Prévu initialement au printemps dernier, le projet de lecture ayant pour thème « le tour du monde en 80 livres » est relancé cet automne et se déroule du 7 octobre au 2 décembre. Vu le contexte actuel, ce thème tombe particulièrement à point : à défaut de pouvoir voyager, pourquoi ne pas explorer le monde via les livres! Mis en branle par la municipalité grâce au programme de financement de la MRC du Fjord-du-Saguenay visant la bonification de l’animation dans les bibliothèques publiques du territoire, la nouvelle mouture du projet a été ajustée pour convenir à la situation actuelle. Elle comporte un volet jeunesse ainsi qu’un concours s’adressant à toute la population.
Le principal volet du défi se réalisera avec les jeunes de l’école primaire. Ayant comme objectif de stimuler l’intérêt et la curiosité des jeunes lecteurs à découvrir le monde et ses richesses, des visites de classes sont planifiées à la bibliothèque au cours des prochains mois. Lors de ces visites, les élèves auront l’occasion de choisir des volumes en lien avec la thématique pour, par la suite, identifier sur la carte du monde les lieux découverts. Des activités d’animation en petit groupe et des prix de participation bonifieront l’expérience de ce défi de lecture.
Le
reste de la population otissienne pourra également prendre part à ce beau défi
puisqu’un volet « grand public » du concours est organisé. Peu
importe le type de littérature choisi, l’histoire se met nécessairement en
scène dans un lieu. D’ici ou d’ailleurs, de notre époque ou non, les livres
nous invitent à explorer des endroits et à en apprendre davantage sur eux. Les
possibilités sont infinies, et que ce soit en lisant un roman historique, un
récit d’aventure ou une histoire d’amour, le défi de « faire le tour du
monde en 80 livres » invite les lecteurs à porter une attention
particulière à ces lieux qui sont présentés et décrits au fil des lectures. Les
citoyens sont donc également invités à épingler leur billet de participation
sur la carte du monde affichée à la bibliothèque et ainsi courir la chance de
remporter un des prix qui seront tirés à la fin du concours.
La bibliothèque est une richesse communautaire à utiliser, à apprécier. Ce concours peut être un prétexte pour la découvrir (c’est gratuit!) ou la redécouvrir. Tous les détails du défi sont disponibles à la bibliothèque, qui est ouverte les mercredis de 13h à 16h. Il est également possible de suivre le groupe Facebook « Bibliothèque de Saint-Félix-d’Otis » et de consulter le site du Réseau Biblio pour connaître la panoplie de services offerts aux membres : reseaubiblioslsj.qc.ca
Avec l’automne, c’est le retour de la saison du poêle à bois! Alors voici quelques conseils qui pourraient vous éviter bien des désagréments.
L’avertisseur de fumée
Installez des avertisseurs de fumée conformes. Il est obligatoire d’avoir
un avertisseur de fumée par étage, incluant le sous-sol et les chambres où l’on
dort la porte fermée.
Le détecteur de monoxyde de carbone
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique inodore, incolore et sans
saveur. Les avertisseurs de fumée ne protègent pas contre le monoxyde carbone.
Installez des détecteurs de monoxyde de carbone à chaque étage de la
maison où vous utilisez un appareil à combustion.
Si une personne présente des symptômes d’intoxication (maux de tête,
nausées, vomissements, etc.) évacuez-la du milieu et appelez immédiatement le
911.
Il est fortement recommandé d’installer un extincteur portatif de type poudre
ABC d’un minimum de 5 lb à proximité d’une sortie.
Le ramonage est-il obligatoire?
Oui, le ramonage est obligatoire pour éviter un incendie avec un appareil
producteur de chaleur. Au moins une fois par année, toute cheminée communiquant
avec un appareil producteur de chaleur, incluant les poêles aux granules, à l’huile,
au bois (excluant les poêles au gaz propane) doit être inspectée et ramonée par
un ramoneur professionnel.
Odeur de fumée?
Une odeur de fumée dans la maison indique que votre appareil de chauffage
n’évacue pas la fumée convenablement. Ce problème peut être la cause, par exemple,
d’une obstruction dans la cheminée.
En plus de constituer un risque d’incendie, ces entraves à votre appareil
de chauffage peuvent causer une intoxication au monoxyde de carbone.
La créosote et le ramonage!
La créosote est un dépôt croûteux formé par la fumée montant dans la cheminée
et qui peut s’enflammer lorsqu’il y a accumulation.
Le bois sec prend feu plus rapidement, brûle mieux et dégage moins de
fumée que le bois vert qui contribue grandement à la formation de créosote.
Vérifier régulièrement la cheminée et le tuyau de raccordement pour
déterminer le rythme d’accumulation de la créosote.
Nettoyez la cheminée ainsi que le tuyau de raccordement lorsque les
dépôts deviennent visibles et adhèrent au chemisage de la cheminée.
Les vieilles installations peuvent nécessiter des ramonages fréquents,
parfois toutes les trois semaines.
L’utilisation d’un appareil de chauffage au bois de haute efficacité, une
installation conforme et des techniques de chauffage appropriées diminuent
considérablement les risques de feu de cheminée.
Le 28 septembre 1929 naissait Adélard Bergeron sur le chemin du Portage, dans la commune de L’Anse-Saint-Jean. Ses parents, Ulysse Bergeron et Marie-Louise Lavoie, sont arrivés à Rivière-Éternité quand il avait 5 ans, mais Adélard se rappelle très bien du 25 mai 1935, la journée du grand feu.
Adélard Bergeron et Carmelle Gaudreault se sont fréquentés trois ans avant de se marier.
« Quand l’église a brûlé,
il y avait beaucoup de femmes et d’enfants qui s’étaient ramassés à
L’Anse-Saint-Jean avec le curé. Ça pleurait, pis ça criait, je me rappelle bien
de ça. Antonio Bouchard, lui il avait un char, alors il transportait le monde.
J’avais 5 ans mais je m’en souviens certain! Tout a brûlé de la Boîte à sauvages
jusqu’aux côtes du pont, à L’Anse-Saint-Jean, du côté nord. Toute la montagne a
brûlé. Et quand l’église a brûlé aussi, même le curé Bouchard criait! Il venait
juste de la bâtir. » Et Adélard de poursuivre : « Y’avait pas
grand-chose dans ce temps-là, quand tu perdais tes affaires, je vais te dire
que ça brassait! Tu perdais tes animaux, tu perdais toute! À L’Anse-Saint-Jean,
on est retournés dans la vieille maison qu’on avait, et mon père il s’est
rebâti, il a rebâti sa maison à la même place! »
Carmelle Gaudreault, également
native de L’Anse-Saint-Jean, est arrivée à Rivière-Éternité à l’âge de 10 ans. Celle
qui est née le 23 mars 1935 se souvient : « Mon père Herménégilde
Gaudreault était forgeron, comme son père Édouard. C’est à Rivière-Éternité
qu’il a bâti sa boutique, il y avait un restaurant, le bureau de poste, une
table de pool. C’est là que j’ai rencontré mon mari, on s’est fréquentés 3 ans,
puis on s’est mariés dans la nouvelle église le 13 avril 1955. Ma mère Rosalie
Lavoie était souvent malade, alors nous les enfants, on s’occupait de la
boutique. J’ai quitté l’école à 14 ans quand ma grande sœur Diana s’est
mariée et qu’elle a quitté la maison. On était 10 à table. L’école, je pouvais
pas aimer ça, ma mère était malade, il fallait bien en avoir soin, et des
autres plus jeunes aussi! »
Carmelle se rappelle très peu
de sa vie à L’Anse-Saint-Jean, juste un souvenir est cependant resté :
« On n’a jamais eu de fête à Noël, nous autres c’était le jour de l’An. Le
seul souvenir dont je me rappelle de L’Anse-Saint-Jean, j’étais pas haute mais
je me souviens, le dimanche après-midi, maman nous envoyait chercher un casseau
de crème glacée chez Élias Boudreault, sur la rue principale. On partait avec
un petit vaisseau, on allait chercher la crème glacée. »
La maison en haut des côtes où restent depuis toujours Adélard et sa femme Carmelle, la première du village quand on vient de L’Anse-Saint-Jean, elle se situe sur la terre à Ulysse, juste à côté de la maison qu’il avait bâti à l’époque. Le père d’Adélard travaillait dans le bois, il faisait des chantiers. « À 14 ans moi aussi je bûchais dans le bois. On allait d’un bord pis de l’autre, on allait bûcher là où ils avaient besoin de monde! On faisait de la pulpe. »
50 années de mariage, on le fête au chalet !
Par la suite, Adélard est devenu camionneur artisan, il charriait du bois, de la pierre, du sable, l’hiver c’était la pulpe, il se promenait partout dans le comté de Dubuc : « C’était mon camion, j’étais travailleur autonome. J’ai élevé ma famille avec ça! On travaillait fort, mais mes enfants ont jamais chômé d’argent! Dans les années 60, la nouvelle route 170 de La Baie jusqu’à Petit-Saguenay, j’ai travaillé sur ça aussi. On a fait le fond de la route, la vieille route, la route 16, elle était à part, ils l’ont changée de place ! Nous autres, on charroyait du sable, on enlevait de la cochonnerie, l’hiver on charroyait de la pulpe pour la Console. »
Une famille de six enfants au coeur de la vie de Carmelle et Adélard
Carmelle et Adélard ont six
enfants, 14 petits-enfants, et 20 arrière-petits-enfants … le 21e s’en
vient en décembre. Adélard a arrêté de chasser à l’âge de 86 ans, mais toute la
famille prend la relève. « On aime le lièvre, la perdrix et l’orignal. La
tourtière, ils ont été élevés avec ça mes enfants ! » souligne Carmelle.
« Mon mari chassait dans le coin du 4e, le lac à Denis. Il
montait par le rang de la rivière, il continuait dans le bois et de là, il
pouvait rejoindre L’Anse-Saint-Jean par Périgny. » raconte celle qui est
allée juste une fois dans sa vie à Québec avec la famille.
Le dimanche, Adélard partait à
la pêche, « j’avais pas le temps d’aller ailleurs! Je me
rappelle quand je suis arrivé ici. Ensuite je me souviens de ma première
machine, un Dodge ! J’avais 17 ans. »
Une vie c’est long mais ça passe encore assez vite !
« Nous autres, ça va
faire 66 ans qu’on est mariés, mais j’ai l’impression que c’était hier.
Sûrement parce que j’ai jamais eu de misère. Quand mes enfants étaient assez
grands, qu’ils se gardaient tout seuls, on aimait faire de la motoneige. On
allait à la messe le samedi soir et après, on partait dans les chemins du
syndicat, vers le lac à Denis. Ça coûtait pas cher dans ce temps-là, 5 piastres
de gaz et tu allais loin. On avait un petit chalet et bien souvent, on allait
coucher là ! » raconte Carmelle qui avait sa propre motoneige même si elle
n’a jamais eu de permis!
Après ça, Adélard s’est ouvert
une sucrerie en arrière de la maison, sur ce qui est devenu les terres du Parc.
« On l’a eue 13 années. On avait loué la terre au gouvernement. J’avais
proposé au Parc d’utiliser le camp quand il y avait du monde. Il suffisait
d’allumer le poêle et de faire attention au feu par exemple! Mais ils l’ont
laissé à l’abandon, la couverture vient juste d’écraser d’un bord! » La
dernière année, ils ont sorti 63 gallons de sirop avec environ 1000 entailles. La
famille participait, les enfants ont tous appris à faire du ski là! « Mais
on a dû partir, alors on s’est acheté un terrain avec une roulotte et on a fait
27 ans de camping dans le bois, sur le sentier Gagné. C’est la première année
cette année qu’on n’y va pas, depuis 1992 … c’est pas facile ! »
Le Cap trinité au Parc national du Fjord-du-Saguenay. Crédit photo : Cécile Hauchecorne
« La richesse d’une société civilisée se mesurerait plutôt par l’aptitude de ses membres à développer leurs capacités et leurs potentialités là où ils habitent. » (Méda, 1999)
Quand j’entends le mot « résilience », ce sont ceux de « menaces », d’« obstacles », de « luttes », de « pertes » et de « défaites » qui me viennent à l’esprit. Pourtant, quand je m’y plonge et que j’y réfléchis, ce sont les visages de celles et ceux dont j’ai entendu ou lu les histoires qui m’apparaissent; ces hommes, ces femmes et leurs enfants de l’arrière-pays qui se sont levés, envers et contre tous, pour défendre leur patrimoine familial et collectif.
Bien sûr cette vision romancée
est celle que je tire des manuels d’histoire ou des romans dits du terroir ou
ruraux. Il n’en demeure pas moins que j’ai pu constater, en confrontant la
fiction à la réalité, la force de caractère des gens qui habitent en dehors des
grands centres. Ce qui me frappe d’abord, dans ce qu’on appelle les milieux de
vie périphériques, pour ne plus dire petits ou éloignés, c’est la capacité des
gens qui y vivent à ne pas se laisser abattre, la solidarité qui les unit et le
fort sentiment d’appartenance qui les attache à leur territoire. La résilience
dont font preuve ces communautés est avant tout une manière d’être, une posture
devant l’adversité.
Je pense ici aux nombreuses
coupures budgétaires dans les municipalités et les organismes communautaires,
aux fermetures d’écoles et de commerces ou au manque de soins et de services
spécialisés. À chaque fois, ces communautés sont fragilisées. Pourtant, elles
trouvent les moyens de s’organiser et de surmonter, ensemble, ces événements
qui ont de lourdes conséquences sur leur mode et leur qualité de vie.
Comment ? Comment ces collectivités marginalisées, par exemple, en raison
de leur situation géographique ou économique défavorable, arrivent-elles à s’en
sortir ? À se relever après chaque coup dur ? C’est en comptant sur un
dynamisme local exceptionnel et sur la vitalité du capital humain.
Et c’est bien ce que je ressens et ce que j’observe au Bas-Saguenay depuis le peu de temps que j’y côtoie des gens du milieu et que j’apprends à les connaître. J’entends dans chacun de leurs mots la fierté et l’amour qu’ils éprouvent pour les leurs et leurs paysages. C’est cette richesse qui toujours m’emballe et me donne envie d’appartenir, avec et comme vous, à des projets nés d’efforts collectifs comme celui de la structure partenariale École-Famille-Communauté. Ce genre d’initiative témoigne de la volonté de toute une collectivité à travailler de concert pour empêcher que ne tombe dans l’oubli toute une génération de jeunes.
Saint-Félix d’Otis : véritable paradis de la villégiature
Et oui, l’automne est déjà arrivé! Et qui dit automne, dit la saison des couleurs en nature. S’il y a bien un endroit où l’on peut s’émerveiller devant les splendeurs de celle-ci tout en profitant d’une température somme toute clémente, c’est bien à Saint-Félix d’Otis!
La présence de 189 lacs et
d’une forêt majestueuse répartis sur un territoire de 235 km2
confère à la municipalité de Saint-Félix d’Otis une place de choix pour les
amateurs de plein air. Se balader dans le parc intergénérationnel tout en
admirant le magnifique Lac Otis vous offre une séance relaxation, et ce, tout à
fait gratuitement!
La proximité du Fjord du
Saguenay voire même son accès via certains sentiers ouvre la porte sur nature
généreuse et flamboyante, particulièrement en automne. Parlant de porte,
n’oublions pas que Saint-Félix d’Otis est l’une des portes d’entrée de la ZEC
Brébeuf, un autre beau terrain de jeux pour la population, mais également pour
les villégiateurs.
À seulement vingt minutes de
l’arrondissement de La Baie, Saint-Félix d’Otis est le mélange parfait entre
nature et ville!
Quand
la nature vous appelle!
On pense souvent à tort que
les villégiateurs ne fréquentent leur résidence d’été que l’été. Il est vrai
que pour certains, villégiature rime avec chaleur estivale. Toutefois comme les
températures automnales sont souvent douces et clémentes avant novembre,
certains villégiateurs voient en cette période de nature colorée une occasion
unique de profiter de celle-ci et de répondre à son appel.
N’oublions pas non plus les
chasseurs qui retrouvent en cette nature les conditions idéales pour assouvir
leur passion. D’ailleurs un petit conseil : si vous répondez à l’appel de
la nature et que vous allez vous promener en forêt pour admirer cet arc-en-ciel
de couleurs et ces sons apaisants, n’oubliez pas que la prudence est toujours
de mise!
Sur ce, nous vous souhaitons
un bel automne et nous vous invitons à venir découvrir Saint-Félix d’Otis. Vous
verrez, vous tomberez sous le charme…
Didier Gaudreault, Jacques-André Simard et David Gaudreault travaillent ensemble depuis maintenant plusieurs années.
« Ici j’appelle ça mon petit bonheur, je m’en viens pis j’ai la paix ! Ma femme Françoise, elle aimerait bien ça que je bâtisse un petit camp sur le lot, on serait ben! » Je veux bien le croire. Première visite sur les lots à bois de Jacques-André Simard et juste après quelques minutes, on se sent déjà paisible, bercé par ses histoires.
Jacques-André parle si bien des arbres qu’il en devient presque poète. Pendant 40 ans, il a tellement bien jardiné sa forêt que ses lots ont pris de la valeur au lieu d’en perdre! « Y’en a qui me disent, tu devrais vendre ça! Hey moi je l’ai toute entretenue ma forêt, c’est pas pour laisser un gars arriver là avec ses grosses machines. Ça brise tout un lot, une fois qu’ils sont passés, t’as pu rien ! C’est pas creyable ! »
Quand il travaillait pour le ministère,
Jacques-André a bien vu qu’ils n’avaient pas la même vision : « On bûchait
toute, on laissait une lisière, on bûchait toute, on laissait une lisère…
L’année d’après, c’était à terre ! C’est du bois gaspillé ! Il est pas raciné
pour ça, il est raciné pour l’ensemble! Un arbre qui est tout seul, il est
raciné pour lui, mais dans une forêt, c’est pas pareil, c’est comme une
communauté! »
Jacques-André a appris à
bûcher avec son père Jean-Marc, qui lui avait appris avec son père Théophile.
« Si tu prends toujours le plus bel arbre, la plus grosse épinette, il ne
va pas te rester grand-chose à la fin. Il faut en garder des beaux pour
ensemencer ta forêt. Mais y’en a des gros, il faut que tu les fasses. Ça prend
un certain jugement. »
Théophile Simard, il était natif de Ferland-et-Boilleau, mais la terre agricole, c’était à sa femme, Amanda Gagné. Quand elle avait 5 ans, ses parents sont arrivés de L’Anse-Saint-Jean par la mer, au quai à Petit-Saguenay et ils ont remonté de long de la rivière! Ils ont d’abord hiverné au moulin de la Poussière, aux remous du petit Bras. Ensuite, ils ont acheté le lot au dénommé Richard Martel, et travaillé fort pour défricher la terre, cette même terre où vit actuellement Jacques-André, juste à côté de son frère Denis, qui lui s’occupe de la ferme.
David et Didier Gaudreault,
les deux propriétaires des Ateliers Bois de Fer, travaillent depuis plusieurs
années avec ce bûcheron d’expérience. Jacques-André les fournit en merisier,
mais surtout, c’est un partage de connaissance qui s’opère ici. Faut voir
comment David et Didier observent Jacques-André quand il travaille sur son
moulin. Et Jacques-André, qui déteste par-dessus tout que l’on gaspille le
bois, est tellement heureux de pouvoir participer à la création de ces belles
tables.
« Ça a de la valeur ça
là, ce qu’ils font eux autres Les Ateliers Bois de Fer dans la paroisse, c’est
une véritable richesse, cette belle relève. Ils font du beau avec des
arbres pas drette et pleins de nœuds. », conclut avec le sourire Jacques-André,
avant de retourner à son moulin.
En une phrase, École-Famille-Communauté c’est une structure partenariale au bénéfice de la réussite éducative des jeunes au Bas-Saguenay qui réunit des acteurs des milieux scolaire, municipal et communautaire ainsi que des comités-famille. Mais concrètement, ça veut dire quoi ?
D’où vient l’idée ?
De récentes recherches en éducation ont montré qu’il était primordial que les écoles, les familles et les communautés travaillent ensemble pour favoriser la réussite éducative des jeunes. Conscients de cet enjeu, le Consortium Régional de Recherche en Éducation et les groupes de mobilisation famille/jeunesse du Bas-Saguenay ont uni leurs forces pour mettre sur pied une structure partenariale École-Famille-Communauté qui répondrait aux besoins de notre milieu.
Pilotés par un comité de
recherche, des acteurs des milieux scolaire, municipal, communautaire et des
familles se sont mobilisés afin de se donner les moyens d’offrir à tous les
jeunes du Bas-Saguenay des conditions gagnantes pour leur permettre de se
développer pleinement. Ainsi, la structure École-Famille-Communauté se veut
être une ressource pour appuyer les jeunes et leur entourage, et ce, dès leur
première année de vie. Ce projet, qui a pris forme le 10 août dernier avec
l’entrée en poste de deux nouvelles coordonnatrices, répond véritablement aux besoins
des élèves, des familles, des écoles, des municipalités et des organismes
communautaires puisqu’il est né d’une réflexion collective citoyenne et non pas
d’une instance ou d’un groupe externe. Les gens de la structure s’engagent
d’ailleurs à travailler de concert avec vous, les jeunes, les familles, les
membres du personnel scolaire, les gens des municipalités, les intervenants de
tout genre, les agents des milieux communautaire, artistique et sportif.
Qu’est-ce que la réussite
éducative ?
Quand on parle de réussite
éducative, on ne fait pas seulement référence à l’école. On parle aussi des
autres milieux de vie dans lesquels évolue l’enfant ou l’adolescent,
c’est-à-dire la famille et la communauté. On entend alors par « réussite
éducative » tout ce qui touche à l’instruction (les savoirs académiques),
mais aussi à la socialisation et à la qualification.
Dans cette optique, il importe
de transmettre aux jeunes des valeurs, des aptitudes et des comportements
utiles au fonctionnement en société (socialisation) et de les préparer au monde
du travail en tenant compte de leur potentiel tant sur les plans intellectuel
que social, affectif et physique (qualification). S’ajoute alors à la réussite
scolaire tout ce qui permet aux jeunes de s’épanouir pleinement et de devenir des
citoyens responsables et ouverts sur le monde.
Nos trois grands axes
La structure
École-Famille-Communauté a défini, en collaboration avec les gens du milieu,
trois priorités d’action en fonction des besoins des jeunes en termes de
réussite éducative, soit l’innovation pédagogique, l’accès à des services de
proximité et une offre d’activités culturelles et sportives diversifiées. Nos
comités de travail se mobiliseront autour de ces trois grands thèmes pour
mettre sur pied des actions qui auront des retombées concrètes dans la vie des
jeunes du Bas-Saguenay et qui correspondent à leurs intérêts.
Les coordonnatrices
Formée en travail
social, Gabrielle Desrosiers s’est spécialisée en intervention auprès
des communautés. Elle a d’abord travaillé auprès des femmes, des aînés, des
familles, puis des acteurs en petite enfance, ayant toujours à cœur de soutenir
le changement social porté par la collectivité. Son coup de cœur pour le
Bas-Saguenay et les gens qui y habitent dure depuis maintenant cinq ans. Elle y
a fondé sa famille et est maintenant l’heureuse maman de deux enfants.
Passionnée, impliquée et à l’écoute, elle aime tisser des liens entre différents
univers (tels que ceux de l’art et de l’intervention) et entre les générations.
Ses moments de repos ? Les mains plongées dans la terre en compagnie de
ses plantes potagères !
Issue du monde des lettres et
de l’enseignement, Andréanne R.Gagné s’intéresse d’abord et avant tout à
l’être humain. Créative, ouverte d’esprit et dynamique, elle possède les
compétences et les qualités pour faire bouger la structure. Consciente des
enjeux liés aux milieux ruraux, elle est à l’écoute des gens et ne craint pas
de prendre les devants pour faire avancer les choses. Elle aime prendre part à
des projets collectifs et participer à la vie communautaire. Son passe-temps
préféré ? Lire un bon roman, près du feu, couchée dans un hamac.
À venir : semaine de
lancement
Les coordonnatrices sont en
train d’organiser une semaine de lancement qui se déroulera du 19 au 25
octobre 2020 dans les cinq municipalités du Bas-Saguenay, soit
Ferland-et-Boilleau, L’Anse-Saint-Jean, Petit-Saguenay, Rivière Éternité et
Saint-Félix-d’Otis. Suivez-les sur la page Facebook du Trait d’Union
pour connaitre l’horaire des activités, suivre leurs déplacements et assister
en direct aux dévoilements dont celui du nom et du logo de la structure.
On veut te connaître !
Tu es un jeune du
Bas-Saguenay ? Un parent ou un grand-parent actif et dévoué ? Un artiste,
une passionnée de la faune, un musicien ou une guide d’aventures qui
souhaiterait s’impliquer auprès des jeunes de sa communauté ? Écris-nous
aux adresses gabrielle.desrosiers@csrsaguenay.qc.ca et/ou
andreanne.rgagne@csrsaguenay.qc.ca.
Le Jardin des Défricheurs, à Ferland-et-Boilleau, vous propose une nouvelle façon de passer une très belle soirée. Autour d’un feu, on cuisine ce que l’on vient de récolter, un conteur anime l’imagination des papilles gustatives satisfaites, et sous les étoiles, c’est à la fois brut et sublime.
« En réunissant ainsi la cuisine et la culture, on veut que les gens vivent une expérience, partage Joëlle Gagnon, propriétaire du Jardin des Défricheurs. Ces soirées se font en partenariat avec Jonathan Grenon, chef à l’Auberge des Battures, président de la Table Agroalimentaire Saguenay-Lac-Saint-Jean et ambassadeur Zone Boréale. Cet été, lors de la première édition, on a mangé du risotto aux champignons sauvages. C’était vraiment de la cuisine haut de gamme. Manger local, cela peut être très raffiné ! »
Du côté culturel, la collaboration se fait avec des artistes de la région. Cet été, ce fut le conteur de Sainte-Rose-du-Nord Ken Villeneuve et le 17 octobre prochain, l’événement se déroulera accompagné du musicien Ovide Coudé. Il n’y a que 25 places, la proposition est intime et permet également de venir visiter en après-midi les jardins.
Pour toute information, vous
pouvez appeler le Jardin des Défricheurs au 581-998-8035
Ce n’est pas moins de 50 kayakistes qui ont pris d’assaut le grand lac Ha! Ha!, durant la 2e fin de semaine de septembre. Ce magnifique plan d’eau situé à Ferland-et-Boilleau peut à la fois être calme et zen, tout en ne laissant pas les plus sportifs sur leur faim lorsque se lèvent les grands vents.
Les
adeptes n’ont d’ailleurs pas tari d’éloges sur la beauté des lieux avec sa presqu’ile
bordée d’eau limpide et son camping du Camp d’accueil lové au creux
d’imposantes montagnes rappelant le majestueux fjord.
Dame Nature qui était également de la partie a certainement contribué à faire de cet événement un grand succès. Les commentaires positifs sur l’organisation, le déroulement des activités, les repas, l’amabilité des bénévoles et le choix du site pour ses infrastructures, un imposant camp en bois rond agrémenté d’une chaleureuse cuisinière d’antan, ont fusé de toute part.
Quant
aux kayakistes, du débutant à l’expert, ils y ont trouvé leur intérêt. Une
première sortie d’environ 1 heure en matinée, accompagnée d’une petite capsule
historique sur le déluge de 1996, la digue, le déversoir et le site du pont
couvert, maintenant pourvu d’une scène de spectacle pour les festivals, lançait
les festivités. Puis, une pause chocolatines et thé du labrador, précédait deux
ateliers des plus pertinents pour ceux qui pratiquent ce sport aquatique :
techniques de récupération, (comment réintroduire son kayak lors d’un
chavirement), équipements de base, quelques notions de sécurité et
démonstrations d’esquimautage y étaient présentés.
Suivait un second atelier donnant des trucs et astuces pour charger adéquatement un kayak lors d’une expédition ou d’une petite sortie. S’en sont suivi des échanges et partages de connaissances sur le sujet.
Pour
le plaisir de tous, un diner « à la bonne franquette », et mettant en
vedette des produits régionaux, a été servi : soupe aux gourganes,
petit pain fromage bacon, gourmandises de la boulange du village, et sans
oublier le fameux fromage « squick squick », gracieuseté de la
fromagerie Boivin.
En
après -midi, différentes sorties étaient proposées, et ce afin de pouvoir répondre
aux attentes de chacun. Ce fut pour tous l’occasion de s’extasier sur le
paysage et la chance de pagayer avec de somptueux huards au chant si gracieux,
sur un lac encore cerclé de plusieurs kilomètres de forêt vierge. Une
participante, Nicole Otis témoigne : « En tant que débutante, j’étais
très nerveuse, mais, j’ai tellement eu de bons conseils ! Comment
embarquer dans le kayak, la gestion du gouvernail, la bonne prise de la pagaie,
etc. Les plus expérimentés sont très heureux de te conseiller et se font un
plaisir de t’aider! » Elle souligne
pour finir : « Le camping du Camp d’accueil est l’endroit
parfait pour le kayak! Pas de motomarine et peu de gros bateaux à moteur. Un
endroit propre où les gens sont respectueux de la nature. »
En fin
d’après-midi, c’est l’heure de l’apéro sur la grande plage pour partager un Km12
offert par la municipalité de Ferland-et-Boilleau, très fière de participer à
la production de ce gin régional, par la distillation d’une composante
importante à son usine, soit la pousse de sapin. Ce sera l’occasion pour Michel,
un cueilleur d’expérience, de faire un bref exposé des étapes qui mènent de la
récolte jusqu’à la mise en bouteille.
C’est sur
cette note festive, parfait préambule, que débutera la soirée. Après avoir
partagé un repas réconfortant, visiblement repus par une généreuse lasagne et
un dessert aux bleuets, un autre trésor régional, certains ont poussé le
plaisir jusqu’à faire une sortie sur l’eau à la lampe frontale. Tandis que
d’autres, autour d’un feu, racontaient joyeusement des récits rocambolesques de
leurs aventures
C’est
après un copieux brunch que les participants ont repris la route le lendemain.
Il n’est sans aucun doute pas présomptueux d’affirmer, vu les appréciations
entendues tout au long de cette belle fin de semaine, qu’à peu près tous
reviendront fouler le sol de mon beau coin de pays pour venir pratiquer cette
activité passionnante qu’est le kayak.
La municipalité de Petit-Saguenay a adopté récemment une réforme de son programme d’aide aux entreprises afin de soutenir les entreprises affectées par la pandémie et de susciter davantage d’investissements sur son territoire. Certains volets du programme existant sont donc bonifiés et un nouveau volet est annoncé, soit une aide financière à toutes les entreprises qui auront connu une baisse de revenus significative en cette année de pandémie.
L’aide maximale accordée par la
municipalité aux entreprises qui investissent à Petit-Saguenay passe ainsi de
2 500 $ à 5 000 $. Cette aide peut être utilisée pour réaliser des
investissements en infrastructures, pour créer de nouveaux emplois ou pour des
projets de commercialisation en ligne. Dans le cadre du volet concernant la
COVID-19, les entreprises ayant subi une baisse de revenus de 30% et présentant
un déficit financier pourront obtenir une aide pour rembourser une partie de
leurs frais fixes.