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Ensemble, protégeons les bélugas dans la baie Sainte-Marguerite

Crédit photo : M.Conversano/Parc Canada

Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et sa périphérie font partie de l’habitat essentiel à la survie du béluga du Saint-Laurent. Cette population, qui est en voie de disparition, compte environ trois fois moins de veaux qu’il y a 20 ans et les mortalités de nouveau-nés et de femelles sont en hausse. Le fjord du Saguenay, entre son embouchure et la baie Saint-Marguerite, fait partie des endroits les plus utilisés par les troupeaux de femelles et de jeunes en été.

Chaque année, l’équipe de Parcs Canada étudie les bélugas à la baie Sainte-Marguerite en collaboration avec la Sépaq. Au total, plus de 1 600 heures d’observation ont été réalisées par les chercheurs depuis 2003. L’analyse des données montre que les bélugas y sont présents presque tous les jours en juillet et août et que la majorité des troupeaux y est composée d’adultes, de jeunes et de nouveau-nés. Cette baie est un lieu idéal pour les femelles et leurs petits car les courants y sont moins forts et les eaux plus chaudes, conditions propices à la mise bas et à l’allaitement.

La présence assidue des bélugas dans cette baie et les activités essentielles qu’ils y pratiquent expliquent l’importance de protéger ce secteur. La protection des lieux critiques pour l’alimentation, la naissance et l’élevage des jeunes est indispensable au rétablissement de cette population.

Offrons aux bélugas un lieu de quiétude

Les connaissances acquises au fil des ans ont permis d’identifier une zone précise de la baie Sainte-Marguerite qui nécessite une plus grande protection. Les cartes suivantes indiquent la zone la plus fréquentée par les bélugas et les mesures adoptées pour protéger ce secteur. Ces mesures ont d’ailleurs été développées en collaboration avec les intervenants du milieu.

Du 21 juin au 21 septembre, les navigateurs doivent circuler hors de la zone indiquée en rouge, qu’ils soient à moteur ou à voile. Tel qu’indiqué sur la carte, les pêcheurs et les kayakistes doivent suivre un trajet précis lorsqu’ils accèdent à la baie, soit en longeant la côte afin de contourner la zone rouge. En plus de ces mesures, le Règlement sur les activités en mer s’applique en tout temps dans le parc marin. Pour plus d’information sur la réglementation en vigueur dans ce secteur, rendez-vous au parcmarin.qc.ca.

La baie Sainte-Marguerite est reconnue comme un des meilleurs endroits pour observer les bélugas depuis la rive. Le belvédère du parc national du Fjord-du-Saguenay offre d’ailleurs un point de vue exceptionnel sur cet habitat et les comportements naturels de ces magnifiques animaux.

Pour les 20 ans du parc marin, offrons un cadeau aux bélugas et respectons leur tranquillité : utilisons les zones désignées et observons-les de la rive!

L’importance de la navigation dans le développement du Bas-Saguenay

Le quai de L'Anse-St-Jean en 1875.

De sa fondation en 1838, jusqu’à la fin des années 1960, le transport maritime a été d’une importance majeure pour le Bas-Saguenay, puisque les routes carrossables et utilisées sécuritairement ne remontent qu’aux années 1950-1960. C’est donc dire que les résidents qui désiraient se rendre, soit à Chicoutimi, soit à Québec, devaient emprunter les fameux bateaux de ligne de la Canada Steamship Lines, ou les goélettes à voile, puis à moteur, qui naviguaient de mai à novembre.

Il fallait aussi acheminer vers les grands marchés extérieurs (Chicoutimi, Québec et Montréal) les produits de la forêt (pulpe et bois d’œuvre), de même que le fameux cheddar, produit aux deux fromageries de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean, vers l’Angleterre. C’est aussi par voie d’eau que les familles et les marchands généraux s’approvisionnaient pour répondre aux besoins essentiels des communautés du Bas-Saguenay, notamment les provisions de l’automne pour passer l’hiver, et c’est donc par goélette que ces marchandises arrivaient.

Cependant, ce n’est qu’à partir de 1875 que la compagnie Richelieu-Ontario, qui deviendra par la suite la Canada Steamship Lines, commence à s’arrêter à L’Anse-Saint-Jean, où la compagnie prend de l’expansion. Le quai construit en 1875 n’était pas en eau profonde, en faisant abstraction des installations sommaires construites par les premiers arrivants. Une petite embarcation « La Mouette », et un « tug », le Saint-Charles, tous deux propriétés de la famille Perron, faisaient la navette entre les bateaux et la terre ferme.

C’est en 1881 que le quai sera allongé et à partir de ce moment-là, les bateaux pourront faire escale lors de leur navette entre Montréal et Chicoutimi. On débarquait non seulement des passagers, des touristes, mais aussi du courrier et des marchandises et ces dernières, de façon beaucoup plus importante à l’approche de l’hiver, où toute navigation sur le Saguenay cessait.

Outre ces bateaux de ligne, les résidents qui désiraient se déplacer ou faire venir de la marchandise pouvaient aussi compter sur les goélettes. Plusieurs navigateurs résidaient dans la municipalité. À une certaine époque, on comptait cinq capitaines propriétaires de goélettes. Une bonne majorité d’entre eux transportait du bois pour la compagnie Price. C’était le cas de Jos Boudreault, capitaine à bord de la goélette Providence II, qu’il avait fait construire à L’Anse-Saint-Jean, par Laurent Bouchard, mon grand-père maternel. Cette même goélette a été utilisée comme traversier entre Tadoussac et Baie Saint-Catherine, pendant un hiver.

Parmi les familles de navigateurs et/ou propriétaires de goélettes, on compte Zéphitin Desgagné, Jean Girard, René Gagnon, Ferdinand Lavoie, Télesphore et Benjamin Boudreault, Hylas Boudreault et son fils Antonio, dernier navigateur et enfin, Almenzor Houde.

Tout au cours des ans, le quai fera l’objet de transformations et d’améliorations pour répondre aux besoins nouveaux apparaissant avec le développement de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean. La première amélioration consistera, en 1883, à rehausser la structure en regard des plus fortes marées. En 1886, on ajoutera un « slip » et un abri, afin d’améliorer les services aux passagers et d’entreposer les marchandises. Jusqu’alors construit de pièces de bois, en forme de cage et lesté de pierres, c’est durant les années 1947-48 que le quai subira une transformation radicale. Ainsi, tous les abords de bois seront remplacés par de la palplanche d’acier dont les composantes s’imbriquent les unes dans les autres. Chaque unité sera plantée solidement dans le sol à l’aide d’un marteau mécanique qui laissait entendre son tintamarre jour et nuit.

Au chapitre de la construction navale, nous ne pouvons remonter plus avant 1871. Nous savons cependant que dès 1835, soit trois ans avant la fondation de L’Anse-Saint-Jean, une goélette était en construction pour la compagnie de la Baie d’Hudson. Pourquoi n’y en aurait-il pas eu d’autres entre 1838 et 1871?  Il est improbable, malgré l’intérêt porté à la navigation, que la construction navale se soit développée du jour au lendemain.  On dit que « nécessité oblige ». Dans l’isolement le plus complet, en l’absence de routes carrossables reliant le Bas-Saguenay à la région fondatrice, Charlevoix, et aux autres localités du Saguenay, les premières familles se sont dotées de moyens pouvant leur permettre de communiquer avec le reste du monde.

Les constructeurs les plus prolifiques sont Zéphirin Desgagné au dernier quart du 19e siècle, Ernest Boudreault, Laurent Bouchard, de 1900 à 1935 pour ce dernier et son fils Léonidas Bouchard. Voici les propos rapportés par l’abbé Charles Girard lors du lancement de la Providence Transport en 1935 : « L’architecte constructeur est Laurent Bouchard, de L’Anse-St-Jean. Ce menuisier, charpentier, ébéniste à ses heures, vif à saisir le secret d’une œuvre, adroit et sûr à l’exécuter, homme consciencieux et de bon goût a déjà à son crédit maintes constructions de tous genres: maisons, églises, quais, aussi bien que navires … et meubles, quand il en a le temps.  Il a su mener l’entreprise avec méthode et entrain, avec gaieté et prudence à la fois : pas un seul accident ne s’est produit au cours des travaux qu’il a conduits. »

D’autres navires ont appartenu à des gens de L’Anse, mais ont été construits ailleurs. En voici une courte liste : La Marie-Adélina, la Palma (ancien traversier de Trois-Pistoles), le Paspébiac (L’Anse-à-Beaufils), le Gérard Raymond, la Jeannette, le Marie-Emma et le O.C, (pour Octave Caron).

Certaines goélettes ont connu une vie plutôt éphémère. Ce fut le cas de la Providence I qui a péri dans le golfe Saint-Laurent, lors de son premier voyage, au large de Terre-Neuve, le 24 octobre 1893.  Cinq jeunes de L’Anse se trouvaient sur ce navire.  On mentionnait une perte totale: « corps et biens » dit-on.  Ils ont été recueillis par des gens de Terre-Neuve, qui les ont soignés et leur ont prêté de l’argent pour revenir au bercail; ils sont arrivés ici à L’Anse le 24 décembre 1893.  Quelle surprise pour les familles qui les croyaient disparus à jamais.

C’est donc plus d’une vingtaine de goélettes qui ont été construites à L’Anse-Saint-Jean: La Victoire en 1871, la Marie Constantine en 1872, la Palma, l’Annette, la Jeanne ou Jane, le Castor, l’Edmire, la Décora, la Fabiola, la Providence I, l’Étoile de mer, le Gilly en 1916, le B.T., le H.A.B., la Providence Transport en 1935, le Saguenay Comté en 1936, le Tony en 1942 et la Jeanne A.B. en 1955-1956, dernière goélette à être construite à L’Anse. Lors de son lancement en mai 1956, j’avais alors une douzaine d’années.
Nous connaissons quelques noms des constructeurs de ces goélettes. Zéphirin Desgagné (3), Joseph Desgagné (1) Alphonse Gagnon (1), Joseph Houde (1), Xavier Boudreault (2), Laurent Bouchard, grand-père maternel (5), Ernest Boudreault (2), Joseph Boudreault (1), Auguste et Zélada Boudreault (1).

École de St-Félix – juin 2018

l'équipe de jeunes jnournalistes de l'école St-Félix

La robotique

Par Tao Félix Jimenez Côté et Patricia Waltzing

Dans la classe des 2e et 3e cycles, nous travaillons sur un projet de robotique, en équipe de 3 ou de 4. Chaque équipe a la chance d’avoir des boîtes de robots en bloc lego.

Nos robots doivent réussir des épreuves comme tourner à droite ou émettre un bruit. Nous allons sur l’application sur nos tablettes pour nous permettre de faire de la programmation. L’application nous permet de programmer avec de petites icônes que nous plaçons en ordre, pour leur faire faire des actions comme suivre des parcours.

Pour terminer, nous faisons ce projet en collaboration avec d’autres écoles du Québec grâce à École en réseau.

Le défi apprenti-génie

Par Sascha Simard et Charles-Antoine Waltzing

Le défi apprenti-génie consiste à faire des avions en papier et, à la toute fin, faire un concours avec les classe des 2e et 3e cycles de l’école St-Félix. Dans ce concours, il y a 3 épreuves, la première est de faire parcourir la plus grande distance à notre avion en papier qu’on a fabriqué juste avant ce concours. L’épreuve 2 consiste à faire arriver notre avion dans un bac de recyclage : cette épreuve se nomme la précision. Enfin la 3e épreuve consiste à faire tourner notre avion après 4 mètres ou plus.

Nous avons fait ce concours avec plusieurs écoles comme le Millénaire et des écoles du Bas-Saguenay. Pour finir, nous avons fait un retour avec les écoles avec qui avaient fait le concours, et sur vidéo conférence. Le plus difficile était de faire tourner l’avion mais certaines équipes ont réussi !

La compétition de corde accro

Par Trycia Hart et Katriana Lamothe

C’était le lundi le 16 avril 2018, à l’école des Grandes Marées. Il y avait des écoles secondaires et primaires de toute la Commission scolaire des Rives du Saguenay. Au début, de la journée il fallait s’échauffer et il y avait une activité de danse pour bouger. Au milieu de la journée, on est allés faire la routine par en avant, avec notre corde accro, ce qui consiste à faire différentes manœuvres.

Après le diner, c’était la pratique de la routine par en arrière avec encore plein de manœuvres, selon notre niveau d’habileté. Ensuite, il y a eu une activité de nutrition et de la sensibilisation sur la récupération. Pour finir, il y avait l’épreuve surplace. Le surplace c’est comme courir mais sur place en sautant. Nous avons vraiment aimé cette journée !

L’école et le Grand Défi

Par Gabin Debeaupte et Christopher Koziny.

Bonjour, nous allons vous parler d’un cycliste qui se nomme Patrice St-pierre, le parrain du Grand Défi de l’école St-Félix. Monsieur Patrice travaille pour la FADOQ et fait partie de l’énergie grise. Afin d’appuyer l’équipe des cyclistes et de pouvoir ainsi ramasser des sous pour notre école, Martin Côté de la FADOQ de St-Félix d’Otis a organisé un dîner spaghetti avec tous les élèves de l’école, ainsi que les professeurs. Le dîner s’est déroulé au sous-sol de l’église St-Félix. Certains enfants ont fait des démonstrations des sports qu’ils font à l’école. Le dîner était gratuit pour les enfants et payant pour les adultes.

Nous tenons à dire un gros merci pour à la FADOQ et la communauté qui ont organisé le dîner.

Quinzy

Par Julia et Lydia Thibeault

En mars, les élèves du 3e cycle se sont préparés dans le cadre de notre projet plein air pour aller dormir encore cette année dans un quinzy. Un quinzy est un abri creusé dans un amas de neige dure. Pour vivre cette expérience, nous avons préparé nos bagages, nos repas et nous avons construit deux quinzy, 2 jours avant pour qu’ils puissent geler et être sécuritaires.

Notre campement hivernal était installé dans les sentiers, derrière l’école St-Félix. Arrivés au quinzy, nous avons fait un feu au milieu d’un banc de neige fait par les élèves. Puis, nous avons installé des matelas sur le banc pour y manger. Après avoir mangé, nous nous sommes amusés dans la forêt et autour du feu en jouant au loup garou. Nous nous sommés préparés à nous coucher dans nos abris mais puisqu’il faisait froid, nous n’étions plus capables de dormir. Alors, nous avons passé la nuit dehors devant le feu, certains par contre ont dormi parfaitement bien dans leur abri. Le lendemain, à 5h00 du matin, plusieurs élèves sont allés à l`école pour se réchauffer et essayer de dormir. Après nous avons fait un déjeuner pour le 3e cycle.

Et voilà comment s’est terminée notre sortie au quinzy ! C’est une expérience qui demandait du courage et nous sommes fiers de l’avoir expérimentée.

 

Chez Montagner, un nouveau restaurant au bord du fjord.

Frédéric et Sonia Montagner ont parcouru les routes du Québec avec leur Westfalia mais c’est à L’Anse-Saint-Jean qu’ils ont décidé de s’établir. Un été sans venir faire un tour, cela ne se pouvait quasiment pas. « Il y a tous les éléments ici, les montagnes, les marées, l’immensité, l’eau… ça respire L’Anse ! s’enthousiasme Frédéric. »

Celui qui a travaillé une bonne partie de sa vie à la tête de différents restaurants dans la ville de Québec apprécie beaucoup le calme panoramique de L’Anse. Les locaux du restaurant attenant aux Chalets sur le fjord étaient à vendre depuis plus d’un an, et même si cela se passe plus vite que prévu pour les parents d’une adolescente qui viendra finir ses études secondaires à l’école Fréchette, l’impression d’une belle opportunité était trop présente dans leur esprit pour risquer de manquer le bateau.

Les travaux de réaménagement vont encore bon train, et à l’heure d’écrire ces lignes, le menu semble déjà pas mal établi. De nombreuses petites entrées, permettant de venir en tout temps profiter de la magnifique vue, tout en dégustant un bon verre de vin. Un choix de pizza de luxe, version pâte fine, garnie de confit de canard, boudin ou gravelax de saumon. Les garnitures seront également disponibles à l’assiette.

L’équipe de travail d’une quinzaine de personnes, essentiellement de la région du Bas-Saguenay, semble emballée à l’idée de participer à ce nouveau projet.  L’approvisionnement se fera avec les producteurs de la région, des légumes biologiques et l’idée plane également de faire une carte fidélité avec des rabais pour les clients de L’Anse-Saint-Jean.  « Notre concept au début, c’était de faire un petit restaurant en bas, longeant le fjord avec des terrasses, mais on a bien senti que les gens d’ici, ils tenaient à leur restaurant. Le besoin se faisait sentir dans la communauté depuis qu’il a fermé ses portes à l’automne 2016, précise Sonia qui sent l’équipe de travail vraiment prête à embarquer dans un projet collectif. »

« Notre chef cuisinière Denise a travaillé pendant plusieurs années dans ces lieux et sa présence dans l’équipe permet de se lancer dans cette nouvelle aventure avec confiance. Elle amène de belles idées au menu et connait très bien le fonctionnement ! renchérit Frédéric qui pense pouvoir ouvrir les portes du restaurant Chez Montagner dès le début du mois de juin. »

Les Jardins de la Montagne fêtent leurs 20 ans !

 

Installée sur le plateau St-Louis à Petit-Saguenay, l’entreprise, fondée initialement par Anne Gaudreault et Gilles Arsenault, entreprend avec fierté sa vingtième saison de maraîchage.

Anne est la troisième génération à cultiver cette terre. Son fils Bastien y travaille depuis une dizaine d’années et sa conjointe Geneviève Houde-Simard s’est également jointe à l’équipe. La relève est ainsi assurée ! Le jeune couple, installé à Petit-Saguenay depuis trois ans, s’est associé comme partenaire dans la coopérative de solidarité familiale. Pour Geneviève, qui a quitté un emploi en ville, c’est un retour aux sources. En effet, ses parents et ses grands-parents sont originaires de Petit-Saguenay. La famille de son père exploite la ferme bovine Denis Simard à St-Antoine et ses grands-parents maternels étaient propriétaires de la scierie Jos Houde.

La production de la ferme respecte les règles d’art de l’agriculture biologique. Gilles raconte: « La terre de Marcel, le père d’Anne, a toujours été sans produits chimiques. On en connait l’historique depuis un siècle. Grâce à cela, la période de pré-certification biologique n’a été que d’une année ». Certifiée par Écocert Canada, la ferme offre, depuis une douzaine d’années, des paniers de légumes sous la formule ASC (agriculture soutenue par la communauté). Les paniers sont livrés une fois semaine dans cinq points de chute. Il n’y a ainsi aucun intermédiaire entre eux et les partenaires. C’est une formule gagnant/gagnante. Le fermier s’assure d’un revenu de base puisque les partenaires paient à l’avance et ceux-ci bénéficient d’un produit de qualité à meilleur coût. Une formule en pleine expansion, au Québec plus de 250 producteurs l’ont adoptée.

Cette année, le nombre de paniers va augmenter de 20% pour atteindre 200! Dans la région, huit autres maraîchers privilégient cette formule de vente, mais c’est leur entreprise qui maintient le plus grand volume. La clientèle se situe à Chicoutimi, Jonquière et au Bas-Saguenay. Leur réputation n’est plus à faire, la qualité de leurs produits est reconnue. Ils offrent 80 variétés de légumes, fines herbes et petits fruits récoltés en serre et sur leurs 3.5 hectares en culture. Chaque panier contient entre 8 et 14 produits, dépendamment du moment de la saison. La base est fournie avec les concombres, tomates, poivrons, laitues et fines herbes. Les partenaires sont bien servis, des suggestions de recettes et des informations sur les légumes sont même insérées dans les paniers ! La livraison se fait entre la St-Jean-Baptiste et l’Action de Grâce. Malgré nos printemps plus tardifs, ils souhaitent augmenter leur production de primeurs et rallonger la période des récoltes en investissant dans la plasticulture.

En effet, en 2018 des investissements de 20 000 à 25 000 $ sont planifiés pour de nouveaux équipements. Une autre serre de 27 pi X 95 pi prendra place et une production en paillis plastique (plasticulture) sera installée. Ce type de culture permettra d’augmenter la productivité des laitues et des courgettes en plus de sauver du temps en désherbage. Comme le souligne Bastien: « On pourra se concentrer sur autre chose, car on court souvent après le temps en pleine production! ».  Une équipe de six personnes travaillera d’arrache-pied durant la saison. Gilles renchérit: « Il faut beaucoup de courage, de débrouillardise et de persévérance pour œuvrer dans une entreprise maraîchère. C’est un apprentissage constant et il y a toujours des défis à relever. J’ai vu naître plusieurs petites fermettes bio qui ont abandonné après quelques années. Les débuts n’ont pas été faciles pour nous non plus. Anne travaillait comme enseignante pour supporter financièrement la ferme, mais depuis huit ans elle se consacre à plein temps au projet agricole. C’est une question de passion et de choix de vie pour elle. »

Gilles mentionne également : « La ferme s’est transformée mais ce qui a le plus évolué, ce sont les mentalités. Le bio est entré dans les mœurs. Il y a 20 ans, il fallait continuellement expliquer notre mode de culture. Les gens disaient c’est cher!  Maintenant, on entend c’est bon pour la santé, poursuit Bastien ! Depuis 3 ans nous notons un grand changement. » On voit ce phénomène à travers le Québec. Par exemple, au Cegep de Victoriaville, pionnier dans la formation en agriculture biologique, le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter et les organismes de recherche sont pris de plus en plus au sérieux par les instances gouvernementales.

L’entreprise a le vent dans les voiles, elle est là pour durer. Financièrement, elle a les reins plus solides, la relève est assurée et les projets futurs ne manquent pas. Cet été, une autre initiative verra le jour, soit un kiosque de libre-service. En effet, un comptoir réfrigéré sera ouvert à la ferme avec des prix indiqués directement sur les fruits et les légumes. Le consommateur pourra se servir et laisser l’argent sur place. Cela donnera une plus grande accessibilité aux produits et plus de liberté aux travailleurs qui sont souvent très occupés ailleurs sur la ferme.

Anne, Geneviève, Gilles et Bastien peuvent être fiers de leur réussite et de leurs projets. Ils envisagent d’autres investissements et pourquoi pas, plus de main d’œuvre. Le patrimoine agricole de Petit-Saguenay se maintiendra. Dans leur type d’entreprise agricole, 65% des dépenses sont consacrés aux salaires, car la mécanisation est restreinte. Dire qu’en 1992, il n’y avait pas d’arbres, pas de bâtiment, seulement le début de la construction de la maison et le rêve d’un projet de ferme !

3e édition du Défi L’Anse-Flamme

Le 26 mai prochain, se déroulera la 3e édition du Défi L’Anse-Flamme, la populaire compétition de pompiers du Bas-Saguenay. Cette année, le Défi se déroulera au chalet des loisirs à Saint-Félix-d’Otis.

Une journée tout en émotions se prépare avec des compétitions de pompiers et des démonstrations spectaculaires avec PyroSpek, ReinoldMax et L’Arsenal. L’idée ici est de mettre les connaissances et les habiletés des pompiers à rude épreuve en élaborant des défis devant être exécutés avec vitesse, mais sans oublier le travail d’équipe.

Courses à obstacles, défis sur structures, utilisation de pompes portatives, d’outils de frappe, et de lance, pour n’en nommer que quelques-uns. Cette année encore, il y aura le Défi Mini-L’Anse-Flamme pour les enfants et leurs parents. Les bénéfices de l’activité seront distribués au programme plein air de l’école Saint-Félix.

Toutes les informations sur le site https://www.lanseflamme.com/

 

Le Festival d’eau vive du Bas-Saguenay de retour cette année

Comme chaque année, les amateurs de kayak et de rafting convergeront sur Petit-Saguenay pour pratiquer leur sport favori dans le cadre du Festival d’eau vive du Bas-Saguenay. L’évènement, qui se tient à chaque année à la Fête des mères, fera une plus grande place aux débutants cette année. Des descentes d’introduction seront en effet offertes le dimanche 13 mai sur une portion plus facile de la rivière.
Les néophytes qui ont l’esprit plus aventureux et les pagayeurs avancés seront pour leur part conviés à trois descentes en rafting dans les remous tonitruants de la rivière Petit-Saguenay. L’équipement est fourni, les guides sont expérimentés et une équipe de sécurité encadre l’activité. Les kayakistes peuvent pour leur part bénéficier de services de navettes toute la fin de semaine.
L’inscription est obligatoire et se fait en ligne http://www.festivaleauvive.ca/. Deux descentes ont lieu samedi, à 10h et 14h, et une dimanche, à 10h. Tous les départs se font de l’Aréna de la Vallée, au cœur du village de Petit-Saguenay. Une soirée festive avec souper marocain et bières de la microbrasserie La Chasse-Pinte a également lieu samedi soir, toujours à l’Aréna de la Vallée.

Journée carrière à l’école Fréchette

Les élèves de 5e et 6e années des écoles de St-Félix, Rivière- Éternité, Petit-Saguenay et Fréchette, ainsi que ceux du secondaire de l’école Fréchette, étaient tous présents à cette journée du vendredi 13 avril 2018.

Ils avaient tous comme mission de préalablement se choisir 4 ateliers parmi les 23 conférenciers présents, dont 6 entrepreneurs du Bas-Saguenay.

Conférence d’ouverture au centre social

Sophie Nadeau-Tremblay, représentante de l’approche école communautaire entrepreneuriale consciente, informait les élèves des nouvelles pédagogies mises en place à l’école Fréchette, récemment devenue une école entrepreneuriale. Dans les années à venir, l’entrepreneuriat sera de plus en plus intégré dans le projet éducatif, et donc dans les cours.

Marie Lévesque, Sébastien Birot, Claudia Labrèche et Mathieu Boily partagent avec les élèves leurs expériences en tant qu’entrepreneur.

Mathieu Boily (microbrasserie Chasse-Pinte), Claudia Labrèche (Rebelles des Bois), Sébastien Birot (Café du Quai) et Marie Lévesque (Clinique dentaire Lévesque) participaient à un panel sur l’entrepreneuriat. Ces quatre entrepreneurs du Bas-Saguenay présentaient avec humour et réalisme leur entreprise, leur parcours, leurs qualités entrepreneuriales (celles qu’ils avaient déjà ou celles qu’ils ont dû développer) et les défis et les difficultés qu’ils ont eu à surmonter.

Une journée d’échanges

Tous les élèves du secondaire se retrouvaient plus tard pour le dîner à la cafétéria avec les enseignants et les conférenciers, ce qui permit de continuer la journée sur le mode des échanges et questionnements. Un dîner d’affaires en quelque sorte ! Ils ont même eu droit à quelques chansons interprétées par Simon Lavoie (enseignant) et Keven Plamondon (éducateur). Une belle activité rassembleuse où tout le monde chantait en cœur !

De leur côté, les élèves du primaire dînaient dans les locaux de classe, une très belle occasion pour les jeunes et les enseignantes du Bas-Saguenay de se rencontrer, de discuter et d’échanger.

De l’avis de tous, la journée a été très positive !  Les jeunes du primaire ont pu visiter l’école Fréchette et de se familiariser avec elle, les ateliers se déroulant dans les classes, le gymnase, le centre social et même le vestiaire! De plus, dans chaque atelier, un enseignant du secondaire ou un membre du personnel était présent. Cela permettait donc un premier contact avec leurs futurs enseignants.

Du côté du secondaire, les commentaires sont tout aussi enthousiastes. Certains enseignants affirmèrent que cette journée fut une des journées les plus enrichissantes de leur carrière, tant au niveau du contact avec les élèves que de la découverte de nouveaux métiers!

Petit-Saguenay innove en matière de politique municipale.

Le 11 avril dernier, plus de 100 personnes se sont présentées à l’assemblée et l’excitation tourbillonnait dans les airs.

Le 12 avril dernier, près de 70 citoyens et citoyennes de Petit-Saguenay étaient réunis au Centre des loisirs pour choisir parmi les projets présentés dans le cadre du budget participatif. Répondant ainsi à une de ses promesses électorales, l’équipe municipale invitait la population et les organismes à présenter des projets d’intérêt commun. Cinq projets citoyens ont ainsi été déposés et soumis au vote populaire. Rappelons que le budget participatif de Petit-Saguenay s’est doté d’une enveloppe de 25 000 $, dont 5 000 $ dévolu aux projets jeunesse.

« J’avais pris un engagement très fort lors des dernières élections sur la participation citoyenne et je suis très fier de voir l’intérêt de la population de Petit-Saguenay pour cet exercice de démocratie participative. Cela témoigne de l’engagement et de la grande ouverture d’esprit des gens de Petit-Saguenay », affirme le maire Philôme La France.

Pionnière en matière de politique municipale

Petit-Saguenay fait figure de pionnière dans la région en étant la première municipalité à adopter un budget participatif. Comme l’explique le maire La France : « à l’exception du district du conseiller Simon-Olivier Côté à la Ville de Saguenay, il n’y a à ma connaissance aucune autre initiative du même type dans la région. Bien qu’on retrouve d’autres expériences similaires ailleurs au Québec, notamment du côté de Rimouski ou de Saint-Basile-le-Grand, il semble également que nous soyons la première municipalité de moins de 1 000 habitants à mettre en œuvre un tel mécanisme de démocratie participative. »

Stéphanie Côté lors de sa présentation du projet de la Maison des Familles

La population choisit le projet de Maison des Familles

Le projet qui a remporté les suffrages est celui d’aménager une Maison des Familles dans l’ancien kiosque d’information touristique pour y installer la joujouthèque et y organiser des activités communautaires autant pour les familles que pour tous les autres citoyens. Les investissements requis sont estimés à plus de 50 000 $ et des demandes d’aide financière ont déjà été logées dans divers programmes.

Maintenant qu’il a reçu l’appui populaire, le projet devra maintenant être approuvé par le conseil municipal de Petit-Saguenay, après une analyse technico-financière sommaire qui validera sa faisabilité.

Lors de la rencontre, le maire Philôme La France s’est engagé à renouveler l’expérience l’an prochain et même à en faire davantage pour démocratiser la vie municipale : « Je souhaite que le budget participatif soit reconduit et qu’une part encore plus importante du budget municipal y soit consacrée. Je me suis engagé en campagne électorale à impliquer la population dans la gestion municipale et j’ai l’intention de permettre à celle-ci d’exercer une influence réelle sur les orientations de la municipalité. »

Les efforts consentis pour la revitalisation et la diversification économique de Petit-Saguenay sont importants depuis plusieurs années. Avec l’arrivée en place d’un nouveau conseil, les sommes consacrées au développement ont été multipliées par quatre et la mobilisation citoyenne connait un nouvel élan. Plusieurs projets novateurs seront annoncés au cours de l’année 2018.

Activité intergénérationnelle à la Maison des Aînés de l’Anse

Le 29 mars dernier s’est déroulée une activité intergénérationnelle à la Maison des Aînés de l’Anse. Depuis quelques années, un service d’enseignement y est offert gratuitement, autant pour les résidents que pour les gens de l’extérieur. L’enseignante qui anime ces différents ateliers de mémoire cible certains objectifs. Les personnes âgées pourront donc développer leur autonomie et maintenir leurs capacités dans toutes les sphères de leur vie, avoir des contacts sociaux, se sentir utiles et obtenir une certaine reconnaissance matérielle pour l’effort fourni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la suite, un partenariat s’est créé entre la Maison des Aînés de l’Anse et le Centre de Réadaptation en Déficience Intellectuelle (CRDI) de L’Anse-Saint-Jean. Les enseignantes responsables de ces deux groupes, qui ont déjà planifié plusieurs activités, continuent leur belle collaboration. Ces activités valorisent l’intégration de chacun dans la société, la création de liens entre les deux générations, l’acceptation des différences, la socialisation, mais principalement le respect. Il s’agit donc de laisser tomber les préjugés transmis par la société et de profiter pleinement de ces moments.

Pour Pâques, une rencontre entre jeunes adultes et personnes aînées était donc organisée. Tous ont dû remuer leurs méninges puisque charades et énigmes étaient au rendez-vous. Pour terminer la rencontre en beauté, les participants ont pu déguster une fondue au chocolat qui avait été préparée par le groupe du CRDI.

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