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Les Paysans du fjord

Saveurs | Paysanneries | Communauté

C’est au commencement de leur troisième année de production que nous venons à la rencontre de la ferme des Paysans du fjord. Avec la vue imprenable sur le fjord, on se retrouve immergé dans l’immensité de l’endroit. Situé dans l’écohameau de St-Félix-d’Otis, cette micro-ferme écologique bourdonne d’idées et prend racine dans sa communauté. Leur devise : « Pas de pays sans paysans! »; un mouvement qui s’inscrit dans les fermes du Bas-Saguenay.

Voici ici un portrait de cette initiative inspirante, un jardin des possibles à saveur diversifiée.

Un rêve devenu réalité

Le projet des Paysans du fjord est né de la rencontre spontanée et improbable de deux passionnés. Il y a de cela 4 ans, Kevin et Jérôme construisaient les bases de leur projet aux valeurs communes : Façonner une ferme où la résilience alimentaire est au cœur de la communauté. « On a des voisins qui ont assisté à toute la succession de vocation de ce terrain : de la génération d’agriculteur de subsistance à la forêt qui a repris après l’abandon des terres, jusqu’au retour de la nouvelle génération dans les champs avec l’agriculture de résilience », explique Jérôme en repensant à l’achat du terrain.

Kevin nous partage ses souvenirs de « l’année 0 » du projet : « On est partis de rien et on a construit une grange : un mélange d’ambition, de naïveté et de grandes amitiés. Intense, mais pas le temps de s’ennuyer! ». Il renchérit que c’est l’optique d’un projet pérenne, qui traversera les époques: « de penser que la grange pourrait être encore debout dans 100 ans! » Pour eux, cet endroit comble absolument tout ce dont ils avaient besoin : une communauté de proximité, un paysage à couper le souffle dans une perspective agrotouristique, un équilibre entre champs, mer, forêt et montagnes, un lieu sauvage, entouré de nature et hors de toutes monocultures pouvant venir influencer l’écologie du lieu. « En agriculture, c’est pas évident de trouver ça », appuie Jérôme.

Biodiversité des passions

À travers toute la diversité qu’apporte la micro-ferme, il y a celle créée par cet écosystème, mais également celle qui permet l’expression des multiples passions des gens qui y habitent et s’impliquent. Depuis deux ans, après avoir rencontré Jérôme sur les toits enneigés de Québec, Alexandre rejoint le projet : « J’étais justement en train d’écrire mon plan d’affaires à l’école d’agriculture, quand, une semaine plus tard, l’offre d’emploi sortait. » Pour ce nouveau co-propriétaire, c’est l’occasion de s’enraciner dans la culture maraîchère, de rejoindre un projet partageant des valeurs communes et de rendre accessibles des produits de qualité à tous, autant qu’à lui-même.

En s’occupant du volet légumes, Alex permet à Kevin et Jérôme de se diversifier et de s’épanouir dans leurs passions. « Comme travailler le bois avec ses mains, la cuisine et la transformation apportent une connexion créative avec les aliments », explique Kevin qui vise la floraison de son côté créatif et artistique à travers le projet. Jérôme quant à lui développe l’élevage animal : « C’est quelque chose qu’on oublie souvent dans l’agriculture à petite échelle. Mais personne mange juste des légumes. » Pour lui, on va rejoindre plus de gens en leur permettant d’avoir accès à ces produits locaux, durables et éthiques. « Ici, ce sont les cochons qui ouvrent les jardins! Ça fait partie d’un tout qui entre dans un cycle de fertilité du sol. » À travers leurs passions diversifiées, la ferme des Paysans du fjord s’inscrit dans une vision permaculturelle où toutes les actions posées s’inscrivent dans un cycle. « C’est aussi la communauté et le contexte d’être en équipe qui te fait en apprendre sur toi et qui te fait grandir. Cela inclut le lien unique que tu bâtis en entrant en connexion avec les gens qui achètent nos produits et qui viennent nous visiter. »

Les paysans, créateurs de paysage – variation sur le thème floristique

En regardant ses jardins, le fjord et les étages infinis de montagnes, Jérôme émet l’idée que les agriculteurs sont les gardiens du paysage. Ces derniers permettent souvent de préserver un patrimoine paysagé qui caractérise le territoire : les vielles granges, les clôtures en bois bordant les fossés ou bien les grands arbres solitaires des champs. Tous ces éléments ont une grande importance puisqu’ils rendent la beauté accessible en ouvrant de nouveaux horizons. Pour Alex, tout cela prend son sens dans un environnement à caractère boréal et dans une perspective agrotouristique. Kevin renchérit en présentant une flore invisible mais tout autant significative: « On veut avoir un impact positif sur la flore intestinale des citoyens sur la communauté bas-saguenéenne avec nos produits! » Tout simplement, les Paysans du fjord invitent les épicurieux dans un lieu qui rassemble en « transformant un lopin de terre en véritable jardin d’Éden ».

Cultiver des idées florissantes

Ici les babines suivent les bottines et ça continue de rêver : « l’une des raisons pour laquelle le projet se nomme Les Paysans, c’est qu’on veut que ça regroupe plein d’aspects de la paysannerie », témoigne Jérôme.

Pour les trois, ce qui est important, c’est de garder un équilibre de vie et de solidifier la communauté autour du projet de la ferme. Pour Alex, cela s’exprime ironiquement par une certaine liberté. « Dans l’optique où la communauté de la ferme grandit, plus on est une famille, plus on se fait confiance, plus on peut partager la ferme. Avec le temps, ça devient de plus en plus vrai », appuie Jérôme. Dès l’année prochaine de nouveaux projets s’ajouteront à la ferme, diversifiant la petite surface tout en complémentarité. Enfin, ce projet résilient, accueillant de nouvelles idées florissantes à saveurs paysannes, nous invite à venir prendre le temps, mais surtout à profiter de la vie.

Une nouvelle agente de développement à Rivière-Éternité

Nancy Foster, la toute nouvelle agente de développement et du loisir œuvrant au sein de l’équipe municipale de Rivière-Éternité, regorge de talents et d’enthousiasme. 

Depuis le 1er mai, cette inspectrice municipale de formation redécouvre avec plaisir ses racines et son besoin d’être en contact avec la nature. Nancy, native de Rivière-Éternité, connait les rouages de nos adages populaires.

Cette nouvelle résidente de Saint-Félix-d’Otis est toujours en quête de nouveaux défis, son énergie et ses intérêts convergent vers l’événementiel afin de mettre sur pied de nombreux projets au Bas-Saguenay.

Active et déterminée, elle a des idées plein la tête pour mener à bon port ses réalisations professionnelles. Sous l’œil aiguisé de la passion, elle voyage entre ses expériences personnelles et ses connaissances, toujours dans le but de mettre en valeur la communauté et son milieu de vie.

Ayant porté plusieurs chapeaux, de gestionnaire d’entreprise à humoriste, en passant par la construction et la rédaction de chroniques Web, cette mère de famille de deux jeunes femmes maintenant, concentre désormais ses énergies vers une vision à court et long terme, toujours pour le développement d’événements à Rivière-Éternité.

C’est avec soulagement qu’elle reprend son souffle dans un environnement destiné à l’épanouir pleinement.

Nous lui souhaitons la bienvenue et un avenir prospère au sein de notre équipe.

4e édition du Rendez-vous festif du Kayak Ha! Ha !

C’est du 8 au 10 septembre prochains que se tiendra la 4e édition du Rendez-vous festif du Kayak Ha! Ha!  Cette activité s’adresse autant aux amateurs qu’aux passionnés. Elle se déroule dans le cadre enchanteur du Camping du Camp d’Accueil situé sur le Grand lac Ha! Ha! à Ferland-et-Boilleau.

Les participants sont accueillis dès le vendredi 19h autour d’un immense feu de camp. Une manière festive de connaitre la programmation et le déroulement de la fin de semaine. Cette année, les différents ateliers offerts en lien avec le kayak se dérouleront pendant toute la journée du samedi et les randonnées sur l’eau seront libres. À la fin de cette journée riche en partages, en rencontres et en apprentissages de toutes sortes, un apéro aux accents régionaux, le très populaire gin km12, vous est offert sur un fond de musique de jazz interprété par le musicien Ovide Plouffe accompagné de sa guitare et de son acolyte au clavier.

Cet intermède donne très bien le coup d’envoi pour la suite de la journée en commençant par un souper cuisiné sur la braise par notre chef Jonathan Grenon. C’est dans une ambiance festive et la bonne humeur que se poursuit la soirée où certains iront même jusqu’à oser quelques pas de danse.

Le lendemain matin, les organisateurs vous prépareront un déjeuner consistant, incluant la célèbre tourtière du Saguenay-Lac-Saint-Jean et des rôties cuites directement sur le poêle à bois. Nouveauté cette année, les pagayeurs pourront se faire préparer une omelette avec accompagnements de leur choix ou une crêpe garnie de fruits frais.

Vers 10h30, après les différents tirages des prix de présence et remerciements d’usages, on vous invite à vous joindre à nous pour une randonnée sur l’eau d’environ 2h pour clore cette fin de semaine haute en divertissements et plaisirs!

À noter qu’il y a une limite de 80 participants et que les inscriptions ont débuté depuis le 17 mai. Pour découvrir le contenu des ateliers, vous devez devenir membre du groupe « Rendez-vous festif du kayak Ha! Ha! sur Facebook. Vous y trouverez aussi le pamphlet 2023 ainsi que plusieurs photos des années précédentes et toutes les informations nécessaires pour vous inscrire.

Alors faites vite!

« Entrez dans la danse ! » le 24 juin, au Mont-Édouard!

Dans le cadre des festivités de la Saint-Jean-Baptiste, en partenariat avec le Gouvernement du Québec, la MRC du Fjord-du-Saguenay, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean et le Centre Communautaire la Petite École, une programmation bien remplie attend les citoyens samedi le 24 juin prochain.

Cette année, la thématique annuelle demandée par le Gouvernement du Québec est « Entrez dans la danse ! ». Une thématique inspirante pour mettre sur pied une programmation qui saura plaire à tous. Puisque des travaux sont prévus sur la rue Saint-Jean-Baptiste durant la saison estivale, il a été convenu de déplacer les festivités de la fête Nationale au Mont-Édouard.

L’animation débutera à 14h00 avec notre « DJ » Simon-Lou qui viendra mettre de l’ambiance sur des airs de musique entièrement Québécoise. Un photobooth sera installé sous le chapiteau, de 14h00 à 17h00, afin que vous conserviez un souvenir unique de votre Saint-Jean-Baptiste 2023! Déguisés ou non, vous pourrez prendre la pose dans la cabine photo pour une, deux, trois ou même quatre photos différentes que vous pourrez faire imprimer et rapporter avec vous.

À 14h30, nous recevrons un « calleur de set carré » qui viendra animer des danses traditionnelles, cotillons et autres danses sociales du terroir. Pour ce faire, il est prévu de noliser une navette pour aller chercher les personnes âgées des résidences du village. L’activité reste ouverte à tous, peu importe votre âge! Suivra une prestation de zumba familiale avec le Centre éducatif Pépita qui fera bouger la famille. Préparez-vous à avoir chaud! Et rien de mieux qu’une zumba pour faire de la place à un excellent repas du « food truck » La Cabanoise qui prendra en charge de nourrir les festivaliers alors que le Mont-Édouard s’occupera du bar. Dès 19h00, la cérémonie protocolaire débutera avec la mise à feu d’un grand feu de joie, le discours patriotique et la levée du drapeau officielle. Une troupe de spectacle de danse de feu viendra éblouir petits et grands pour finaliser les festivités avec le groupe de musique régional, Les Johnnys. Le même groupe qui nous avait fait danser l’an dernier lors du festival de La Grande Ourse.

C’est donc un rendez-vous le 24 juin prochain au Mont-Édouard!

Le festival Virage : réflexions et festivités.

Les fêtes de la culture sur le quai à Petit-Saguenay.

Le festival Virage est né à Saint-Rose-du-Nord en 2015 d’un besoin de sortir d’un sentiment d’impuissance lié aux conséquences sociales et environnementales du système économique et politique dominant. La solution : créer un chantier de réflexion autour des actions possibles pour agir dans le sens de la Transition. Après 3 ans de hiatus, le festival revient en force à Petit-Saguenay selon la même formule éprouvée : combiner réflexions et festivités au cœur de la ruralité.

Le cœur villageois de Petit-Saguenay attend des conférenciers, des artistes, des festivalières et des festivaliers de partout au Québec les 18, 19 et 20 août prochains. La programmation se déploie sur 4 volets, soit musical, artistique, réflectif et familial. Il implique tables rondes, conférences, shows, arts vivants, ateliers, DJ set et performances de toutes sortes! Un véritable défi logistique que l’équipe de l’organisation, composée de représentants des deux villages, compte bien relever. « Nous avions déjà la volonté de prolonger les Fêtes de la Culture pour faire un festival de musique un jour », raconte Manon Landry, agente culturelle à Petit-Saguenay. « Le quai offre un point de vue incroyable à 360° sur le fjord : les DJs invités trippent, et la foule aussi. Mais partir un festival, ce n’est pas simple : quand on a entendu que la gagne de Saint-Rose cherchait un lieu pour accueillir Virage, c’était le match parfait! » poursuit-elle. « On a déjà une formule qui fonctionne bien, un logo, une notoriété, avec des valeurs qui correspondent aux nôtres. On a envie d’impliquer notre communauté pour faire un festival à notre image, avec notre monde, et en créant des liens entre les rives du fjord et à travers le Québec! » conclut Manon.

Une conférence lors d’une précédente édition de Virage à Saint-Rose-du-Nord.

Les sujets abordés seront variés, mais tous portent à leur manière des idéaux de justice sociale et environnementale. Parmi ceux-ci, on peut nommer les différentes échelles de l’engagement, le futur énergétique, la décolonisation, le bien-être individuel et collectif, les communs ou encore la solidarité internationale. Depuis quelques années, Petit-Saguenay est engagé dans une démarche de développement durable, comme le démontre l’adoption d’une politique municipale éponyme l’hiver dernier. Plusieurs initiatives entreprises par l’administration municipale pourront être discutées, notamment l’engagement à partir de l’échelon local, l’aménagement d’un écoquartier participatif, les initiatives de logements abordables, les pratiques d’urbanisme durable ou encore la participation citoyenne.

Le site principal du festival se situera au terrain de balle, mais les participant-e-s seront convié-e-s dans des lieux inusités du village jusqu’au quai, en passant par les boisés, à la manière du Festif de Baie-Saint-Paul. Voilà l’occasion parfaite de stimuler les apprentissages et de profiter de la beauté de notre territoire de façon originale. Ultimement, le festival aspire à créer des liens entre les actrices et les acteurs du changement social, entre la ville et la campagne, et entre les générations.

Toute la communauté du Bas-Saguenay y est donc chaleureusement invitée.  Suivez la page Facebook (@viragefest) ou visiter le www.petit-saguenay.com/virage pour en savoir davantage.

Semer la beez beez et cueillette du garde-manger boréal

C’est avec ouverture et générosité que Lucie Harvey et Réjean Fortin m’ont laissé entrer dans leur havre de paix. Une rencontre avec des gens de passion. Suite à la fermeture de l’usine de pâtes et papier de Port-Alfred entrainant la perte de leur emploi, Lucie et Réjean ont dû réorienter leur carrière.

Elle comme infirmière et lui comme biologiste. Une passion commune les habite, la préservation de l’environnement et sa biodiversité. L’idée d’acheter une petite ferme avait fait son chemin et c’est à Saint-Félix d’Otis qu’ils en ont fait l’acquisition. Ce rêve d’acquérir un petit domaine se concrétise à proximité de la nature. C’est donc avec l’idée des pratiques écoresponsables et le désir de concevoir des produits locaux et biologiques qu’ils amorcent leur projet. Construction d’une serre pour les herbes et semences, agriculture biologique pour les légumes, et aussi l’élevage d’abeilles.

 

Lucie est passionnée par l’apiculture. Comprendre le mode de vie des abeilles est primordial. Leur rôle au niveau de la pollinisation et de notre alimentation est vital. Elle observe leurs habitudes, comment elles se nourrissent ou survivent aux variations de notre climat boréal. Elles sont vaillantes, chacune connait son rôle dans la colonie. Nous faisons partie d’un tout. Les abeilles font partie de la biodiversité et notre survie en dépend, elles sont notre avenir. Elles se nourrissent de différentes fleurs variant avec l’avancement de la saison. Les premières fleurs sont souvent les pissenlits d’où l’importance de les préserver. Toute une séquence de floraison permet la vie ou la survie des abeilles, des bourdons, et autres insectes volants, sans oublier les papillons. Et c’est finalement en septembre que l’on recueillera le produit des ruches. Semer la beez beez est le nom poétique donné à la production de leur miel.

Des inquiétudes ou des préoccupations, ils en ont. Réjean parle de la biodiversité en déclin. La tonte rapide des gazons, l’aversion pour les pissenlits. « Faut cesser de faire l’autruche sur les pesticides, notre survie en dépend. Il faut changer notre vision. »

On discute alors de cueillette boréale, de produits forestibles, un terme désignant l’ensemble des produits comestibles sauvages. Nos forêts regorgent de richesses telles le thé des bois, thé du labrador, poivre des dunes, ail des ours, petits fruits. On parle de champignons : chaga, morilles, chanterelles, bolets, pieds de moutons. La cueillette doit toujours de se faire de manière écoresponsable, laissant place à la régénérescence et la survie de l’espèce, car certaines espèces sont vulnérables à la cueillette.

Les changements climatiques et la biodiversité questionnent. Le climat de notre forêt boréale se caractérise par de longs hivers froids et secs. Avec le réchauffement, il y aura forcément modifications de la flore et migrations de certaines espèces vers des régions plus nordiques.

Le défi est de taille. Sensibilisation, conscientisation, éducation me viennent à l’esprit. Souhaitons plus de Lucie et de Réjean pour que la planète se porte mieux.

Bienvenue dans notre Royaume… végétal!

Souvent l’on entend pour décrire notre belle région : « un paysage à couper le souffle », « un décor enchanteur », « l’accueil chaleureux des gens du Bas-Saguenay » …

La flore, qui s’épanouit en ces lieux, en est un des facteurs clés.

La palette du monde végétal qui y règne est impressionnante. Entre Fjord et sommets (le plus haut se situe au niveau de la « montagne Poulin » à plus ou moins 1021 mètres d’altitude), la flore est omniprésente sous les formes et les tailles les plus diverses. Et que dire des fragrances, des couleurs et autres attributs.

Depuis les ondes marines et douces jusque dans les hauteurs « dénudées » en passant par les rives, les champs et les forêts, sans oublier chemins, jardins, et autour des habitations, la diversité floristique est étonnante. On la retrouve, aussi bien terrestre qu’aquatique, sous formes d’arbres, d’arbustes, qu’elle soit herbacée, ligneuse ou non, sous forme de mousse, lichen (symbiose entre une algue et un champignon), fougères, prêle, etc.

Ici, on peut contempler des espèces (parfois en très faible échantillonnage) des 3 zones de végétation du Québec. À savoir la zone tempérée nordique, la zone boréale et la zone arctique. Ces zones sont subdivisées en sous-zones, qui elles-mêmes sont divisées en domaines bioclimatiques. Le Bas-Saguenay se retrouve dans la zone tempérée nordique, partageant quelques affinités avec la zone boréale, dans la sous-zone de la forêt mélangée et dans le domaine bioclimatique de la « sapinière à bouleau jaune », et celui de la « sapinière à bouleau blanc » par endroits (une des affinités de la zone boréale). Cela pourrait se traduire grosso modo en « zone boréale mixte ».

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La flore et la faune forment une symbiose.

Toute cette flore amène avec elle une incroyable diversité faunique : mammifères, oiseaux, insectes, reptiles et batraciens, poissons, invertébrés, etc., les uns ne vont pas sans les autres.

Fourrure, plumes, peau, carapace, eau, vent, vêtements, sont autant de moyens de transport à destination aléatoire pour spores, pollens, et graines. Ces dernières, lorsqu’elles sont absorbées et non digérées, sont ensuite relâchées, avec en prime, un « bon compost ». Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.

Des plantes qui peuvent parfois paraître comme « exotiques »

De la famille des orchidées (sabot de la vierge, goodyéries, etc.) ou des plantes carnivores (sarracénie pourpre, droseras ou rossolis), elles sont belles et bien présentes dans nos contrées.

Comment voulez-vous que l’habitant ne soit pas chaleureux ? Vivre dans un tel environnement, dont nous sommes en quelque sorte les gardiens, nous rend humbles face à cette tapisserie recouvrant la sculpture magmatique, et donne juste le goût, ô belle flore, de te partager avec joie!

Depuis toujours, cette richesse floristique permet à maintes espèces, y compris bien sûr l’être humain de se nourrir, s’abriter, se camoufler, à tapisser nids et tanières, de se vêtir, s’outiller, se bâtir… et de se soigner.

Avec un petit rafraîchissement des connaissances égarées, aurions-nous besoin de tant de médicaments ?

Visite au pays des bleuets !

Vanessa Alvarez et Martin Bergeron, résidents de Rivière-Éternité et propriétaires de la Savonnerie Au pays des bleuets.

« Voici les quatre-temps, les petits fruits rouges se mangent et avec les feuilles, on fait des tisanes. L’aulne crispé, qu’on appelle aussi le poivre des dunes, ce sont ses petits chatons qu’on utilise comme épice pour la cuisine. Juste à côté poussent de petits groseilliers, des noisetiers, de l’amélanchier, de la prêle, des pommiers déjà en fleurs, etc. » Impossible de nommer toute la flore qui parsème et colore le territoire que Vanessa Alvarez me fait visiter en ce beau matin de mai.

Vanessa Alvarez et Martin Bergeron ont créé il y a près de dix ans leur entreprise de produits cosmétiques Savonnerie Au pays des bleuets. Les rencontrer, c’est un peu comme explorer le nombre incalculable de possibilités qui existent pour pouvoir vivre en autonomie alimentaire au Bas-Saguenay… la nature est si généreuse !

Ici les arbres fruitiers sont plantés, mais pas protégés, car il faut que leurs racines soient fortes. L’arbre subit une taille vigoureuse à l’automne et comme toutes les plantes du domaine, il sera encouragé par les bons soins de Vanessa et Martin. Compost de cheval, désherbage, etc. Martin précise : « À cause du climat qui sévit ici, on a besoin d’aider les plants, la saison estivale est trop courte, mais moins tu aides un plant et mieux c’est pour les racines, parce qu’elles vont devoir aller chercher de la nourriture et se renforcir ainsi ! »

D’après lui, on protège trop les plantations. De son côté, il préfère observer et utiliser les plantes qui s’adaptent le mieux à l’environnement, au lieu de se battre contre les éléments de nos contrées nordiques.

Vive les têtes de violon

On arrive ensuite à une plantation de fougères qui longe une famille de consoude. L’une sera mise en pot pour agrémenter les repas d’excellentes vitamines, les racines de l’autre serviront à la confection de savon et de crème.

Passons au vignoble qui permet aux heureux propriétaires de ce territoire de 110 acres de fabriquer leur propre vin. Le long d’une barrière de bois, un kiwi pousse et produit de tout petits fruits. Un peu plus loin, du côté de la ruche, les abeilles ont déménagé, il faudra donc aller en chercher de nouvelles pour faciliter la pollinisation.

« Les plantes que l’on a ici sont pour les zones 2B, 3A, 3B, et c’est correct, surtout avec les changements climatiques ! » confie Vanessa. En l’écoutant attentivement, je découvre mon premier olivier argenté, qui donne de petites olives jaunes.

« Les premières années, on a déraciné des aulnes pendant des semaines et des semaines. Là tu vois tout cela bien beau, mais il y a ici beaucoup de préparations au niveau du terrain, d’essais-erreurs… on va mettre cet arbre où, est-ce qu’il va aimer ici ? Au début, on perdait beaucoup de nos investissements ! On a déplacé certaines plantations comme celle de l’échinacée plusieurs fois avant de trouver le bon emplacement ! » se souvient Vanessa.

De nombreuses jeunes pousses de molène, avec leurs feuilles douces et velues, parsèment le territoire que l’on continue d’arpenter. « On connait les avantages des feuilles de la molène pour tout ce qui est en lien avec les poumons. Elles remplacent le «mauvais» mucus par un mucilage cicatrisant qui recouvre et apaise la paroi intestinale et fournit une lubrification qui permet un mouvement intestinal plus facile et plus fluide (digestion), les fleurs sont meilleures pour les nerfs. »

Faire partie de l’écosystème

Hier, un grand corbeau a attrapé un petit canard ! La philosophie des propriétaires, si jamais ils ne peuvent pas se défendre tout seuls, ils vont certainement être transformés. « Le monde protège tout mais ça prend trop de temps ! Moi je n’en ai pas, trop d’arbres, de plantes, d’animaux », précise Martin en m’emmenant vers le l’enclos abritant 25 poules, des petits canards, il en reste six, et des lapins.

Pour finir la visite, je descends dans une serre géothermique isolée avec un mur de ciment qui fonctionne à l’année, il a fallu la chauffer juste quelques nuits cet hiver, où je découvre mes premières tomates vertes de l’année !

Si cela vous dit d’aller faire une virée Au pays des bleuets à la sortie de Rivière-Éternité, direction Saint-Félix, il est toujours possible d’aller visiter le domaine. Il parait que chaque visite est différente et que l’on découvre toujours quelque chose de nouveau !

Je ne sais pas pourquoi, mais cela ne m’étonne même pas !

L’Ultra-Trail du Fjord du Saguenay

Le secret le mieux gardé dans le monde de la course en sentier!

Du 11 au 13 août prochain, les municipalités de L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité et Petit-Saguenay accueilleront un événement de grande envergure dans le monde de la course en sentier. Organisé par un regroupement de coureurs de haut calibre, L’Ultra-Trail du Fjord du Saguenay offrira la possibilité aux coureurs de parcourir des distances de 10km, 35km, 50km, 100km et 160km. Les parcours sillonneront plusieurs endroits à découvrir au Bas-Saguenay tels que le Parc national du Fjord-du-Saguenay (sentier de la Statue et sentier des Caps) à Rivière-Éternité, le Mont-Édouard, la ZEC et la montagne Blanche à L’Anse-Saint-Jean ainsi que le quai et les sentiers du Monde enchanté de mon enfance et des Géants à Petit-Saguenay.

Vous avez envie d’être présent au départ des courses? Il vous faudra être lève-tôt puisque le départ du parcours de 160 km, qui est prévu au Parc national du Fjord-du-Saguenay, se fera dès 4h00 le samedi matin. Les départs prévus à l’église de L’Anse-Saint-Jean seront ceux du 100km, prévu à 5h00 le samedi matin, suivi du 50 km prévu à 6h00. C’est au Mont-Édouard, le dimanche matin, que se feront les départs du 35 km à 8h00 puis du 10 km à 10h00.

Ce type de course, dont le dénivelé variera entre 681m et 6340m, est très recherché par les athlètes amateurs de cette activité. Les organisateurs osent même dire que les sentiers du Bas-Saguenay offrent un produit d’appel de niveau national, quasiment international. Au total, 450 dossards ont été mis en vente en septembre 2022 et il ne reste qu’une dizaine de places pour le 160 km en date du mois de mai. Bien que le nombre de coureurs soit limité à 450 personnes, il est attendu près de 1000 personnes au Bas-Saguenay pour cet événement incluant les athlètes et leurs accompagnateurs. Accueillir autant de personnes demande beaucoup d’organisation, de logistique et de bénévoles! Les organisateurs souhaitent qu’une bonne partie de leurs 200 bénévoles proviennent des trois villages afin que les participants soient en mesure de vivre l’accueil légendaire des résidents du Bas-Saguenay. Vous avez envie de vous impliquer dans cet événement avec nous? Rendez-vous sur le site internet www.ultratrailfjord.com section bénévole. Vous pourrez prendre connaissance des différents besoins ainsi que des horaires. C’est donc un rendez-vous, sur les sentiers ou à votre poste de bénévole, du 11 au 13 août!

L’école Du Vallon en mode artistique

Une petite pensée pour la fête des mères

Par Jeanne Gaudreault, 4e année

Pour souligner la fête des mères, les élèves ont planté différentes variétés de plantes avec Mme Ariane Doyon, enseignante au préscolaire. Ils ont confectionné les cache-pots et une fiche descriptive était associée à chaque plante. Une belle pensée pour toutes les mamans !

Conférence avec Florence-Léa Siry le 3 mai

Les élèves ont eu la chance de recevoir la visite de Florence-Léa Siry, experte du zéro-gaspillage alimentaire. Elle est venue parler de gestes écologiques à poser pour la planète. Les élèves ont discuté du mode de vie zéro déchet et visionné des vidéos qui démontrent les impacts de la pollution sur la planète. Florence-Léa a présenté différentes stratégies afin de réutiliser des objets (exemples : une sculpture avec des bouteilles en plastique). Les élèves ont compris l’importance de prendre soin de la planète et que chaque petit geste compte. Ils ont adoré la conférence et Florence-Léa a même dédicacé son dernier livre.

Visite d’un auteur

Par Kim Houde, 4e année

Les élèves ont reçu la visite de l’auteure et slameuse Anick Martel. Ils ont composé des poèmes et des textes collectifs. Cette auteure est également coordonnatrice artistique au Centre Bang.

Sculpture extérieure

Dans la semaine du 22 mai, les élèves participeront à une œuvre collective fabriquée avec des éléments de la nature devant l’école. L’artiste qui pilotera le projet est nul autre que Thomas Meloche, artiste multidisciplinaire sculpteur sur glace, pierre, bois, neige et sable. Les élèves devront amasser beaucoup de matériel (branches, feuilles, herbes brindilles, etc.) afin de confectionner la sculpture.

Randonnée à vélo

Par Tiana Houde Gentes et Mealya Savard, 3e année

À l’école Du Vallon, les élèves du 2e et 3e cycle partent souvent faire des randonnées à vélo. Ils ont la chance d’aller lire sur le bord d’un rocher ou de composer un poème tout en regardant le Fjord au bout du quai. Lire et écrire en plein air leur apporte une grande satisfaction et l’imagination est sans limite.

À venir :

19 juin : Visite de la librairie les Bouquinistes à Chicoutimi et promenade urbaine sur la rue Racine (Centre Bang)

20 juin : Sortie au VVPS avec tous les élèves de l’école

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