou pour participer au moitié-moitié, vous pouvez communiquer avec Barbara au 418-272-2860 poste 3103, ou encore venir directement à l’hôtel de ville de Rivière-Éternité.

Pour tous les détails de cette semaine de relâche, consultez la page Facebook des Loisirs.

Un deuxième hiver prometteur dans La Vallée Blanche

Philippe, Andrée-Anne, Gilles, Pierre et Catherine, la belle équipe de bénévoles.

La semaine dernière, j’ai accompagné une amie venue de Québec pour une sortie au Centre de ski de fond La Vallée Blanche… et elle a été charmée ! Des pistes accessibles mais ponctuées de belles descentes, un kilométrage suffisant pour se dépenser mais dans un environnement paisible, et une variété de paysages allant de la pinède aux champs, en passant par des maisons de campagne, sans oublier un point de vue sur le fjord : tout était réuni pour une sortie mémorable. La Vallée Blanche se distingue à mon humble avis par son caractère bucolique et authentique.

Né du budget participatif de la municipalité de Petit-Saguenay en 2024, ce projet citoyen a rapidement pris vie grâce à l’implication généreuse de bénévoles. Pour faire le point sur cette deuxième saison, nous avons rencontré Gilles Arsenault, président du conseil d’administration du Centre.

Gilles est fier des nouveautés de cet hiver. L’équipe a travaillé fort pour finaliser le montage financier et lancer le projet, notamment avec l’installation d’une roulotte d’accueil au départ des sentiers, où il est possible de s’équiper au chaud et de farter ses skis. La signalisation a été entièrement revue, et le tracé des pistes amélioré, avec l’ajout de nouvelles boucles, portant le réseau à plus de 20 km au total.

L’entrée de la boucle de la Pinède.

Ces efforts portent leurs fruits : « On observe une nette augmentation de notre clientèle », partage Gilles. « La vente de billets a presque doublé par rapport à l’an dernier. » Derrière ce succès, plus de 200 heures de bénévolat sont consacrées rien qu’à l’entretien des pistes à l’automne, un travail crucial pour la qualité des parcours. « Notre plus grand défi reste de bien travailler avec le traceur… mais on s’améliore ! » ajoute-t-il en riant.

Pour permettre à la population de découvrir ces améliorations, plusieurs activités sont prévues :

Concours photo


Participez en tout temps en envoyant vos plus beaux clichés de la Vallée Blanche par message privé à la page Facebook du Centre ou par courriel à centreskidefond.ps@gmail.com. Les gagnants et les prix seront dévoilés à la fin de la saison. Toutes les photos participantes pourront être utilisées sur les réseaux sociaux du Centre.

La relâche au Centre de ski de fond

Le dimanche 1er mars, rendez-vous à 18h pour une sortie à la pleine lune (départ à 18 h 30 avec lampe frontale). Le samedi 7 mars, la sortie Choco-Fjord invite les familles de 10 h à 16 h pour des surprises et du chocolat chaud.

À plus long terme, le CA réfléchit à d’autres projets pour améliorer le Centre, dont l’installation d’une toilette chauffée, souvent réclamée par les utilisateurs. De plus, grâce au programme Circonflexe du Regroupement Loisirs et Sports (RLS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean en 2027, la municipalité prévoit acquérir des ensembles de ski de fond pour adultes et enfants. « Circonflexe va vraiment faire du bien ! » s’exclame Gilles. En effet, plusieurs locaux et visiteurs souhaitent profiter de la Vallée Blanche mais ne disposent pas de l’équipement nécessaire. Ce prêt gratuit permettra à tous de s’amuser sur les pistes.

La faune québécoise face au défi climatique

Crédit photo : Charles Boutin

Les changements climatiques transforment profondément les écosystèmes du Québec. Environnement et Changement climatique Canada prévoit d’ailleurs une baisse de 5 à 10 % de l’équivalent en eau de la neige par décennie d’ici 2050. Dans ce contexte, certaines espèces fauniques tirent profit des hivers plus doux, tandis que d’autres voient leur survie compromise. Entre adaptation et vulnérabilité, la faune québécoise doit composer avec un climat de plus en plus instable.

Parmi les espèces sensibles aux variations climatiques, on retrouve notamment le cerf de Virginie. Des températures plus clémentes engendrent une diminution du couvert de neige, ce qui facilite ses déplacements et l’accès à la nourriture. Ainsi, il atteint plus aisément les jeunes pousses, les arbustes et les résidus agricoles. Le réchauffement climatique favorise également la croissance de forêts mixtes et de milieux agricoles plus au nord, ce qui lui permet d’explorer de nouveaux territoires. Ses meilleures perspectives de survie favorisent l’extension de son aire de répartition vers le nord.

L’orignal, pour sa part, est affecté par les hivers moins rigoureux, lesquels favorisent la survie des tiques. Ces parasites sont d’ailleurs responsables d’une mortalité pouvant atteindre jusqu’à 90 % des jeunes dans certaines régions du Québec (La Presse, 2024). Il est aussi plus vulnérable aux autres parasites et maladies favorisées par le réchauffement. Le déclin éventuel de certaines populations perturbe alors les écosystèmes forestiers, l’orignal étant une espèce clé pour la régénération des forêts. Pour limiter les impacts des infestations, l’orignal fréquente davantage les milieux aquatiques, recherche des zones plus froides et modifie ses déplacements afin d’éviter les territoires infestés.

Chez le castor, les régimes hydrologiques altérés par les sécheresses et les crues de plus en plus fréquentes peuvent perturber son habitat. Les hivers plus cléments et les variations de son environnement prolongent sa période d’activité, ce qui entraîne une multiplication des barrages susceptibles d’affecter les infrastructures, les routes et les terres agricoles situées près des cours d’eau. Par ailleurs, le castor s’adapte aux changements climatiques en transformant activement son milieu : ses barrages et ses étangs génèrent des zones humides qui contribuent à atténuer les effets des sécheresses, des inondations et même des feux de forêt. Cela en fait une espèce dite « ingénieure », capable de rendre les écosystèmes plus résilients.

Crédit photo : Steve Deschênes

Certaines espèces ajustent leurs traits morphologiques, physiologiques ou comportementaux en fonction de l’environnement. Le lièvre d’Amérique, par exemple, retarde sa mue ou conserve plus longtemps son pelage brun en raison des hivers plus courts, ce qui améliore son camouflage en l’absence de neige. Ce phénomène se nomme la plasticité phénotypique. Il désigne la capacité d’un organisme à modifier l’expression de ses traits en fonction des conditions de son environnement. Contrairement au phénomène de l’acclimatation, la plasticité phénotypique est habituellement irréversible. Une fois que le développement est affecté par l’environnement, l’organisme suit sa voie particulière de développement et ne peut plus revenir en arrière.

Sous l’eau, la hausse des températures fragmente les habitats aquatiques, fragilise les cycles de reproduction et accroît la prédation. Par conséquent, les populations locales d’omble de fontaine et de saumon atlantique déclinent de façon significative. En réponse aux modifications de leur environnement, certains individus retardent ou avancent leur remontée des rivières pour frayer dans des conditions plus favorables. D’autres modifient leurs périodes de migration et recherchent des refuges thermiques dans les rivières plus fraîches.

En fin de compte, la diversité des réponses face au climat témoigne de la complexité et de la richesse du vivant. Elle permet de constater la vulnérabilité de nos écosystèmes, mais aussi leur remarquable résilience. Ces dynamiques nous rappellent l’importance de comprendre ces écosystèmes en pleine transformation pour mieux les préserver.

Cabana, Julien. (2024, 27 janvier). Un bilan de saison prévisible pour le chevreuil et l’orignal. Journal de Québec.

Gouvernement du Québec. (s.d.). Cerf de Virginie. Québec.ca. Gouvernement du Québec.

Gingras, Pierre. (2024, 22 novembre). Les orignaux pourraient être décimés par une tique. La Presse

Gouvernement du Québec. (s.d.). Lièvre d’Amérique. Québec.ca. Gouvernement du Québec.

Parmesan, C., & Hanley, M. E. (2017). Plants and climate change: Complexities and surprises. Science, 357(6355), 1–9. Science.

Radio-Canada. (2024). Le castor, un allié dans la lutte contre les changements climatiques. Ici Radio-Canada.

Vörösmarty, C. J., Hoekstra, A. Y., Bunn, S. E., Conway, D., & Gupta, J. (2015). Fresh water goes global. Wiley Interdisciplinary Reviews: Water, 2(2), 77–94. Fresh water.

 

L’AGIR tourné vers l’avenir

Deux personnes discutent
Josianne Lalande et Gabrielle Desrosiers de L'AGIR lors de la rencontre au Café du Quai.

Cinq ans de chemin parcouru, un futur à tracer

Une assemblée est réunie au Café du Quai

Le 20 novembre dernier, c’est dans la magnifique salle du nouveau Café du Quai que se réunissait un grand nombre de partenaires soucieux de mettre leurs idées et leur énergie en commun pour le bien-être de nos collectivités et la réussite éducative des jeunes. Après cinq années de réalisations et de projets concrets nés à la suite de nos concertations, est venu le temps d’une mise à jour pour un nouveau portrait des besoins du territoire. Cette consultation annuelle nous permettait de rendre compte du chemin parcouru mais surtout, de celui à prendre pour poursuivre notre mission. Étaient donc réunis les membres de notre conseil d’administration, des acteurs du service éducatif, de la santé publique, du milieu municipal, des organismes communautaires et culturels œuvrant au Bas-Saguenay pour recevoir ensuite, plus tard en soirée, des citoyens et citoyennes engagé.es, soucieux et soucieuses d’un avenir fleurissant pour nos enfants.

L’imagination au service de l’Innovation

Un homme de dos dessine au tableau
Des artistes du Bas-Saguenay, Eugénie Lavoie et Benoit Guillot, étaient aussi présents pour mettre en image les mots et les idées nommés.

À travers des ateliers de concertation dynamiques pour solliciter la participation de tous et toutes, la créativité était au rendez-vous! Nos panélistes invités nous ont fait réfléchir sur l’importance de l’environnement et l’impact de la nature dans les apprentissages, de même que les besoins sous-jacents pour mener à l’épanouissement des jeunes et de toute une communauté. Valérie Pageau, directrice des écoles Fréchette et Marie-Médiatrice, nous a présenté le profil plein air unique et spécifique aux écoles du Bas-Saguenay, alors qu’Olivier Riffon nous a parlé du projet de région apprenante que met en branle Le Grand Dialogue à l’échelle régionale. Des artistes du Bas-Saguenay, Eugénie Lavoie et Benoit Guillot, étaient aussi présents pour mettre en image les mots et les idées nommés.

C’est en utilisant des méthodes créatives que l’on a pu recueillir les perspectives des partenaires et des citoyens, citoyennes. Ainsi, identifier des besoins locaux à partir desquels nous pourrons amorcer nos réflexions pour coconstruire des solutions adaptées aux nouveaux objectifs visés. De toute évidence, l’art et la créativité favorisent la mobilisation, l’innovation et l’engagement d’un grand nombre. Notre consultation annuelle aura mis la table pour une démarche que nous souhaitons poursuivre dans l’année à venir sous la couleur de la créativité. À nous de créer les conditions nécessaires à la participation des familles et surtout, des jeunes!

L’avenir se dessine avec et pour la jeunesse

Au terme de cette journée inspirante, nous repartons donc transportés par l’enthousiasme de construire ensemble un environnement en santé et toujours plus stimulant dans lequel chaque jeune pourra développer son plein potentiel. Les enfants sont essentiels à la vitalité, à la culture et au futur d’une communauté. Ils sont porteurs d’espoir et l’avenir se bâtît par notre engagement envers eux !

Du Dek Hockey à L’Anse-Saint-Jean

Une surface colorée très vive qui sert pour jouer au Dek Hockey
Le Dek Hockey de l’école Fréchette est le tout premier installé dans la région.

Une nouvelle surface composée de petites tuiles de plastique dur et coloré, installée sur le sol de la patinoire près de l’école Fréchette, permet maintenant d’accueillir les jeunes hockeyeurs du village tout au long de l’année.

À l’origine de cette initiative, Valérie Gagné, employée en bâtiment et en environnement à la municipalité de L’Anse-Saint-Jean. « On a fait beaucoup de camping avec ma famille cet été et dans certains, il y avait des patinoires équipées de surface Dek Hockey. Mon garçon a passé énormément de temps à y jouer, même nous on a essayé et on trippait. Quand je suis revenue à L’Anse, j’en ai tout de suite parlé à Bernard Larouche, directeur du développement à la municipalité. »

Deux jeunes jouent au dek hockey
Milan Lavoie en gardien de but contre Félix Bouchard attaquant. Crédits photos : Valérie Gagné

Toujours prêt à trouver des fonds, d’autant qu’ils permettaient dans ce cas-ci de bonifier une offre sportive déjà présente l’hiver, le projet a pris un peu plus d’un mois à se réaliser. Fin août, la nouvelle surface a donc été installée, surface sur laquelle il sera possible de mettre directement la couche de glace pour en profiter l’hiver. Il suffira que cette couche soit un peu plus épaisse pour ne pas endommager le plastique en dessous.

Le Dek Hockey de l’école Fréchette est le tout premier installé dans la région. Cette nouvelle offre sportive a immédiatement connu un grand succès. Une quinzaine de jeunes s’y retrouvent tous les soirs. « On pense déjà à former deux ligues de Dek Hockey au printemps prochain, avec deux tranches d’âge. On pense également à l’organisation de tournois pour pouvoir financer de l’équipement de protection, ce sont tout de même des balles vraiment dures qui sont utilisées au Dek Hockey », conclut avec enthousiasme Valérie Gagné.

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