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Nouvelle stratégie à l’Association de la rivière Petit-Saguenay

Un jeune homme sur son paddle board
La descente des eaux mortes de la rivière Petit-Saguenay. Crédit photo : Iris Paquette

L’Association de la rivière Petit-Saguenay amorce une nouvelle étape de son développement en mettant de l’avant ses hébergements patrimoniaux, son camping ainsi que l’activité canotage et la randonnée pédestre qui valorisent pleinement la beauté et la richesse de notre territoire. Une refonte du site Web a été effectuée en ce sens grâce à la collaboration de la municipalité de Petit-Saguenay.

À court terme, l’Association souhaite aussi ajouter des espaces de type prêt-à-camper afin de répondre à la clientèle grandissante pour ce type d’hébergement. Consciente des défis que représente le déclin des montaisons de saumon de l’Atlantique, l’Association choisit de recentrer son plan marketing afin d’assurer la pérennité de ses activités tout en maintenant son engagement envers la restauration de l’espèce.

Ainsi, au-delà de la pêche, qui demeure une activité emblématique de la rivière, l’accent est désormais mis sur l’expérience globale que nous offrons aux visiteurs. Nos chalets patrimoniaux et notre camping permettent de prolonger le séjour dans un cadre naturel aux abords de la rivière Petit-Saguenay. Les amateurs de plein air trouveront aussi leur compte grâce à notre parcours de canotage et notre sentier de randonnée, qui invitent à découvrir la beauté de la rivière et ses paysages.

Photo aérienne des chalets du Club des messieurs à Petit-Saguenay.
Photo aérienne des chalets du Club des messieurs à Petit-Saguenay.

Parallèlement, notre engagement envers le saumon de l’Atlantique demeure au cœur de notre mission. Au printemps 2025, nous avons procédé à la capture de saumoneaux afin de les transférer à la station piscicole de Tadoussac, où ils seront utilisés pour la reproduction. Cette initiative, réalisée en collaboration avec le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs du Québec, vise à favoriser à terme le retour d’alevins dans la rivière Petit-Saguenay. Ce processus demande du temps, mais il illustre concrètement notre détermination à rétablir la population de saumons.

En parallèle, une étude est en cours, en collaboration avec la Fédération du saumon de l’atlantique du Québec et la Fondation de la faune du Québec, afin d’identifier les causes de la sédimentation qui affecte les frayères de la rivière. Une caractérisation des habitats de la rivière du Portage et de la section en amont des chutes de Saint-Antoine de la rivière Petit-Saguenay sera également entreprise. Cette étude aura pour but de mieux orienter les travaux de restauration d’habitats du saumon de l’atlantique et de mieux connaitre les secteurs de fraie potentiels.

Pour visiter le nouveau site internet : La rivière Petit-Saguenay

Journée forestière à Ferland-et-Boilleau

Un homme sourit attablé dans sa cuisine
Pierre-Maurice Gagnon, résident de Ferland-et-Boilleau et président du Syndicat depuis 2002.

Cela fait plus de 30 ans que le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean organise chaque année un rassemblement autour d’un thème en lien avec la foresterie. Pour cette édition 2025, c’est « La forêt privée, un moteur économique pour notre région » qui fut le sujet des discussions.

Pierre-Maurice Gagnon, résident de Ferland-et-Boilleau et président du Syndicat depuis 2002, était bien heureux d’inviter cette fois-ci tout ce beau monde dans son village. « C’est la première fois que le rassemblement se fait à Ferland-et-Boilleau, on a pris un risque, c’est loin pour les membres du Lac mais finalement on a accueilli 350 personnes le 6 septembre dernier. On était bien satisfait du nombre de visiteurs présents lors de la journée. »

La Coop forestière de Ferland-et-Boilleau faisait partie des 19 exposants présents durant la journée.

Cet événement est organisé dans l’objectif de sensibiliser et de partager des connaissances. Il vise à permettre aux producteurs de bois du Saguenay–Lac-Saint-Jean de s’informer sur les derniers développements en matière d’aménagement et de transformation de la ressource forestière. 19 exposants étaient présents lors de la rencontre. Cela leur permet également de rester au courant des nouvelles méthodes de récolte et d’aménagement adaptées à la forêt privée et surtout, de pouvoir échanger sur leur passion commune qu’est la forêt.

« Mon secteur ici à Grande Baie, c’est la paroisse qui a le plus de lots privés dans la région. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on a 4000 membres mais ils ne sont pas tous en activité. Les bonnes années, on a déjà eu 1000 membres actifs, actuellement, on en compte environ 300 à 400. Notre activité syndicale, elle consiste donc à rencontrer nos membres lors de ces journées forestières, mais également à organiser des visites dans d’autres régions. »

Je pourrais continuer à écouter ce passionné de la forêt longtemps, tellement j’en apprends sur ces forêts qui couvrent une grande partie de notre région, notamment sur les lois municipales qui régissent les droits des propriétaires de lots privés : « Même sur ta propre terre, tu ne peux pas nécessairement faire ce que tu veux. Ça prend toujours un permis, et des fois y’a des frais très importants qui sont rattachés à ça ! Cela dépend des municipalités mais c’est parfois un peu abusif », m’apprend Pierre-Maurice.

C’est dans des situations comme celles-ci que le Syndicat soutient ses membres et trouve des solutions qui permettent à chacune des parties de trouver leur compte.

Immigration étudiante au Saguenay

Nathalie Houde participe au recrutement et à l’accueil de jeunes francophones arrivant de Nouvelle Calédonie, de Polynésie et de l’Île de la Réunion.

Rencontre avec Nathalie Houde

Conseillère d’orientation de formation, Nathalie Houde travaille 20 ans au recrutement d’étudiants à l’international pour le Cégep de Jonquière. « Autour de 1998-99, le ministère de l’éducation du Québec mandate les Cégeps des régions afin qu’ils collaborent avec le gouvernement français et ses territoires outre-mer. De nombreux jeunes y résidaient mais bien peu d’opportunités d’emplois leur étaient proposées. »

C’est ainsi que Nathalie Houde participe au recrutement et à l’accueil de jeunes francophones arrivant de Nouvelle Calédonie, de Polynésie et de l’Île de la Réunion. « Chaque année, on allait à l’Île de la Réunion, puis en Nouvelle Calédonie où se faisait sentir le besoin de main d’œuvre très ciblée pour les mines de nickel, notamment en chimie, en environnement, en génie et sécurité au travail. »

Par contre, de nombreux étudiants ont préféré rester au Québec après leurs études, ce qui n’était pas dans le projet initial. Il y en a bien sûr qui ne se sont jamais adaptés au climat, mais bien d’autres ont rapidement adopté les régions du Québec. « Je suis allée peut-être 5 ou 6 fois en Nouvelle Calédonie, une magnifique île dans le pacifique, 12 fois à l’Île de la Réunion… c’était un très beau travail, le recrutement d’étudiants à partir de leur profil de personnalité, motivations et résultats scolaires. Les jeunes étaient tous boursiers, le gouvernement français donnait de gros montants pour permettre ces échanges. Ensuite, le recrutement s’est ouvert à la France et l’Afrique francophone », poursuit la nouvelle retraitée dont le travail consistait également à de l’accompagnement pour les étudiants lors de leur arrivée dans la région. (démarches administratives, logement, etc.) « Très vite, une équipe multidisciplinaire s’est formée autour du projet, qui a pris de l’ampleur avec l’accueil d’étudiants de l’Afrique francophone. »

En 20 ans, Nathalie Houde estime que de 400 à 500 étudiants étrangers sont venus étudier au Cégep de Jonquière. « Actuellement à la retraite, je fais encore quelques contrats pour le Centre de Services Scolaire des Rives du Saguenay, auprès d’enfants d’immigrants étudiant au secondaire et arrivés dans la région avec leurs parents, notamment de nombreuses familles ukrainiennes, colombiennes, nicaraguayennes et brésiliennes. » Ici, ce n’est plus le gouvernement qui initie cette immigration, mais bien les entreprises locales à la recherche de main d’œuvre. « Cette fois, il y a le défi de la langue qui vient s’ajouter, des cours de francisation se mettent donc en place », conclut celle qui est fière d’avoir participé à l’accueil de nombreux immigrants dans la région. « Le plus beau compliment que l’on m’ait fait… hum … de nombreux étudiants m’ont remerciée en me disant que grâce à moi, ils avaient eu envie de rester vivre au Québec. »

Quand la jeunesse inspire l’aménagement : un skatepark voit le jour à Petit-Saguenay

Un groupe de gens assis sur les marches du tout nouveau skate park de Petit-Saguenay.
Des jeunes bien heureux à l'inauguration du skate park de Petit-Saguenay

Jeudi 18 septembre 2025, les nuages s’accumulent au-dessus du village de Petit-Saguenay, mais ça ne freine pas l’enthousiasme des jeunes qui roulent déjà sur le béton du tout nouveau skatepark. Depuis son ouverture, début juillet, on dirait qu’ils y ont élu domicile. On raconte même que certains parents cherchent souvent leurs enfants… pour finalement les retrouver ici !

Très courtois, les jeunes se regardent faire des tricks, prennent des pauses, certains semblent dans leur bulle et concentrés, d’autres jasent et s’encouragent. On croise des petits en trottinette, des ados en skateboard et même quelques parents qui osent monter sur une planche pour accompagner leurs enfants.

Peu à peu, les citoyens et citoyennes arrivent pour l’inauguration officielle. Malgré le ciel menaçant, la pluie nous épargne — une vraie chance, sinon les adeptes de sports de glisse n’auraient pas pu nous faire de démonstration.

Un groupe de personnes écoute le discours d'un politicien
Philôme La France, maire de Petit-Saguenay, fait un discours lors de l’inauguration du tout nouveau skate park.

Sur fond de roulement de roues, le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, prend la parole pour ouvrir cette inauguration. Fier de ce nouvel aménagement, il l’est encore plus des jeunes qui en sont à l’origine :

« Une fois de plus, le budget participatif de la municipalité prouve que l’écoute des besoins de la population permet de concrétiser des projets mobilisateurs », souligne-t-il.

En effet, c’est grâce au budget participatif jeunesse 2022 que l’idée a germé. Les jeunes ont été accompagnés tout au long du processus par Gabriel Lévesque, passionné de skate bien connu dans la communauté. Lors d’un atelier participatif, ils ont même pu partager leurs idées à Éric, concepteur de Rick Design Skatepark, qui dessinait en direct leur futur skatepark sur papier.

Des jeunes essayent le tout nouveau skate park de Petit-Saguenay

« C’est tellement cool de pouvoir rouler sur un parc qu’on a imaginé nous-mêmes », s’enthousiasme un utilisateur.

Ce skatepark vient compléter le réaménagement du cœur du village entrepris ces dernières années à Petit-Saguenay. Avec ses jeux d’eau, son terrain de pétanque et maintenant ce parc de planche à roulettes, le parc de la Croix s’affirme comme un véritable lieu de rencontre intergénérationnel.

« Il manquait une infrastructure de loisirs estivaux pour les adolescents, et la forte fréquentation de ces dernières semaines montre à quel point ils en sont contents », se réjouit Philôme La France.

Pour un projet totalisant 179 085 $ d’investissement, plusieurs partenaires ont uni leurs forces : 99 648 $ du ministère de l’Éducation via le programme PAFIRSPA ; 49 513 $ de la MRC du Fjord-du-Saguenay (PSPS local et Fonds de vitalisation) ; 20 000 $ du Domaine Laforest S.E.N.C. ; et 10 305 $ de la Municipalité de Petit-Saguenay.

Présent lors de l’événement, Marc Grandbois, attaché du député de Dubuc, a salué cette belle mobilisation.

La voix des jeunes est primordiale dans des municipalités comme les nôtres, et aujourd’hui cette voix roule sur quatre petites roues à Petit-Saguenay.

L’accueil, un geste du quotidien.

Le refuge des Géants au Mont-Édouard. Crédit photo : Yannick Limary

Vers 5h ce matin, mon garçon de quatre ans est entré dans ma chambre en courant. Il a tout fait pour me tirer du lit. Vers 5h du matin, il était beaucoup trop tôt. Je n’étais pas prête et à sa manière, cet être humain miniature me brusquait. À ce moment, j’ai pris une grande inspiration. Puis, les yeux encore collés, je l’ai accueilli avec tout mon amour pour une nouvelle journée. C’est là que j’ai eu un déclic. Tout d’un coup, j’ai trouvé les bons mots pour traduire ma vision de l’accueil.

Pour moi, l’accueil est une manière d’être qui se traduit par de simples gestes au quotidien. Des gestes qui font appel à l’ouverture, à la bienveillance et à la générosité.

Sans aucun doute, l’ouverture demande de la patience et de la curiosité. Toutefois, j’ai le sentiment que la recette secrète réside dans une forme d’ouverture sans calcul et sans filtre que j’ai envie d’appeler la chaleur humaine. Je suis intimement convaincue que c’est cette bienveillance qui fait toute la différence lorsqu’on accueille un nouveau-né, une nouvelle belle-sœur, un nouveau voisin ou une nouvelle collègue.

Je crois qu’une communauté accueillante est une communauté bienveillante où l’hospitalité sans prétention se pratique aussi bien au restaurant du coin, dans un chemin de quatre roues que sur le bord du lac. J’aime penser que pour un nouvel arrivant, une communauté accueillante, ce sont des cœurs qui s’agencent et qui s’ouvrent les uns après les autres. Un sourire à l’épicerie, une marque de courtoisie à l’intersection d’une rue, un bonjour sur le sentier pédestre et une invitation au prochain spectacle. De simples gestes qui enclenchent un dialogue et plantent les graines du désir d’appartenance chez le nouvel arrivant.

Lorsque le dialogue se poursuit, accueillir devient inclure et c’est là que la générosité de la communauté prend toute son importance. Quand cette dernière choisit de partager qui elle est, tout en s’intéressant à ceux qui arrivent. Choisir de grandir au contact de l’autre, c’est ouvrir sa porte et partager avec humilité et fierté sa mémoire et son histoire.

Vers 5h ce matin, mon petit garçon m’a rappelé qu’accueillir, c’est rester moi-même, sourire, tendre une main, ouvrir les bras, amorcer un dialogue et écrire chaque jour un nouveau passage de notre histoire commune.

Le Festival des couleurs du Fjord entame sa 7e édition

paysage d'automne
Paysage d'automne inspirant les artistes du Symposium

Laissons les présidents d’honneur nous parler de cet événement qui célèbre les beautés de l’automne dans nos villages du Bas-Saguenay

photo passeport de Gérald Savard, préfet de la MRC d Fjord-du-Saguenay
Gérald Savard, président d’honneur du Festival des couleurs du Fjord

Le Festival des couleurs du Fjord s’est imposé, au fil des années, comme un incontournable pour notre territoire et pour     toute la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il offre une vitrine exceptionnelle aux artistes leur permettant de faire rayonner leur talent, tout en incarnant un bel exemple de concertation et de partenariat en matière de développement culturel et de promotion des arts.

C’est avec fierté que j’ai accepté la présidence d’honneur  de cette édition, qui s’annonce sans contredit, comme un franc succès. La MRC du Fjord-du- Saguenay est également heureuse de s’associer à l’événement en tant que partenaire financier pour les trois prochaines années.

Tout au long de la fin de semaine, je vous invite à découvrir ou redécouvrir des artistes de

partout au Québec, tout en vous imprégnant de la beauté de notre fjord, de nos montagnes et des paysages flamboyants de l’automne.

Unne peintre pose fièrement devant une de ses toiles.
Johanne Fortin représente avec fiereté le Symposium de Saint-Félix-d’otis

C’est avec une immense joie et une grande humilité, que j’ai accepté le rôle de Présidente d’honneur du Symposium de Saint-Félix d’Otis 2025, dans le cadre du Festival des couleurs du Fjord.

En tant qu’aquarelliste depuis plus de 25 ans et résidente de ce beau coin de pays, ce symposium résonne tout particulièrement en moi. Je puise chaque jour mon inspiration dans la nature généreuse qui nous entoure. Mon amour profond pour elle et particulièrement pour l’ornithologie, nourrit ma créativité et guide mon pinceau. Fraicheur, bonheur, amour, quiétude, voilà l’essence même de mes œuvres. Un hommage à la vie!

Dans un décor grandiose, aux couleurs automnales, j’aimerais sincèrement vous inviter à venir rencontrer des artistes peintres et sculpteurs de grande renommée, qui nous font l’honneur de leur présence. Échangez avec eux, laissez-vous séduire par leur monde créatif et découvrez la richesse de leurs œuvres.

Je tiens à remercier chaleureusement le comité organisateur, bénévoles et commanditaires. Tous ensemble, nous œuvrons pour faire de cet événement, un moment inoubliable. Bon symposium.

Sylvie grondin pose devant une de ses toiles
Sylvie Grondin, présidente d’honneur du Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité

Quand on m’a proposé d’être présidente d’honneur de la 12e édition du Symposium d’art contemporain de Rivière-Éternité, j’ai accepté avec grand plaisir.

C’est une belle occasion de m’impliquer dans un évènement culturel rassembleur, au cœur d’une équipe de bénévoles engagés et d’artistes passionnés. Contribuer au rayonnement

de cette édition aux côtés de cette belle gang est à la fois stimulant et inspirant.

J’espère que nous vivrons de beaux moments et que cette 12e édition laissera sa marque.

Je vous invite chaleureusement à venir nous rencontrer dans le magnifique décor de Rivière-Éternité, à échanger avec nous sur notre démarche artistique, et, bien sûr, à découvrir nos œuvres. Ce sera un plaisir de partager avec vous.

Un peintre au milieu de ses oeuvres
Stéphane Gagné est honoré de sa présidence d’honneur au Symposium des Villages en Couleurs

J’ai participé au Symposium provincial de Villages en couleurs en tant qu’ébéniste-sculpteur il y a 25 ans. Je n’aurais jamais pu m’imaginer à ce moment-là qu’un jour, j’aurais la possibilité d’être invité comme artiste peintre et d’être le président d’honneur de cette 34e édition. Ceci fut un accomplissement pour moi et pour la personne que je suis. Les personnes qui ont travaillé en tant que bénévoles furent des exemples pour moi.

Je tiens à exprimer toute ma gratitude à mesdames Pâquerette Gagnon et  Yvonnette Bernier, deux leaders d’exception comme il y en a malheureusement très peu dans ce monde. Je tiens donc à les remercier pour leur ouverture et leur dévouement à la promotion des arts visuels. Par la même occasion, je tiens aussi à accorder aux municipalités de L’Anse-Saint-Jean et de Petit-Saguenay mon plus grand respect et mes remerciements de croire en cette manifestation de l’art visuel dans nos fabuleux villages depuis 34 ans.

Merci beaucoup et bon Symposium aux artistes invités, aux bénévoles et aux milliers de visiteurs.

Sauvegarde de la statue – Un défi à la hauteur de son importance

Photo de la statue de Notre Dame du Saguenay
La statue Notre-Dame-du-Saguenay n’est pas qu’un monument : elle est le visage de Rivière-Éternité.

Depuis deux étés, le sentier menant à la statue Notre-Dame-du-Saguenay est fermé au public. L’intérieur de la structure, fait de bois de pin sculpté, est gravement détérioré : l’eau s’infiltre par des fissures, le bois pourrit et la stabilité du monument est compromise.

Les travaux prévus cet automne visent à insérer une structure de soutien en acier, semblable à une colonne vertébrale, pour alléger le poids du bas de la statue et la sécuriser. Cette intervention est essentielle pour préserver l’œuvre et, enfin, permettre la réouverture du sentier aux visiteurs.

Si vous lisez religieusement le Trait d’union, vous saurez que nous en parlions déjà en juin. Mais voilà où ça s’est corsé. Au départ, tout semblait bien ficelé : les ingénieurs avaient évalué les travaux à environ 151 000 $ avant taxes, et la municipalité avait obtenu l’entièreté du financement. Puis est arrivé le choc : les soumissions reçues en août s’élevaient plutôt à 335 000 $ et 429 500 $. Pas 10 ou 20 % d’écart… mais 222 % de plus que prévu !

Pourquoi un tel écart ? Parce qu’il s’agit d’un site unique : pas de route d’accès, matériaux transportés par hélicoptère, campement de chantier à aménager, contraintes liées au parc national et au statut patrimonial… plusieurs facteurs coûteux qui ont été sous-évalués dans l’estimation initiale des ingénieurs.

Cette situation a déclenché une véritable course contre la montre. Lorsqu’un appel d’offres est lancé, il n’y a que quelques semaines pour accepter une soumission, sinon tout le processus doit recommencer, avec de nouveaux délais et, parfois, des prix encore plus élevés. Chaque saison perdue fragilise un peu plus la statue et prive les citoyens de ce site tant apprécié.

Baisser les bras était impensable. En un mois à peine, avec l’appui de partenaires, beaucoup de persévérance – et sans doute un petit coup de pouce de la Madone – la municipalité a rassemblé presque tout l’argent nécessaire. Pour bien situer l’exploit : dans le monde du financement public, les programmes fonctionnent par appels de projets. Cela veut dire des délais de plusieurs mois avant même de savoir si une demande est acceptée. Autrement dit, réussir à amasser plus de 200 000 $ en quelques semaines, c’est quasi miraculeux.

En septembre, le contrat a été octroyé à Cimota, une firme spécialisée de Québec. Mais la contribution municipale devra presque doubler, passant de 20 000 $ à environ 39 000 $. Pour combler cet écart, une campagne de financement est en cours auprès des entreprises locales, fournisseurs et organismes concernés.

La statue Notre-Dame-du-Saguenay n’est pas qu’un monument : elle est le visage de Rivière-Éternité, un symbole identitaire reconnu bien au-delà de la région. Dans les prochaines semaines, une campagne de sociofinancement en ligne permettra aussi de mobiliser les gens de l’extérieur. En attendant, il est déjà possible de donner directement à la municipalité.

Alors sortons nos chapelets et croisons les doigts en espérant que la météo soit de notre côté afin que les travaux soient complétés cet automne. Chaque contribution, petite ou grande, aide à ce que notre Madone tienne debout encore longtemps.

La solidarité comme moyen de guérison

Une famille pose avec le sourire
Jennifer Tremblay-Ouellet peut compter sur le soutien de sa famille et de toute la communauté.

Avez-vous déjà utilisé l’expression « tant qu’on a la santé, on peut tout faire » ?  C’est une expression encourageante généralement, sauf quand tout bascule. C’est ce qui s’est passé en juin dernier pour Jennifer Tremblay-Ouellet, « Jenni », une jeune femme lumineuse, généreuse, humaine et sensible de 37 ans de Ferland-et-Boileau.

Une masse, une biopsie, une mammographie, un cancer du sein. La maman de deux fillettes de 3 ans et de 9 mois, qu’elle allaite encore, voit tout son monde s’écrouler autour d’elle.

Les traitements de chimiothérapie débutent 2 semaines après l’annonce du diagnostic et devront durer pendant 4 mois. Suivront la chirurgie et la radiothérapie. Elle doit immédiatement interrompre son allaitement et trouver une garderie. Financièrement, rien ne va plus. Ses prestations du régime d’assurance parentale se terminent à la fin de l’été et elle n’aura pas droit à l’assurance-chômage, mais dans l’urgence, c’est le traitement qui prime. Famille et amis mettent l’épaule à la roue pour mettre en place un réseau de soins et de soutien pour que les traitements puissent débuter.

Son conjoint Christian, également papa d’un garçon de 11 ans, s’outille et devient un super-papa/proche-aidant. Il trouve rapidement un travail près de la maison, à la bleuetière de la municipalité, lui permettant un horaire allégé afin de mieux supporter tout le monde. Aux côtés de Jenni depuis le début, il y a Joëlle Gagnon, amie et « sœur de cœur », elle aussi résidente de Ferland-et-Boileau. Se sentant impuissante à aider son amie davantage que par ce qu’elle connaît bien, c’est-à-dire la force de l’entraide et de la solidarité, elle prend l’initiative d’organiser une levée de fonds via la plate-forme « GoFundMe ». L’objectif initial étant de récolter 6000$ afin de d’aider la famille à subvenir à ses besoins dans les mois à venir, alléger sa charge mentale de toute tracasserie financière et laisser Jenni se consacrer à sa guérison. En cinq jours seulement, la campagne atteint le montant de 14 000$. Les dons proviennent bien sûr du réseau local de Jenni, des gens qui l’ont côtoyée à la Municipalité de Ferland-et-Boileau, mais aussi de partout où elle a laissé sa trace par le passé, que ce soit de son ancien village d’Hébertville, ou même de la France où elle a vécu quelques années. La levée de fonds devient un mouvement de solidarité aussi spectaculaire qu’inattendu. Au moment d’écrire ces lignes, le montant récolté atteint tout près de 22 000$.

« C’est comme une vague d’amour et de solidarité qui aide à traverser l’épreuve. C’est non seulement monétaire, ce sont des dons de courage », remercie Jenni. Ce sentiment de soutien représente le vrai filet de solidarité et d’entraide que Joëlle a voulu créer autour de son amie.

Maintenant à la moitié de ses traitements de chimiothérapie, Jenni entame les fonds recueillis par la campagne. Elle ne pourrait pas s’imaginer prendre soin de ses filles avec les effets secondaires qu’elle subit actuellement, et sans son conjoint ainsi présent à ses côtés. Elle réalise que celui-ci aura possiblement à l’être davantage dans les mois à venir : « sans cette précieuse aide financière, mon combat déjà difficile, le serait davantage. À ce stade de mon parcours, avec mon cancer, j’ai appris à accepter l’aide, inconditionnellement, et c’est ce qui me permet de guérir. Je veux le partager à plus de gens possible: si vous vivez une situation difficile, n’hésitez pas à accepter la main tendue, c’est ce qui redonne de la force. »

Son combat n’est pas terminé et la route sera encore longue. Même si la campagne a connu un succès remarquable, Jenni et sa famille méritent tout ce qui peut leur être offert. Visitez : https://www.gofundme.com/f/support-a-jenni-pour-son-combat-contre-le-cancer

Mont Edouard : La rencontre de l’art et de la nature

Le camp des Géants accueille des artistes en résidence. Crédits photos : Yannick Limary

Le Mont Edouard est fier d’avoir accueilli ses premières résidences d’artistes au refuge du secteur Les Géants. Au cours de leur séjour respectif de trois à cinq jours, les artistes Pauline Larouche et Mariane Tremblay ont eu la chance de séjourner dans notre refuge, de créer et de se ressourcer dans ce décor unique et ce, grâce au soutien et à l’accompagnement de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Une femme peint un tableau en haut de la montagne du Mont-Édouard.
Pauline Larouche nourrit ses oeuves de ce lien avec la nature

« Ça m’a fait un bien immense de me connecter avec la nature et ma passion. J’ai puisé dans cette vaste étendue l’inspiration pour mes tableaux, utilisant des feuilles de framboisier comme estampes, reproduisant tantôt le relief, les écorces de bouleaux etc. Ce que j’ai apprécié le plus c’est le calme, les odeurs, le bruit, du vent dans les feuilles et de la pluie sur le toit de tôle. Le soleil toujours différent, d’un jour à l’autre également », nous raconte Pauline Larouche.

Une femme écrit sur une table près d'une fenêtre
Mariane Tremblay retrouve ici l’extra ordinaire de la vie.

Pour Mariane Tremblay, sa résidence avait pour but de chercher des signes de l’extra ordinaire. Dans ses corpus d’œuvres multiformes comme dans ses écrits, le sens émerge du presque rien, de l’inaperçu, du latent, selon des logiques de résonance plutôt que d’évidence. Pour elle, la forêt est un espace-temps riche de mystères et de perceptions à apprivoiser. Inscrit dans un vaste projet de recherche-création intitulé Pleurage et scintillement, cette immersion l’a amenée à investiguer la filiation créative aux côtés de son fils de trois ans. Ensemble, ils ont mené une série d’expérimentations et de collectes autour des gestes et outils du sourcier, du cuivre comme matériau conducteur et d’éléments symboliques, en vue de la réalisation de miniatures.

Un photographe pris en photo
Yannick Limary usera de son talent de photograhe tout au long de la résidence d’artistes.

Art et nature; une union qui va de pair

L’idée a germé dans l’esprit de la Dre Marjorie Lavoie, psychologue et art-thérapeute. Résidente du secteur et habituée de la montagne, elle connaît bien les effets de la nature sur le processus créatif.

« L’impact de la nature sur la santé des individus est indéniable et plusieurs données probantes vont dans ce sens depuis plusieurs années. Il en est de même pour l’impact des arts sur la santé des populations, tel qu’en fait foi, notamment, une vaste recension de la littérature effectuée en 2019 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce qui est fantastique avec ce projet au Mont Edouard, c’est qu’il permet enfin d’élaborer et de peaufiner un dispositif propice à la création artistique en plein cœur de la nature et d’ainsi mieux mettre en lumière l’intersection entre ces trois sphères – Santé, arts et nature. Ce sont là des questions qui me passionnent », conclut la professeure associée en art-thérapie à l’UQAT, aussi chargée de cours et étudiante à la maîtrise en arts à l’UQAC.

La nature à cœur

Pour le Mont Edouard, cette première collaboration est totalement alignée avec ses valeurs de développement durable. Les résidences d’artistes auront un impact significatif sur l’ancrage territorial en partageant le territoire autrement que par des activités sportives.

Nouvelle salle d’entrainement au sous-sol de l’église de Petit-Saguenay

Le couple Daniel et Léa ont travaillé deux ans à la réalisation de ce projet
Un projet porté avec passion par Daniel Lavoie et Léa Brousseau depuis près de deux ans. Crédits photos : Manon Landry

Jeudi 4 septembre 2025, c’était soir de fête à l’église Saint-François-d’Assise. Les citoyennes et citoyens étaient nombreux à vouloir découvrir la toute nouvelle salle d’entraînement, un projet porté avec passion par Daniel Lavoie et Léa Brousseau depuis près de deux ans.

Des personnes sont réunies dans une nouvelle salle d'entrainement à Petit-Saguenay
Philôme La France, maire de Petit-Saguenay, fait un discours lors de l’inauguration de la salle d’entraînement.

L’accueil s’est fait dans l’ancien fumoir du sous-sol. C’est là que Philôme La France, maire de Petit-Saguenay, a pris la parole, avec son fils sur les épaules. Il a salué l’initiative du jeune couple ainsi que l’ouverture du conseil municipal à soutenir de tels projets citoyens porteurs :

« L’aménagement du centre de conditionnement physique démontre encore une fois qu’on peut faire confiance à l’intelligence collective et à la mobilisation citoyenne pour améliorer notre qualité de vie. »

Nouvelle salle d'entraînement à Petit-Saguenay

Le projet a pu voir le jour grâce à une subvention de 34 658 $ du programme de soutien aux politiques familiales municipales du gouvernement du Québec, bonifiée par 8 000 $ du RLS Saguenay–Lac-Saint-Jean et une contribution de 2 000 $ de la municipalité. À cela s’ajoute le don d’équipements d’une valeur de 3 500 $ offert par Daniel Lavoie.

Le maire en a profité pour remercier le comité de Fabrique qui, malgré les défis a accepté d’héberger le projet.

« Nous sommes fiers d’accueillir des initiatives comme la salle d’entraînement. Elles permettent non seulement de soutenir nos finances, mais surtout de garder notre église vivante, au cœur de la communauté », a affirmé Diane Lavoie, présidente du comité de gestion de l’église Saint-François-d’Assise.

Pour créer l’espace, le local du salon funéraire a été réaménagé. Un choix qui n’a pas été simple, mais qui illustre bien le rôle rassembleur que continue de jouer l’église, alors qu’ailleurs au Québec, plusieurs bâtiments religieux ferment ou disparaissent.

La soirée d’inauguration a réservé une belle surprise. Devant une salle attentive, Daniel Lavoie a révélé le nom du nouveau gym :

« En l’honneur d’un homme impliqué dans la communauté, qui porte le village dans son cœur comme personne d’autre et qui a toujours été actif… nous avons décidé de l’appeler la Salle d’entraînement Élias Côté. »

De dos, Élias Côté, dont le nom désigne maintennat la salle d'entraînement de Petit-Saguenay

Ému aux larmes, Élias Côté, conteur bien connu du village et ancien grand sportif, a reçu un chandail à l’effigie du gym. Aujourd’hui atteint de dystrophie musculaire, il pourra lui aussi profiter du lieu pour ses exercices de renforcement… et pour échanger quelques histoires, comme il sait si bien le faire.

La salle est désormais gérée par l’OTJ de Petit-Saguenay. Les tarifs sont accessibles : 240 $ par année, 30 $ par mois ou 50 $ pour 10 séances. Déjà, des améliorations sont envisagées : ajout de miroirs et de décorations, installation d’un plafond suspendu pour limiter l’écho; à moyen terme, un système de cartes à puce sur certaines portes de l’église pour permettre un accès autonome non seulement au gym, mais aussi à la bibliothèque, aux cuisines collectives, à la maison des familles et au nouveau local de l’école de musique du Bas-Saguenay.

Déjà une trentaine de personnes ont pris leur abonnement et se pratiquent dans la salle d’entraînement Élias Côté. Encore un beau projet qui voit le jour pour faire bouger notre communauté !

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