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Elle est pour le feu une friandise. Elle est la peau des plus beaux canots. Elle fut le revêtement des anciens campements. Pliée et cousue de racines, on l’eut rempli de fruits ou de médecines. Défaite en minces couches, c’est un papier de soie, entière elle est entre le cuir et le bois. Mais elle est tout d’abord la robe blanche d’un arbre aux fines branches.

La peau du bouleau fut aux premières nations ce que le plastique est à notre génération. Une matière d’une polyvalence sans égal.

Voici une liste exhaustive des utilisations de ce cuir végétal : paniers de cueillette et de pêche, sac à dos, porte-bébé, carquois, étui à couteau, tabac ou poudre, canot, bandeaux de portage, wigwam, casserole, louche, seau pour l’eau d’érable, cône pour caller, papier à communiquer, décorations, lunettes contre les reflets du soleil, etc. Cette polyvalence lui vient de ses nombreuses qualités : elle est perméable à l’air et imperméable à l’eau comme le « goretex », elle est flexible, elle est relativement légère, elle flotte, elle résiste à la pourriture, elle ne transmet pas de toxine ou de goût à l’eau ou aux aliments, elle est répandue et abondante presque partout, enfin, elle est très jolie, surtout une fois gravée.

Si l’on tire sur l’écorce d’un arbre, en général celle-ci se détache en suivant le sens du tronc. Les bouleaux font partie des rares espèces à être ornées d’une écorce dont la fibre est perpendiculaire à celle du bois. Sans cela, je ne vois pas comment on aurait pu arriver à construire des canots aussi solides, aussi efficaces et avec aussi peu de moyens.

Mais les bouleaux « à canot » sont apparemment devenus plus rares depuis l’époque de la traite des fourrures. Les besoins en voiture d’eau étaient devenus si importants, qu’une usine de fabrication naquît à Trois-Rivières. C’est là que sont nés les canots de maîtres, mesurant jusqu’à 36 pieds (11m) de long. Il faut savoir qu’en plus, il est assez difficile de trouver un bouleau qui rencontre toutes les qualités nécessaires à la conception de ce type d’embarcation.

Si prélever de fins lambeaux d’écorce ne nuit pas aux bouleaux, récolter celle-ci sur toute son épaisseur crée une blessure à l’arbre qui guérira difficilement. Les rondins de bois de chauffage (avant d’être fendus) restent une bonne source d’approvisionnement pour avoir accès à cette précieuse matière d’artisanat.

Je lève mon chapeau aux humains et aux bouleaux

L’église de Petit-Saguenay maintenant accessible aux personnes à mobilité réduite

L’accessibilité au sous-sol de l’Église de Petit-Saguenay a toujours été un défi pour les personnes à mobilité réduite. Certaines personnes avaient même carrément cessé de participer aux activités des organismes qui y ont leurs locaux.

La semaine québécoise des personnes handicapées, qui s’est tenue sous le thème d’une société plus inclusive en 2015, a été l’occasion pour la Fabrique d’entamer une réflexion et de décider d’améliorer la situation. Une rampe a déjà été installée il y a plusieurs années pour accéder au rez-de-chaussée et à l’espace réservé au culte. Cette fois, la Fabrique a fait installer une rampe pour accéder au bâtiment et une plate-forme élévatrice à l’intérieur du bâtiment.

La Fabrique espère que l’amélioration de l’accessibilité de son sous-sol favorisera la participation aux activités qui y sont organisées par les organismes, que ce soit la ligue de poche le mardi après-midi, la danse le mercredi après-midi, la bibliothèque le mardi après-midi et le jeudi soir, la Saint-Vincent-de-Paul le lundi après-midi, les nombreuses activités du Cercle des Fermières ou les services qui se tiennent au salon funéraire. Si la plate-forme a été peu utilisée jusqu’à maintenant, il est certain que son utilisation est appelée à croître.

La réalisation de ce projet a été un défi et s’est étalée sur près d’un an. Cette réussite a été rendue possible grâce à la participation financière de la MRC du Fjord à hauteur de 7 000 $, via le fonds de la Ruralité, de la Caisse populaire du Bas-Saguenay à hauteur de 7 000 $ également et de la municipalité de Petit-Saguenay à hauteur de 500 $.

La Fabrique réfléchit à son avenir

Maintenant que ce projet est réalisé, la Fabrique se concentre sur le développement de solutions pour assurer l’avenir de la bâtisse et de ses activités. L’église, qui a été construite en 1956, a cruellement besoin d’une nouvelle couverture de toit. En effet, celle-ci n’a jamais été changée ! Le projet, qui devrait avoisiner les 100 000 $, nécessitera un apport important de la population. Mais comme le dit Diane Lavoie, nouvelle présidente de la Fabrique : « On va tout faire pour garder notre église ! »

Les perspectives d’avenir sont tout de même meilleures que dans bien des milieux. Malgré la baisse d’achalandage lors des messes, la présence des organismes sur place rend les installations très dynamiques et permet à la Fabrique de tirer des revenus intéressants. De plus, l’installation d’un nouveau système de chauffage biénergie l’automne dernier a réduit considérablement les coûts à cet égard.

Par ailleurs, la Fabrique demeure ouverte au développement de nouvelles activités. Récemment, par exemple, la Fabrique a accepté la demande du club de marche de pouvoir marcher dans l’église lorsque les routes sont glacées ou que le temps est mauvais. Toutes les propositions ou les demandes de la population pour utiliser cet espace immense sont les bienvenues.

Le portrait de l’analphabétisme au Québec

Saviez-vous que 19% de la population québécoise âgée de 16 à 65 ans, soit plus d’un million d’adultes, affichent de très faibles compétences en littératie? Pour une personne analphabète, cela signifie qu’elle va avoir besoin d’aide pour lire sa correspondance, pour remplir une demande d’emploi, ou pour utiliser un ordinateur. De plus, elle n’aura pas accès à des renseignements sur des services aussi essentiels que la pension, les rentes, la santé ou l’aide sociale, ou encore elle hésitera à chercher un meilleur emploi par peur d’affronter l’inconnu.

De dépossession en dépossession, les personnes analphabètes deviennent un peu comme des fantômes sociaux. Comme elles consomment peu, on ne les sollicite pas. Comme elles votent peu, on ne leur promet rien. Comme elles se révoltent peu, on ne leur donne rien. Ainsi, elles deviennent peu à peu exclues de toutes les facettes de la vie sociale, culturelle, économique et politique, et, dans un certain sens, d’elles-mêmes.

Le problème de l’analphabétisme ou de la faible littératie au Québec engendre des coûts sociaux et économiques importants. Bien que les conséquences de l’analphabétisme se fassent sentir d’abord et avant tout dans la vie des individus peu ou pas alphabétisés et de leur famille, les coûts engendrés par ces difficultés rejaillissent sur l’ensemble de la société. Pour le Québec, les coûts relatifs à l’analphabétisme sont estimés annuellement à plus de 7 milliards de dollars canadiens[1], soit 2 % de son PIB[2].

Une intervention vigoureuse de l’État et de l’ensemble de la société s’avère donc nécessaire et urgente. Concrètement, les adultes peu ou pas alphabétisés risquent davantage de déclarer des problèmes de santé, ont moins accès à de la formation continue, éprouvent plus de difficultés à s’insérer et à se maintenir en emploi, touchent des revenus plus bas et sont davantage à risque de vivre du chômage à long terme que leurs concitoyens plus alphabétisés. Leurs enfants ont également plus de chance de se retrouver dans la même situation.

C’est pourquoi la population, les intervenantes et les intervenants de l’État ainsi que les partenaires de la société civile doivent être mieux informés de la réalité des personnes vivant avec les conséquences de l’analphabétisme. Cette connaissance accrue favorisera la réceptivité et la sensibilité de tous à l’égard de ces personnes; elle aidera les intervenantes et les intervenants de l’État ainsi que les partenaires de la société civile à être plus attentifs aux besoins particuliers de ces personnes.

Tributaire de la dure réalité que vit tout le réseau des services publics et de l’éducation, il est plus que temps d’informer les gens sur une réalité qui est là; celle de l’analphabétisme, de ces gens qui n’oseront pas l’afficher, mais qui ont besoin d’aide.

Le Centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay est disponible pour accueillir, soutenir et aider les personnes peu scolarisées. Tous les jeudis après-midi, nous invitons les personnes à venir assister aux Z’Ateliers du Bas-Saguenay. Ce sont des rencontres ou les gens scolarisés ou non participent à une vie collective en discutant sur l’actualité, en exerçant une prise de pouvoir sur leur vie par des échanges constructifs et des activités (français, calcul, connaissance de soi, etc.) adaptées au groupe.  Bienvenue à toutes et tous.  418-697-0046

source: http://www.rgpaq.qc.ca/alphabetisation_populaire.php?id=1

[1] Pour le PIB du Québec : http://www.gouv.qc.ca/fr/LeQuebec/Pages/Économie.aspx

[2] World Literacy Foundation (2015). The Economic & Social Cost of Illiteracy : A snapshot of illiteracy in a global context. http://bit.ly/1VakyzB

La musique, une discipline au service du développement de l’enfant

Le groupe d'éveil musical se retrouve tous les mardis

« Des enfants de quatre et cinq ans en éveil musical ! Comment est-ce possible …et surtout, à quoi ça sert ! » Pourrait-on se demander…

L’enfant de quatre ou cinq ans possède déjà toutes les aptitudes nécessaires à la pratique de la musique. Il est très réceptif et curieux et c’est aussi pour cela qu’il est important de l’éveiller à la musique dès l’enfance.

L’objectif de l’éveil musical est de faire découvrir la musique à l’enfant par le jeu, en lui permettant de vivre la musique à travers son corps et sa voix grâce à des activités variées.

Laissons de côté toutes les recherches savantes centrées sur l’enfant et son développement, sur l’éveil  musical qui aide à l’épanouissement des facultés cognitives, motrices et sociales. Évitons les grands discours sur l’amplification des connexions entre les deux hémisphères du cerveau, facilitant la réussite de nouveaux apprentissages, etc.

Voici plutôt à quoi ça sert l’éveil musical, tout simplement ! Avec l’apprentissage de chansons traditionnelles d’ici et d’ailleurs, l’enfant s’ouvre à sa propre culture et à celle des autres. De plus, les activités de  mouvement du corps, (chorégraphie, sauts sur une portée géante pour apprendre les notes) favorisent le développement de la motricité globale. Tandis que les danses et les rondes améliorent la connaissance de l’espace et du temps. De son côté, le rythme expérimenté dans tout le corps par des marches, des mouvements avec les  mains et les pieds fait appel à la coordination motrice de l’enfant. Quant aux jeux de doigts, ils développent la motricité fine. Toutes ces activités aideraient également à stimuler le développement de la conscience phonologique (pré-lecture) avant l’entrée à l’école.

Enfin, l’enfant apprend à mieux écouter et à mieux entendre, grâce à la pratique du chant et au travail d’écoute (discrimination auditive). Petit à petit, sa capacité d’écoute augmente.  Il reste  attentif et appliqué plus longtemps, puisqu’il y a ici un appel constant à la mémoire de l’enfant. On le sait, les jeux collectifs et l’écoute des autres contribuent grandement à la socialisation de l’enfant. Grâce à différents jeux (histoires bruitées et l’écoute d’œuvres), l’émotion et l’imaginaire de l’enfant sont également sollicités.

Bref, l’éveil à la musique passe par le plaisir, l’expérimentation, le mouvement corporel, la motivation, l’improvisation et un climat de classe qui encourage et sécurise l’enfant dans ses apprentissages.

Mise en œuvre de la Politique culturelle et de la Politique des aînés de la MRC du Fjord-du-Saguenay

La funéraille des beaux jours en tournée, un des projets soutenus par le Programme de soutien aux initiatives culturelles du milieu

Les activités de développement culturel et communautaire se poursuivent sur le territoire de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Une nouvelle Entente de développement culturel est intervenue l’automne dernier entre le ministère de la Culture et des Communicationset la MRC du Fjord-du-Saguenay pour l’année 2015-2016. De plus, cette dernière met en branle la réalisation du plan d’action de la Politique des aînés par la mise en place d’un comité de suivi Municipalité amie des aînés (MADA) à la MRC.

Grâce à l’Entente de développement culturel, plusieurs actions sont rendues possibles afin d’améliorer l’accessibilité et la participation de la population à la vie culturelle, valoriser le patrimoine, reconnaître et soutenir les créateurs et contribuer à la concertation et à l’établissement de partenariats équitables en matière de développement culturel.À cet effet, le Programme de soutien aux initiatives culturelles du milieu revient cette année avecune somme totale de 23 500 $ pour l’ensemble du territoire de la MRC. La date limite de dépôt des demandes est le 14 mars 2016.

En vue de bonifier l’animation dans les bibliothèques publiques du territoire de la MRC, celles-ci sont appeléesà proposer des activités dans leur lieu. Ces activités peuvent, par exemple, faire appel à un conférencier, un écrivain ou un historien, ou encore, prendre la forme d’une « heure du conte », d’un atelier artistique ou d’une activité intergénérationnelle. Les responsables des bibliothèques peuvent présenter leur projet à la MRC d’ici le 14 mars prochain afin de se prévaloir d’un montant pour défrayer le coût de ces activités.

Enfin, le Programme de bourse en recherche-créationvise le perfectionnement, la professionnalisation et le rayonnement des arts et des artistes de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Ce programme fait suite à une rencontre des gens du milieu artistique du territoire ayant exprimé le désir d’accéder à certains programmes du Conseil des arts de Saguenay. Ce souhait trouve sa justification dans la nécessité d’une reconnaissance de la pratique artistique et d’un statut d’artiste professionnel pour lesartistes, écrivains et artisans actifs dans les municipalités du territoire. La date limite pour ce programme est également le 14 mars 2016.

Des activités issues du plan d’action de la Politique des aînés de la MRC sont à surveiller au cours des prochains mois. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec la MRC, au numéro suivant : 418 544-0113, poste 1205, ou par courriel à l’adresse suivante : ariane.fortin@mrc-fjord.qc.ca.

Congrès régional des Cercles de fermières, les 3 et 4 mai prochain au Mont-Édouard

Le Cercle des Fermières de L'Anse-Saint-Jean en préparation du congrès 2017
Le Cercle des Fermières de L'Anse-Saint-Jean en préparation du congrès 2017

Le Cercle de fermières de L’Anse-Saint-Jean a été choisi pour organiser cette année le congrès régional. Ce congrès fera ainsi découvrir à plusieurs fermières, une partie de notre petit coin de paradis. En effet, l’activité se déroulera au Mont-Édouard où nous attendons autour de 250 congressistes. Vous savez que notre territoire, dénommé la Fédération 20, couvre 38 cercles de fermières, situés entre Chibougamau et Petit-Saguenay.

Nous en sommes très fières, même si pour cela, nous avons beaucoup à faire. Cet automne, nos fermières ont confectionné différents objets et en janvier le comité en a choisi un qui sera remis à chaque congressiste. Depuis, nos petites abeilles « thème du congrès » se sont mises à l’ouvrage, tous les lundis et certains mercredis nous nous rencontrons pour réaliser ce travail de production. Nous devrons également confectionner des centres de table pour la décoration de la salle. À chaque rencontre, il y a minimum 25 fermières, et certaines d’entre elles apportent du travail à la maison.

Vous ne pouvez pas vous imaginer le plaisir que nous avons, il y a une belle énergie ! Et cette énergie, nous la devons aussi aux fermières qui nous préparent de jolies collations. Pour ces deux journées des 3 et 4 mai, nous aurons 25 fermières bénévoles qui travailleront à faire de ce congrès une journée mémorable pour tout le monde. Nous voulons aussi que cet évènement fasse découvrir notre belle municipalité.

Alors, n’oubliez pas de mettre à votre agenda l’invitation du Cercle de fermières de L’Anse-Saint-Jean afin de pouvoir visiter l’exposition régionale du concours 2015-2016, le mardi 3 mai, de 19 heures à 21 heures et le mercredi 4 mai, de 7 heures à 13 heures.

Nous vous attendons en grand nombre.

Les 6 « P » du bridge

Lorsque vient le temps de se choisir une distraction pour occuper ses moments de loisirs, certains optent pour une solution facile, peu dispendieuse et à la portée de tous, la télé… d’autres choisissent une aventure plus difficile mais ô combien passionnante qu’est le bridge.

Ils ont peut-être eu une petite initiation à l’adolescence lorsque leurs parents se cherchaient un quatrième pour passer un dimanche après-midi sympathique, car le bridge se joue à quatre. Deux Partenaires affrontent deux autres joueurs et les points s’accumulent vers la victoire de l’une des deux équipes.

Si à la fin de l’après-midi, notre adolescent aima ce jeu et ses défis, il y reviendra à un moment ou à un autre de sa vie car le bridge peut nous rendre « addict ». Lorsque la vie laissera des moments de liberté à notre ado, un Professeur pourra lui fournir des bases indispensables pour savoir combien les cartes de sa main peuvent valoir et quel contrat il peut réussir à faire en collaboration avec son partenaire.

Les honneurs dans ce jeu ont chacun une valeur différente : l’as vaut 4 points, le roi 3, la dame 2, le valet 1 et toutes les cartes excédant 4 cartes d’une même couleur valent 1 point. Si le pointage total de sa main égale 13 points et plus, notre ado peut ouvrir et déclarer dans quelle sorte il désire jouer son contrat et jusqu’à quelle hauteur il souhaite se rendre.

Par exemple, s’il croit pouvoir réaliser 8 Plis, il déclarera 2 piques ou 2 cœurs ou autre, car les 6 premières levées sont la base pour réussir son contrat. Si son partenaire a plusieurs Points ou une longue, il lui répond dans cette couleur et la dernière enchère détermine le nombre de levées à réaliser pour l’équipe.

L’entame, soit la première carte déposée sur la table par les adversaires, est très importante dans la réalisation du contrat car cette carte renferme beaucoup d’informations pour le clan adverse, comme dans quelle couleur revenir pour faire chuter l’équipe qui a pris le contrat.

Au bridge, il n’y a pas de quartier… pas question d’être gentil avec les adversaires et leur laisser faire leur gageure. D’ailleurs, lors d’un après-midi de bridge duplicata, il faut voir comment tous ces joueurs sont sérieux. Ils étudient leur main, cherchent le moyen de maximiser et de faire ou de défaire le contrat en cours. Le pointage de la fin de l’après-midi en dépend. Seront-ils la dernière équipe ou la première…

En fait, le bridge duplicata est une comparaison entre toutes les équipes qui ont joué une même main dans l’après-midi. Les 52 cartes sont brassées et insérées dans des Planchettes (petites plaques où quatre trous permettent d’insérer les 13 cartes de chacun des joueurs) et sont jouées par toutes les équipes les unes après les autres. Le Pointage est compilé et peut être comparé à la fin de la séance.

Faut voir la fierté des gagnants et la mine piteuse des perdants lorsqu’ils quittent la salle pour comprendre l’importance du bridge dans leur vie.

En définitive, le bridge peut devenir une véritable Passion pour les personnes qui ont du temps à y consacrer… C’est une addiction salutaire car elle permet à la mémoire de rester vigilante, au cerveau de travailler et à l’amitié profonde de s’installer entre partenaires. Ce n’est par un  jeu conjugué au féminin ou au masculin car dans une salle de 50 personnes, les femmes et les hommes sont pratiquement en nombre égal mais les chevelures qu’on y voit sont surtout poivre et sel.

Souhaitons que notre ado persistera et qu’il entraînera d’autres jeunes à apprendre le bridge, si l’on ne veut pas que cette passion s’éteigne.

Diana Gaudreault et Fernand Pelletier : Toute une vie ou presque à Rivière-Éternité.

Diana Gaudreault, originaire de L’Anse-Saint-Jean, est arrivée avec sa famille à l’âge de 16 ans à Rivière-Éternité. C’est là qu’elle a rencontré son mari Fernand Pelletier, à la noce d’une cousine : « Dans ce temps là, après l’église, la fête se faisait aux maisons. Le midi on dînait chez le garçon et le soir on soupait chez la fille. Avec Fernand, qui vivait à Petit-Saguenay, on pouvait pas trop se voir, il avait pas de machine, il descendait pas tous les soirs ! Alors on s’est pas parlé longtemps, pas plus que 9 mois pis après on s’est mariés.» Diana venait juste d’avoir 19 ans.

L’église où Diana et Fernand ont célébré leur mariage était alors au bout du pont, là où il y a maintenant le garage M.P. Gagné. « Ils ont mis des portes pour rentrer les chars et puis ils ont démonté le clocher pas longtemps après », explique Fernand. Cette première église faisait également office d’école avant que les sœurs n’arrivent au village dans les années 50.

Le père de Diana, Herménégilde Gaudreault travaillait en ville sur la construction, il était peintre : « Papa il n’avait plus d’ouvrage alors mes parents ont décidé de s’acheter ce terrain, ici à Rivière-Éternité. Il y a 70 ans de ça c’était pas gros, il y avait juste trois maisons dans le village, mais tu montais sur les côtes et là, il y en avait partout ! Chaque lot avait sa maison. »

Arrivé à Rivière-Éternité, Herménégilde Gaudreault a travaillé comme son père Édouard le faisait à L’Anse-Saint-Jean, il est devenu le forgeron du village. Il ne manquait pas d’ouvrage, il faisait des traîneaux, ferrait les pieds des chevaux. « Et puis mon père a ouvert son restaurant, on appelait ça chez Herménégilde ! Mais c’est moi qui m’en occupais. Ma mère était malade, alors j’aidais à travailler à la maison, je m’occupais de mes frères. Dans le temps du restaurant je ne connaissais pas encore Fernand. »

Le restaurant chez Herménégilde, ce n’était pas un vrai restaurant, mais il y avait toute sorte de chose, des sandwichs, de la liqueur, de la bière, un peu d’épicerie. C’est aussi là que les gens venaient chercher leur poste. Et c’était surtout le rendez-vous de la jeunesse. Diana se souvient : « Les gars venaient prendre la bière pis ils restaient là ! Des fois ils fêtaient un peu trop, alors ils couchaient à terre. De La Baie, ça descendait pour venir veiller chez nous. Ça commençait les machines dans ce temps là, tout du monde qui travaillait dans le bois venait manger leur argent la fin de semaine. »

Fernand, de son côté, travaillait dans le bois, il y passait ses hivers, à Chicoutimi nord ou Ferland-et-Boilleau, et puis l’été, il travaillait sur les moulins à scie : « On était obligé, il n’y avait pas d’autres jobs. À 23 ans, je me suis marié avec Diana, alors je suis venu à Rivière-Éternité. Des moulins ici, il y en avait quatre. Ça arrivait et ça s’installait, y’avait pas de lois comme à cette heure. On faisait du syndicat comme on disait, on bûchait l’hiver pis on vendait notre bois l’été. »

Diana a donc élevé ses enfants toute seule, pendant que Fernand travaillait au loin : « Après avoir élevé mes frères, j’ai élevé mes enfants et c’est là j’ai arrêté le restaurant qui a fermé en même temps ! »

“L’hiver n’est point rude saison qui fait rester à la maison.”

Lucine Tremblay anime des activités Viactive deux fois par semaine à la résidence des Aînés de l’Anse.

Au Bas-Saguenay, on peut aisément constater que le vieux proverbe français «l’hiver n’est point rude saison qui fait rester à la maison» est une réalité. Si l’hiver est parfois rude ou plutôt imprévisible, il ne fait pas peur aux gens de la région qui sont nombreux à demeurer actifs malgré le froid et ce, tous âges confondus. Que cela soit à Rivière-Éternité, Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean ou Saint-Félix-d’Otis, les activités ne manquent pas du côté des 65 ans et plus! 

À Rivière-Éternité, le mois de février marque la relance des mardis après-midi colorés du groupe 60 ans et plus. Depuis déjà deux ans, Reina Simard a créé le groupe et organise des activités diversifiées offertes tous les 15 jours. Un programme attrayant a été concocté pour l’année 2016 ! Divers conférenciers et conférencières viendront s’entretenir sur des thèmes tels que la mémoire (qui a eu lieu le 9 février dernier) et la réalité des proches aidants (par L’Appui, le 8 mars). Sera également offerte une ‘’séance cinéma’’ (projection de La passion d’Augustine, le 22 mars), de même qu’une causerie et exercices pratiques (par le Centre Alpha de la Baie, 23 février). Pour les intéressés, les rencontres débutent à 13h à la bibliothèque de l’École Marie-Médiatrice.

À  Petit-Saguenay, le mercredi 20 janvier s’est tenu une rencontre avec Québec en Forme pour parler d’environnements favorables aux saines habitudes de vie.  Plusieurs activités sont déjà offertes dans la municipalité, notamment pour les 65 ans et plus; danse, groupe de marche, yoga, etc. Et pourtant, les citoyens présents n’étaient pas à court de suggestions pour améliorer leur milieu de vie. L’idée d’une piste de ski de fond allant jusqu’au quai est lancée… À suivre!

Quant à L’Anse-Saint-Jean, l’hiver on se tient en forme tout autant. Un grand événement multigénérationnel est prévu pour le 28 février : Le Défi des 100 ans. C’est un appel lancé à la population anjeannoise à profiter activement de l’hiver.  Des activités s’adressant à tous y sont proposées et les aînés y sont aussi conviés. Lucine Tremblay, qui anime des activités Viactive deux fois par semaine à la résidence des Aînés de l’Anse offrira une séance de mise en forme de 30 minutes (de 10h à 10h30) cette journée-là au Mont-Édouard. Elle espère ainsi faire la promotion des bénéfices et plaisirs de ce programme d’entraînement.

Cet hiver, la chaleur humaine ne fait pas défaut aux Bénévoles de Saint-Félix-d’Otis. Afin de briser l’isolement des personnes demeurant seules et de renouveler de plaisants moments partagés, Les Bénévoles ont choisi de passer d’une à deux activités sociales par mois. Ces activités alternent entre des cafés-rencontres dans le local de l’organisme et des sorties. C’est ainsi que le 31 janvier dernier, un groupe de personnes animées descendait de Saint-Félix-d’Otis pour venir «bruncher» à l’Est-Anse-Ciel.

Ce petit tour d’horizon mettant en valeur quelques-unes des activités hivernales offertes aux 65 ans et plus nous annonce déjà une année 2016 active au Bas-Saguenay. Comme quoi, pour reprendre les beaux mots du célèbre écrivain chinois Lao She : l’hiver «quand le cœur est chaud, on n’a pas froid au corps»!

Visite du préscolaire à la bibliothèque municipale

Le comité École-Communauté du Bas-Saguenay a organisé des visites du préscolaire dans trois bibliothèques municipales : Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Saint-Félix d’Otis. Au total, quatre classes ont participé à l’événement. Il s’agit d’un beau moyen pour intéresser les élèves du préscolaire au plaisir de la lecture, tout en leur permettant de mieux connaître leur propre bibliothèque municipale.

D’ailleurs, les élèves ont eu l’occasion d’effectuer diverses activités comme de la lecture en dyade, réaliser un bricolage et assister à la lecture d’un conte. Plus d’une quinzaine de nouvelles cartes de bibliothèque ont été créées. Toutefois, l’événement n’aurait pu avoir lieu sans la participation de nombreux bénévoles, de responsables de bibliothèque et d’enseignants. Nous vous remercions pour votre précieuse collaboration.

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