« L’idée maîtresse derrière tout ça, c’est que le Parc soit au cœur de notre village et que les citoyens y viennent pour se rassembler et partager de bons moments dans cette nature généreuse » de dire Pierre Deslauriers, le maire de la municipalité.
C’est en présence de Pierre Lavoie, homme de cœur, grand sportif et ardent défenseur de l’activité physique et de la saine alimentation, que le Parc intergénérationnel de Saint-Félix-d’Otis a officiellement été inauguré le 2 octobre dernier.
« C’est avec une immense fierté que nous inaugurons ce parc. Tous les efforts mis dans sa réalisation et la concertation de plusieurs acteurs de notre communauté démontrent bien que le travail solidaire apporte de belles réalisations » mentionne le premier magistrat de la municipalité, Pierre Deslauriers.
Le projet de Parc intergénérationnel a débuté l’an dernier grâce à une participation financière du programme PICQ-MADA du ministère des Affaires municipales, avec l’appui du député provincial, monsieur Serge Simard, et du programme fédéral Nouveaux Horizons. « Ces portions de subvention nous ont permis de faire l’anneau de marche, l’achat des modules d’exercices et des jeux pour enfants ainsi que de certains éléments des aires de repos » explique M. Deslauriers.
Avec le concours de la firme Eurêko, le projet s’est mieux positionné pour devenir un ensemble précis regroupant l’anneau de marche, les modules d’exercices extérieurs, les aires de repos en plus de différents sentiers de marche et d’un aménagement paysager qui remplira plusieurs fonctions. « Cette vue d’ensemble nous permet de réaliser ce projet en phases de développement. Ainsi, nous pourrons améliorer le parc d’année en année, en tenant compte des subventions et argent disponibles. L’idée maîtresse derrière tout ça, c’est que le Parc soit au cœur de notre village et que les citoyens y viennent pour se rassembler et partager de bons moments dans cette nature généreuse » de dire le maire de la municipalité.
Ainsi, sur les plans de développement, des sentiers avec des distances différentes sont prévus. Un jardin d’odeurs pour attirer des papillons, un verger, un potager communautaire, des aires de repos supplémentaires et un kiosque sont également positionnés dans le Parc intergénérationnel.
« Nous souhaitons que ce parc soit utilisé par nos aînés, par nos familles, par notre population et aussi, par les jeunes de notre école. Ces derniers font partie d’un programme plein-air nature et nous sommes persuadés que ce parc sera pour eux, l’occasion de vivre de belles expériences » rappelle M. Deslauriers.
Avec sa nouvelle Politique des aînés, le Gym de Saint-Félix-d’Otis qui vient d’ouvrir ses portes, le petit jardin communautaire de Félix ainsi que le Parc intergénérationnel, la municipalité a résolument pris un tournant en harmonie avec le concept des environnements favorables. « L’appui de Pierre Lavoie nous permet de bien démontrer que nous sommes fiers de la démarche entreprise et que nous sommes véritablement engagés à offrir à notre population un environnement sain où on peut faire de l’exercice, bien s’alimenter et surtout, travailler ensemble à développer des projets intéressants pour tous et pour toutes. En terminant, je tiens à souligner l’excellent travail des conseillers municipaux et des employés dans ce projet » conclut le maire de la municipalité.
« Nous avons bon espoir de terminer les travaux au printemps 2016, car nous souhaitons recommencer la saison 2016 en force avec des nouveautés et surtout, un site que nous pourrons utiliser à pleine capacité » explique M. Déry.
Cette année, le Site de la Nouvelle-France a pu faire des travaux de mise à niveau des bâtiments et des installations du site grâce à une subvention de 100 000$ en provenance du Ministère des Affaires municipales. Durant ces travaux qui sont encore en cours, la priorité est de ne pas perturber les activités sur le site ainsi que la sécurité des visiteurs et des travailleurs.
Pour le directeur des opérations de la Société touristique de l’Anse-à-la-Croix, François Déry, il ne fait pas de doute que les travaux au Site de la Nouvelle-France étaient prioritaires. « Nous avons des décors absolument fabuleux qui sont appréciés par les visiteurs. Il faut donc préserver le tout et surtout s’assurer que les restaurations se fassent dans le respect des bâtiments et installations actuels » mentionne ce dernier.
Ainsi, les travaux ont permis de rénover les galeries du Fort St-Louis qui étaient désuètes et qui avaient besoin d’un rajeunissement. Pour l’automne, l’Hôtel Dieu sera le prochain bâtiment en rénovation.
« Nous avons bon espoir de terminer les travaux au printemps 2016, car nous souhaitons recommencer la saison 2016 en force avec des nouveautés et surtout, un site que nous pourrons utiliser à pleine capacité » explique M. Déry.
Si le site a officiellement terminé sa saison le 24 août dernier, il demeure ouvert pour les croisiéristes et les groupes ou particuliers et ce, sur réservation. « Nos animations et nos visites sont toujours disponibles. Habituellement, nous avons des visiteurs jusqu’à la fin octobre et ce sera encore le cas cette année » précise François Déry.
Rappelons que le Site de la Nouvelle-France en est à sa 22e année d’existence. À partir des décors du film « Robe Noire », le site s’est bâti une belle réputation au cours des années en gagnant de nombreux prix touristiques. « C’est un site qui regorge de potentiel! Le spectacle et les animations sont très appréciés. Le volet archéologique, quant à lui, demeure rempli de surprises, car même après plusieurs années de recherches et de fouilles, les archéologues y trouvent encore des vestiges importants et surprenants. Le développement du site est une priorité pour les membres du conseil d’administration et pour toute l’équipe. Nous allons poursuivre les efforts pour le mettre en valeur et permettre aux visiteurs d’y vivre une véritable expérience 17e siècle dont ils se souviendront » conclut le directeur des opérations.
Les jeunes scolarisés sur notre territoire ont tous répondu, précise Philôme La France, ce qui nous permet d’avoir tout de même un portrait fidèle de la situation.
Lors de l’année 2015, la Table jeunesse du Bas-Saguenay a effectué un sondage auprès des jeunes du milieu. Cet exercice a été réalisé dans le cadre de la révision de son plan d’action, puisque cela permettra de cibler les besoins des jeunes afin de mieux y répondre. Lors d’une rencontre sur les environnements favorables organisée par Grouille-toi le Fjord le 10 septembre dernier, Philôme La France, directeur du développement à la municipalité de Petit-Saguenay, et Sandra Noël, coordonnatrice pour École communauté, ont fait une présentation des résultats de ce sondage devant des élus et partenaires du milieu.
Tous les jeunes du primaire et secondaire des cinq municipalités du Bas-Saguenay ont été contactés et si le taux de participation n’atteint que 69 %, c’est qu’il a été plus difficile de rejoindre les jeunes de l’école secondaire des Grandes Marées à Ville de La Baie.
« Les jeunes scolarisés sur notre territoire ont tous répondu, précise Philôme La France, ce qui nous permet d’avoir tout de même un portrait fidèle de la situation. Certains faits saillants attirent particulièrement notre attention et il nous semblait important de présenter ces résultats aux élus. 29 % des jeunes seulement prévoient de vivre dans le Bas-Saguenay à la fin de leurs études, les difficultés de transport pour se rendre aux activités ont souvent été nommées et enfin, de nombreux jeunes demandent à avoir un lieu, un local bien à eux où se retrouver dans leur municipalité. »
Philôme La France, directeur du développement à la municipalité de Petit-Saguenay, et Sandra Noël, coordonnatrice pour École communauté, ont fait une présentation des résultats de ce sondage devant des élus et partenaires du milieu.
De manière générale, 42 % des jeunes du primaire et entre 37 et 47 % des secondaires disent s’ennuyer, et c’est sans doute pour cela qu’ils veulent quitter une fois leurs études complétées. Si certaines demandes semblent quelque peu irréalistes, comme cette piscine intérieure malheureusement bien au-dessus des moyens de nos municipalités, d’autres sont plus accessibles comme la création d’une ligue de hockey ou l’accès à un local dédié aux jeunes dans chacune des municipalités.
« Ce que l’on vient présenter ce soir aux maires et aux élus en général, ce sont des problématiques, car dans un deuxième temps, avec la Table jeunesse, on va lancer des projets et demander des contributions. Si les municipalités ne sont pas là pour appuyer les efforts de la Table jeunesse afin d’améliorer l’offre d’activités aux jeunes, il va être difficile de faire évoluer le dossier. C’est tout de même plus de 40 % des jeunes qui disent s’ennuyer dans leur milieu et les municipalités ne peuvent l’ignorer. Peut-être sont-elles capables d’aller chercher du financement, de trouver des intervenants dans le milieu, de réaliser des projets mais c’est du leadership politique que cela demande avant tout ici, concluent Philôme La France et Sandra Noël. »
Ce sont 400 déjeuners qui ont été servis pour un montant amassé de 10 000$. Ce montant sera distribué dans les organismes jeunesse de chacune des municipalités et réparti au prorata de la population.
C’est ensemble que les cinq municipalités du Bas-Saguenay ont relevé le défi de prendre le relais de la SQ pour organiser le brunch-bénéfice du Bas-Saguenay au profit des organismes jeunesse du milieu.
Cette 11ème édition a eu un franc succès le 20 septembre à l’école primaire et secondaire Fréchette de L’Anse-Saint-Jean. Ce sont 400 déjeuners qui ont été servis pour un montant amassé de 10 000$. Ce montant sera distribué dans les organismes jeunesse de chacune des municipalités et réparti au prorata de la population.
Johanne Boulianne, agente communautaire de la SQ a assuré la présidence d’honneur avec une grande générosité. Dans le passé, elle était responsable de l’organisation du brunch pour la SQ. Cette année, elle a transmis son expérience au nouveau comité organisateur : les maires de chacun des villages, les agents de développement, les membres de la table jeunesse du Bas-Saguenay… Par ailleurs, plusieurs bénévoles se sont joints pour la réussite du brunch : Les chevaliers de Colomb de Petit-Saguenay, La Maison des Jeunes du Bas-Saguenay, les comités des loisirs… Sans oublier, le support de l’école et de sa dévouée cuisinière, Mireille, qui sont, sans aucun doute un élément clef de la réussite de ce brunch.
Heureusement, les partenaires financiers sont demeurés fidèles. Il est, en effet, très important de souligner que pour réussir à faire un profit majeur, la totalité des aliments qui sont servis sont les dons des commanditaires du milieu. Merci!
Le brunch des municipalités peut compter sur une équipe de bénévoles efficace et dynamique.
L’événement voulait aussi mettre en avant l’importance de l’implication des jeunes et du développement de leur passion. C’est pourquoi 5 jeunes au parcours inspirant ont coprésidé l’événement avec Mme Boulianne. Il s’agit de Jade Turcotte de Petit-Saguenay, Magalie Thibeault de L’Anse-Saint-Jean, Jérémy Savard de Rivière-Éternité, Xavier Boudreault de Saint-Félix et Samuel Simard de Ferland et Boileau. Les jeunes ont été sélectionnés pour leur rayonnement dans leur milieu (implication bénévole dans la communauté, réussite scolaire, sportive ou artistique…).
Les gens de tous âges ont pu se régaler d’un bon repas, écouter la musique offerte par l’École de musique du Bas-Saguenay, donner un bisou à Polixe, la mascotte de la SQ, visiter les kiosques d’Enfant Fjord, de la joujouthèque et des dangers des médias sociaux présenté par l’École Fréchette. Aussi, pour maintenir la tradition, il y a eu exposition des dessins gagnants du concours « Dessine ta passion» qui s’est réalisé dans les écoles.
Le brunch a été à l’image du Bas-Saguenay : convivial, chaleureux, familial et rassembleur. C’est encore une belle preuve qu’ensemble, on peut aller plus loin!
Le 24 octobre prochain se tiendra le rendez-vous des chasseurs et chasseuses de la région pour la 16ème édition de la Super soirée de chasse 2015. L’événement se tiendra au Centre communautaire de Rivière-Éternité. Plus de 4 200$ seront remis en bourses aux gagnants du concours orignal pour la «Zone 28» et« Autre zone». En après-midi, il y aura les concours de call à l’orignal, l’exposition des têtes d’orignal, souper tourtière et soirée dansante avec la discothèque DjToy.
Ce sera l’occasion de rencontrer des mordus de la chasse, d’entendre des histoires de chasse et d’admirer des trophées qui en disent long sur ce sport et cette passion que plusieurs partagent dans nos municipalités. Différents partenaires seront également présents pour faire connaître des produits qui sont en lien avec cette activité.
À la demande générale, la troupe Au chœur des générations sera de retour sur scène les 4 et 5 décembre prochains au Centre communautaire et des loisirs de Rivière-Éternité pour un tout nouveau spectacle Party au chœur des générations.
Un véritable cocktail musical et explosif sera servi durant ces soirées, où plusieurs grands succès du passé seront interprétés par les artistes de toute génération.
Enfin, les pompiers pourront maintenant profiter d’une nouvelle caserne plus adéquate pour répondre aux besoins des citoyens. C’est plus d’une cinquantaine de personnes qui étaient réunies pour cette occasion. Elles ont pu admirer la nouvelle infrastructure dont s’est dotée la municipalité. Pour sa réalisation, cette dernière a reçu une contribution du gouvernement du Québec et ainsi allégé le montage financier. La caserne est située près du garage municipal et permet d’accroître la sécurité de la population en y abritant des équipements à la fine pointe de la technologie.
Madame Antoinette devant la maison du rang St-Antoine où elle a élevé ses 12 enfants.
Antoinette Gaudreault a toujours habité à Petit-Saguenay. Née le 19 août 1916 sur une ferme dans le rang Saint-Louis, elle s’est mariée avec Vital Côté à l’âge de 23 ans et est allée vivre sur sa ferme, au début du rang St-Antoine, en haut des côtes. C’est là que je retrouve Antoinette et ses belles histoires, dans cette maison centenaire construite par le père de Vital, Pierre Côté. « Mes enfants, et mon mari aussi d’ailleurs, sont tous nés dans cette maison sauf le dernier, j’en ai eu 12 et c’est quand ils sont tous partis pour travailler que j’ai décidé de m’en aller au village, aller vivre avec plus de monde». C’est certain qu’après avoir élevé une famille de douze enfants, le silence d’une maison solitaire peut devenir impressionnant.
À cette époque là, on accouchait avec une infirmière et un docteur, on téléphonait à La Baie et le docteur arrivait. Ensuite, il y a eu le docteur d’Entremont à L’Anse-Saint-Jean. « À part pour ma première, je n’ai pas eu de problèmes. On mangeait bien, on avait de la bonne viande, des bons légumes, des œufs frais chaque jour, du bon lait et on se tenait en forme, poursuit Antoinette. »
« À cinq heures, on se levait tous les matins et j’allais à l’étable avec mon mari. Au début, on amenait notre lait à la fromagerie. Après, il y a eu une beurrerie mais elle a fermé elle aussi, alors ensuite un camion passait tous les jours et montait le lait à La Baie. Au début de notre mariage, on avait 12 vaches et à la fin, quand mon mari est décédé, on en avait 28.
Avec Vital, on se connaissait mais on se parlait pas. Et puis, à un moment donné, il est venu veiller à la Grosse Île. On appelait ça la Grosse Île nous autres le rang Saint-Louis parce qu’on était proche de l’île, de la mer. C’était gros dans le temps, maintenant il y a beaucoup moins de monde. Quand Sagard a ouvert, plusieurs sont partis là pour la terre.
« Mon oncle, il avait un moulin à scie à mer à la Grosse Île. Je me rappelle, une fois, mon père avait fait du bois à L’Anse Creuse, une anse entre L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay, et puis quand est venu le temps de le faire scier, il a fait une rafle, il appelait ça une rafle ! Il faisait venir la goélette de L’Anse-Saint-Jean et il crochetait le bois en arrière du bateau, pis il s’en venait au moulin à la Grosse Île… je te dis qu’il s’est passé ben des choses ici ! » s’exclame Antoinette.
À l’époque, il y avait six écoles à Petit-Saguenay, une à la Grosse île, une plus grande au village, une autre dans le cabanage, deux sur le rang St-Étienne et enfin une sur le rang Saint-Antoine, en bas de la côte, là où les enfants d’Antoinette sont allés, tous les jours à pieds.
« Je n’ai jamais eu envie de changer de place, la famille de mon mari, je la connaissais d’avance et on était bien ensemble. À 14 ans, à la fin de ma 7è année, si j’avais voulu faire une maîtresse d’école, il aurait fallu que j’aille étudier à Chicoutimi, mais on avait de quoi faire à la maison, tout se faisait à la main, on ne manquait pas d’ouvrages ! Celle qui se soignait avec des emplâtres de moutarde ou de gomme de sapin, des sirops à la mélasse et au souffre, semble n’avoir manqué de rien d’ailleurs, si on se fie à sa bonne humeur et son regard pétillant !
Et quand je lui demande ce que l’on faisait dans les soirées d’avant la télévision, Antoinette me répond en riant de bon cœur : « on veillait pas tard, on était bien fatigué ! »
Le village forestier de St-Étienne au XIXe siècle.
Crédit photo : d-BAnQC-P666-S12-SS5-P535
Le Bas-Saguenay a une longue histoire forestière. C’est la Société des vingt-et-un, puis la Compagnie Price qui opèrent les premiers moulins à scie autour desquels seront fondés les premiers établissements permanents de la région. Les entrepreneurs privés, grands et petits, les chantiers coopératifs créés par l’UPA, puis les coopératives forestières prennent la relève dans les différentes filières de l’exploitation forestière et au fil des différentes crises qui secoueront l’industrie au travers des époques.
À la fin des années 90, la forêt du Bas-Saguenay est dégradée. Plus de 150 ans de surexploitation ont réduit la qualité des essences présentes sur le territoire, qui est aujourd’hui essentiellement couvert de forêts jeunes dominées par le peuplier faux-tremble et le bouleau blanc. De plus, les opérateurs forestiers sont confrontés à un relief accidenté qui rend très difficile l’accès à la ressource et fait conséquemment grimper le coût des opérations en forêt. Alors qu’à une époque on retrouvait plusieurs moulins à scie par village, il n’en reste alors plus qu’un seul actif sur le territoire, soit celui de Petit-Saguenay.
Le Bas-Saguenay en mode diversification
À cette époque, on expérimente un nouveau modèle de gestion de la forêt et on cherche à mettre en valeur les ressources présentes dans la forêt publique de proximité. Un peu partout au Québec, des projets de « Forêt habitée » voient le jour et mettent en place des initiatives qui vont du récréo-tourisme aux produits forestiers non ligneux (plantes médicinales, fruits sauvages, champignons forestiers, etc.). C’est dans ce contexte que le Sentier des Murailles est créé, fruit d’un travail de concertation entre les intervenants socio-économiques des municipalités de Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité. S’appuyant sur cette collaboration fructueuse, ces mêmes acteurs fondent la Coop Quatre Temps en 2001, avec un mandat de développement multi-ressources.
Au cours des années, la Coop Quatre Temps développe le réseau du Sentier des Murailles et améliore considérablement l’offre d’hébergement, en y installant notamment des yourtes. Elle diversifie également ses opérations de plusieurs façons, que ce soit par les activités forestières à proprement parler, par des mandats de recherche appliquée avec le groupe des PDFD, en fournissant des travailleurs pour la SOPFEU ou en gérant l’essentiel des travaux de développement en milieu forestier financés par le programme de développement des ressources forestières de la MRC-du-Fjord.
La Coop Quatre Temps développe le réseau du Sentier des Murailles et améliore considérablement l’offre d’hébergement, en y installant notamment des yourtes.
Crise forestière et faillites en cascade
L’industrie forestière québécoise est depuis longtemps très dépendante de la vigueur de l’industrie de la construction aux États-Unis, qui détermine dans bien des cas la viabilité des opérations de récolte et de transformation. La crise économique qui frappe notre voisin du Sud, puis le reste de la planète à partir de 2008, fait chuter drastiquement le prix de la matière ligneuse. Cette conjoncture très difficile, qui s’ajoute à une baisse drastique de la demande pour le papier journal, pousse à la faillite plusieurs entreprises du domaine et cause des dizaines de milliers de pertes d’emploi.
Aujourd’hui, près de 15 ans après sa fondation, la Coop Quatre Temps est elle aussi acculée à la faillite. Lorsqu’interrogé sur les causes de cette débâcle, le président de la coopérative Rémi Bouchard pointe du doigt trois facteurs principaux. D’abord, Abitibi-Bowater a laissé une créance impayée de près de 150 000 $ lors de sa faillite en 2011. Ensuite, les programmes de subventions pour le développement forestier ont subi des coupes considérables au cours des dernières années, réduisant du même coup le chiffre d’affaires de l’entreprise. Finalement, la faillite du Groupe Valoribois, qui aura opéré la scierie de Petit-Saguenay environ 2 ans, laisse une dette de plus de 165 000 $ envers la Coop.
Inspection et nettoyage de la barrière à truite de mer sur le ruisseau Benouche à Rivière-Éternité.
C’est finalement l’implication de la coopérative dans la relance de l’usine de sciage de Petit-Saguenay qui a été le coup de grâce. Elle s’y est engagée à fond de train, poursuivant les opérations à crédit malgré les difficultés financières de Valoribois. Une fois les opérations arrêtées, elle a investi toutes ses énergies dans un plan de relance avec Valoribois, mais le financement a été refusé par les ministères sollicités. Ne baissant pas les bras, la Coop a déposé un nouveau projet d’achat de l’usine avec un partenaire privé, obtenant l’appui du député Serge Simard et des subventions conditionnelles à la réussite de la transaction. Dans l’intervalle, elle a continué à s’endetter auprès de ses fournisseurs pour maintenir son directeur général en poste pour élaborer des scénarios pour la relance de l’usine dans le but de sauver des emplois dans le milieu. La vente aux enchères de l’usine à Scierie Dion & Fils, une entreprise de Portneuf, a coupé court à tous ces espoirs.
L’échec de l’acquisition de l’usine laisse un goût amer à Rémi Bouchard : « Investissement Québec a forcé la faillite du Groupe Valoribois, ouvrant ainsi la porte à tous les investisseurs de faire une offre pour les actifs de la scierie de Petit-Saguenay. Le rêve de la Coop Quatre Temps s’est écroulé en mars 2015 quand la vente a été accordée à Scierie Dion & Fils de Saint-Raymond-de-Portneuf. Or, cette dernière n’est intéressée que par la garantie d’approvisionnement rattachée à l’usine. Elle demande au ministère qu’il lui accorde des transferts de bois vers ses installations de Saint-Raymond avant de redémarrer l’usine de Petit-Saguenay, mais ce dernier exige que l’usine soit d’abord remise en opération pour une période de 2 ans avant d’accorder tout transfert de bois. Dans ces conditions, il est très difficile de prédire si et quand l’usine de Petit-Saguenay va redémarrer. »
Combler le vide
La faillite de la Coop Quatre Temps a des répercussions importantes. La coopérative a déjà employé une trentaine de personnes et comptait 43 membres travailleurs. La plupart des travailleurs ont été reclassés. Bien souvent, par contre, ils occupent des emplois moins bien rémunérés dans le milieu. Cinq travailleurs sylvicoles ont par ailleurs intégré la Coop Ferland-et-Boilleau et quelques autres sont à l’emploi de l’usine de Lignarex à La Baie. Cependant, aucun fournisseur n’a été payé et certains d’entre eux ont perdu beaucoup d’argent dans la débâcle.
La dissolution de la Coop Quatre Temps laissera aussi un vide important. Son expertise était reconnue et elle offrait des ressources professionnelles à très bon prix aux organismes du milieu pour la réalisation de leurs projets. Elle assurait également une cohésion entre les différentes municipalités dans la réalisation des projets de développement en milieu forestier. Au cours des années, elle avait réussi à rassembler sous sa gouverne un ensemble d’activités qui, prises séparément, n’auraient pour la plupart pu être réalisées dans un petit milieu comme le nôtre.
Perspectives d’avenir pour l’industrie forestière dans le Bas-Saguenay
La fermeture de l’usine de Petit-Saguenay et la faillite de la Coop Quatre Temps ont causé la fin des opérations forestières dans le Bas-Saguenay, à l’exception des opérations effectuées par la Coop de Ferland-et-Boilleau dans leur unité d’aménagement. Selon Éric Rousseau, le directeur général de la Coop de Ferland-et-Boilleau, ce sont annuellement « 6 à 7 millions de dollars, en retombées économiques directes, indirectes et induites, qui sont ainsi perdus. Tout est arrêté et ça demeurera ainsi tant que l’usine de Petit-Saguenay ne sera pas relancée. »
Le contexte demeure très difficile pour l’industrie forestière québécoise dans son ensemble. La reprise économique aux Etats-Unis reste fragile et le marché du bois est encore moribond. La seule chose qui aide l’industrie, c’est le taux de change qui favorise davantage les exportations et la baisse du prix de l’essence. Sinon, les redevances demandées par le gouvernement du Québec demeurent beaucoup plus élevées qu’ailleurs au Canada. Selon Éric Rousseau, « dans la région, le prix demandé par le gouvernement du Québec varie entre 12 et 20 $ du mètre-cube comparativement à entre 6 et 9 $ en Ontario et moins de 1 $ en Colombie-Britannique. Avec un prix aussi élevé pour la fibre, il est tout à fait normal que Produits Forestiers Résolu investisse présentement aux Etats-Unis ou en Ontario et ferme ses usines au Québec. »
Plusieurs facteurs expliquent la faillite de Valoribois : d’importantes erreurs de gestion, un coût d’approvisionnement élevé, une faible qualité du bois récolté, la mauvaise disposition des équipements dans l’usine et surtout une sous-capitalisation importante de l’entreprise. Il aurait idéalement fallu investir beaucoup plus d’argent en modernisation pour rendre l’usine plus efficace et être en mesure d’être compétitif sur un marché difficile. À l’heure actuelle, même les usines les plus performantes peinent à être rentables.
Pour que l’usine de Petit-Saguenay reprenne ses opérations et qu’il soit possible de reconstruire le champ laissé libre par la faillite de la Coop Quatre Temps du côté de la récolte et des travaux sylvicoles, il faudra nécessairement que le nouvel acheteur investisse des sommes importantes en modernisation et que les conditions du marché s’améliorent. La Coop de Ferland-et-Boilleau serait prête à être partenaire dans la relance de l’usine et à réaliser des opérations forestières du côté du Bas-Saguenay mais, comme l’explique Éric Rousseau, « l’aide gouvernementale a été beaucoup réduite. Historiquement l’industrie forestière avait des crédits de chemin et des droits de coupe plus bas. Sans un soutien accru du gouvernement, c’est pratiquement impossible de réaliser les investissements nécessaires pour relancer l’industrie. De plus, des coupes sauvages ont été annoncées dans le programme de développement des ressources forestières qui permet de réaliser du développement multi-ressources dans les lots intra-municipaux. Ça abolit toutes les possibilités de diversification. »
Rémi Bouchard abonde dans le même sens : « À moins que la scierie de Petit-Saguenay ne reparte, il n’y a pas vraiment d’espoir pour les travaux de coupe. Les scieries de l’extérieur de la région qui ont été en mesure de se moderniser souhaitent récupérer les garanties d’approvisionnement. Les politiciens cherchent à garder ces garanties dans leur région, mais il y a des chances que le bois finisse par quitter la région. »
L'église de Petit-Saguenay a été construite en 1956.
Nos milieux ne manquent pas de défis à relever, et celui de la préservation du patrimoine religieux en est un de taille. Si le nombre de fidèles paroissiens lors des offices n’augmente pas, les coûts de chauffage et d’entretien sont eux en constante progression. Dans les grands centres, des églises échappent à la démolition en se transformant en condominium, mais la réalité est tout autre en campagne. Situées au cœur de l’histoire des villages, ces bâtisses patrimoniales y tiennent encore une place unique et privilégiée.
Il y a ici un paradoxe : d’un côté, les bancs des églises se vident lentement et de l’autre, la quête de spiritualité et d’un sens à la vie au-delà du matériel rejoint de plus en plus d’adeptes. Ce constat n’ouvrerait-il pas de nouvelles portes vers ces lieux de culte et de richesses patrimoniales, culturelles et historiques ? Est-il vraiment nécessaire d’être pratiquant pour apprécier le silence apaisant d’une église ? En 2008, le tourisme religieux représentait déjà une économie de 18 milliards de dollars avec quelques 300 millions de voyageurs de part le monde. Nos villages du Bas-Saguenay sont-ils prêts à prendre cette avenue ? Ont-ils d’ailleurs réellement le choix ?
Rivière-Éternité fait office de pionnière dans la région en matière de tourisme religieux. On se prépare d’ailleurs pour une 27e année d’exposition des crèches. Inauguré en 2009, le sentier Notre-Dame, Kapatakan – mot innu signifiant sentier – est venu bonifier le projet. L’Auberge du presbytère accueille régulièrement ces marcheurs qui commencent leur pèlerinage par le majestueux sentier de la Statue, surplombant le fjord. « Les gens viennent souvent pour deux nuits à L’Auberge, » précise Dolande Fortin, conseillère municipale à Rivière-Éternité. « Ils arrivent en soirée, partent faire le sentier le lendemain, se reposent ensuite de leur ascension, paisiblement, au cœur du village et repartent sur Kapatakan le matin suivant. »
Une magnifique œuvre de Victor Dallaire siège à la gauche de l’hôtel de l’église de Rivière-Éternité.
L’exposition des crèches, située dans le sous-sol de l’église, verse un loyer mensuel de 385 $ à la fabrique. « Presque tous les visiteurs de notre exposition demandent à voir l’église, souligne Reina Simard, conseillère municipale faisant partie du comité des crèches depuis maintenant 17 ans. On leur parle bien sûr de cette magnifique œuvre de Victor Dallaire qui siège à la gauche de l’hôtel. »
Pour Annie Simard, secrétaire de la fabrique, il est clair que l’entretien de l’église demeure un fameux contrat. La vente du presbytère, transformé depuis en auberge, aura cependant permis de refaire le toit. « Uniquement pour le chauffage, nous dépensons entre 14 000 $ et 17 000 $ par année. C’est grâce aux dons des paroissiens, à la capitation et aux campagnes de financement de l’automne que nous arrivons à continuer. Quelquefois, nous organisons des brunchs au centre des loisirs de Rivière-Éternité.Cela nous rapporte autour de 1000$. » Pour l’instant, et même si le déficit ne se résorbe pas, la fabrique n’a pas envisagé de développer d’autres moyens de financement.
« C’est certain que les comités pourraient travailler encore plus ensemble à Rivière-Éternité et avec les financements qui diminuent, on n’aura bientôt plus le choix de se rassembler, sinon on va couler, » soulignent Dolande Fortin et Reina Simard en guise de conclusion.
Du côté de la Fabrique de Petit-Saguenay, l’équilibre budgétaire est également difficile à atteindre. « La bâtisse est très grande et mal isolée, il ne faut pas se le cacher, et juste en huile pour le chauffage, cela nous coûte un bon 20 000 $; une année, on a même atteint les 22 000 $, »se rappelle Carmelle Labbé, présidente de la fabrique.
Dans le sous-sol de l’église se côtoient différents organismes. On y retrouve la bibliothèque, le local des fermières, la Saint-Vincent de Paul, un salon funéraire et une salle polyvalente que se partagent les Chevaliers de Colomb et le Club de l’Âge d’Or. Cette année, pour les périodes froides, c’est également dans cette salle que les messes étaient données.
Pour se financer, la fabrique propose des soirées bénéfices comme le souper spectacle organisé par les chevaliers de Colomb et les fermières, qui a eu lieu à l’aréna La Vallée, le 6 juin dernier. « Il y a aussi la capitation sur laquelle nous comptons beaucoup, ainsi qu’une quête organisée à l’automne pour le chauffage, et bien sûr, la municipalité qui nous aide avec de petites subventions, » conclut celle qui se dit très ouverte à d’autres moyens ou activités de financement, permettant à la Fabrique de continuer à entretenir cette bâtisse construite en 1956 et dont le toit aurait bien besoin d’attention.
À Saint-Félix d’Otis, les différentes activités de financement ne manquent pas et pourraient bien inspirer les municipalités voisines. L’automne dernier, l’église de Saint-Félix a accueilli un spectacle de Patrick Normand, permettant de récolter 14 500 $ de profit net. « C’est cela qui nous a permis de vivre cet hiver, précise Jeannot Claveau, président de la fabrique. En ce moment, on est en négociation pour faire un souper chantant, toujours dans l’église. »
À Saint-Félix d’Otis, les différentes activités de financement ne manquent pas et pourraient bien inspirer les municipalités voisines.
Si dans certains pays d’Europe, le budget alloué à la conservation du patrimoine religieux est retiré directement des impôts aux particuliers, ce n’est pas le cas au Québec. Il faut donc faire preuve d’ingéniosité. Avec son projet d’église étoilée, qui a permis de vendre près de 300 étoiles confectionnées par l’artiste local Jean-Denis Simard, la Fabrique a par la même occasion organisé des soirées à thème : poésie sous les étoiles, Marie sous les étoiles, etc. qui ont permis d’amplifier le projet initial, et les dons s’y rattachant.
La capitation rapporte environ 15 000 $ par année, dont 3000 $ seront redistribués à l’évêché, mais avec un budget annuel de 62 000 $, il faut savoir se diversifier. Linda Tremblay, conseillère municipale très impliquée dans la préservation du patrimoine bâti, pense même à un projet de pièce de théâtre qui serait présenté dans l’église. « On est conscient que les gens ne se mettent plus à genoux mais ils pratiquent dans leur cœur !On est également conscient d’être des hôtels 5 étoiles pas isolés et peu fréquentés : maintenant il faut se demander comment on fait pour garder ces bâtisses debout! »
La chorale de Rivière-Éternité, au Chœur des générations, est venue faire un concert à Noël. Il n’y a là aucune guerre de clocher ! Petit-Saguenay, de son côté, fournit l’autobus pour que les résidents du village puissent assister aux soirées de poésies étoilées.
Le Symposium de Saint-Félix-d’Otis se déroule maintenant depuis trois années sous les plafonds majestueux de ce lieu de culte construit en 1953. S’il rapporte à la fabrique à peine plus que le montant alloué au chauffage, il permet cependant d’en augmenter la visibilité.
À L’Anse-Saint-Jean, l’ouverture des portes de l’église, qui fête cette année ses 125 ans, a souvent été suggérée par les nombreux touristes toujours en quête d’histoire et de culture. Fruit d’un beau partenariat entre la municipalité, la Fabrique, le comité touristique et Promo des arts, l’exposition qui a vu le jour l’été dernier, poursuivra son offre tout au long de l’été. C’est autour des thèmes religieux, historiques et culturels que le projet d’exposition s’est forgé. L’année dernière, lors de sa première édition, cette dernière a accueilli pas moins de 3200 visiteurs et a permis de récolter 3800 $ de bénéfice net.
Fruit d’un beau partenariat entre la municipalité, la Fabrique, le comité touristique et Promo des arts, l’exposition qui a vu le jour l’été dernier, poursuivra son offre tout au long de l’été.
« À partir de l’église, on peut parler de l’évolution du village. On sait qu’à ses débuts, il se situait en face du camping. Pourquoi les résidents ont immigré sur les hauteurs ? On pense aux inondations, il y a également le travail en forêt qui a déplacé les gens vers Périgny, » souligne Mario Dufour, membre du comité touristique très impliqué dans ce projet d’exposition.
Il poursuit : « Au niveau de la stratégie touristique, le côté socioculturel est un produit rare au Bas-Saguenay. Le plein air, c’est beau, on vend très bien le fjord, les montagnes encore sauvages, les activités éco-touristiques mais les arts, l’histoire, la société, on pourrait, je pense développer bien davantage ce secteur. C’est un fabuleux complément à l’offre touristique déjà en place. L’église, c’est aussi l’histoire des premiers colons. »Construite en 1889-1890 selon les plans de l’architecte David Ouellet, l’église de L’Anse demeure l’une des trois plus anciennes de la région.
Du côté culturel, le Bistro de L’Anse,le Café du Quai et le Restaurant l’Islet savent se démarquer en accueillant une palette d’artistes tout au long de l’été. Pour accueillir des groupes de 50 visiteurs qui débarquent à peine des croisières, l’exposition de l’église est un produit qui peut parfaitement agrémenter la suite de la journée. À L’Anse-Saint-Jean, on parle même d’un projet de centre historique et religieux, allant du presbytère et sa croix de chemin, au pont couvert avec la rue du Faubourg qui pourrait alors devenir piétonne l’été.
« Ici à L’Anse, on a le côté patrimoine religieux avec l’église qui possède toujours les anciens vêtements des prêtres. Il y aurait de quoi créer un économusée, » conclut Mario Dufour qui ne manque pas de projets d’envergure pour la région, puisqu’il parle même de lancer, pourquoi pas, un circuit touristique incluant les églises de Rivière-Éternité et de Petit-Saguenay.
La fabrique a de son côté décidé de mettre en vente le presbytère et rencontrera ses paroissiens à ce sujet dès l’automne prochain. « Le budget de la fabrique ne permet pas de conserver et d’entretenir deux bâtisses, on en est tous conscients. La solution pour équilibrer notre budget sera donc de mettre en vente le presbytère qui de toute façon n’accueille plus de prêtres. La mission de la fabrique reste de veiller aux lieux de culte et à L’Anse, on devra se concentrer sur notre église, » précise Rachel Saucier, présidente de la fabrique.
Chaque village a son église. Chaque église a son village, ses projets et ses défis. Maintenir debout ces bâtisses aux plafonds immenses, lieux de silence et de lumière, dont l’histoire,inextricablement liée à celle d’un pays, s’est développée au fil des sentiers, des forêts, des lacs et des villages. Saint-Étienne, Saint-Félix, L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité, notre histoire se rappelle de ces clochers servant autrefois de repères aux voyageurs égarés, de ces lieux de rassemblement autour desquels se construisaient les communautés. Je me souviens dit le Québec, et au-delà de la religion, les églises nous rattachent à notre histoire, nos racines et nos valeurs. En les préservant et en les intégrant à nos nouvelles réalités, c’est l’âme même de nos communautés qui demeure vivante.
Gabriel Houde, Roxan Barbeau et Sarah-Kim Gagné, en action pour la compétition!
Nous voulons vous parler de notre fameuse journée de corde accro. La compétition a eu lieu le 22 avril à l’école secondaire des Grandes-Marées. Il y avait plusieurs activités comme le saut à double corde, un kiosque sur les cinq sens, un parcours avec les yeux bandés et aussi une danse avec les personnes de Wixx. Nous avons fait, à tour de rôle, nos routines arrière et avant et treize personnes de notre école ont participé au tournoi. Personne de notre école n’a gagné, mais le meilleur de cette journée fut Philippe Lopez. Malgré tout, nous avons aimé notre journée et nous sommes très fiers de nous. Nous vous invitons à aller sur votre ordinateur sur le site Wixx pour bouger!
Les papillons
Des papillons à l’école Saint-Félix! Sur la photo, Mathis Thibeault
Bonjour, nous allons vous parler du projet des papillons. Nous avons reçu des papillons de quatre catégories différentes : le Polyphène d’Amérique, le papillon lune, le papillon Samia Cynthia et le Saturnie Cécropia. Nous avons la chance d’étudier les papillons et de voir les cocons éclore. Nous allons aussi travailler avec une autre classe de Jonquière par vidéo-conférence pour comparer nos observations. Nous avons très hâte de les voir s’envoler à la fin de l’année scolaire.
Aidons les enfants malades à se divertir
Dans la classe de Mme Pascale de 3e et 4e année, nous avons fait des bandes dessinées que nous allons offrir, le 12 mai, aux enfants malades de l’hôpital de Chicoutimi. Nos bandes dessinées parlent des astronautes dans l’espace et nous espérons qu’ils vont apprécier.
Visite à l’hôpital de Chicoutimi!
Sortie hivernale en plein-air
Le 30 et 31 mars derniers, dans le cadre de notre projet plein-air, nous avons fait une sortie sommet pour les élèves du 3e cycle. Nous étions accompagnés de Mme Chantale, de Mme Brigitte notre directrice, de Mme Cathy notre enseignante et de M. Quenté. Nous avions un parcours de trois km de marche pour nous rendre au refuge. Nous devions transporter nos sacs et nos raquettes sur notre dos. C’était une occasion pour nous d’en apprendre plus sur la survie en forêt et la confiance dans un groupe. Nous avons fait plusieurs activités extérieures et pour le souper, nous avons mangé une délicieuse fondue. Ce séjour nous a permis de développer notre confiance en nous.
Contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas l’émail, la couche externe de la dent, qui donne la couleur réelle de nos dents, puisqu’il est plutôt transparent. C’est la dentine, la couche juste en dessous de l’émail, qui en est responsable. Par contre, notre émail peut laisser apparaître des taches de thé, de tabac, de café ou de vin.
Ce sont celles-ci que nous pouvons éliminer grâce au blanchiment. Ceci dit, si votre dentine est d’un type très jaunâtre, même après un blanchiment, la dent ne pourra pas toujours devenir d’un blanc éclatant. Il faut alors en discuter avec votre dentiste ou votre hygiéniste, afin de savoir si le traitement répondra à vos attentes.
Les blanchiments en pharmacie, est-ce que ça fonctionne? La réponse est oui, mais surtout chez des jeunes patients (adolescent ou début vingtaine). Il faut cependant savoir que les blanchiments en pharmacie sont deux fois moins concentrés que ceux vendus en cabinet dentaire. Évidemment le traitement provenant de la pharmacie est souvent à refaire plusieurs fois au courant de l’année. De plus, ces blanchiments n’ont pas de coquilles adaptées à vos dents, donc si vous avez du chevauchement ou une malposition dentaire, les bandelettes auront de la difficultéà coller, ce qui pourrait compromettre le blanchiment et faire qu’il ne soit pas uniforme.
Est-ce qu’un blanchiment est dangereux pour les dents? La réponse est non, mais il existe des conditions médicales où il peut être contre-indiqué. Demandez à votre dentiste pour en savoir plus. En effet le blanchiment n’est pas dangereux car il agit comme un exfoliant sur la dent, c’est-à-dire qu’il nettoie les taches superficielles de l’émail en nettoyant les pores de la dent. C’est pour cette raison que certaines personnes ressentent une sensibilité temporaire au froid durant le traitement. Votre équipe dentaire pourra alors vous conseiller certains produits pour éviter cette sensibilité!
Enfin, il faut savoir que les blanchiments (que ce soit en pharmacie ou chez votre dentiste) ne blanchiront pas vos plombages blancs. Il arrive donc quelques fois que nous devions les refaire de la bonne couleur pour un meilleur résultat esthétique. Pour toutes autres questions, n’hésitez pas à nous joindre à la Clinique dentaire Lévesque, il nous fera plaisir de vous répondre!