Accueil Blogue Page 117

La mémoire, c’est l’âme du village !

La toponymie, c’est à dire les noms qui désignent les lieux, a beaucoup à voir avec la tradition orale. Tous ces noms nous font découvrir une région à travers des récits qui parfois deviennent des légendes. En plus des noms de village, de hameaux ou de plans d’eau, on retrouve aussi sur le territoire ce qu’on appelle des lieux-dits, qui peuvent désigner un champ, un détour, une forêt ou un marais. Transmis de génération en génération, ces noms relient les gens entre eux, les rassemblent un peu comme le ferait une soirée autour d’un feu. Le langage particulier à chaque village devient ainsi le fil conducteur d’un réel sentiment d’appartenance.

Le détour de la Dalle, la Boîte à sauvages, le Cabanage, le lac Caille, la Côte de terre noire, Pis-Sec, Saint-Fiacre, le Coin des routes, la Côte terre forte; s’intéresser à tous ces noms qui embellissent l’histoire du Bas-Saguenay, c’est un peu comme récolter les essences d’une mémoire encore bien vivante. Et le fabuleux de tout cela, c’est qu’il n’y a pas de vrai, ni de faux, personne n’a tort ou raison, il y a juste des phrases qui vagabondent au fil des histoires qui sont racontées.

Un lieu est nommé et l’histoire ne fait alors que commencer ! Prenons l’exemple de la fosse La Poussière sur la rivière Petit-Saguenay. D’où tire-t-elle son nom ? On a trouvé de l’or, de la poussière d’or à cet endroit ? Il y avait des moulins à scie dans le coin ? Ou bien ce sont les rayons du soleil qui se jettent dans l’eau ? Certains racontent qu’à la fosse de La Poussière, quand le soleil se lève à travers les arbres, on voit les rayons pénétrer dans l’eau comme de véritables chemins de lumière. C’est alors que, dans cette eau peu cristalline, l’on aperçoit soudain comme de la poussière.

Un lieu est nommé et l’histoire ne fait alors que commencer ! Prenons l’exemple de la fosse La Poussière sur la rivière Petit-Saguenay.

La boîte à sauvages est sans conteste le lieu-dit qui a permis de récolter le plus de versions différentes. Tout le monde sait à peu près qu’elle se situe à la sortie de Rivière-Éternité en allant vers Saint-Félix-d’Otis, au hameau qu’on appelle aussi Hébert, et si on dit encore de nos jours : « tu restes dans le boute de la boîte à sauvages ! », l’origine de son appellation reste sujet à multiples interprétations.

Certains parlent de cabanes construites rapidement sur le bord du chemin, d’autres d’une maison abritant des âmes égarées aux mœurs légères. Tout en continuant l’enquête, la piste se précise : « La Pointe sauvage, j’ai souvent entendu dire La Pointe sauvage mais La boîte à sauvages, ça je ne l’ai jamais entendu. Tu devrais demander à Rémi Gagné, le maire de Rivière-Éternité, lui il doit la savoir l’histoire ! »

Laissons donc la parole au premier magistrat du village : « Quand les premiers colons sont arrivés à Rivière-Éternité, il y avait des indiens qui demeuraient au grand lac Éternité, et ils avaient installé une boîte pour le courrier le long du chemin. D’ailleurs, quand ils ont fait le tournage du film Robe Noire, la tente d’indiens était justement sur le bord du grand lac Éternité … un endroit magnifique ! »

L’histoire se confirme avec l’arrière-petit-fils du postillon Charles Côté. Ce dernier, qui a marché jusqu’à l’âge de 93 ans, faisait l’aller-retour Petit-Saguenay-La Baie à pied toutes les semaines. « Il passait la malle dans les années 1930, 1940, au début de la colonisation de Rivière-Éternité, et il s’arrêtait à la boîte à sauvages. »

Il faut savoir prendre le temps si on veut connaître le fin fond d’une histoire. Au moment des explications, les détours sont souvent de mise. Ainsi, il en va de même au sujet de Pis-Sec, un lieu-dit de Petit-Saguenay. « Anciennement ici c’était des rangs, et t’étais toujours au bout d’un rang. T’avais le rang Saint-Joseph qui faisait le village jusque chez nous, en haut de la côte. Le chemin Saint-Louis qui passait de l’autre bord de la rivière. Il y avait un pont couvert dans le temps. Pis après ça y’avait Saint-Antoine qui décollait d’un bord, pis Saint-Étienne de l’autre, mais ils rentraient pas à la même place. Et Saint-Marc, c’est juste après Saint-Antoine. Là on appelait ça Pis-Sec, c’est parce que ça poussait pas, les vaches donnaient pas de lait, la terre c’était rien qu’du sable ! »

À Petit-Saguenay, historiquement il était bien rare que l’on appelle les rues par leur nom. On dira plutôt : « De l’autre bord de la rivière; de ce côté citte du pont; du côté de l’église; la petite rue; la vieille côte; la côte neu’; la Coulée. » Faut dire que les pancartes manquent terriblement de poésie. Avant la rue du Quai s’appelait le Chemin de la mer. Il y avait même trois places qu’on appelait la mer à Petit-Saguenay, la mer du village, la mer de la Grosse île et la mer de Saint-Étienne.

Du côté de L’Anse-Saint-Jean, on arrive toujours par le Coin des routes, qui se trouvait avant au niveau de la rue du Coin justement. Celle que l’on nommait alors la route 16 était faite de sable, une vraie planche à laver, ceux qui l’on empruntée s’en souviennent ! Cela prenait 3 heures pour se rendre à Chicoutimi. En 1959, la 170 a remplacé la route 16 et en a modifié le tracé, mais l’appellation du Coin des routes, elle, n’a pas bougé.

Le quai de L’Anse-Saint-Jean à l’époque des goélettes.

En allant vers le fjord, sur les hauteurs, il y a une place qu’on appelle Saint-Fiacre. En 1930, au moment de la crise, plusieurs habitants de L’Anse-Saint-Jean auraient reçu des lots dans ce coin-là. Aucune habitation n’est construite, mais les nouveaux propriétaires y faisaient du foin, des jardins ou du bois de poêle pour leur propre compte. Sur certains lots, il y avait aussi des lacs où l’on pouvait pêcher de belles truites. Il faut dire qu’à ce moment-là, beaucoup de territoires étaient sous la gouverne de la famille Price. Après avoir travaillé dur pour la défricher, il s’est avéré que la terre était bonne pour la culture. C’est peut-être pour cela qu’on appelle cette partie du village Saint-Fiacre, le patron des jardiniers.

Et sur le bord du fjord, là où les tentes du camping municipal s’installent chaque été, il y avait des champs et bien droite face au fjord, une vieille grange du rang St-Thomas y avait été déménagée, puis rénovée. « On appelait cet endroit le Beauvoir. C’était une place où les gens du village se retrouvaient, les anciens jouaient aux cartes, les jeunes venaient fêter, dans ce temps-là tout le monde se retrouvait ensemble. On fêtait la Saint-Jean, il y avait des chansonniers à une époque, et même du théâtre. L’Anse-Saint-Jean était une place réputée pour ses veillées au bord du fjord ! »

Et les chenaux au bout de Périgny, ça vient d’où ce nom ? Voici l’occasion de prendre un petit cours de grammaire : « Les chenaux … pluriel de chenail ! C’est toutes des petites chutes en cascades avec un dénivelé assez haut qui se trouvent dans le coin de la première grosse côte. Les chenaux, ça commence après la dernière maison située dans le rang de Périgny, et maintenant, ça s’est étendu à tout le territoire qui est en arrière de ça. »

Si certains lieux-dits ont plusieurs histoires, ici on a à faire à un même endroit qui a connu plusieurs noms. À une époque à L’Anse, tous ceux qui travaillaient dans le bois avaient juste trois places où ils pouvaient échanger le fruit de leur labeur contre des denrées de subsistance. « Le curé Bouchard n’aimait pas que le bois, on soit obligé de le vendre à Oscar Boudreault, Édouard Harvey ou Arthur Bouchard ! C’était les seuls qui fournissaient la mélasse, le sirop, la farine au village. Alors le curé il a fondé le syndicat ! » et c’est ainsi qu’à une époque, quand on allait sur les chenaux, on disait plutôt qu’on allait sur le syndicat !

La route 16 traverse Saint-Félix-d’Otis, une municipalité qui ne manque pas d’eau.

Les lacs ont également tendance à changer de nom. À Saint-Félix-d’Otis, une municipalité qui ne manque pas d’eau, le lac Otis s’est déjà appelé le lac Caille. Il est paraît-il des automnes où il était blanc. : « Il y avait des oiseaux, un peu comme des perdrix, des perdrix blanches, il y en avait, c’était une affaire terrible. Le monde s’en chassait pour l’hiver. Et le lac des Îles, en réalité il s’appelle le lac Azot ! Nous les affaires qu’on te dit là, c’est des histoires vécues. Les perdrix blanches, c’est mon père qui m’a conté ça. »

Pour conclure ce voyage, restons si vous le voulez bien dans cette partie du territoire avec le petit Lac Saint-Jean, que l’on rejoint du haut des chenaux, juste après la savane, en suivant la rivière de la Catin. Le petit Lac Saint-Jean, c’est bien ainsi que le majestueux lac Brébeuf s’appelait avant, et comme elle y prend sa source, il paraitrait qu’il aurait même donné son nom à la rivière Saint-Jean.

Les noms de lieu évoluent constamment et font partie de notre mémoire vivante. Avant l’arrivée des premiers explorateurs, plusieurs de ces lieux que nous habitons aujourd’hui avaient déjà une appellation autochtone. Comme le relate par exemple notre dossier précédent sur l’histoire de la présence autochtone au Bas-Saguenay, la rivière qui se jette dans l’Anse Brise-culotte à Petit-Saguenay portait à l’époque le nom de Ouatapimiscou, qui désigne « une espèce de cabane à castor ». Plusieurs autres noms de rivières et de lacs d’origine amérindienne figurent ainsi sur les premières cartes. Là aussi, les histoires devaient être innombrables, mais se sont malheureusement perdues avec le temps.

Comme on peut le voir, la mémoire vivante est bien ancrée dans la toponymie du Bas-Saguenay. Le travail effectué dans le cadre de ce dossier n’est pas exhaustif et les versions quant à la désignation des lieux semblent varier énormément. Vous êtes donc chaleureusement invités à poursuivre avec nous l’aventure, en nous envoyant vos propres histoires qui pourraient nous aider à mieux comprendre le nom des lieux, par courriel au redaction@fjordsaguenay.ca ou sur notre page Facebook. Vos histoires nous aideront à cartographier l’histoire orale de notre belle région et à perpétuer la mémoire des anciens.

Merci à Georgette Bouchard, Élias Côté, Joël Côté, Jérémy Gagné, Nancy Gagné, Rémi Gagné, Richard Gagnon, Léon Houde, Dany Thibeault, Jean-Marie Thibeault, Fernande Tremblay, Ita et Réginald Waltzing. La réalisation de ce dossier n’aurait pu se faire sans votre précieuse collaboration.

Entre-nous

Dialogue entre deux artistes d’ici sur le rôle de l’oralité dans la création de sens

Marie-Andrée Gill est une auteure originaire de Mashteuiatsh qui a publié deux recueils de poésie, Béante et Frayer. Elle réside à L’Anse-Saint-Jean et prépare en ce moment un livre d’artistes qui a pour titre Au village.

Henri Normand est un cinéaste indépendant qui tourne actuellement son deuxième film intitulé Les artisans de la mémoire, un documentaire portant sur le rôle de la culture dans le processus de revitalisation du village de Petit-Saguenay. Il travaille également sur un livre-CD avec le conteur saguenois Élias Côté intitulé Ce qui coule dans nos veines.

Marie-Andrée : Ce qui fait qu’une langue est vivante, c’est qu’on la laisse s’adapter à son environnement, c’est qu’on est fier et content de répéter les expressions de nos grands-mères pis de nos grands-pères, et aussi qu’on en invente des nouvelles, qu’on en mixe deux en même temps comme le ministre Sam Hamad l’a fait l’année passée avec son mémorable call du parlement : « Faut pas avoir inventé la roue à trois boutons ». Moi des phrases de même, écoute, je trouve ça parfait.

C’est ça une langue vivante. Qui se déplie dans tous les sens sans complexe. Qui s’imagine, s’invente et se réinvente et surtout, qui explique le réel par des images toujours fortes et poétiques. Tsé ici quand j’entends « Lui c’t’une vraie queue de veau » pour dire de quelqu’un qui est toujours d’un bord, pis l’autre, je trouve ça beau. Pis après je peux en inventer pis chirer là-dessus en disant : « Lui on dirait qui est assis sur un poteau de laveuse » mettons!

Henri : C’est vrai c’que tu dis à propos de l’inventivité du langage. Il me semble qu’on peut pas y échapper en plus. La première chose que tu fais quand tu grandis, c’est apprendre à nommer le monde qui t’entoure. Et puis après, très vite tu te rends compte que le monde réel déborde celui des mots. L’écrivain Fernando Pessoa souligne ça dans son œuvre; y a trop de phénomènes, et pas assez de mots disait-il. Alors, pour pallier ce manque de mots, le langage a développé le moyen de faire du sens à partir de la sonorité. La langue, c’est plus qu’une façon de parler, c’est une vision du monde et de la vie, c’est une trace de l’histoire singulière d’une personne et de sa communauté d’appartenance.

Pour moi, la « parlure » du conteur Fred Pellerin, c’est comme un voyage dans l’imaginaire vécu à travers les récits de vies des gens ordinaires, les récits de ceux qui ont une vie si banale qu’on croit la connaître sans rien en savoir. L’intérêt ne provient pas seulement des anecdotes qui se racontent, mais des images que fait naître la musicalité particulière de leur expression orale. C’est surtout ça qui m’intéresse quand j’écoute Élias Côté faire son spectacle de contes, la musicalité unique de ses mots, de ses expressions, de ses tournures de phrase.

Marie-Andrée : C’est ce qui fait fleurir la beauté des gens d’ici, la poésie, cette parlure dont tu parles. Dans ma pratique d’écriture, je m’intéresse à capter ce langage du réel, puisque selon moi, c’est la langue même du territoire. Écrire c’est vouloir traduire le monde dans lequel je vis, avec ses paysages, ses animaux, ses humains et surtout, puisque que c’est de l’écriture, son langage. En faisant ça, je vais toucher une certaine vérité particulière du monde et de l’époque dans laquelle je vis. Écrire c’est transcrire un lieu, un moment. Alors ce que je fais se rapproche d’une littérature sociologique et même anthropologique.

Je me promène, je note dans mon cahier ce que j’entends autour ou des fois c’est juste des mots avec lesquels on vit chaque jour : pick-up, sapinage, joual vert, érable à sucre, rivière, tabarnak. Pis après je travaille à partir de là.

La langue s’expatrie, elle évolue en parallèle et grandit à sa façon, comme un enfant qui part de la maison. Dans son ouvrage La langue rapaillée. Combattre l’insécurité linguistique des Québécois, Anne-Marie Beaudoin Bégin, une linguiste vraiment hot, (suivez-là sur Facebook, elle s’appelle L’Insolente linguiste) nous dit tout ça. Je prends la peine d’écrire dans un registre familier, parce que ça fait partie de mon identité. Je pourrais écrire dans un registre soigné et pointu, mais je pense pas que j’aurais autant de plaisir, et puis y aurait quelque chose qui se perdrait dans cette normalisation. Moi ce qui m’intéresse, c’est la couleur singulière que prend l’oralité. C’est plus une richesse qu’une pauvreté, contrairement à ce que disent les gardiens de la rectitude et du bon usage en France.

Henri : Tout à fait. Ce qui fait la richesse d’une langue, qu’elle est vivante, c’est la façon dont elle s’adapte aux changements, qu’elle intègre ses propres inventions qui viennent de l’usage courant. Prends comme exemple le film Pour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perreault. Si on le doublait en français « correct », ça serait ridicule. Plus que ridicule même, le film n’existerait plus. Alexis Tremblay, la « vedette » du film, dont la force de la présence est assurée par le caractère unique de son langage, il disparaîtrait, tout bonnement. Toute son histoire est inscrite dans sa façon de parler. Faut imaginer ça pour arriver à comprendre à quel point l’oralité est plus dense de sens qu’on peut croire, et comment la langue nous raconte au-delà du sens des mots. L’oralité, c’est loin d’être juste un accent.

Les légendes du Saguenay

C’est ainsi que naquirent trois larges entailles… le Cap Trinité. Crédit photo : Cécile Hauchecorne.

Les légendes font partie de nos vies, les parents s’en servent pour endormir leurs enfants ou encore pour calmer les jeunes plutôt malcommodes. Tellement d’enfants ont craint le bonhomme sept heures! Elles sont aussi les histoires que l’on conte, l’été, lors d’une soirée autour d’un feu de camp. Une légende c’est un récit qui a été mis par écrit pour être lu publiquement.

C’est au XVIe siècle que la légende devient peu à peu un récit à caractère merveilleux où les faits historiques sont modifiés selon l’imagination populaire ou encore pour la forme poétique. Aujourd’hui, le mot légende est devenu synonyme du mot mythe, car on raconte des faits qui ne peuvent être prouvés ou qui ont été enjolivés pour rendre plus intéressante l’histoire qui est contée.

Plusieurs légendes se basent sur des croyances religieuses comme par exemple, les légendes amérindiennes où les animaux peuvent parler et nous venir en aide. Cela part de l’animisme, croyance selon laquelle chaque être, animé ou non, possède un esprit. Les légendes peuvent aussi se baser sur les exploits d`une personne. Il y a le fameux exemple d’Alexis le Trotteur, l`homme qui courait plus vite qu’un cheval et qui rivalisait avec des trains en marche.

La plupart des légendes du Saguenay ont été créées à partir des croyances autochtones et des hommes ou des femmes qui ont marqué notre histoire par leurs actes ou leurs prouesses. Une de nos légendes est celle de Mayo, ce dernier serait un géant et notre premier ancêtre selon certaines croyances amérindiennes.

Pour faire court, Mayo s’opposa à Enin, un démon affreux qui avait envahi le fjord. C’est avec une force surnaturelle que le géant a lutté contre cette hideuse bête. Durant cette bataille, Mayo a pris Enin par la queue et lui a brisé le front sur un mont qui s’élevait le long du fjord. C’est ainsi que naquirent trois larges entailles… le Cap Trinité. On dit que, dans chaque légende, il y a une part de vérité, sauf qu’au fil des années, cette part de vrai est devenue invisible à nos yeux, car le réel et l’imaginaire se sont mélangés pour devenir indissociables.

L’Anse-Saint-Jean est prête à recevoir les touristes !

Cet été encore, le service de navette terrestre sera de retour au quai de L’Anse afin de permettre aux touristes d’aller faire le tour du village et de se rendre jusqu’au Mont-Édouard. Ils pourront l’emprunter aussi pour se diriger vers d’autres restaurants puisque l’Islet a déménagé à la montagne. La navette est également disponible pour tous les citoyens de L’Anse-Saint-Jean qui souhaitent se déplacer ou accompagner la visite!

Sur le quai, un guide touristique accueillera les visiteurs et pourra répondre aux questions concernant les services et les nombreux attraits de notre municipalité. Avec le petit kiosque qui abrite aussi la borne interactive, l’information touristique sera ainsi bonifiée. Le service de vélo-taxi sera, lui aussi, au rendez-vous pour les touristes qui veulent aller visiter l’église et la zone patrimoniale.

Des tables à pique-nique seront ajoutées sur le quai afin de permettre aux visiteurs et aux touristes de s’acheter un sandwich ou une crème glacée et de venir s’asseoir pour manger tout en s’imprégnant des paysages fabuleux.

Le cœur du village sera lui aussi valorisé avec la réouverture de l’exposition à l’église et la transformation du presbytère qui ouvrira ses portes avec de nouveaux projets. Le conseil municipal a décidé d’accepter, de façon unanime, l’offre de la fabrique de la paroisse St-Jean-Baptiste de céder le presbytère à la municipalité, pour la somme de un dollar. Un comité de travail conjoint a donc été mis en place, composé de trois représentants du conseil de fabrique et de trois représentants du conseil municipal. Ce comité a élaboré un protocole d’entente devant régir la cession du presbytère, qui a été signé le 3 mai par le maire Lucien Martel et le prêtre modérateur, l’abbé Pierre Bergeron.

Une entente devant régir la cession du presbytère a été signé le 3 mai dernier par le maire Lucien Martel et le prêtre modérateur, l’abbé Pierre Bergeron.

Le presbytère deviendra donc un centre d’art et de la culture comme l’avaient exprimé les participants lors de la rencontre d’orientation qui a eu lieu en novembre dernier. Il sera géré par un comité qui relèvera du centre communautaire la Petite École. En effet, le nouveau poste de coordonnateur de la Petite École englobera, dorénavant, les tâches reliées à la coordination des activités du presbytère de L’Anse.

La boulangerie Nuances de grains a demandé à la municipalité de louer deux locaux pour s’installer au presbytère, qui en compte neuf. La boulangerie créerait ainsi un milieu de vie attirant pour les nombreux visiteurs et touristes qui viendront manger un croissant tout en visitant les salles d’exposition dans ce nouveau centre des arts et de la culture. De plus, ce projet n’entrera pas en concurrence avec les entreprises environnantes, tout en assurant un revenu annuel au presbytère. Actuellement le conseil municipal est en réflexion et en discussion avec les propriétaires de cette entreprise artisanale, en attendant que la vente du presbytère soit conclue.

Le centre communautaire accueillera, encore cet été, les camps de jour du 26 juin au 17 août. Devant sa façade, deux boîtes à papotage seront installées contenant des légumes, fines herbes et fleurs comestibles. La population pourra venir se servir et papoter avec ses voisins, la formule a été expérimentée avec succès l’an passé à Saint-Félix-d’Otis. Une autre boîte sera installée à la garderie Mini-Monde avec la collaboration de la maison des jeunes. Ne vous gênez pas pour venir faire une cueillette, et arracher une mauvaise herbe au passage!

Les premières visites de nos animaux de compagnie

La première visite chez le vétérinaire doit se faire le plus tôt possible, afin de détecter rapidement chez votre animal des problèmes médicaux. Des visites régulières peuvent faire la différence entre un problème que l’on peut traiter facilement du fait qu’il a été diagnostiqué tôt et une infection beaucoup plus difficile à soigner, parce qu’elle a été détectée à un stade avancé.

L’examen physique vise à déterminer l’état de santé général de l’animal. Lors de la première étape, on pèsera la bête. Une perte ou un gain de poids peut être un signe de maladie. Ensuite vient la prise de la température ainsi que l’écoute des fréquences cardiaques et respiratoires. Le vétérinaire vérifiera aussi sa santé buccale, ses oreilles, ses yeux, sa peau et son pelage. Il palpera son corps à la recherche de nœuds lymphatiques plus gros et plus durs, souvent signes de cancer.

Voici quelques signaux de détresse qui justifient une consultation médicale : le changement de l’état mental de l’animal (changement dans les habitudes), des signes de douleurs musculaires ou articulaires (votre animal refuse de monter les escaliers), la perte d’appétit, de poids ou de poils. Si votre animal vomit ou a la diarrhée plus de 24 heures (présence de sang), et enfin lorsqu’il y a changement dans les habitudes alimentaires, la consommation d’eau ou le sommeil.

En travaillant en duo avec le vétérinaire, votre chien se gardera en santé plus longtemps.

De son côté, la première visite chez le toiletteur peut s’avérer une expérience très stressante pour un chiot, mais aussi pour son maitre. La préparation à la première visite chez le toiletteur est donc très importante. En s’y habituant, l’animal deviendra plus docile et ne craindra plus les instruments de nettoyage. À plus long terme, cela lui permettra de réduire son stress face aux inconnus, en plus d’assurer un bon rendement lors du toilettage professionnel.

La fréquence des soins (dents, brossage, etc.) se fera environ une fois par jour.  Pour garantir un bon apprentissage, il faut appliquer très jeune certaines techniques. En effet, dès l’âge de deux mois, vous pouvez préparer votre chiot à sa première visite en répétant ces quelques manipulations.

Les outils à utiliser (brosse, coupe-griffes, etc.) seront adéquats pour les chiots comme pour les adultes. Il est donc important d’investir et de se procurer des articles durables.

Enfin, une première visite chez le toiletteur sera facilitée par quelques attitudes préventives toutes simples, comme la manipulation des pattes qui familiarise avec la coupe des griffes. On peut également toucher ses oreilles, ce qui rendra le nettoyage et l’épilation plus aisés. Par ailleurs en mettant votre animal debout et en touchant sa queue, son corps et ses pattes, vous simplifierez le brossage, le rasage et la coupe de poils.

Bien sûr, n’oubliez pas de récompenser votre animal après chaque manipulation.

Lancement de la saison touristique estivale du Bas-Saguenay

Le 8 juin dernier, le Parc national du Fjord-du-Saguenay accueillait les intervenants touristiques des cinq municipalités du Bas-Saguenay pour la troisième édition du lancement de la saison touristique estivale.

Éric Larouche, président de l’Association touristique Saguenay-Lac-Saint-Jean et également président de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a accepté d’agir à titre de président d’honneur pour cette activité de concertation.

Après le discours protocolaire, un représentant de chacune des municipalités impliquées présentait les nouveautés de sa localité et les évènements à venir pour la saison estivale. Cette manière de procéder permet une meilleure visibilité auprès des médias et s’avère utile pour promouvoir le Bas-Saguenay dans son ensemble.  En effet, les intervenants touristiques sont davantage en mesure de conseiller les touristes sur les activités offertes sur la grandeur du territoire.

L’événement s’est terminé par une croisière jusqu’à la statue Notre-Dame de l’Éternité, gracieuseté de Promotion Saguenay, désormais propriétaire des Navettes maritimes du Fjord.

Remise du prix de la personnalité touristique de l’année 2017

Madame Dolande Fortin a été nommée personnalité touristique de l’année lors du lancement de la saison touristique.

Comme pour les années précédentes, la municipalité qui reçoit récompense une personne qui s’est démarquée pour son implication au niveau du tourisme.

Cette année, la municipalité de Rivière-Eternité a tenu à souligner l’implication de Dolande Fortin.  Conseillère municipale et présidente de la Corporation de Développement Économique depuis 2013, Dolande Fortin s’est investie corps et âme dans différents projets. Ses nombreuses heures de bénévolat, d’implication, de détermination et toujours avec l’aide de son comité, ont permis à L’Auberge du Presbytère de poursuivre sa croissance et de connaitre un grand succès. Enfin, elle a travaillé à la mise en marché de la cantine de l’Auberge du Presbytère, un nouveau service de restauration rapide qui a vu le jour durant l’été 2014.

Étant elle-même artiste, celle-ci a également travaillé à développer davantage le volet culturel de sa municipalité. Grâce à son dévouement et une volonté du milieu, un regroupement d’artistes et d’artisans composé d’une dizaine de personnes s’est mobilisé. Ce comité porte fièrement le nom de R.A.A.R.E (Regroupement des artistes et artisans de Rivière-Eternité). Grâce au R.A.A.R.E,   plusieurs  activités dans le cadre des journées de la culture ainsi qu’un symposium d’Art contemporain allaient  prendre forme, permettant d’attirer plus 2000 visiteurs par année.

Afin de souligner cette personne de cœur et pour la récompenser adéquatement, Dolande Fortin recevra également le 25 juin prochain la médaille du gouverneur.

Changement de garde à la municipalité de Saint-Félix-d’Otis

Nathalie Sergerie passe le flambeau à Brigitte Simard, la nouvelle adjointe à la direction de la municipalité de Saint-Félix-d'Otis.

C’est en avril dernier que les membres du conseil municipal de Saint-Félix-d’Otis apprenaient le départ de Nathalie Sergerie, en tant qu’adjointe à la direction et aux relations du milieu. Mentionnons que son départ est directement lié au transfert de son mari à Ottawa.

C’est une grande perte pour la communauté de Saint-Félix-d’Otis. Nathalie Sergerie s’occupait de plusieurs dossiers comme l’Otissien, le Trait d’union et la bibliothèque municipale, elle collaborait à la préparation des demandes de subvention pour différents projets, elle animait les rencontres publiques et elle représentait la municipalité à plusieurs tables de concertation.

Nous tenons à la remercier pour avoir partagé des années de sa vie au travail avec nous. Sa personnalité, son dynamisme, son professionnalisme et sa bonne humeur contagieuse nous ont tous enrichis. Nous voulons aussi souligner ses nombreuses initiatives pour améliorer la qualité de vie à Saint-Félix-d’Otis, comme, entre autres, les bacs de papotage et le Parc intergénérationnel, permettant à la municipalité de gagner deux prix au Défi santé qui ont été remis au maire lors du dernier congrès de l’Union des municipalités du Québec.

La municipalité de Saint-Félix-d’Otis lui souhaite un beau séjour à Ottawa et lui témoigne toute sa reconnaissance. Elle sera toujours la bienvenue dans le milieu.

Nouvelle adjointe à la direction

La municipalité de Saint-Félix-d’Otis est fière d’accueillir Brigitte Simard qui occupera le poste d’Adjointe à la direction et responsable des communications à partir de juin 2017.

Détentrice d’une formation en communication, Brigitte Simard possède quinze ans d’expérience en tant que gestionnaire d’équipe et directrice de projets. Elle a évolué dans le monde médiatique régional comme animatrice, journaliste et directrice générale à la direction des programmes pour CKRS Radio puis, comme directrice de marque et au contenu pour Rock Détente et Rouge FM à Montréal.

Originaire de La Baie, Brigitte Simard fait un retour aux sources afin d’évoluer dans le milieu otissien, milieu qu’elle connaît bien puisqu’elle y a une résidence secondaire.

Communiquez avec elle au 418 544-5543 poste 2209 ou à bsimard@st-felix-dotis.qc.ca
pour développer des projets et travailler en concertation avec elle pour le futur de Saint-Félixd’Otis.

L’Anniversaire du cercle de fermières de Petit-Saguenay : 75 années de passion.

Une petite cérémonie de reconnaissance a été organisée pour Louise Houde qui s’implique toujours avec cœur dans la salle des métiers.

Cette année se termine dans la fébrilité du 75e anniversaire. Au moment de lire ces lignes, les fermières l’auront déjà célébré dans la joie et l’allégresse, au magnifique site du Village Vacances Petit-Saguenay.

Le Cercle de Fermières, c’est quoi? C’est qui?

La plus grande association de femmes québécoises, dont le but premier est de promouvoir l’amélioration des conditions des femmes, tout en conservant et protégeant le patrimoine culturel et artisanal du Québec.

À Petit-Saguenay, dès 1941, sous la présidence de Madame Aimée Robinson (madame Bébé), 20 dames s’inscrivent au Cercle de Fermières. Elles sont déjà fidèles aux assemblées mensuelles qui se tiendront dans divers endroits. On y discute tissage, filage, tonte des moutons, mais aussi alimentation, recettes, cuisson du pain, premiers soins, éducation des enfants et divers problèmes familiaux. Tout cela va aider ces femmes qui se consacrent entièrement à leur famille.

De 20 membres que le cercle comptait en 1941, aujourd’hui on peut s’enorgueillir d’afficher 80 inscriptions. Depuis, beaucoup d’eau a coulé dans la rivière et des milliers de mètres de fil ont été tissés par des femmes talentueuses et à l’imagination fertile.

Nous sommes à l’ère de la récupération. Ce n’est pas nouveau pour les fermières. De tout temps, ces femmes ont récupéré tissus, lainages, boutons, draps, élastiques, etc. Pensez à une couverture de catalogne; examinez-la de plus près et vous y reconnaîtrez peut-être une robe, une chemise que vous avez portée ou des draps dans lesquels vous avez dormi. Tous ces tissus ont été déchirés ou taillés avec patience et minutie. Ainsi, elles font du neuf avec du vieux.

Les fermières du 21e siècle sont restées les mêmes qu’au siècle dernier : des femmes à l’esprit ouvert à l’apprentissage de nouvelles techniques artisanales telles la frivolité, le filet noué, la broderie, le tricot ou la courtepointe. Ainsi, elles peuvent apporter leur expertise et leur savoir-faire à tous ceux qui en ont besoin et toujours bénévolement. Elles se soucient de l’environnement et sont parfois qualifiées de « ramasseuses ».

Quelle est leur implication sociale à grande échelle?

OLO, MIRA et ACWW sont trois œuvres québécoises à caractère social auxquelles les fermières versent des dons substantiels annuellement.

OLO : Œufs – lait – orange. Il s’agit ici de fournir aux futures mamans des aliments sains afin de favoriser la naissance de bébés en santé. Ces aliments sont remis dans le cadre d’un suivi de grossesse offert par les CLSC.

MIRA : Son but est de former des chiens-guides pour les gens dont la vue est déficiente. Pour aider cet organisme, les fermières récupèrent les cartouches d’imprimante usagées.

ACWW :  Organisme qui se dévoue auprès des femmes de milieux très défavorisés. Ces dons leur permettront d’apprendre un métier et ainsi atteindre une certaine autonomie.

Enfin, chaque année, les fermières soutiennent une association différente. Pour 2017, nous avons remis une somme de 180$ à l’Association de la sclérose en plaques.

Le Cercle dispose d’un local bien éclairé, ouvert tous les jours de 9h à 21h. Certains jours, c’est une vraie ruche. On y travaille certes, mais c’est aussi un lieu de partage, d’échange d’idées, de discussion, d’entraide et souvent de réconfort. Soulignons que chaque année, quelques dames parmi les plus braves participent à des concours de tricot, de couture, de broderie, et remportent souvent des premiers prix et des mentions spéciales pour l’excellence de leurs travaux.

Le Cercle des Fermières a-t-il un avenir?

Certainement. Pour cela, il faut que toutes les femmes soient des participantes actives afin de transmettre à la jeune génération le savoir-faire, le « fait à la main » que nous ont transmis nos grands-mères. De nombreux talents ne se sont pas encore manifestés. C’est à nous de les découvrir. La créativité n’a pas de limite.

Forces Avenir – L’école Fréchette rayonne sur la scène provinciale

Forces AVENIR travaille pour le rayonnement de la jeunesse de la province depuis de nombreuses années déjà. L’organisme vise à reconnaître, à honorer et à promouvoir l’engagement étudiant dans des projets qui contribuent à la formation de citoyens conscients, responsables, actifs et persévérants, à la fois enracinés dans leur collectivité et ouverts sur le monde.

Au secondaire, quatre catégories sont soulignées : élève engagé, personnel engagé, projet engagé et élève persévérant. Cette année, pour le Saguenay-Lac-St-Jean et la Côte-Nord, l’école secondaire Fréchette a fait flèche de tout bois et a remporté trois catégories sur les quatre proposées.

Dans la catégorie « élève engagé(e) », le prix a été décerné à Magalie Thibeault, une élève de quatrième secondaire qui a réussi à maintenir un bon équilibre entre ses études et ses réalisations personnelles et sociales. Magalie a su se distinguer par son leadership ainsi que par les manifestations concrètes de son engagement.

Pour ses réalisations, en plus d’une bourse de 1000$, elle rafle les médailles de bronze, d’argent et d’or. Qui plus est, elle obtient du même coup une attestation d’études universitaires de l’université du Québec à Chicoutimi couvrant tous ses frais de scolarité pour ses études de premier cycle.

Dans la catégorie « projet engagé », pour leurs réalisations à l’intérieur et à l’extérieur de l’école, Les cousins Fréchette (Olivier Bergeron-Houde, Martin Gagné, Gabriel Côté Gagnon, Jean-Nicolas Gagné, Michaël Dion et Olivier Lavoie) ont également remporté les trois médailles Forces Avenir en plus d’une bourse de 1000$. Entre autres choses, les Cousins ont réalisé une multitude de vidéos et ont participé activement au financement du skate-park de L’Anse-Saint-Jean.

Le prix « Personnel engagé » a été décerné à l’enseignant d’adaptation scolaire Simon Villeneuve, un membre engagé tant auprès des élèves que de sa communauté. Tout en assumant avec rigueur ses responsabilités professionnelles, Simon Villeneuve a su se distinguer par son aptitude à susciter l’engagement des élèves dans leur milieu. Concrètement, il amène les jeunes à se dépasser, à développer leur personnalité et leur connaissance de la vie. Pour cela, il se mérite lui aussi un diplôme Forces Avenir, des médailles de bronze, d’argent et d’or ainsi qu’une bourse de 1000$.

Quant à elle, Sarah-Ève Morin a remporté les médailles de bronze et d’argent pour la catégorie « élève persévérant(e) ». Cette catégorie récompense un élève ayant déployé des efforts et des stratégies pour surmonter les difficultés scolaires et réussir ses études. Sarah-Ève se mérite également un diplôme et une bourse Forces AVENIR de 500$.

Tous les lauréats sont invités à participer au gala provincial Forces Avenir. Lors du gala, ils auront la chance de se faire interviewer par Stéphan Bureau, l’animateur de cet évènement de reconnaissance.

Nous pouvons être fiers de ces belles nominations et prix récoltés. Ce sont clairement des parcours inspirants qui ajoutent sans contredit au sentiment d’appartenance de notre milieu.

Tout un succès pour la 7e édition du Festival d’eau vive du Bas-Saguenay !

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Les pluies quasi ininterrompues du mois d’avril et du mois de mai n’ont pas fait que des malheureux. Le niveau de la rivière Petit-Saguenay était très élevé pour la 7e édition du Festival d’eau vive du Bas-Saguenay, au grand bonheur des kayakistes et des rafteurs.

 

Il fallait voir les rafts et les kayaks bondir d’une vague à l’autre, les participants se faire éclabousser et s’écrier d’excitation pour comprendre que cette édition était toute spéciale. La contribution du soleil tapant, qui faisait fondre la neige encore plus rapidement, a fait en sorte que le niveau de la rivière Petit-Saguenay et de ses affluents n’a cessé de s’accroitre toute la fin de semaine. Chaque descente était donc encore plus spectaculaire que la précédente. Bref, tout était là pour que le Festival soit une grande réussite : un niveau d’eau élevé, un temps magnifique et une forte participation d’amateurs d’eau vive, néophytes ou aguerris.

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

La grande nouveauté cette année était que la descente du dimanche s’est poursuivie jusqu’au quai de Petit-Saguenay, plutôt que de s’arrêter au pont qui enjambe la rivière au milieu du village. Cette portion de rivière ajoutait près de 4 km d’eau vive à une descente déjà longue de 9 km et, surtout, une touche finale spectaculaire avec une arrivée dans l’immensité du fjord du Saguenay.

 

Pour pouvoir proposer cette nouveauté, le comité organisateur a dû renoncer avec regret à organiser la traditionnelle descente sur la rivière Saint-Jean le dimanche. Cette rivière apportait des défis importants au niveau de la sécurité, puisqu’elle est enrochée d’un bout à l’autre, ce qui empêche l’arrêt des embarcations en bordure de la rivière et donc de pouvoir récupérer facilement des participants qui seraient tombés à l’eau.

 

Le nombre d’inscriptions a atteint un niveau record en 2017 et les organisateurs sont confiants que la participation continuera de s’accroitre au cours des prochaines années. Selon Pierre Lévesque, fondateur du Festival : « La participation est en croissance depuis quelques années. On voit aussi de plus en plus de spectateurs le long des berges, ce qui fait le bonheur des festivaliers. »

 

Pour l’an prochain, l’équipe d’organisateurs planche sur différentes options pour organiser une descente dans un secteur de rivière plus calme qui serait réservé aux débutants et aux mineurs de 90 livres ou plus. Le Festival espère ainsi devenir un évènement encore plus populaire et encourager les jeunes d’ici à pratiquer des sports d’eau vive sur nos magnifiques rivières.

- Publicité -

NOUVEAUTÉ

POPULAIRE