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Ensemble pour l’avenir de L’Anse, rencontre de bilan annuel des projets d’action.

Une quarantaine de personnes sont venues participer, le 12 novembre dernier, à la rencontre de bilan annuel des neuf projets d’action qui avaient été retenus lors de journée de consultation de novembre 2014.

Du côté économique, le comité des évènements d’envergure responsable de développer des activités annuelles comme des festivals, des expositions, des retrouvailles, etc. a mis en place un comité des retrouvailles et réalisé la première édition du Défi de la relève qui a remporté un grand succès en juin dernier. Déjà, on prépare la deuxième édition pour les 11 et 12 juin 2016.

Le volet loisirs, culture et environnement, quant à lui, a vu naître le comité vert qui a pris le relais du comité sur l’embellissement et l’environnement. Il a déjà effectué une étude auprès des commerces et des entreprises pour savoir ce qui se fait ici et ailleurs en termes de réduction des déchets, de recyclage, de compostage et de récupération.

Lors de la Fête du printemps, ce comité a fait tirer des hydrangées, un composteur et un tonneau de récupération de l’eau. Enfin, il a  contribué à mettre en place trois îlots de récupération et s’apprête à réaliser  une vidéo afin de sensibiliser la population de l’Anse au compostage, toujours dans le but de réduire le poids des poubelles.

De plus, un comité des loisirs a vu tout récemment le jour : il vise à offrir davantage d’activités de loisirs et de sports, aux jeunes principalement, ainsi qu’à toutes les catégories d’âges. Ce dernier doit faire le recensement de l’offre en sports et loisirs et voir auprès des jeunes leurs intérêts dans une perspective de diversification de l’offre. Le comité veut également coordonner des activités de loisirs et de sports avec les villages voisins.

Pour ce qui est du développement des arts et de la culture, le comité mis en place a rencontré les divers organismes œuvrant dans le domaine, en vue de coordonner davantage les activités offertes et d’éviter ainsi les chevauchements.

Dans le même sujet, un autre comité a commencé à réfléchir à l’avenir du presbytère. Le conseil de fabrique devait d’abord vérifier auprès des paroissiens s’ils voulaient l’offrir à la municipalité ou le vendre, À l’issue de cette consultation, le presbytère a donc été offert pour 1$, à la municipalité. Le comité pourra poursuivre alors ses travaux afin de trouver une vocation future à cette bâtisse patrimoniale.

En ce qui a trait au volet vie communautaire, le lien piétonnier et cyclable entre le camping municipal et le quai a suscité beaucoup d’intérêt puisque douze nouvelles personnes ont rejoint le comité. Ce dernier a décidé de poursuivre la démarche et une firme a été embauchée afin de réaliser une étude concernant les impacts et bénéfices de ce projet. Cette étude servira à la recherche de subventions auprès des gouvernements et d’autres institutions, afin de réaliser ce lien sécuritaire entre le quai et le camping. Il est important de mentionner qu’une  croisière bénéfice a eu lieu en septembre 2015, ce qui a permis de recueillir plus de 4000 $ pour aider à payer cette étude.

Pour les personnes âgées, le comité Municipalité amie des aînés, composé de douze personnes, a lancé en septembre dernier sa politique des aînés, ainsi que le plan d’action MADA. Ces deux initiatives ont reçu un accueil très favorable et sont déjà en voie de réalisation.

Au sujet de l’accès à la propriété, le comité famille a accepté de prendre ce mandat : il veut faire l’inventaire des terrains qui pourraient faire l’objet d’un développement domiciliaire à un meilleur prix pour les jeunes familles.

Enfin, cette rencontre de bilan s’est terminée avec une présentation de la démarche entreprise afin de développer une nouvelle image de marque pour notre municipalité. Pour l’instant, il reste encore des étapes à franchir avant de présenter un slogan, un logo et un plan marketing.

Merci à toux les bénévoles qui croient profondément à cette consultation « Ensemble pour l’avenir de L’Anse », et qui ont à cœur de préparer un avenir prometteur pour nos jeunes et nos moins jeunes.

 

Le brunch des bénévoles de L’Anse-Saint-Jean

Pour une 6e année consécutive, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean a remercié ses bénévoles lors d’un brunch organisé au Mont-Édouard le 8 novembre dernier.

Plus de cent personnes ont répondu à l’invitation lancée par la municipalité, représentant une vingtaine de comités ou d’organismes. Seize bénévoles ont reçu des mentions d’honneur attribuées par un comité de sélection choisi par le conseil municipal. Ce comité était composé de Mesdames Anne Tremblay (Société de développement), Patricia Daigneault (Centre communautaire La Petite École), Messieurs Roger Dallaire (Directeur du Développement au Mont-Édouard) et Anicet Gagné (conseiller municipal). Cette année les bénévoles ont été nommés selon leur accomplissement et le dévouement dans la communauté. Un texte leur était dédié et lu par le président de l’organisme ou la représente de l’organisme, et une plaque en bois a été remise par M. Lucien Martel.

Les bénévoles reconnus par leurs pairs et qui ont été honorés sont : Mme Josée Gagné de la Maison des jeunes du Bas-Saguenay, Mme Marie-Julie Trottier de Promo des Arts, M. Charles Poliquin de la Maison des Aînés, M. Laurier Simard des Quatre saisons D’Édouard, M. Grégoire Simard du Club de motoneige du Fjord, M. Yvan Côté de L’Association chasse et pêche, M. Jeff Grosse du Défi de la Relève, Mme Marcelle Côté de la Ligue de sacs de sable, M. Pierre Roy du Transport adapté du Fjord, M. Alexis Lavoie de la Patrouille de ski, Mme Monique Carré de la troupe d’Édouard, Mme Nancy Simard du Comité des soupers de L’Anse, Mme Esther Martel du Club de l’Âge d’or, Mme Rachel Tremblay du Comité de la Fabrique et comité conjoint de l’ouverture de l’église, Mme Henriette Boudreault de l’APRS, Mme Réjeanne Gagnon du Cercle des Fermières et l’équipe de la bibliothèque municipale.

Cette année aucune mention de « grand bénévole de l’année» n’a été décernée, par  contre une reconnaissance a été attribuée au Symposium des villages en couleurs pour leur 25e anniversaire. Merci encore à vous tous(tes), qui vous investissez avec cœur et contribuez à améliorer la qualité de vie de notre communauté.

Lors du brunch des bénévoles, ce fut aussi l'occasion de faire l'accueil de 5 nouvelles familles récemment établies à L'Anse-Saint-Jean.
Lors du brunch des bénévoles, ce fut aussi l’occasion de faire l’accueil de 5 nouvelles familles récemment établies à L’Anse-Saint-Jean.

Lors du brunch des bénévoles, ce fut aussi l’occasion de faire l’accueil de 5 nouvelles familles récemment établies à L’Anse-Saint-Jean. Pascal Boudreault et Carole Émond, Benjamin Boudreault et Mireille Lavoie, Gabriel Gagné et Anne-Marie Gagnon, Valérie Houde, Alexandre Bouchard et Élisabeth Boily. Ils ont reçu des mains du maire, Lucien Martel, un panier cadeau d’une valeur de 80 $. Ce cadeau, offert par le comité famille de L’Anse-Saint-Jean, représente une des actions issues de la politique familiale.

Nouvelle directrice générale à la Caisse Desjardins du Bas-Saguenay.

Jacynthe Dufour, nouvelle directrice de la caisse Desjardins du Bas-Saguenay

Au nom du conseil d’administration, il me fait extrêmement plaisir de vous annoncer la nomination de Madame Jacynthe Dufour au poste de directrice générale de notre caisse, poste qu’elle occupe depuis le 19 octobre 2015.

Mme Dufour possède une expérience diversifiée de 28 ans chez Desjardins dont plus de 20 années dans des postes de gestion du secteur des services financiers. Depuis 2009, elle était directrice générale de la Caisse de l’Estuaire. Au cours de ces années, elle a été formatrice pour la Fédération ainsi qu’au Centre de formation région de l’Est (formatrice et coaching d’activités de produits et services financiers pour les conseillers de niveaux 6 et 7).

Détentrice d’un certificat en gestion des ressources humaines, d’un certificat en crédit commercial, de même qu’un certificat en planification financière, elle détient son permis et son titre de planificateur financier.

Nous sommes très heureux d’accueillir cette gestionnaire dont la vision du développement des affaires et le souci du service aux membres sont directement alignés sur les valeurs et les priorités de la caisse.

Nous souhaitons à Mme Dufour la bienvenue au Bas-Saguenay et lui offrons tous nos vœux de succès à ce nouveau poste.

 

 

L’hiver à Saint-Félix-d’Otis : activités extérieures et intérieures; du plaisir à profusion!

Les activités hivernales sont toujours appréciées par les familles qui aiment bouger à Saint-Félix-d’Otis!
Les activités hivernales sont toujours appréciées par les familles qui aiment bouger à Saint-Félix-d’Otis!

Encore cette année, le Village sur glace de Saint-Félix-d’Otis offrira à la population et aux visiteurs, la possibilité d’installer leurs maisonnettes sur la glace. Tous pourront profiter de l’anneau de glace et des sentiers pour piétons qui seront aménagés et entretenus pour le plaisir des petits et des plus grands!

De plus, une toute nouvelle patinoire sera inaugurée en janvier, près du Chalet des loisirs. Cette nouvelle infrastructure permettra de développer les sports de glace sur une surface renouvelée avec des bandes toutes neuves pour la sécurité des patineurs et des patineuses.

Plusieurs activités thématiques sont aussi en préparation pour la saison hivernale. Journée « Plaisirs d’hiver », carnaval, hockey et compétitions sportives amicales seront au rendez-vous. Pour les randonneurs, le Parc d’hébertisme près de l’école est toujours disponible pour de la raquette ou de la marche, si la température le permet. Le Parc intergénérationnel avec son anneau de marche est une autre belle alternative pour bouger dehors…

Et à l’intérieur….

Le Gym de Saint-Félix-d’Otis promet d’être bien occupé lui aussi car pour se préparer à former le « Cube de marche » qui démarrera au printemps, les installations du Gym seront prisées afin de s’entraîner.

Les bénévoles du Chalet des loisirs poursuivent aussi leur bon travail en offrant, encore en janvier, des formations et des activités de loisirs amusantes pour les familles et la population en général.

Les activités de la Fadoq avec ses 132 membres réguliers et amis sauront aussi tenir au chaud les aînés qui s’y rendent régulièrement. D’ailleurs, le 19 décembre, la Fête de Noël promet d’être un événement rempli de rire et de joie!

Bref, l’hiver à Saint-Félix-d’Otis, c’est une belle occasion de se rencontrer et de bouger. Bienvenue à tous et à toutes pour nous rejoindre dans chaque occasion!

Super soirée de chasse 2015

L’équipe de mesureurs de l’édition 2015 du party de chasse de Rivière-Éternité

Le comité organisateur de la Super soirée de chasse 2015 tient à remercier toutes les personnes bénévoles et les précieux commanditaires, qui ont permis de faire de cet événement une réussite. Ce rendez-vous annuel est un rassemblement où les mordus de chasse se réunissent pour parler de leurs exploits. Le concours de panaches attire beaucoup d’amateurs et de visiteurs. Des animations de toutes sortes ont eu lieu au courant de la journée pour se terminer avec une soirée dansante. Que de plaisirs et tous ont bien hâte à l’an prochain pour la 17ème édition de cette Super soirée de chasse.

Parce que mon pays c’est l’hiver!

D'ici quelques semaines, la patinoire au centre communautaire et des loisirs sera prête elle aussi à accueillir la population.

L’hiver au Saguenay – Lac-Saint-Jean, c’est géant, et à Rivière-Éternité, c’est rempli d’activités!

Et bien oui, nous sommes déjà au mois de décembre, et pour la municipalité de Rivière-Éternité, c’est la 27e exposition des crèches de Noël qui a débuté le 12 décembre dernier, sous la présidence d’honneur de monsieur Jean Tremblay, maire de Ville Saguenay. Pour cette occasion, une cinquantaine de convives ont assisté à la cérémonie d’ouverture qui a permis de rendre hommage à Raymonde Gagné, bénévole remarquée pour l’exposition des crèches de Noël depuis 27 ans.

Il y a eu également le dévoilement d’une toile réalisée par Dany Kaye, artiste peintre, qui a fait don de son œuvre à la Corporation des crèches de Noël. Nous vous invitons à venir visiter notre exposition pour faire revivre en vous la féérie de Noël, et ce jusqu’au 3 janvier 2016. Venez admirer les 250 crèches miniatures, les tableaux, les différents œuvres d’art reliés à ce thème, les crèches situées dans le Parc des artistes et celles exposées en façade des maisons.

Comme la neige est abondante dans notre municipalité, les motoneigistes sont de plus en plus présents sur notre territoire. Les usagers de nos sentiers bénéficient d’un immense terrain de jeu d’où ils admirent les merveilleux paysages de l’arrière-pays, souvent cachés et ne pouvant être accessibles qu’avec ces engins.

À ce sujet, le club de motoneige du Fjord a fait son souper bénéfice le 7 novembre dernier, précédé de l’assemblée générale de ses membres. C’est tout près de 150 personnes qui ont assisté à cette activité. On y a appris que le club a effectué des travaux récemment sur les sentiers et qu’il continue de les améliorer. Ces sentiers sont de véritables autoroutes qui apportent de nombreux touristes dans nos municipalités.

À Rivière-Éternité, nous sommes heureux d’accueillir au cœur du village ces motoneigistes. Ils peuvent s’approvisionner en nourriture et essence à l’Épicerie Gérald Simard et l’Auberge du Presbytère les accueille pour une nuitée incluant le souper, et ce dans une ambiance chaleureuse et paisible. Il existe même maintenant un service de resto-relais pour l’heure du dîner. En effet, l’Auberge est ouverte tous les jours entre 11h00 et 14h00 : vous pourrez y déguster un petit plat rapide ou tout simplement vous réchauffer devant un chocolat chaud.

baie Éternité, Rivière-Éternité
Lors de la dernière saison hivernale, c’est plus d’une trentaine de cabanes qui prenaient place dans l’une des plus magnifiques baies du fjord et les amateurs ont pu sortir de belles prises de morues, sébastes, éperlans et autres sortes.

Au mois de janvier, c’est également la pêche blanche qui débutera ses activités à la Baie-Éternité. Un nouveau comité a pris les rênes de la gestion et du déroulement des activités organisées autour de la pêche sur glace dans le territoire du Parc national du Fjord-du-Saguenay. Lors de la dernière saison hivernale, c’est plus d’une trentaine de cabanes qui prenaient place dans l’une des plus magnifiques baies du fjord et les amateurs ont pu sortir de belles prises de morues, sébastes, éperlans et autres sortes.

Pour l’accès au site, les usagers de véhicules tout-terrain et les motoneigistes qui pratiquent le sport de la pêche ont des conditions à respecter sur le chemin autorisé. Ils doivent être vigilants afin d’honorer l’entente avec la SÉPAQ pour que cette dernière se perpétue de nombreuses années encore. Pour toutes informations supplémentaires concernant les coûts pour être membre, communiquer avec Serge Bouchard au 418-272-2880 ou Roger Simard 418-272-2253.

D’ici quelques semaines, vous pourrez donc pratiquer tous vos sports d’hiver. La patinoire au centre communautaire et des loisirs sera prête elle aussi à accueillir la population pour le patinage. Les sentiers de raquettes sont nombreux dans notre municipalité et on vous invite à pratiquer ce sport qui a connu une remontée spectaculaire au cours des dernières années. Vous pouvez utiliser les tronçons de pistes cyclables qui sont de beaux espaces pour faire des randonnées en famille. Enfin pour conclure, ne pas oublier que la glissade fait toujours partie des sports d’hiver à vivre en famille et pour le plaisir de se rouler dans la neige. Nous vous invitons grandement à jouer dehors et de profiter de la nature qui s’offre à nous!

Archéologie à l’Anse-à-la-Croix

Site de la Nouvelle-France, fouilles archéologiques
Aire de combustion (foyer) datant de 1000 ans

Le site de la Nouvelle-France, situé dans l’Anse-à-la-Croix, est aujourd’hui reconnu comme un attrait touristique majeur. En plus de reproduire la ville de Québec telle qu’elle était lors de la première moitié du XVIIe siècle, le site de la Nouvelle-France possède également ses propres mémoires.

Depuis 1996, près de 300 m2 ont été excavés, 166 000 pièces ont été recueillies en ce lieu qui, à l’origine, ne montrait pas un très fort potentiel archéologique. Or, il appert que plusieurs des sites qui s’y trouvent comptent maintenant parmi les plus productifs de tout le bassin hydrographique du Saguenay et ce, même si à l’échelle réelle, il ne s’agit certes pas de lieux ayant été densément occupés.

Tous lieux d’occupation confondus, le territoire de l’Anse-à-la-Croix révèle une fréquentation cinq fois millénaire de la part des Premières Nations. Si l’archéologie n’a pas cette capacité de déterminer qualitativement cette continuité, à savoir par exemple si celle-ci a subi des interruptions au cours des siècles, voire des millénaires, elle demeure cependant en mesure d’estimer la répétitivité d’un comportement et ainsi d’affirmer qu’un lieu fut fréquenté de façon récurrente à travers le temps, sur de courtes et/ou de longues périodes.

La terrasse de 25 mètres qui ceinture l’Anse-à-la-Croix supporterait à quelques endroits une occupation que maints indices datent de trois millénaires avant Jésus-Christ. Sur le versant ouest de l’anse ont été découverts quelques milliers de vestiges en pierre dont la nature et la forme témoignent d’occupations ponctuelles. Alors que le niveau des eaux de la rivière Saguenay léchait des terrasses qui se situent aujourd’hui à environ 25 mètres d’altitude, un ou des petits groupes de quelques individus s’y arrêtèrent en effet pendant tout au plus quelques jours et y taillèrent des outils en pierre.

Site de la Nouvelle France, Saint-Félix-d'Otis
Différents outils de pierre de la préhistoire découverts à l’Anse-à-la-Croix.

La principale pierre qui y fut travaillée en est une provenant de régions situées plus au sud, dans la vallée du Saint-Laurent, ce qui suggère que ces gens n’étaient pas des locaux. Notons que quelques indices (éclats de pierre) ont été découverts sur des terrasses encore plus élevées ce qui pourrait suggérer des fréquentations encore plus anciennes.

La fouille de terrasses situées sur le versant est de la rivière à la Croix, à 10 et 15 m d’altitude a résulté en la découverte de nombreux vestiges lithiques(1) et céramiques témoignant de la présence de groupes de petites tailles, il y a de cela entre  350 et 1000 ans, entre 1000 et 2400 ans et entre 2400 et 3000 ans.

La fouille du lieu où les archéologues reçoivent les touristes, amorcée depuis 1996, signale que c’est il y a environ 1000 ans que le palier de 5-10 mètres d’altitude aurait été occupé le plus intensivement. Riche de plus de 60 000 objets, dont les vestiges d’une vaste structure d’habitation et des traces de poteaux, ce lieu a permis d’écrire l’histoire du Bas-Saguenay pour le Xe siècle de notre ère.

Deux autres sites, situés tous deux au sud-est de l’Anse-à-la-Croix, ont non seulement livré un certain nombre de vestiges historiques témoignant de la période historique, mais également quelques pièces lithiques. Cette combinaison de vestiges des Premières Nations et Européens suggère une occupation quelque part entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

Bref, les fouilles archéologiques réalisées depuis 1996 ont permis de déterminer que pendant des milliers d’années des gens venant de partout se sont arrêtés sur ces lieux pour différentes raisons. Même si les indices les plus anciens retrouvés remontent à environ 5000 années, ce moment où pour la première fois des gens auraient foulé du pied l’Anse-à-la-Croix, ce serait vers 1000 avant aujourd’hui que la fréquentation des lieux aurait été la plus intense.

Alors que les fréquentations précédentes étaient liées à une présence accidentelle (imprévue) découlant peut-être d’événements climatiques, de la tombée de la nuit, voire de la simple fatigue des voyageurs, maints indices datant de cette période témoignent d’un séjour de minimalement quelques semaines à l’Anse-à-la-Croix. Ce site aurait été le camp de base dans le cadre d’expéditions de chasse organisées à l’intérieur des terres.

On venait y exploiter différentes ressources parmi lesquelles le castor qu’on aurait peut-être prélevé dans le secteur du lac Otis, de même que le caribou chassé le long des terres drainées par la rivière à la Croix. Cette fréquentation devait se poursuivre au cours des siècles qui suivirent. Au moment où Cartier passa devant l’embouchure de la rivière Saguenay, il semble que le lieu était encore fréquenté par des gens de Premières Nations dont le lieu habituel de résidence se trouvait sur les basses terres du Saint-Laurent, vraisemblablement dans la région de Québec.

La richesse de certains des sites archéologiques découverts à l’Anse-à-la-Croix, de même que ceux qu’il reste à y découvrir suggère que les archéologues pourraient travailler à cet endroit encore de nombreuses années et constamment contribuer à écrire l’histoire ancienne de cette partie du fjord. Par ailleurs, ces recherches mettent en lumière combien les lieux qui dans le passé, comme dans le présent, montrent un environnement attrayant ont attiré les populations humaines qui circulaient sur la rivière. Ce qu’on a découvert à l’Anse-à-la-croix ne constitue qu’un avant-goût de ce qui se trouve dans le sous-sol de L’Anse Saint-Jean, Petit-Saguenay, Saint-Fulgence, Ste-Rose-du-Nord, etc.

(1)  vestige travaillé par la main de l’homme.

Après plus de 60 ans d’histoire, le barrage de Petit-Saguenay démoli

Cet automne, le Gouvernement du Québec faisait démolir le barrage de Petit-Saguenay pour des questions de sécurité, celui-ci commençant à s’effriter sérieusement. Au moment où la faune et la flore reprennent leurs droits sur la rivière Petit-Saguenay, nous en profitons pour souligner l’histoire d’un morceau important de notre patrimoine. 

Le barrage de Petit-Saguenay, résultat d’une vaste mobilisation

Le 24 mai 1945, Maurice Duplessis fait adopter la loi de l’électrification rurale, qui accorde notamment des fonds pour la construction de barrages hydroélectriques et de réseaux de distribution dans les zones rurales qui ne sont pas encore desservies. C’est l’Office de l’électrification rurale qui chapeaute les développements.

Alors que les zones urbaines profitent du service de distribution d’électricité depuis des décennies, le Bas-Saguenay demeure pour sa part dans le noir. Profitant de l’opportunité présentée, la Coopérative d’électricité de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean est donc créée le 21 février 1949, avec Joseph Houde de Petit-Saguenay comme président – poste qu’il occupera pendant toute la durée de l’aventure – et Napoléon Bouchard de L’Anse-Saint-Jean comme vice-président.

Dès le mois de juin, plus de 18 000 $ en souscriptions provenant de 150 membres sont déjà amassés et les travaux de construction du barrage de Petit-Saguenay, d’abord estimés à 50 000 $, sont entamés. La construction s’étalera finalement sur plus d’un an et coûtera 165 000 $, dont 28 000 $ seront investis par les membres de la Coop, le reste étant assumé par l’Office de l’électrification rurale.

 Le Bas-Saguenay entre dans la modernité

À l’inauguration du barrage le 4 septembre 1950, les villages de L’Anse-Saint-Jean et de Petit-Saguenay sont déjà desservis par le réseau et ont même désormais des lumières de rue. Dès l’année suivante, le réseau est étendu aux municipalités de Rivière-Éternité et Saint-Félix-d’Otis. L’implantation du service de téléphone suivra rapidement dans toutes les municipalités au cours des années suivantes.

Tous les foyers qui désirent profiter du service doivent devenir membres de la coopérative, dont la part sociale s’élève à 130 $, ce qui représente une coquette somme pour l’époque. Charité chrétienne oblige, plusieurs ménages sont tout de même admis gratuitement, pour cause de veuvage ou de maladie grave. Les tarifs résidentiels étaient alors de 3,50 $ pour un bloc de 30 kWh, plus 0,03 $ par kWh pour les 70 kWh suivants et 0,01 $ du kWh pour toute consommation excédentaire.

L’arrivée de l’électricité dans la région était non seulement synonyme d’amélioration de la qualité de vie des ménages, mais également de développement économique. Les scieries se convertissent à l’électricité, les fromageries peuvent améliorer leur productivité et les épiceries découvrent les bénéfices de la réfrigération. De fait, l’électrification coïncide avec le développement rapide de l’économie de la région et l’amélioration des conditions de vie de la population.

La demande croissante amène la Coopérative à construire un second barrage sur la rivière Saint-Jean en 1957. À cette époque la demande augmente à un rythme de 12 à 15 % par année et des turbines au diésel sont utilisées pour pallier la sous-capacité des installations. Les interruptions de service sont régulières, parfois même sur plusieurs jours, de sorte que le raccordement avec la Société d’électricité de Saguenay est effectué en 1964 pour répondre à la demande.

La nationalisation de l’électricité marquera la fin de l’aventure de sorte que la Coopérative d’électricité de Petit-Saguenay et de L’Anse-Saint-Jean, comme 45 coopératives du même type au Québec, sera liquidée au profit d’Hydro-Québec en 1965 pour la somme de près de 197 000 $ qui servira à payer les dettes et les parts sociales. La nationalisation arrive à point, puisque les inondations de novembre 1963 avaient fortement endommagé le barrage de Petit-Saguenay et celui-ci était hors d’usage depuis.

 Démolition du vestige

Aujourd’hui, la rivière Petit-Saguenay retrouve son état naturel, elle qui a déjà été entravée par trois barrages différents : celui du Club des Messieurs, celui de la Coop d’électricité et celui d’Hermas Houde plus en amont.
Aujourd’hui, la rivière Petit-Saguenay retrouve son état naturel, elle qui a déjà été entravée par trois barrages différents : celui du Club des Messieurs, celui de la Coop d’électricité et celui d’Hermas Houde plus en amont.

La longue inactivité du barrage pendant plus de 5 décennies a fait son œuvre, de sorte que le Centre d’expertise hydrique du Québec a jugé qu’il devait être démoli. En effet, le béton s’effritait et l’ouvrage présentait un risque pour la sécurité publique. Les coûts de sa réparation et de sa remise en fonction n’ont pas été évalués, compte tenu qu’Hydro-Québec accumule les surplus d’énergie.

Le gouvernement du Québec a donc octroyé un contrat de 287 300 $ par appel d’offres à la compagnie DemAction de Rivière-du-Loup pour sa démolition. La démolition s’est terminée au mois d’octobre dernier et aura finalement coûté 265 530 $. Tous les travaux ont été réalisés avec la sécurité publique en tête et afin d’avoir le moins d’impact possible sur l’environnement, notamment pour la population de saumon.

Aujourd’hui, la rivière Petit-Saguenay retrouve son état naturel, elle qui a déjà été entravée par trois barrages différents : celui du Club des Messieurs, celui de la Coop d’électricité et celui d’Hermas Houde plus en amont. Certains se désoleront de la perte d’un patrimoine très symbolique dans le milieu. La vie aquatique, elle reprendra ses droits sans trop se poser de questions.

 

Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité, le rendez-vous des artistes de cœur

Tableau en 1er prix de tirage offert par Gabrielle Dumont titré : À l’orée de l’Éternité

Sous le thème Rendez-vous des artistes de cœur, la 3e édition du Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité s’inscrira avec fierté sur le circuit du chemin des arts du Bas-Saguenay et aura l’honneur d’être présidé par l’artiste peintre Gabrielle Dumont de Québec.

Cette artiste, très active et impliquée dans le milieu des arts visuels à Québec, est membre de plusieurs regroupements artistiques. Elle a exposé son travail en solo à plusieurs reprises, notamment à la Galerie Amsterdam Whitney de New York ainsi qu’à la Galerie Lessedra, à Sofia en Bulgarie. Gabrielle Dumont a aussi participé à de nombreuses expositions collectives, dont une à la Galerie L’Espace contemporain de Québec. Depuis 2010, cette artiste internationale est représentée par la Galerie d’art Beauchamp Classique. «Ma vie s’inspire de l’art et mon art s’inspire de ma vie !» reste la devise de notre présidente d’honneur.

Gabrielle Dumont, la présidente d’honneur de l’édition 2015 du symposium d’art contemporain.

Rivière-Éternité, petit village assis aux pieds des montagnes, aura l’honneur de présenter aux amateurs d’art 30 artistes dont seize peintres s’exprimant avec des techniques et médiums variés, quatre sculpteurs, ainsi que dix artisans de métiers d’art. Ces professionnels, parcourent les symposiums et exposent dans les galeries du Québec. Ils viennent de Québec, Lévis, Varennes, Trois-Rivières, Kamouraska, Blainville, Alma, Jonquière, St-Félix d’Otis, Chicoutimi, Laterrière et Rivière-Éternité.

Les œuvres de Thérèse Fortin ornent l’escalier de l’école Marie-Médiatrice lors du Symposium 2014

Le Regroupement des artistes et artisans de Rivière-Éternité (RAARE) présentera avec fierté ces passionnés des arts qui viendront pour la plupart pour une première fois exposer au Saguenay. Ainsi la mission du RAARE continue sur son chemin, celui de faire vivre aux artistes l’occasion de découvrir une nouvelle région et ainsi provoquer de nouvelles inspirations, tout en faisant découvrir aux visiteurs des artistes qu’ils ne connaissent pas ou peu en les initiant à une nouvelle forme d’art que nous appelons l’art contemporain. Le vendredi, les artistes seront invités à se rendre à Baie-Éternité et à peindre sur place si la température le permet.

Tous les artistes et artisans de l’extérieur seront hébergés à L’Auberge du Presbytère située au cœur du village. Ce sera un rassemblement unique d’artistes sous le même toit! La Cantine de l’Auberge sera ouverte de 11h  à 19h. Le RAARE vous invite donc à venir à l’École Marie-Médiatrice, de 9h à 17h, les 10 et 11 octobre prochains. L’entrée est gratuite. Une équipe de bénévoles et les membres du RAARE vous accueilleront chaleureusement.

Il y aura une vente de billets pour l’aide au financement du symposium. Six magnifiques prix sont à gagner, dont un tableau spécial pour le symposium, œuvre de la présidente d’honneur Gabrielle Dumont, titrée À l’orée de l’Éternité. Comme autres prix, seront décernés un forfait d’hébergement à l’Auberge des Battures de La Baie, un forfait d’hébergement à l’Hôtel Le Concorde de Québec, un forfait d’hébergement à L’Auberge la Côte d’Or de Petite-Rivière-St-François, des certificats cadeaux d’Ameublement Tanguay et une couverture tissée par l’AFEAS de Rivière-Éternité. Vous pouvez vous procurer des billets auprès de tous les membres du RAARE ainsi qu’à la réception de la municipalité. Des billets seront également en vente lors de la tenue du symposium. Le tirage aura lieu le dimanche 11 octobre à 16h.10

Pour plus d’information : écrivez au raare@yahoo.caou visitez la page Facebook du RAARE : www.facebook.com/raare.riviere-eternite

 

La MFR du Fjord fait une pause pour l’année scolaire 2015-2016

Plusieurs se questionnent sur l’avenir de la Maison Familiale Rurale du Fjord (MFR) hébergée au centre communautaire La Petite École, à L’Anse-Saint-Jean. En effet, depuis septembre dernier, les huit élèves inscrits ont continué leur formation au Centre Durocher, en attendant qu’une nouvelle orientation se précise.

Le Conseil d’administration de la MFR a donné le mandat à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay  de former un comité de travail qui verra à étudier les pistes d’avenir. Les défis sont nombreux, puisque maintenant plusieurs  commissions scolaires offrent des programmes similaires.  Comment se distinguer et innover pour attirer une nouvelle clientèle?

Le projet établi au Bas-Saguenay, depuis cinq ans,  se démarquait  par l’alternance des deux semaines en résidence, suivies par deux semaines dans des milieux de stage et de formation. Cette particularité, bien spécifique aux maisons familiales rurales, vise à permettre une meilleure concentration académique tout en maintenant un certain degré de motivation. Durant les semaines en résidence, les jeunes sont bien encadrés et concentrés sur leur programme scolaire. Tandis que durant leur stage, ils peuvent déjà expérimenter concrètement différents aspects liés au métier qu’ils envisagent.

Des obstacles ont, par contre, été ciblés. Par exemple, les frais dédiés à l’hébergement et l’éloignement du milieu familial freinent les inscriptions d’une partie de la clientèle visée par ce programme. D’un point de vue global, l’aspect monétaire  est majeur pour la viabilité du projet. «Un minimum d’une vingtaine d’élèves est requis pour assurer l’équilibre budgétaire et alléger le fardeau financier des partenaires, » souligne Lucien Martel, maire et président du conseil d’administration de la MFR. Depuis sa mise en place, la municipalité de L’Anse-Saint-Jean agissait comme partenaire majeur, avec la Caisse Desjardins,  en offrant gratuitement les locaux et en subventionnant ce projet pédagogique digne d’intérêt.

L’entente financière, d’une durée de cinq ans, conclu avec la commission scolaire a pris fin en juin dernier.  Le comité mis en place devra faire des propositions en vue de relancer le projet et ainsi le rendre autonome. Le défi est de taille !

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