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La MRC-du-Fjord-du-Saguenay lance sa nouvelle stratégie touristique.

Le quai de l'Anse-Saint-Jean. Crédits photos : Cécile Hauchecorne.

Rencontre avec Sven Kaminski, coordonnateur au développement touristique à la MRC.

La MRC du Fjord-du-Saguenay lançait en novembre dernier la nouvelle stratégie de l’industrie touristique. À la base de ce plan, un colossal exercice de consultation auprès de 90 personnes (élus, intervenants, partenaires touristiques) afin de cibler avec le milieu quelle serait la meilleure politique à mettre en place. En est ressorti la vision qu’en 2032, le territoire devienne la destination 4 saisons d’aventure et d’écotourisme internationale par excellence au Québec.

« Ici on a un fjord accessible et habité, l’un des plus longs au monde, entouré par deux Parcs nationaux porteurs de valeurs d’excellence, et enfin le Créneau d’excellence en tourisme d’aventure et écotourisme qui supporte des entreprises vers de meilleures pratiques, qu’elles soient environnementales, humaines et diversifiées. Il y a déjà plusieurs éléments qui sont en place et qui permettent d’être reconnus à l’international ! s’exclame tout de go Sven Kaminski, tout en précisant qu’au niveau touristique le terme Bas-Saguenay est peu approprié. C’est un terme administratif, même les gens du Lac ont du mal à le situer sur une carte ! »

Le développement 4 saisons : une priorité !

Le développement du tourisme hivernal devient alors une priorité pour la région qui connait encore actuellement une saison estivale beaucoup plus forte. « En plus, si l’on prend l’angle du bien-être des communautés versus le développement touristique, le 4 saisons permet de pérenniser des emplois tout en diversifiant l’offre, qui va de plus en plus dépendre de conditions climatiques en grand changement. Ainsi le centre de ski du Mont-Édouard aura tout intérêt à développer des circuits de vélo de montagne, et diversifier ces activités sur le 4 saisons, si comme cela se produit actuellement en Europe, la neige vient à manquer », poursuit le coordonnateur au développement touristique.

Il faut savoir également qu’en période de manque de main d’œuvre, il est plus difficile d’aller chercher des travailleurs étrangers, comme de plus en plus d’entreprises le font actuellement, avec des emplois saisonniers. Cela deviendra par contre beaucoup plus aisé avec un emploi 4 saisons.

Sven Kaminski précise : « Dans les 2 dernières années, la MRC a versé 3,4 millions dans le développement de divers projets récréotouristiques se déroulant sur l’ensemble de son territoire. Ainsi, la Rivière Petit-Saguenay a pu acquérir de nouveaux canots pour son secteur des eaux mortes, le développement de la haute route au Mont-Édouard s’est agrandi, ainsi que celui de Petit-Saguenay, un nouveau bateau permet à Saguenay Aventures d’amener 48 personnes en croisière aux baleines, le Site de la Nouvelle France à Saint-Félix s’est doté de nouvelles infrastructures, entre autres. La MRC se charge d’aller chercher des fonds auprès des ministères concernés et les redistribue ensuite dans la communauté. On veut continuer cela, mais en y allant beaucoup plus en complémentarité avec la nouvelle stratégie de l’industrie touristique. »

1 350 000 millions pour soutenir la destination d’activités hivernales !

La Baie Éternité, majestueuse été comme hiver.

La MRC va chercher des fonds supplémentaires, comme ici au ministère des Affaires Municipales et de l’Habitation (MAMH), aux différentes instances concernées ou auprès d’entreprises comme Hydro Québec qui ont des fonds spécifiques au développement régional.

Cependant cette aide n’est pas uniquement financière. Il y a du support technique, de référence, où aller chercher des aides financières, et actuellement, Sven Kaminski se voit comme un outil, un facilitateur auprès des entreprises qui voudraient obtenir un soutien dans un de leur projet, toujours en lien avec la stratégie touristique et en complémentarité avec le service de développement économique de la MRC.

« Le 1,3 million est uniquement destiné aux activités hivernales. Ce sont des sommes pour lesquelles on devait identifier une thématique spécifique, on a décidé de miser sur le développement de la destination hivernale, car on savait que cet axe serait exploitable par les 13 municipalités de la MRC. »

Le tourisme régénérateur et ses retombées positives sur le milieu !

Sven Kaminski explique : « Les activités de plein air, c’est un merveilleux moyen d’allier saines habitudes de vie et tourisme. Le ski haute route à Petit-Saguenay ou le réseau de randonnées pédestres qui est en train de s’y développer, c’est un très bel exemple d’amélioration de la qualité de vie des locaux, de leur saines habitudes de vie. Les infrastructures mises en place pour attirer le tourisme peuvent également améliorer la qualité de vie des gens de l’endroit ! »

L’idée c’est de réussir à travailler en harmonie, minimiser les impacts, car aucun développement ne peut se faire sans impact. Le Parc des Monts-Valin est en train de faire une étude qui évalue l’impact des randonneurs sur la faune et la flore dans les sentiers de randonnées. Si on ne permet plus aux gens d’y aller, on ne fait plus de développement du tout, par contre on peut créer des passerelles pour que les randonneurs aient moins d’impact.

Avant de quitter cette enthousiaste conversation, je ne peux m’empêcher de demander : La venue des bateaux de croisière dans le fjord va-t-elle de pair avec ce souci d’excellence dont on parle depuis tantôt ?

« Un grand nombre d’entreprises touristiques profite de la venue des bateaux de croisière. Même si l’on soupçonne les impacts que cela peut avoir sur les eaux du fjord, on ne peut mettre la région sous cloche ! Un équilibre est à préserver entre les usages et les usagers. Garder un équilibre dans cette dualité : en faisant découvrir les joyaux de notre région, on a nécessairement un impact, mais si personne ne les connait, ne s’émerveille à leur contact, qui aura envie de les protéger ? » se demande Sven Kaminski.

Bienvenue dehors !

Cela fait plus de 10 ans que Danaé Noury accompagne, en raquettes principalement, des visiteurs dans les montagnes du Saguenay. Cette expérience humaine en nature l’amène à entreprendre un bac en plein air à l’UQAC qu’il complète en décembre 2022. « Avec cette formation, je suis allé chercher des qualifications, mais aussi de la confiance pour monter mon projet d’entreprise. » Son but : sortir le monde dehors et lui faire vivre des expériences positives du territoire, de manière respectueuse.

Sortie en nature personnalisée !

« L’entreprise en tant que telle, je suis en train de la mettre en place, elle va s’appeler Bienvenue dehors ! Je veux offrir des sorties en nature personnalisées. Cela va du tout inclus à des sorties à géométrie variable, dans lesquelles le client peut prendre en charge une partie de l’organisation, comme la bouffe par exemple. L’idée, c’est de faire sortir le plus de monde possible, que ce ne soit pas réservé à une certaine clientèle plus aisée ou très sportive ! Je veux également donner le goût aux gens d’y retourner par eux-mêmes, leur permettre d’apaiser certaines craintes, de démystifier certains stéréotypes ! Je vois ça comme une sorte d’initiation. »

Au cours de ses nombreux périples dans les bois, Danaé a pu constater à quel point l’immersion dans le territoire en est une également à l’intérieur de soi. « Mon but, c’est que la personne ressorte avec le sentiment d’avoir grandi en dedans. Juste une demi-journée avec des enfants à cueillir des champignons qu’on mange ensuite sur un feu de bois, ça fait tout autant de bien qu’une randonnée de 7 jours. »

Plus accompagnateur que guide !

Parce qu’il propose des forfaits personnalisés, il y a toujours au préalable une rencontre avec les clients : «Je vais m’asseoir avec eux une ou deux heures, on discute des besoins, de qu’est-ce qu’ils ont envie de vivre, de leurs limites aussi. J’essaye toujours de créer un cadre sécurisant qui permet ensuite d’être beaucoup plus créatif. L’idée, c’est de reconnecter les gens au monde du vivant tout en me permettant de vivre de ma passion !»

Pour cela Danaé crée des partenariats avec des entreprises d’ici comme Entre chien et loup ou la Rivière Saumon à Petit-Saguenay. « Sur les eaux mortes de la rivière, j’aimerais offrir cet été des sorties en canot au lever du jour, de 4 à 9 h du matin, la période où les bêtes sont le plus actives. »

En laissant s’évaporer doucement cette matinée au bord des falaises de Périgny, la discussion nous emmène au Japon où les médecins prescrivent souvent des bains en nature, appelés Shinrin Yoku. « C’est une immersion contemplative, un moment avec soi-même dans la nature silencieuse, mais selon moi dès que tu es en nature c’est thérapeutique, que ce soit Shinrin Yoku ou pas ! » conclut en souriant Danaé.

Un vernissage pour lancer les politiques de développement durable et participatif

Le 6 février dernier, le conseil municipal de Petit-Saguenay adopte les deux politiques de développement durable et de participation citoyenne, ainsi que le plan d’action 2023-2028 associé, sur lesquels il travaille depuis un an maintenant. Le lancement se fait le mercredi 1er mars sous forme de 5 à 7, au centre communautaire de l’aréna. Au programme, vernissage et spectacle mêlant contes et improvisation. L’évènement est ouvert à tous et toutes !

L’objectif principal de ces deux politiques était de pérenniser des éléments de culture de la municipalité de Petit-Saguenay, comme la mobilisation citoyenne et la sensibilité à l’environnement, malgré les changements de conseils et d’agents municipaux. Selon un des élus actuels, « cette volonté émanait du nouveau conseil municipal de 2017. Cependant, même si le conseil avait mis sur place le budget participatif par exemple, la formalisation et la structuration des approches de participation citoyenne et de développement durable étaient restées un peu comme lettres mortes. » En effet, tout de suite après son élection, le nouveau conseil s’était retrouvé devant le 100ème de Petit-Saguenay, un évènement important mais très prenant en énergie. C’est alors qu’il a reçu l’invitation des Ateliers des Savoirs Partagés (ASP), démarche panquébécoise grâce à laquelle, 4 ans plus tard, il a pu engager une stagiaire financée par une bourse universitaire. Son mandat : élaborer une politique de développement durable et de participation citoyenne innovante.

Afin d’écrire ces deux politiques et définir les actions à entreprendre dans les cinq prochaines années, la municipalité a décidé de sonder ses citoyen·nes. Pour ce faire, une multitude d’activités a été organisée de février à juin 2022, pour faire rêver l’ensemble des résident·es de Petit-Saguenay et ainsi comprendre leurs aspirations et besoins. Cette démarche intitulée « Créer le Petit-Saguenay de nos rêves » a donné naissance à de nombreuses idées, résumées dans un récit de vision collectif. C’est le contenu de ce récit qui se retrouve de manière officielle et réparti dans les deux politiques et le plan d’action. Grâce au travail réalisé auprès de la communauté, ces politiques publiques ont un goût d’authenticité. Si vous lisez ces documents, sur le site internet de la municipalité par exemple, vous plongez en plein cœur des paroles des citoyen·nes de Petit-Saguenay.

Mais que contiennent alors ces politiques ?

Si vous parcourez les pages de la politique de participation citoyenne, vous allez traverser les valeurs de la municipalité ainsi que les principes directeurs dont elle se dote en matière de mobilisation citoyenne, comme par exemple :

  • « Donner une place aux jeunes dans les prises de décision qui les concernent ;
  • Utiliser le réseau déjà en place (clubs, organismes communautaires, comités, etc.) ;
  • Utiliser des outils de communication complémentaires : réels et virtuels ;
  • Proposer des activités de participation citoyenne ludiques et festives ;
  • Réaliser un lac à l’épaule pour chaque conseil nouvellement élu. »

Vous y trouverez aussi et surtout des définitions, ainsi que des outils, des guides et les modalités de mise en œuvre pour assurer que ces mots se transforment en actions. Finalement, cette politique porte la volonté de « faire perdurer la culture participative déjà en place. »

Dans les premières pages de la politique de développement durable, vous pourrez y lire : « un développement qui est durable aux yeux de la municipalité, est un développement sensé et à échelle humaine ». Cette définition est importante puisque chaque organisme a sa propre conception de ce qu’est le développement durable. Celle de la municipalité est d’ailleurs schématisée dans la politique, inspirée de son logo. Sinon, vous pourrez aussi y lire les principes directeurs, le récit de vision collectif et le plan d’action.

Concernant le plan d’action 2023-2028, il est organisé en tableaux selon six défis principaux, soit :

  1. le bien-être de la communauté,
  2. l’aménagement territorial,
  3. la résilience alimentaire,
  4. la décarbonisation,
  5. le dynamisme économique
  6. et la gouvernance participative.

Pour chaque défi, entre deux et quatre objectifs ont été identifiés, eux-mêmes décomposés en plusieurs actions. Le plan d’action peut alors paraître ambitieux, vu la taille du village. Cependant, ce dernier ne sollicite pas l’énergie de l’équipe municipale uniquement, mais bien du réseau d’acteurs au complet (MRC, OTJ, associations, clubs, partenaires, etc.).

L’équipe municipale sait pertinemment que le plus gros travail reste encore à venir. Il faut faire vivre cette politique et s’assurer de la mettre en œuvre. La première étape est de la partager publiquement. Ainsi, la municipalité organise le lancement des politiques sous forme de 5 à 7 le mercredi 1er mars à l’aréna de Petit-Saguenay. Ce lancement comprend un vernissage des illustrations du récit de vision, réalisé par une animatrice du Grand Dialogue pour la transition. Vous aurez aussi la chance d’assister à un spectacle unique mêlant contes et improvisation avec la troupe de l’Imprévu, pour donner vie au récit de vision collectif. Ouverture des portes à 17h et allocutions à 17h30.

Profitez de la semaine de relâche pour venir prendre un verre, voir les dessins, prendre connaissance des actions planifiées pour les cinq prochaines années dans la municipalité de Petit-Saguenay et assister au show !

Pour faire un lien avec la thématique de ce numéro qui aborde les liens entre le tourisme et l’environnement, je vous propose deux petits extraits du récit de vision collectif. Selon moi, ils font écho aux articles que vous allez avoir la chance de lire dans les prochaines pages. Cette vision est présentée sous forme de récit fictif, non exhaustif. Le narrateur est un nouvel arrivant à Petit-Saguenay, en 2035.

« Le plus marquant ici, c’est le nombre de personnes qui marchent ! Par n’importe quel temps, à n’importe quelle heure, il y a des gens qui marchent dans le village. Il faut dire que notre réseau de sentiers est bien développé et entretenu. De nombreuses personnes viennent profiter des activités de plein air. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a découvert Petit-Saguenay. Lorsque je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de boulangerie, c’était le projet professionnel parfait pour venir s’y installer. »

« L’art et la culture ont une place importante dans le village : bibliothèque, concerts, peinture, etc. Beaucoup de personnes m’ont parlé d’un spectacle appelé Marguerite. Apparemment c’était grandiose ! Depuis, la chorale s’est agrandie. Ils préparent un nouveau spectacle sur l’histoire du village perdu de Saint-Étienne. J’ai hâte de voir ça ! Ça va se passer à l’aréna, qui vient d’être rénovée. Le bâtiment est éco-énergétique et s’intègre bien au paysage. Il y a même une piscine à l’intérieur. Il fait aussi office de centre d’accueil pour le réseau de ski haute-route des Sommets du Fjord et de vélo de montagne l’été. »

Le comité de développement éco-touristique de Ferland-et-Boilleau

Du camping d'hiver sur le petit lac Ha!Ha! Crédit photo : Nathalie Simard

Nous avions déjà quelques corvées de nettoyage de sentiers à notre actif quand tout a commencé. Voici la petite histoire du comité de développement éco-touristique de Ferland-et-Boilleau.

C’est durant la pandémie, après le premier confinement, que s’opère la mise en place officielle du comité, tel qu’on le connait aujourd’hui. Adepte de randonnée pédestre, kayak, raquettes, ski hors-piste, etc., je me déplace depuis toujours, engloutissant les kilomètres, afin de pratiquer mes activités. Je fais quelques sorties dans mon environnement immédiat, mais j’avoue que ce n’est pas mon terrain de jeux « exclusif ».

Avec les recommandations afin d’éviter la propagation de la Covid 19, me voilà confinée dans mon patelin. C’est suite à une randonnée dans le sentier de la chute que je réalise qu’un sérieux besoin de renforts se fait sentir du côté de l’entretien des sentiers ! Plus d’effectifs humains et d’outils performants. C’est ainsi que naît le Comité des sentiers, formé de citoyens, mais aussi d’amis bénévoles, venant sporadiquement donner un coup de main ici et là.

Les algues bleues

À la fin d’une de ces journées de corvées éreintantes, sous une chaleur accablante, une des pires mauvaises surprises nous attend. À la sortie du sentier qui donne sur la plage au Camping du Camp d’Accueil, nous constatons avec stupeur que le lac Ha! Ha! s’est teinté d’une couleur turquoise douteuse. Alors accompagnée de Monique Witzell, agente de développement au bureau de la municipalité, une tristesse immense nous envahit. Ce que l’on craignait nous sera confirmé plus tard par une équipe de spécialistes dépêchée sur les lieux afin de procéder à des analyses. Nous faisions face à un épisode d’algues bleues.

Camping d’hiver au petit lac Ha!Ha! Crédit photo : Nathalie Simard.

La nouvelle se repand rapidement, les citoyens et les villégiateurs sont inquiets. Parmi eux, Joëlle Gagnon, résidente de Ferland-et-Boilleau, nous rejoint afin d’en discuter. Soucieuses, nous cherchons des solutions. Et c’est ainsi que bien malgré nous, un autre mandat s’inscrit dans notre mission:  la protection du lac Ha !Ha !.

Bien conscientes que nous devons continuer de développer des activités touristiques, une belle fenêtre pour l’économie de notre municipalité, il nous faut également et surtout, garder notre lac en santé. De plus, il est impératif d’y conserver un accès privilégié pour nous, les citoyens de Ferland-et-Boilleau. Enfin, des pistes de solution apparaissent comme celle de promouvoir des activités en harmonie avec la nature.

Le premier Rendez-vous festif du kayak Ha! Ha!

Au fil des rencontres, le comité recrute d’autres personnes issues de la population, des entreprises et services du milieu. On échange sur différents projets, on discute de nos inquiétudes, on se questionne beaucoup au sujet des impacts du développement sur la préservation de nos ressources. Les idées coulent, les projets fusent. On convient que l’on doit s’établir un calendrier avec des priorités et échéanciers, et l’on s’entend pour prioriser la mise à niveau des 5 sentiers existants à Ferland-et-Boilleau et assurer ainsi la sécurité des usagers.

Raphaël Emond de la Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau se joint à l’aventure et fait le relevé des points GPS afin que des cartes des sentiers soient précises et accessibles. L’uniformisation des repères visuels sur tout le territoire afin qu’ils soient facilement repérables fait également partie des premières actions entreprises. Des portails sont installés à chaque entrée des sentiers et des panneaux d’interprétation sont également placés.

Le comité a dernièrement fait appel à une agence environnementale afin d’effectuer une analyse des sentiers Toby et Du four. L’agence fera une évaluation des installations : passerelles, ponts et cordages. L’emphase est mise sur la sécurité des randonneurs.

L’incorporation du comité

Crédit photo : Kathy Morin.

Un travail colossal a été effectué durant les années précédentes par des équipes de bénévoles acharnés afin de développer et de garder ces sentiers en état. Les défis restent de taille. Beaucoup de tronçons et de passerelles sont problématiques, le drainage des sentiers reste difficile.

Le constat est fait rapidement que le comité doit se munir d’une structure plus officielle, essentielle à la bonne marche et la réalisation de plusieurs projets. C’est ainsi qu’au printemps 2021, nous reprenions le comité des loisirs et devenions officiellement le Comité de développement écotouristique. Depuis, beaucoup d’actions ont été réalisées et beaucoup d’autres sont à venir. Il s’agit ici également d’offrir un support au Camping du Camp d’Accueil et trouver des leviers d’offres touristiques pour compléter les périodes moins achalandées.

D’autres idées se mettent en marche dans la tête de plusieurs d’entre nous lorsque Mme Huguette, directrice du camping du petit lac Ha! Ha!, nous fait part d’un projet de passerelle sous le pont de la 381, qui relierait les deux secteurs du lac. Seules les embarcations du type canot, kayak et planche à pagaie pourraient y avoir accès. Cette idée cadre parfaitement avec le désir du comité de créer un réseau de canot, kayak/ camping. Pour s’assurer de la viabilité de cette idée, des démarches sont entreprises auprès de la MRC du Fjord-du-Saguenay où le projet est bien accueilli! Une personne ressource supportera et orientera le comité pour son développement. Toutefois, le comité devra s’assurer que ces aménagements, autant la passerelle que les plateformes et les toilettes sèches, respecteront les normes environnementales. Pour ce faire, nous devons conserver une bande de terrain le long du lac Ha! Ha!, ce qui n’est pas une mince affaire.

Passionnée de camping d’hiver, je me demande si les infrastructures mises en place pour le projet de passerelle ne pourraient pas être utilisées à développer des activités de camping d’hiver. Quand Joëlle Gagnon, membre très active du comité d’écotourisme, et Sven Kaminsky de la MRC se rencontrent, celui-ci lui confirme que ce créneau cadrerait parfaitement avec la nouvelle stratégie touristique de développement de la région qui est de promouvoir les activités hivernales au Saguenay-Lac-St-Jean.

C’est le genre de projet que le comité aime mettre de l’avant, des projets qui alimentent notre désir d’offrir des activités favorisant de saines habitudes de vie tout en ayant peu d’impact sur l’environnement.

Dans un avenir plus rapproché, soit à l’été 2023, les citoyens de Ferland-et-Boilleau auront accès à un sentier d’environ 4 km situé au cœur même du village, secteur Ferland. Ce sentier multi-fonctionnel et sécuritaire, pourra être emprunté par différents types d’adeptes. Pavé de poussière de pierre, son accessibilité sera facilitée pour les personnes à mobilité réduite, les petites familles avec poussette, les apprentis cyclistes et les marcheurs qui désirent s’adonner à leur promenade en toute quiétude. L’indice de bonheur de notre population nous sert de leitmotiv et l’on croit fermement que celui-ci peut être favorisé par la pratique d’activités physiques en forêt.

Tellement convaincue de cette idée, je soumets un autre projet au comité.  J’avoue que c’est avec beaucoup d’hésitations que je me suis lancée, craignant d’être prise pour une marginale, un peu trop rêveuse.  À mon grand étonnement, il n’en fût rien et je dirais même qu’au contraire, c’est avec enthousiasme que j’ai pu poursuivre mon exposé.

Le sentier des chutes comme lieu de ressourcement.

Influencée par mes formations en pédagogie par la nature et mes intérêts personnels, j’imagine un premier segment du sentier où le travail fait en forêt serait expliqué ainsi que les efforts déployés pour la protection et la régénérescence de celle-ci. Ce projet se ferait en partenariat avec la Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau, l’acteur principal de notre économie locale.

En second lieu, je visualise un bain de nature, que les japonais nomment Shinrin Yoku, ou l’art et la science d’une forêt qui nous guérit. Le lien avec les arbres pourrait passer par un éveil en pleine conscience, une forme de méditation qui consiste à amorcer une réflexion profonde en utilisant nos 5 sens. Elle nous fait réaliser que notre bien-être est souvent régulé par ce qui nous entoure. J’imagine le tout en collaboration avec le Symposium des sculpteurs du Boréafest.  L’ajout de sculptures de bois, tout au long du parcours, ajouterait un support visuel et une dimension artistique en harmonie avec le thème. Bref, c’est en prenant conscience des richesses qui nous entourent et avec le sentiment de gratitude envers celles-ci, que vient l’envie de la préserver. Cet état d’esprit est souhaitable dans toute action posée pour un développement durable.

Force est d’admettre que ces projets ne verront peut-être pas tous le jour, mais il faut retenir que quelque part, des individus animés par une volonté de dynamiser le milieu, sont également préoccupés par la protection et l’accès à tous des lacs et des forêts.

Déposer ses valises pour faire perdurer le voyage

Émile David est micro-producteur de vidéos et de photos nature.

Lorsqu’on parle d’environnement, on pense souvent à la nature et aux paysages qui nous entourent. Cependant, l’environnement est aussi humain et, nous le savons, la baisse démographique est un enjeu pour de nombreux villages du Bas-Saguenay. Quoi de mieux alors que d’aller à la rencontre de personnes nouvellement arrivées dans la région pour leur demander si le tourisme avait joué un rôle dans leur désir de s’ancrer de façon plus durable sur le territoire ? Nous étions curieuses de comprendre si, oui ou non, les attraits touristiques de la région avaient participé à leur volonté de venir s’installer ici. Nous avons donc eu la chance de rencontrer quatre belles personnes, qui viennent de s’installer, ou encore qui cherchent à s’installer dans le coin.     

Faire connaissance avec les nouveaux venus

Émile David est micro-producteur de vidéos et de photos nature. Originaire d’un « petit coin paradisiaque au bord d’un lac », dans les cantons de l’Est, il a suivi son attachement profond aux cours d’eau pour s’établir au bord de la rivière Petit-Saguenay, il y a presque deux ans maintenant. Nomade pendant de nombreuses années, le calme et l’espace naturel qu’il habite aujourd’hui sont précieux pour lui, comme un secret à partager avec modération.

Marie-Jeanne Plante vient de Lac-Beauport, à Québec. En recherche d’un mode de vie plus écologique et plus aligné avec ses valeurs, elle réside à l’Anse-Saint-Jean depuis l’automne passé. Motivée par le projet vert d’innovation éducative en lien avec la nature, elle travaille notamment à l’école du Vallon. C’est le genre de personne qui aime sauter dans les lieux « bouillonnants » d’actions et de projets, et selon elle « ça s’passe dans l’Bas-Saguenay ! »

Jonathan Pouliot, originaire de Montréal, a étudié en ATM (art et technologie des médias) au CÉGEP de Jonquière. Lors de ses études, en 2013-2014, il découvre le Bas-Saguenay en tant que patrouilleur de ski au Mont Édouard. Il est alors tombé dans « une station de ski régionale authentique » qui a su le charmer. Il s’est alors dit « My god, je me suis trompé de carrière. Faut que j’trouve une façon d’habiter dans l’Bas-Saguenay. » Dix ans plus tard, son rêve devient réalité en 2022 lorsqu’il achète sa maison à Rivière-Éternité.

Camille Carle est conseillère en développement récréo-touristique, ambassadrice régionale de la communauté de pratique de plein air Les Chèvres de Montagnes, et on en passe. Petite, elle voyagea en voilier sur le Saint-Laurent avec son père et son grand-père. Quand ils arrivèrent dans le Saguenay, elle dit à son papa : « Moi, j’veux vivre icitte. » Elle est tombée en amour avec le Fjord, puis, quelques années plus tard, avec un maraîcher des Paysans du Fjord. Depuis le mois de mai, elle prend racine à Saint-Félix-d’Otis. Elle est d’ailleurs très heureuse du retour de sa municipalité dans notre beau journal communautaire.

Malgré leurs histoires singulières, nous avons identifié plusieurs points communs entre les récits d’installation dans la région de nos interviewés. Bien entendu, chacun est tombé en amour avec les paysages, les montagnes, les cours d’eau, bref, la qualité visuelle de notre environnement naturel. Émile avait même « l’impression d’être dans un bain de nature » lorsqu’il a visité sa maison, durant la crue du printemps. Mais surtout, chaque histoire commence, non pas par le visionnage d’une publicité touristique attrayante, mais plutôt par une relation humaine. Tous avaient un ami installé dans la région qui leur a permis de découvrir l’endroit, de pouvoir y rester un long moment, d’avoir une raison d’y revenir souvent ou d’être tenté de vivre selon le même mode de vie. Merci à Arianne Benoît, Yannick Limary, Justin Gagnon, Alexandre Circé ou encore Jérôme Côté d’avoir été des ambassadeurs inspirants de notre région.

Les attraits touristiques comme bougies d’allumage

Jonathan Pouliot et sa conjonte Jessica. Jonathan est originaire de Montréal, a étudié en ATM (art et technologie des médias) au CÉGEP de Jonquière. Lors de ses études, en 2013-2014, il découvre le Bas-Saguenay en tant que patrouilleur de ski au Mont Édouard.

Les offres et installations touristiques dans la région ont pu contribuer à leur installation dans la région, mais au final, « c’est beaucoup plus que ça ». Pour Marie-Jeanne et Jonathan par exemple, c’est le Mont-Édouard qui les a charmés au début, mais ce n’est pas nécessairement ce qui les fait rester. À Saint-Félix, Camille a réalisé que le tourisme l’avait attirée et motivée à s’installer car « elle sent qu’elle a de l’espace pour créer des projets et qu’une offre complémentaire à la villégiature est possible. » Elle perçoit le tourisme comme un « espace de création. » De toute façon, tous sont d’accord pour dire que le tourisme est indispensable à l’économie de notre région. Pour aller plus loin, Émile va même jusqu’à dire que « ça prend ce revenu pour réussir à avoir les ressources et installations nécessaires pour surveiller les populations de saumons, par exemple, et tenter de relever la population. » Les infrastructures touristiques « contribuent à l’intégration des nouvelles personnes, parce que ce sont des lieux où la socialisation est facile. Ce sont des lieux rassembleurs, humains, chaleureux », d’après Marie-Jeanne, pour les visiteurs mais aussi pour les résident·es.

En effet, selon cette dernière, quelques entreprises touristiques dans la région semblent bien équilibrées entre les services apportés à la clientèle touristique et à la communauté.      « Par exemple, au Café du Quai, je vois une entreprise qui est développée, mais qui est ancrée et qui laisse place au télétravail pour les gens d’ici. C’est pas juste un établissement saisonnier, pour les gens en visite. » Fjord en kayak et Voile Mercator intègrent un volet éducatif durant leurs sorties sur le Fjord du Saguenay. « Le Parc marin est d’ailleurs un atout pour ces entreprises offrant des moyens de transport silencieux et responsables », ajoute Jonathan.

Le dynamisme maraîcher et communautaire séduit la jeune génération

Marie-Jeanne Plante vient de Lac-Beauport, à Québec. En recherche d’un mode de vie plus écologique et plus aligné avec ses valeurs, elle réside à l’Anse-Saint-Jean depuis l’automne passé.

Au-delà des paysages et amitiés, les éco-communautés et fermes dans la région peuvent aussi être des éléments déclencheurs à l’établissement. « En maraîchage, les fermes comme les paysans du Fjord, les Jardins de la montagne ou la Ferme d’en haut sont vraiment inspirantes », explique Marie-Jeanne, attirée par ces lieux. Pour Camille, qui cherchait un ancrage territorial et communautaire, une ferme fut aussi un bel endroit pour s’enraciner. Plus largement, ce sont les communautés de nos villages qui ont donné le goût à nos quatre interviewés de s’installer dans la région. « C’est super cliché de dire ça, mais je sentais que la connexion était simple avec les gens du Saguenay, et je le pense encore », nous confie Émile. En fait, leur intégration était facilitée par les gens de la place. Après avoir passé un temps dans l’extension de l’éco-hameau du GREB à Saint-Félix-d’Otis, les personnes que Marie-Jeanne a rencontrées ont, par exemple, tout fait pour qu’elle puisse s’installer rapidement dans la région. De même, lorsque la conjointe de Jonathan est arrivée avec son cours de Muay Thaï (boxe thaïlandaise) à Rivière-Éternité, « tout le monde était super enthousiaste. Serge et Robin de la municipalité sont toujours prêts à l’aider. Ils sont très réceptifs », nous explique-t-il. Il paraîtrait qu’il a aussi « des voisins en or ». En outre, plusieurs autres arguments ont ressurgi durant nos échanges, comme le sentiment d’avoir un pouvoir d’agir dans une petite communauté, l’accessibilité financière des logements par rapport à d’autres régions du Québec ou encore le réseau d’acteurs tissé serré et les nombreux mouvements entrepreneuriaux dans le Bas-Saguenay.

À la recherche d’un équilibre

Camille Carle est conseillère en développement récréo-touristique, ambassadrice régionale de la communauté de pratique de plein air Les Chèvres de Montagnes, et on en passe.

Pour Camille, le chemin reste encore long avant d’arriver à un bon équilibre entre le tourisme et les locaux : « On peut dire que la région est attrayante par le Fjord, mais si les citoyens n’ont pas accès au Fjord, comment tu veux qu’ils en profitent ? ». Pour elle, « la protection du territoire passe par son utilisation. Si t’y vas jamais, tu n’auras pas de sentiment d’appartenance et tu ne voudras donc pas nécessairement le protéger. » De plus, il lui semble qu’un clivage économique soit initié, par les hébergements de villégiature et le manque de logements, entre les personnes qui souhaitent s’installer et les personnes de passage. L’embourgeoisement est une peur aussi partagée par les autres interviewés : développements immobiliers de tourisme de luxe, Air BnB… « si on ne laisse pas la place à de nouvelles familles, parce qu’on est centré sur le tourisme, on va créer un déséquilibre qui peut nuire au reste de l’économie et du village », selon Marie-Jeanne.

Quelles seraient alors les pistes de solution pour atteindre cet équilibre ? Chacun y va avec son instinct et ses idées. Pour Marie-Jeanne par exemple, « il serait indispensable de promouvoir un tourisme éducatif et responsable. Pour cela, il faudrait travailler de pair avec des organismes comme l’AGIR, qui font un excellent travail pour mailler les partenaires locaux et des experts en environnement. » Par exemple, un circuit agrotouristique dans la région mêlerait éducation, valorisation des producteurs et tourisme. C’est ce genre de projet qu’il faut encourager selon elle : « Il faut être conscients de toute la richesse qui est déjà là. De bonifier, d’améliorer, de nourrir et de mettre de l’engrais sur les petites graines déjà plantées dans toutes les fermes qui m’ont amenée ici, des fois c’est suffisant. » Émile partage un peu cette réflexion. Il considère que le calme, la nature et la liberté offerte par l’immensité de nos territoires sont des choses simples à chérir, avant de promouvoir la multitude d’activités et de sensations fortes possibles de vivre ici. Comme Marie-Jeanne, Camille miserait sur la concertation à l’échelle régionale, mais aussi au sein de chaque communauté pour trouver un équilibre entre tourisme et communauté. Elle verrait « une offre touristique et citoyenne qui permettrait de nous relier, au travers d’espaces accessibles par tous et toutes et ainsi développer le sentiment d’appartenance au Bas-Saguenay. » Le rétablissement et la prolongation du sentier des Murailles en seraient le début ! Ces liens pourraient aussi être nautiques, ruraux, etc. Elle pense notamment à valoriser les accès municipaux au Fjord, des circuits de pêche ou une piste cyclable par les ZEC en arrière-pays, des circuits agrotouristiques, et la voie maritime. Et pourquoi pas une navette sur le Fjord accessible pour les résident-es du Bas-Saguenay ?

Décris ton village comme si tu le présentais à un touriste de passage…

Les élèves de 5e et 6e années de l'école Du Vallon avec leur enseignante Marie-Jeanne Plante.

Les eaux de Sagard

Avez-vous déjà vu une croix blanche au milieu de la montagne? Eh bien, c’est mon père, Frédérick Savard, qui l’a mise à Sagard. C’est un lieu de paradis! Je vous suggère le Lac Deschênes, la pêche et de visiter la chute de Sagard.

Premièrement, je vous dis de ne pas manquer le Lac Deschênes. Au Lac Deschênes, il y a trois belles plages : la plage du curé que vous connaissez peut-être et il y a deux autres petites plages. Ma préférée est une des petites parce que l’eau est basse et le sable est doux. Faites attention si vous venez vous baigner, il y a des petits poissons qui piquent. On les appelle les poissons armés. Il y a aussi de magnifiques maisons et beaucoup de chalets. Des gens sont à l’année et d’autres non. Ce que j’adore c’est que tout le monde se connaît.

Aussi, puisque je pêche depuis que je suis petite, j’avais envie d’en parler. Au Lac Deschênes, à chaque été des gens mettent environ 3000 truites. Il y a des pontons équipés de sonars et plusieurs personnes ont des chaloupes. Cet été j’en ai pêché de mon quai! La pêche à Sagard, c’est un incontournable!

Pour terminer, je vais parler de la chute de Sagard. J’y suis allée des milliers de fois. Le paysage est magnifique. Nous pouvons nous baigner, grimper sur les roches et on peut pique-niquer dans la cabane. Il y a plusieurs petits bâtons; j’adore en ramasser. Ce lieu est magique.

En conclusion, Sagard est un merveilleux village où tout le monde se connaît et se côtoie aux lacs, à la pêche ou à la chute. N’oubliez pas votre maillot de bain et vos hameçons!

Lily-Rose

Petit-Saguenay et Sagard

J’habite dans le calme et la nature. Bienvenue dans mon village de Sagard/Petit-Saguenay! J’aime plusieurs choses ici : on peut faire des sports d’hiver, aller en forêt et profiter des belles falaises.

Pour commencer, parlons des sports d’hiver. On peut faire du VTT, car on peut se faire traîner. On peut aller sur le chemin sur la glace. On peut se glisser. Ce que j’aime de me glisser c’est d’aller dans des chemins incroyablement beaux. On peut se glisser avec nos amis, notre famille et beaucoup d’autres personnes. Sagard est un endroit où vous pouvez aller!

Deuxièmement, je vais vous parler de la forêt. En forêt, on peut voir des animaux comme les renards, les lièvres et les orignaux. On peut faire des randonnées. Ce que j’aime des randonnées c’est que je peux y aller avec mon école, avec ma famille et en plus on peut voir des animaux. Ce que j’aime de la forêt, c’est les arbres entourés de neige et surtout que vous pouvez y aller quand vous voulez.

Nous avons aussi un beau paysage ici à Sagard et à Petit-Saguenay. Vous pouvez regarder les montagnes. Lorsque vous regardez les falaises éclairées, vous pouvez avoir de la chance de passer par là! Si vous êtes sportif, tant mieux! Saviez-vous que vous pouvez escalader les falaises de roches éclairées? Vous pouvez même escalader des falaises de glace!

Bref, dans les villages de Sagard et Petit-Saguenay, on peut retrouver des sports d’hiver, des forêts et bien sûr des belles falaises. Si vous passez vers ici, prenez soin de nos belles forêts!

Alyssa

Le village de Petit-Saguenay

Aimeriez-vous que je vous montre le village de Petit-Saguenay? Aujourd’hui, je vais vous parler des produits locaux et du Fjord de Petit-Saguenay.

Pour commencer, à Petit-Saguenay, il y a une multitude de produits locaux comme la bleuetière, les fermes laitières, le sirop d’érable et la tourtière de ma mamie. Moi, j’adore les produits locaux. Juste à en parler ça me donne le goût d’en manger (surtout le lait de ma ferme). Je vous propose d’aller à la bleuetière de Petit-Saguenay cet été, car les bleuets sont bons.

Ensuite, dans mon village, il y a un quai sur le fjord et les couchers de soleil sont les plus beaux. Sur le quai on peut faire du kayak et de la voile. En plus, si vous faites du kayak ou de la voile, vous pourriez voir des bélugas nager et s’amuser en groupe. Savez-vous que dans les profondeurs du fjord, il y a un requin appelé le requin du Groenland. Ne vous inquiétez pas, il ne peut pas vous attaquer, car il vit au fin fond du fjord et ne fait pas de mal.

Pour conclure, les produits locaux et le quai de Petit-Saguenay font de mon village un endroit d’aventure et de bonheur. Moi, je suis sûre que je vais vivre ici pour toujours!

Azaly

La nature de Petit-Saguenay

Aimeriez-vous en connaître plus sur mon village? J’habite Petit-Saguenay. Ce que j’aime le plus ce sont les sommets, le quai et les animaux.

À Petit-Saguenay on a plusieurs sommets dont le petit cran et plusieurs belvédères. Ce qui est merveilleux c’est que c’est accessible à tout le monde. Mon sommet préféré est le petit cran, car on a une vue sur tout le village.

Aussi, dans notre village, nous avons la chance d’avoir un magnifique quai construit en 1959. De mon point de vue, on a les plus beaux couchers de soleil au monde! Puis, au quai, il y a plusieurs sentiers dont le sentier des poètes et la savane à Pierrot.

Dans notre village, il y a plusieurs pêcheurs. Dans notre village, il y a également des rivières à saumons et on peut pêcher plusieurs espèces de poissons dont la truite arc-en-ciel. De plus, plusieurs personnes chassent dans notre village. Ils chassent surtout l’orignal, le chevreuil ainsi que la perdrix.

Je vous souhaite un bon séjour à Petit-Saguenay et une belle vue sur nos beaux couchers de soleil!

Benjamin

Mon village silencieux

Bienvenue dans mon village silencieux. Aujourd’hui, je vais vous parler de la nature, de l’environnement et du fjord de Petit-Saguenay. J’adore mon village et j’espère te faire visiter des endroits merveilleux.

Pour commencer, je vais te parler de la nature. Je vais te montrer le chemin de la montagne de la grotte. Ce que j’aime dans cette randonnée c’est qu’il y a un environnement relax et joli.

Deuxièmement, je vais te montrer le fjord du Petit-Saguenay. Ce que je vous propose c’est de vous louer un chalet au quai de Petit-Saguenay. Vous pourrez peut-être avoir une vue sur le coucher de soleil! En effet, nous avons les plus beaux couchers de soleil!

Pour la fin, je vais te parler du nombre de personnes. Nous sommes juste 600 habitants dans notre village. On n’est pas nombreux et notre village est silencieux. C’est rare de trouver un village silencieux. Là, je vais te montrer les cabanes à sucre. Dans la cabane à sucre, tu peux manger de la tire d’érable ou des cubes d’érable. Tu veux goûter? J’espère que tu vas aimer la tire d’érable.

Pour terminer, mon village est incroyable en raison de sa nature, de son fjord et de l’environnement. Aimeriez-vous venir vous installer ici à Petit-Saguenay?

Delphine

Connaissez-vous un petit village caché par la nature abondante et merveilleuse? C’est le village de Petit-Saguenay.

Pour le plein air, il y a plein de beaux sentiers comme le petit cran et le sentier de mon enfance, mais ces sentiers sont tous magnifiques et quand tu commences à marcher c’est comme si tu entres dans l’émotion la plus douce que tu connais, mais c’est quand même un défi. Par exemple, tu as plusieurs niveaux de difficulté. Après, un sport que beaucoup de personnes aiment, c’est le ski. Bien sûr on a un centre de ski à l’Anse-Saint-Jean et c’est le plus beau. On a tellement de pistes, c’est sublime, le plein air à Petit-Saguenay, c’est votre destination!

Caleb

Connaissez-vous l’école du Vallon? C’est une magnifique école où j’ai la chance d’aller, à Petit-Saguenay, même si j’habite au village voisin. J’aime beaucoup de choses dans ce merveilleux village : il est possible de faire des activités sportives, de visiter les commerces locaux et de profiter de plusieurs activités culturelles.

Lieux et activités recommandés :

  • Découvrir la grande variété de sentiers pédestres (le petit cran, le monde enchanté, le mont Alphée)
  • Patiner à l’aréna Roberto Lavoie, pêcher sur le fjord et faire du ski hors-piste aux Sommets du Fjord.
  • Faire du kayak et de la voile sur le Fjord
  • Observer les bélugas et pêcher (truite de mer, morue, turbot, sébaste)
  • Visiter les Jardins de la montagne pour acheter des légumes
  • Visiter la coopérative Minuit moins cinq pour leurs vêtements de textiles récupérés et leur friperie
  • Séjourner au Club des messieurs qui se situe sur le bord de la rivière (chalets, yourtes et camping)

Samian

Le monde du tourisme et les enjeux d’adaptation aux changements climatiques

Simulation de la montée de eaux marines d’une section de la zone côtière de la municipalité de Saint-Fulgence.

L’année 2022 fut riche en événements climatiques extrêmes à travers le globe. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne fut pas en reste. Après un début d’hiver peu neigeux et tardif à se manifester, le printemps et le début de l’été furent particulièrement humides. Les 13 et 23 juin 2022, des pluies diluviennes ont causé de coûteux dégâts aux propriétés de la région suite au passage d’orages d’une rare intensité.

Ces journées ont enregistré des quantités phénoménales de précipitations. À certains endroits, c’est jusqu’à 50 millimètres d’eau qui ont été enregistrés en moins de 30 minutes. Le 31 août, un complexe nuageux en forme d’entonnoir a été observé dans la région du Saguenay. L’équipe d’experts ontariens de « Northern Tornadoes Project » confirmait la formation d’une tornade en sol saguenéen. Un événement météorologique inusité et plutôt rarissime dans la vallée. L’année s’est terminée avec une violente tempête de neige le 23 décembre propulsée par des vents de plus de 100 kilomètres par heure. Elle a drainé dans son sillage d’importants chablis, arraché des pans de toitures et privé une grande partie de la population du Québec du réseau électrique.

Pris un à un, ces événements météorologiques ne sont pas atypiques en soi. Ce qui surprend, c’est la répétition d’événements climatiques extrêmes que l’on n’observait pas avant. Situation qui concorde avec une augmentation du réchauffement de la température terrestre provoquée par le cumul des gaz à effet de serre dans l’atmosphère découlant de l’activité humaine. Ce rehaussement de la température contribue à l’emballement des systèmes climatiques globaux. Selon les chiffres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM, 2022), la température à la surface de la terre a augmenté de 1,2 C0 depuis le début de l’ère industrielle. La science nous met en garde des dangers de dépasser la valeur de 1,5 C0. Malheureusement, ce chiffre serait atteint en 2030. Un constat est évident, l’humanité devra s’adapter aussi rapidement que la vitesse d’accélération de l’emballement climatique dans cette spirale irréversible.

Les répercussions sur les activités touristiques

Travaux d’aménagement d’une section de la piste cyclable à L’Anse-Saint-Jean adaptés et soutenant la pérennité de l’infrastructure touristique

Plusieurs entreprises touristiques exploitent des installations en bordure du fjord du Saguenay. Que ce soit les quais d’accueil, les sites d’hébergement ou de camping, les sentiers pédestres, les chemins d’accès pour le public ou les aménagements pour la pêche blanche. Les vents violents, de plus en plus fréquents, avec le réchauffement de la température et la montée des eaux marines, amplifient le phénomène d’érosion côtière et réduisent la période active du couvert de glace sur le Saguenay.  Les gestionnaires sont donc confrontés à adapter les infrastructures riveraines impactées en les restaurant ou les déplaçant. Ces efforts d’adaptation ont leurs répercussions sur les coûts d’entretien, du maintien et du renouvellement des équipements. Ils doivent constamment ajuster leur calendrier d’activités selon les conditions météorologiques comme les forfaits en kayak de mer et les croisières sur le Saguenay par exemple. Situations qui pèsent sur la rentabilité de nombreuses activités extérieures.

La tâche est aussi ardue pour la maintenance des activités terrestres comme l’entretien des sentiers pédestres, du réseau d’accès aux parcs et des différents sites touristiques. Les nombreux chablis, récurrents depuis quelques années, perturbent l’ensemble du réseau et nécessitent de plus en plus d’interventions de nettoyage par de la main-d’œuvre spécialisée.

Les activités de glisse ne sont pas en reste. Elles se conjuguent avec des conditions météo de plus en plus erratiques. On constate des hivers de plus courte durée qui se traduisent par une variabilité et une imprévisibilité interannuelle des conditions climatiques saisonnières. Juste pour l’enneigement des pistes de ski, les opérateurs jonglent avec une problématique d’approvisionnement en eau pour leur fabrication de neige. Cet été 2022, le peu de précipitations a restreint le renouvellement de l’eau des bassins versants et amené une baisse du niveau des nappes phréatiques à des valeurs records ayant des impacts sur le volume des réserves d’eau. Situation se manifestant un peu plus chaque année. Dans un contexte de bouleversement du climat, l’enneigement des pistes s’avère plus que nécessaire au maintien et à la bonification des jours skiables. L’achalandage s’en trouve affecté ainsi que la rentabilité des opérations.

Comment prendre le virage de l’adaptation?

Les exemples précédents illustrent les défis auxquels les gestionnaires sont confrontés face à la vulnérabilité de leurs actifs. Évidemment des solutions existent en réponse à l’adaptation aux changements climatiques. Pour y voir plus clair, des études ont été commandées par Tourisme Québec avec la collaboration du consortium de recherche Ouranos. Elles sont disponibles sur internet et comportent cinq thématiques qui regroupent une diversité d’activités. Voici quelques mesures qui ont été mises en avant plan:

  • Renforcer la formation et les programmes de sensibilisation auprès du personnel, des gestionnaires et de la clientèle sur l’importance d’une diminution de l’empreinte carbone et des impacts des changements climatiques sur les activités touristiques (plate-forme médiatique sur les changements climatiques);
  • Favoriser les partenariats de la communauté touristique par des échanges d’informations, de connaissances sur les pratiques et faire table commune pour les demandes d’aides financières visant les projets d’atténuation et d’adaptation;
  • Introduire du financement dédié aux projets d’adaptation dans la programmation de Tourisme Québec en soutien aux travaux de restauration et de relocalisation d’infrastructures;
  • Diversifier l’offre touristique des stations de ski sur quatre saisons en introduisant de nouveaux créneaux d’activités comme le vélo de montagne et la randonnée pédestre;
  • Procéder à une analyse de vulnérabilité de l’infrastructure touristique afin d’éclairer la prise de décisions des gestionnaires vis-à-vis des priorités à accorder pour assurer sa pérennité ou sa relocalisation.

D’autres avenues d’adaptation sont à portée de main comme les actions stimulant les alliances stratégiques, l’actualisation de l’environnement bâti et la poursuite de l’intégration de pratiques écoresponsables.

En conclusion, les solutions d’adaptation existent. Par contre, leur potentiel de réalisation est lié à la volonté et à la capacité financière des gestionnaires de sites. Un soutien financier des paliers gouvernementaux s’avère nécessaire afin d’aider les acteurs du tourisme à traverser cette impétueuse transition climatique. La communauté touristique a tout intérêt à travailler de plus en plus ensemble pour trouver les solutions adaptables favorisant la vitalité et la pérennité de l’offre touristique.

Stratégie touristique et politiques municipales

L'Auberge du Dimanche au coeur du village de Rivière-Éternité. Crédit photo : Cécile Hauchecorne.

Avec le lancement de sa nouvelle stratégie de l’industrie touristique, la MRC du Fjord-du-Saguenay a inspiré le thème de ce dossier. L’idée de faire de la région une destination touristique à l’échelle internationale nous a fait nous demander comment cette nouvelle stratégie allait pouvoir s’harmoniser avec le maintien du bien-être des communautés.

Pour commencer, partons donc à la rencontre des instances municipales des cinq villages partenaires du Trait d’Union.

Petit-Saguenay, la consultation citoyenne au cœur du développement !

Si la municipalité n’a pas de politique touristique en tant que telle, elle a cependant une vision bien claire de ce qu’elle se doit de faire : encourager le développement d’activités plein air sur le territoire et miser sur le 4 saisons. Son maire Philôme La France le confirme : « On essaye de développer des activités qui vont attirer les touristes chez nous, mais aussi on veut instaurer une saison plus longue, plus d’opportunités pour le développement hivernal notamment. Actuellement, on manque un peu de volume pour faire bien vivre nos entreprises touristiques, donc on espère être capable d’augmenter l’achalandage, c’est l’objectif. »

Et pour maintenir l’équilibre entre le bien-être de la communauté et le développement touristique, on consulte les citoyens en amont de la préparation des projets, tout en leur donnant un espace décisionnel. Le budget participatif, par exemple, donne la possibilité aux citoyens de présenter les projets qu’ils veulent mettre de l’avant.

« Par rapport au projet du cœur du village, on a fait des consultations : il y avait un projet de stationnement pour les amateurs de VanLife avec une station de vidange sur place, mais ça crée de la nuisance pour le voisinage, donc on enlève ce volet-là du projet. On a prévu des terrasses sur la promenade au cœur du village, on les a positionnées pour qu’elles ne soient pas devant les maisons directement mais plutôt devant les stationnements pour éviter que les visiteurs aient une vue directe sur l’intimité des gens. L’idée de participation citoyenne, ça fait de meilleurs projets quand on s’assure qu’à toutes les étapes, on a l’assentiment d’un maximum de monde. Bien sûr certains peuvent être contre mais ils ont l’occasion de l’expliquer et ça amène le projet à s’améliorer », conclut le maire de Petit-Saguenay.

L’Anse-Saint-Jean : victime de son succès.

En rencontrant Richard Perron, maire de l’Anse-Saint-Jean, j’apprends que le village accueille pas moins de 110 000 visiteurs par année. « Le développement touristique, à un moment donné, il va atteindre son maximum ! On ne veut pas transformer L’Anse en village d’hébergement. Pour les 10 prochaines années, il faut donc travailler au niveau des infrastructures, les adapter à la croissance de l’achalandage. J’avais des projets pour le secteur du quai, mis sur la glace à cause du chantier de l’assainissement des eaux, mais c’est certain que quand la rue St Jean Baptiste sera asphaltée, on regardera ce que l’on peut faire avec un stationnement du côté de la pointe … on est victime de notre succès ! »

Ici non plus, il n’y a pas à proprement parler de politique touristique, mais un constat énoncé en 2019 lors des consultations publiques organisées au Mt-Édouard : le comité touristique doit s’incorporer afin qu’il puisse bénéficier d’apports financiers, et éventuellement chercher une permanence. Andréanne Ouellet, co-présidente du comité qui travaille actuellement à le restructurer, le confirme : « On est effectivement en démarche d’incorporation avec le souci de pouvoir très bientôt embaucher une permanence. La pertinence d’un comité comme le nôtre, c’est de veiller à ce qu’une fois l’affluence touristique arrivée à destination, l’offre touristique soit synchronisée, de qualité, à capacité confortable pour un bel accueil, de veiller à ce qu’il n’y ait pas de points chauds d’affluence, ici on parle du quai à l’Anse-Saint-Jean. D’après moi, ces enjeux-là, ils touchent tout le monde et c’est là qu’il faut qu’il y ait une concertation avec les citoyens et une communication fluide avec les instances municipales. »

Consciente du travail important qui se trouve sur la table, Andréanne Ouellet, également co-propriétaire de Saguenay Aventures, précise : « L’équilibre entre le bien-être de la communauté et le développement touristique fait partie de notre mission. L’un ne va pas sans l’autre. »

Saint-Félix-d’Otis, un tourisme de villégiature.

Le lac Otis du côté du chalet des loisirs à Saint-Félix. Crédit photo : Cécile Hauchecorne.

Chacune des municipalités du Bas-Saguenay, même si elles se partagent le même territoire, ne vivent pas nécessairement les mêmes réalités. Iris Paquette-Perreault, chargée de projet pour la municipalité, en est bien consciente : « La principale économie de la municipalité, c’est également le tourisme, mais un tourisme de villégiature, et ce serait la particularité de St-Félix par rapport aux autres villages. C’est une forme de tourisme un peu plus ancrée dans la communauté, on peut l’observer quand on organise des activités avec le comité famille, on découvre tout le temps de nouveaux visages, on se rend compte que ce sont des gens qui ont une résidence secondaire ici et que tranquillement, des liens se créent avec les gens du village. »

Ici, même si la municipalité donne le relais à la Société de L’Anse à la Croix pour tout ce qui touche au développement touristique, quand vient le temps de réaliser des projets communautaires et citoyens, il y a toujours un volet touristique. « Ce qui ressort dans les projets qui ont été réalisés dans les dernières années ou qui sont en cours, c’est l’idée d’allier nature et culture, et de rendre accessibles des endroits de St-Félix qui ne l’étaient pas avant. Développer de nouveaux sentiers, faire en sorte que ces différents points d’intérêts puissent se rejoindre entre eux en transport actif, que ce soit en vélo, marche ou embarcation nautique, kayak, paddle, etc., poursuit Iris. À Saint-Félix, il y a la halte routière avec le parc intergénérationnel tout autour du chalet des loisirs, à la base, cela reste des développements faits pour les citoyens mais qui servent et qui mettent en valeur énormément le coin tout en le rendant accessible à tous. À part le Site de la Nouvelle France qui se place pour devenir un gros pion du tourisme régional, les attractions que l’on retrouve ici sont souvent méconnues, ni nommées dans les guides de voyage (tennis, skate parc, sentiers), mais ce sont des lieux qui donnent l’occasion aux gens de passage de discuter avec des gens de la place, de découvrir la qualité de vie ici, ça créé des liens différemment ! »

Rivière-Éternité, un partenariat public-privé

Bien que le Parc national du Fjord-du-Saguenay se trouve en partie sur le territoire de Rivière-Éternité, le tourisme n’est pas le principal moteur économique du village. L’offre touristique est limitée et la municipalité souhaite développer des attraits afin d’intercepter et retenir les touristes.

Le succès que remporte l’Auberge du Dimanche est un bon exemple de comment animer la vie au cœur du village. Rémi Gagné, maire de la municipalité, le confirme : « On veut augmenter l’offre d’hébergement et de beaux projets sont à venir, même en restauration. Ici, on compte beaucoup sur le partenariat public-privé pour développer notre industrie touristique. »

Toujours d’après Rémi Gagné, « la municipalité n’a actuellement ni les ressources humaines, ni l’expertise pour mettre en place le plan stratégique de la MRC en matière de tourisme, mais dans son projet de revitalisation, elle se choisit des partenaires avec une expertise touristique qui ont à cœur la vitalité du village et qui redonnent à la communauté. C’est ainsi qu’elle préservera le bien-être de ses citoyens tout en développant des projets touristiques divers. »

Pour ce qui est du comité touristique, il reprend vie tranquillement après la pandémie mais à moyen terme, le maire de Rivière-Éternité imagine très bien la création d’un comité qui regrouperait les municipalités du Bas-Saguenay : « On vit tous avec les mêmes touristes qui visitent la région, et au lieu de tirer chacun la couverture de notre bord, il serait profitable je crois de se mettre ensemble. Le plus bel exemple, c’est la table de concertation, on a fait de très belles choses ensemble. »

Ferland-et-Boilleau et ses lacs

Camping d’hiver sur le petit lac Ha!Ha! à Ferland-et-Boilleau. Crédit photo : Nathalie Simard.

La question du tourisme est essentiellement prise en charge par le comité écotouristique de la municipalité. L’un des principaux enjeux, la préservation du territoire et de ses ressources naturelles. Monique Witzell, agente de développement et membre active du comité écotouristique, précise : « Que ce soit pour le tourisme, que ce soit pour l’industrie forestière, on veut toujours s’assurer que nos ressources naturelles restent intactes pour que les usagers puissent en profiter pleinement. »

Au niveau du développement et des investissements touristiques, il faut savoir qu’à Ferland-et-Boilleau, ils se concentrent principalement au niveau des deux campings installés au bord de deux lacs, le petit et le grand lac Ha!Ha! L’idée, c’est donc de toujours avoir des installations propres et accueillantes, et qui cohabitent harmonieusement avec le milieu naturel.

« Le petit lac Ha!Ha! est géré par la Coop forestière et le Camp d’Accueil sur le grand lac par la municipalité, mais on a tous la même vision,  on se préoccupe du milieu naturel, de la préservation et de la quiétude des lacs et aussi de l’accès des citoyens à ces richesses. On sait que de nombreux résidents de Ferland-et-Boilleau campent à l’année au Camping du camp d’Accueil, précise Monique. Ce n’est pas l’industrie touristique qui prime à Ferland-et-Boilleau mais c’est tout de même elle qui nous permet d’avoir des services de proximité, restaurants, station d’essence. On a tellement une petite population que sans les touristes qui viennent ici, ces petites entreprises ne pourraient pas vivre. »

Site de la Nouvelle-France et Camping municipal de Saint-Félix

Le développement touristique de Saint-Félix-d’Otis en pleine effervescence

La municipalité de Saint-Félix-d’Otis deviendra LA destination touristique pour les touristes de la région et de l’extérieur au cours des prochains mois. La réouverture du Site de la Nouvelle-France prévue à l’été 2024 promet d’être spectaculaire puisque le site touristique offrira aux visiteurs parmi ses nouveautés une tyrolienne à virage qui survolera le site et la forêt avec une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay.

Le Camping municipal de Saint-Félix-d’Otis connaît, quant à lui, toujours un aussi grand succès, beaucoup de familles ayant découvert ou redécouvert les joies (et les avantages !) du camping estival: une proximité avec la nature, des activités pour tous les âges et un esprit de communauté proverbial. Sans oublier la magnifique plage du camping en bordure du Lac Otis, seule plage publique au Bas-Saguenay.

Vous aimez le camping, vous voulez que vos amis et vos proches vivent une expérience unique de camping et rapportent des souvenirs mémorables? Le Camping Saint-Félix est l’endroit parfait, avec la possibilité de louer l’un des chalets avec plage privée ! Visitez dès maintenant le campingstfelixdotis.com pour toutes les informations.

Nouveaux bâtiments et tyrolienne

Dès l’été 2024, le Site de la Nouvelle-France offrira à ses visiteurs plusieurs nouveautés uniques en région. Ces derniers pourront survoler le site touristique et son paysage unique en s’élançant d’une tyrolienne à virage de type Aventure douce qui prendra son départ près de l’accueil pour une arrivée sur le site de la Haute-Ville, un trajet de plus de 1000 mètres! Souvenirs mémorables garantis !

De plus, 13 nouveaux bâtiments ont été installés sur le site et permettront aux visiteurs d’en apprendre plus sur l’époque grâce à des activités thématiques. Le Site de la Nouvelle-France a fait l’acquisition et l’installation de ces nouveaux bâtiments provenant de la saga historique Barksins, une série se déroulant au XVIIe siècle et tournée dans les environs de Québec en 2019.

Ces bâtiments vraiment impressionnants viennent ainsi enrichir le Site de la Nouvelle-France reconnu pour son authenticité et la qualité de ses installations, sans oublier son accueil proverbial. Il y aura également l’aménagement de belvédères, sentiers et aires de repos pour admirer le fjord.

Rappelons que ces travaux majeurs se poursuivent depuis 2021. La pandémie et des difficultés d’approvisionnement ont retardé les travaux, mais sachez que l’attente en vaudra pleinement la peine avec un site complètement revampé, pour ne pas dire réinventé!

D’ailleurs, le projet du Site de la Nouvelle-France s’inscrit vraiment bien dans la nouvelle politique de développement touristique de la MRC, en alliant sa vocation initiale « culture et histoire », à une nouvelle vocation plus « plein air et mise en valeur du patrimoine paysager du fjord. »

C’est donc un rendez-vous pour l’été 2024 que nous vous donnons au Site de la Nouvelle-France. N’oubliez-pas notre le Camping municipal de Saint-Félix-d’Otis pour vos prochaines vacances estivales. Vous verrez, l’essayer… c’est l’adopter !

Les hivernales sont de retour !

Encore cette année, L’AGIR propose une programmation qui invite les jeunes et les familles à profiter des plaisirs de l’hiver et des belles ressources de notre territoire. C’est en collaboration avec les organismes du milieu, le Festival d’hiver du Bas-Saguenay et les entreprises de chez nous que cette offre devient possible.

Tous ensemble, par la collaboration et en unissant nos forces, nous pouvons offrir à nos jeunes un environnement dans lequel ils peuvent s’épanouir, se mettre en action de façon positive, créer des liens, apprendre à se connaitre et créer un attachement à un territoire riche d’opportunités ! À L’AGIR, nous pensons que la force de la communauté contribue au bien-être de ces jeunes et par le fait même, à la réussite éducative. En effet, c’est lorsqu’on est bien entouré et le cœur heureux que nait l’envie de s’impliquer.

C’est dans un désir d’encourager les saines habitudes de vie et de se connecter à la nature que nous proposons encore cette année différentes activités extérieures pour les jeunes et les moins jeunes en plus de chercher à dynamiser les lieux destinés aux familles.

À l’image de ce que plusieurs ont vécu l’an dernier, des sorties d’aventures en forêt pour tous les jeunes de 8 à 12 ans seront offertes à travers le Bas-Saguenay. Dans l’intérêt de faire découvrir de nouvelles parcelles de notre vaste territoire, ce sont des sorties d’une journée entière qui seront proposées aux aventuriers et aventurières. Sous la supervision de Danaé Noury, intervenant plein air de notre milieu, et en collaboration avec les entreprises Fjord en Kayak et Entre Chien et Loup, les jeunes partiront à la découverte du milieu. Notez que du transport sera offert pour toutes les municipalités.

Ateliers de création artistique, contes pour enfants, initiation au yoga et activité d’art et de pleine conscience en nature seront proposés aux plus petits de 4 à 7 ans, et ce, dans chacune des municipalités. Profitons et découvrons le talent de ces personnes-ressources de notre région, impliquées auprès des enfants !

De leur côté, les ados pourront découvrir une multitude d’activités proposées par la Maison des Jeunes du Bas-Saguenay, dont une sortie au Mont-Édouard le lundi 27 février. Dans un souci d’inclusion et dans l’idée de favoriser les rencontres, un transport sera aussi offert par L’AGIR aux ados de Ferland-et-Boilleau et de Sant-Félix-d’Otis qui voudront profiter de cette journée à la montagne !

Enfin, un concours photo familial pour encourager les familles du territoire à sortir et participer aux diverses activités extérieures sera aussi organisé. La famille gagnante recevra un certificat cadeau pour un séjour en famille, gracieusement offert par le VIVA de Petit-Saguenay, une autre belle entreprise de chez nous !

L’équipe de L’AGIR vous souhaite de profiter de l’hiver dans le jeu et le plaisir !

Pour plus d’informations sur nos activités ainsi que les inscriptions, suivez L’agir

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