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Capitalisation et ristourne

Plusieurs s’interrogent comment il se fait que la ristourne est moins élevée que par les années passées.  Nous l’avons expliqué lors de l’AGA du 24 avril dernier. Avant de parler de ristourne, il faut s’arrêter à la capitalisation. La capitalisation consiste en l’ensemble des bénéfices réalisés par la caisse au cours des dernières années et qui ont été cumulés dans la réserve de la caisse. Ce capital sert autant à prêter aux membres qu’à maintenir un fonds de secours en cas de difficultés conjoncturelles.

Grâce à nos bons résultats financiers, nous bénéficions d’une capitalisation enviable. Nous avons toutefois la responsabilité de voir au-delà du court terme pour maintenir notre  solidité financière. Puisque nous faisons partie du Mouvement Desjardins, nous devons également maintenir un niveau de capitalisation suffisant pour être en mesure de toujours bien servir nos membres et nos clients, de soutenir notre développement et notre croissance et de répondre à des exigences réglementaires de plus en plus rigoureuses.

Impact sur les ristournes

Le contexte mondial incertain, la persistance des bas taux d’intérêt, la forte concurrence, les marges bénéficiaires de plus en plus sous pression combinées au resserrement de la réglementation militent en faveur d’une solide capitalisation. Les nouvelles règles de capitalisation instaurées par les Accords de Bâle III, auxquelles se conforment les plus grandes institutions financières de la planète depuis la crise financière de 2008, sont en effet beaucoup plus exigeantes que celles qui s’appliquaient antérieurement et elles continuent toujours d’évoluer.

Dans le cas de la caisse et de toutes les caisses Desjardins, c’est l’importance des fonds propres qu’elles possèdent dans leur réserve, qui constitue leur coussin financier. Cela peut se comparer aux fondations d’un bâtiment. Plus elles sont solides, plus l’édifice pourra s’élever et résister aux intempéries. Ainsi, une solide base de capital fournit à la caisse une protection contre certains risques, dont ceux liés aux conditions du marché, en plus de lui donner les leviers nécessaires pour bien desservir ses membres et poursuivre sa croissance. La façon la plus simple et la moins onéreuse pour la caisse de se capitaliser est d’allouer une partie de ses excédents à sa réserve.

Afin de voir au-delà du court terme et de prendre dès maintenant des moyens pour renforcer notre capital et maintenir notre solidité financière à long terme, nous avons recommandé à nos membres de faire preuve de prudence dans le partage des excédents que nous avons réalisés en 2014. Le Mouvement recommandait de ristourner de 20 à 25% des excédents. Nous nous situons à 30%, donc de 5 à 10% au-delà de la recommandation. Nous avons aussi fait le choix des produits détenus bénéficiant de la ristourne, en privilégiant l’épargne et le crédit.

Nos membres doivent y voir le signe d’une gestion prudente et responsable. Une saine gestion du capital permet de supporter la croissance des affaires et d’assurer la pérennité de la caisse. Au-delà de la ristourne, les membres bénéficient du nouveau programme Avantages membre Desjardins qui leur procure de nombreux avantages tangibles et immédiats à être membres Desjardins. Ces avantages s’ajoutent à celui de pouvoir faire une différence en participant aux décisions de la caisse, et en lui permettant de contribuer à son tour au mieux-être économique et social des personnes et des collectivités.

Suivons les plantes exotiques envahissantes!

Lisane Gamache, chargée du Plan directeur de l’eau, à la station de suivi de L’Anse Saint-Jean.

En 2014, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) a entamé un suivi des Plantes exotiques envahissantes (PEE) en partenariat avec l’Organisme de bassin versant du Saguenay (OBV Saguenay).

Les PEE sont des espèces étrangères à la flore poussant naturellement ici. Elles envahissent différents milieux au détriment des espèces locales, impliquant donc de fortes menaces à la biodiversité et à la pérennité de différents usages des sites où elles prolifèrent. La renouée japonaise, la salicaire pourpre et le roseau commun (phragmite) comptent parmi les nombreuses espèces de PEE présentes au Saguenay.

Dans le cadre du projet de suivi, l’OBV Saguenay a d’abord retenu des sites où la présence de PEE avait été officiellement reconnue. L’anse de L’Anse-Saint-Jean, où la salicaire pourpre avait déjà été recensée, a ainsi été visitée. En 2014, l’équipe y a encore observé l’espèce et a effectué un relevé dans la perspective de suivre la progression de cette plante au cours des prochaines années.

Lisane Gamache, chargée du Plan directeur de l’eau, avec un exemplaire de salicaire pourpre et une fiche terrain remplie.

L’OBV Saguenay a aussi sélectionné des stations présentant des caractéristiques propices à l’implantation de PEE. L’anse Saint-Étienne (Petit-Saguenay) a été retenue sur cette base. Aucune PEE n’y est encore connue, mais la fréquentation du site par des personnes de provenances diverses rend toutefois l’endroit vulnérable à l’importation de PEE. Lors du relevé 2014, aucune PEE n’a été observée.

Une autre station sera suivie à la baie Éternité, lieu de prédilection pour la salicaire pourpre, où un partenariat avec le parc national du Fjord-du-Saguenay pourrait être mis de l’avant.

Les PEE sont partout, en nature, sur nos chemins, dans nos jardins. On les côtoie sans les connaître ni soupçonner les problèmes qu’elles engendrent. C’est souvent par méconnaissance qu’on introduit les PEE et, tous, nous pouvons poser des gestes permettant de réduire et contrer leur propagation. Soyons vigilants et ne nous laissons pas charmer par leur innocente beauté!

Pour mieux connaître les PEE, consultez le site Internet du MDDELCC (http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-exotiques-envahissantes/index.asp). Pour connaître les moyens de contrôler les PEE, communiquez avec la direction régionale du MDDELCC (418 695-7883).

Pour toute question sur le projet, écrivez-nous à info@obvsaguenay.org.

La tarification dans les parcs nationaux, un investissement pour notre patrimoine collectif

Les parcs nationaux du Québec sont des territoires qui ont été désignés en vertu de la Loi sur les parcs (2001), afin de préserver le patrimoine naturel et culturel exceptionnel de certaines régions. Découlant de la Loi, le Règlement sur les parcs encadre la pratique des activités et précise divers points dont les conditions d’accès. Ainsi, tous les visiteurs, d’ici et d’ailleurs, doivent acquitter des droits d’accès en entrant dans un parc. 

Mais saviez-vous que 100 % des revenus de la tarification sont réinvestis dans les parcs ? En effet, chaque dollar recueilli par la tarification d’accès permet de conserver ces territoires protégés exceptionnels, de vous en faire découvrir les richesses et de partager nos passions. Ainsi, à chacune de vos visites, vous investissez dans l’avenir des parcs nationaux et dans la préservation de cet héritage collectif. 

Pour profiter à 100 % des parcs, la Sépaq propose deux types de cartes annuelles. Il y a tout d’abord la carte annuelle Réseau qui s’adresse aux amants de la nature et à tous ceux qui aiment découvrir les joyaux naturels du Québec. Son accès illimité aux 24 parcs nationaux du Québec durant 12 mois, une nuitée gratuite en camping rustique ou aménagé et spécialement cette année, la possibilité de remporter un séjour pour deux personnes dans un parc national du Québec au Nunavik, représentent quelques uns des avantages offerts par cette carte Réseau.

Plus proche de chez nous, le parc national du Fjord-du-Saguenay offre plusieurs activités de plein air et de découverte intéressantes. Si vous résidez près du parc, la carte annuelle Parc est un excellent investissement, vous permettant un accès illimité au parc durant 12 mois.  

Enfin, il est à noter que depuis le 1er avril 2015, la Sépaq  assume les droits d’accès pour tous les enfants de 17 ans et moins.

Pour tous les détails sur les droits d’accès et les diverses promotions pour l’accès dans les parcs nationaux : http://www.sepaq.com/pq/tarification-parcs-nationaux.dot

Cet été, profitez pleinement du parc avec votre carte annuelle. Un investissement assurément profitable à tous !

La fête du printemps sous le thème de l’environnement et de la famille

Cette année, le nouveau comité vert, formé suite à la consultation municipale de novembre dernier, a donné le ton à l’événement.  Ce comité regroupe les membres de l’ancien comité d’embellissement et environnement, auquel se sont ajoutés des citoyens soucieux des enjeux environnementaux spécifiques à notre municipalité.

Le comité vert a poursuivi la démarche entreprise il y a deux ans, lors des fêtes du 175e, soit celle d’offrir à la population  la possibilité de se procurer des hydrangées, notre nouvel emblème floral. Une quinzaine ont été attribués sous forme de tirage, mais également deux jeunes familles, parents de nouveau-nés, ont eu la chance d’en gagner un. Grâce au partenariat avec Home Hardware de L’Anse, un composteur, un économiseur d’eau ainsi qu’un bon d’achat ont aussi fait partie du tirage.

Dans le cadre du mois de l’arbre, plusieurs espèces d’arbres ont été distribuées à la population grâce à une collaboration  de l’Association forestière Saguenay-Lac-Saint-Jean. La patrouille Eurêko était également de la Fête avec un kiosque axé sur la sensibilisation à la bonne gestion du recyclage domestique. Un autre organisme régional est venu supporter l’évènement. En effet, le regroupement Grouille-toi le Fjord était sur place en offrant à tous la possibilité de mettre en terre et de rapporter à la maison des graines de courges, de citrouilles et de concombres. Sans oublier, la participation de la Maison des familles de La Baie, qui organisa conjointement avec le regroupement Enfants Fjord, une activité de psychomotricité, sous forme de rallye, fort appréciée des nombreux enfants présents.

Cette fête, organisée conjointement avec le Comité Famille de L’Anse, est aussi une activité de financement pour ce dernier. La traditionnelle vente de hot-dogs avait  été bonifiée par des aliments santé, mais n’a pas rapporté autant que prévu.  Les grands vents et la température plutôt froide ont fait obstacle au fort achalandage des années précédentes. Une partie de la vente de garage a dû se faire à l’intérieur du centre communautaire, donnant un peu moins de visibilité à l’événement.

Le Cercle des fermières de L’Anse a, pour sa part, ouvert son local et présenté les travaux de ses membres. Diverses créations ont été vendues au profit de l’organisme. Le comité Famille a fait également découvrir sa joujouthèque au grand public en présentant la diversité et la qualité des jeux offerts. Somme toute, les organisateurs et les visiteurs sont repartis avec le sourire aux lèvres, heureux d’avoir assisté à cette festivité printanière, beau moment d’échange et de partage.

Des nouvelles de la rivière Petit-Saguenay

Élias Coté et son petit fils sur le bord de la rivière Petit-Saguenay

Le conseil d’administration de l’Association de la rivière Petit-Saguenay tient à remercier Élias Côté, qui a œuvré douze ans au sein de l’organisme, dont neuf ans à titre de président. Personnage haut en couleurs, affable et rassembleur, il continuera de poursuivre la mission de l’association de la rivière Petit-Saguenay, puisqu’il vient de se joindre à l’équipe d’employés en tant qu’assistant à la protection de la faune attitré à la rivière Petit-Saguenay.

Mario Fillion a donc été nommé nouveau président de l’organisme, le 19 avril dernier. Monsieur Fillion siège au conseil d’administration depuis 9 ans et pêche le saumon sur la rivière Petit-Saguenay depuis 1996. Actuellement à la retraite, cet ingénieur de formation veillera à la continuité de la saine gestion administrative et du développement économique et durable de la magnifique rivière Petit-Saguenay.

Enfin, l’équipe d’organisateurs du brunch-bénéfice de la rivière Petit-Saguenay remercie toutes les personnes qui ont participé à l’évènement du 31 mai dernier. Sous la présidence d’honneur de Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, cette journée aura été une grande réussite. Les profits seront consacrés à la protection et au développement de la rivière Petit-Saguenay. Nous remercions spécialement tous nos commanditaires.

La Corporation de la gestion de la rivière St-Jean-Saguenay fête ses 20 ans

Samedi le 20 juin à la station du Mont-Édouard, aura lieu le souper bénéfice pour la corporation de la gestion de la rivière St-Jean-Saguenay. Cet événement,  présidé par Pierre Lavoie, s’inscrit dans le paysage anjeannois depuis maintenant vingt ans. «Il s’agit d’une activité très importante pour la protection d’une de nos plus belles rivières saumoneuses du Québec, une rivière pour laquelle j’ai un attachement particulier puisque mes plus beaux souvenirs  d’enfance y sont reliés» souligne  Pierre Lavoie, originaire de L’Anse-Saint-Jean.

Cette année, le  souper bénéfice permettra de récolter une partie des fonds pour aménager une passe migratoire donnant accès à un nouveau secteur de reproduction et de pêche. «Notre rivière offre une qualité de pêche exceptionnelle,  une des plus productives au Québec par rapport au nombre de kilomètres d’exploitation. La rivière s’étend sur 10 km, comparativement  à d’autres sites de pêche qui se prolongent sur une centaine de kilomètres » nous informe Laurence Gaudreault, organisatrice du souper depuis sa fondation.

Les saumons de la rivière Saint-Jean ont une génétique particulière et méritent d’être préservés. Leur survie est menacée, entre autres par le réchauffement climatique, d’où l’importance d’agir au niveau local afin de maximiser les dépôts d’œufs dans les frayères. Cette activité attire annuellement plusieurs visiteurs de l’extérieur et représente un produit d’appel touristique significatif. Pour l’ensemble des quatre rivières de la région du Saguenay, les retombées économiques sont de l’ordre de près de deux  millions annuellement.

Lors du souper, le comité organisateur dévoilera un nouveau «Petit Achille» pêchant le saumon, une des cinq sculptures à l’effigie d’ Achille Boudreault,  réalisées par l’artiste Gilles Mclean. Sous la supervision du chef réputé Louis-François Marcotte, Marina Lavoie et Khrystele Pronovost concocteront un repas gastronomique à saveur régionale. Durant la soirée, le tirage du gilet autographié de l’équipe des Canadiens de Montréal viendra bonifier le montant amassé pour l’évènement.

C’est un rendez-vous pour une soirée des plus divertissantes, pour ceux et celles qui ont à cœur la sauvegarde et la protection d’une de nos ressources naturelles majeures.

Les ambassadeurs de la collecte sélective

Johannie Dallaire, Marie-Pier Tremblay, Cassandra Gagné, Élodie Tremblay, Joannie Gagné (animatrice) et Lyne Morin (ressource en environnement) Devant: Matthieu Fortin, Katty Thibeault (animatrice) et Myriam Pronovost-Charron

Ce printemps six jeunes qui fréquentent la MDJ du Bas-Saguenay pensent « Vert ». Ils se sont ralliés à plusieurs autres maisons de jeunes du Québec pour former un comité et participer au programme « Les Ambassadeurs de la collecte sélective ».

Suite au constat qu’il y a très peu de récupération hors foyer sur le territoire, le comité a dressé un inventaire des lieux publics de L’Anse-Saint-Jean, Petit-Saguenay et Rivière-Éternité où il serait important d’avoir accès à des équipements de récupération. Au Québec, la collecte sélective est déjà accessible à plus de 95% des foyers. Les gens sont sensibilisés à ce petit geste et ils demandent à le poser dans les endroits publics, lors d’un pique-nique familial ou d’une partie de volley-ball, par exemple. À chaque poubelle, son bac… pour récupérer, mieux et partout ! De plus, les visiteurs apprécieraient sûrement de poser un geste pour sauver la planète tout en venant pratiquer leur activité de plein air favorite.

Pour aider le comité à être des ambassadeurs avisés, Lyne Morin, est venue leur parler de l’importance de bien faire le tri lors de la récupération et des impacts positifs sur l’environnement. Saviez-vous que chaque habitant en Amérique du Nord produit environ une demi-tonne de déchets par année? Les sites d’enfouissement des déchets sont situés à Ville Saguenay et la gestion des déchets coûte très cher à chacune des municipalités.

De plus, les déchets prendront plusieurs centaines d’années à se décomposer, ils formeront un immense jus de poubelle qui devra absolument passer dans des bassins de sédimentation pour ne pas aller directement dans les cours d’eau. Des solutions à ce désastre ont été trouvées. D’abord, c’est essentiel de réduire notre consommation. Ensuite, il faut penser à réutiliser en donnant une deuxième vie aux objets. Finalement, il est nécessaire de récupérer!

La collecte sélective est efficace, simple, accessible et écologiquement responsable, notamment en contribuant à la réduction des gaz à effet de serre. La formule magique : c’est que la récupération permet la réutilisation de matières pour la fabrication de nouveaux produits. Cela permet de préserver nos ressources naturelles!

Avec tous ces arguments, le comité approchera les décideurs municipaux pour leur demander d’installer des équipements de récupération dans les lieux publics. Il faut envisager la récupération par l’approche inclusive qu’est la collecte sélective puisqu’elle permet de récupérer TOUS les types de contenants et autres matières recyclables dans un même lieu et en même temps.

Et en attendant d’avoir les équipements, c’est à chacun de prendre de bonnes habitudes dans sa façon de consommer et de jeter ce qu’il n’utilise plus. En 2015, il ne faudrait plus voir de canettes, bouteilles ou cartons dans les poubelles car ce sont des produits faciles à recycler. Et encore moins sur le bord du chemin…Tu BAC tes arrières, si tu récupères!

Visite de Claude Villeneuve à l’école Fréchette

Le 8 mai dernier, nous avons eu à l’école la visite de Claude Villeneuve. Quel privilège de pouvoir rencontrer ce biologiste, environnementaliste engagé, de renommée planétaire, et professeur à l’UQAC. Il faut savoir qu’il choisit de visiter une seule école par année. Après les présentations d’usage, de nombreuses questions ont été posées lors de cette rencontre.

Claude Villeneuve raconte tout d’abord l’importance de sa jeunesse passée sur les rives du lac Otis, grande source d’inspiration pour ses choix professionnels futurs. Ce fut une excellente porte d’entrée et le lien s’installe ainsi naturellement avec les élèves de l’école Fréchette, en parlant de ses passions : la pêche, le plein air et l’amour qu’il ressent pour cette Terre qui est la nôtre.

Puis la place est laissée aux nombreuses questions : Pourquoi ceci? Comment cela? Quel est l’avenir de l’humanité? Et de la planète Terre? Monsieur Villeneuve se veut rassurant. C’est un spécialiste positif. Cependant, il croit en l’avenir de la Terre plus qu’en celui de l’humanité, étant donné notre façon de vivre actuelle.

Ensuite viennent les observations : îles de déchets dans l’océan Pacifique de la grandeur de Terre-Neuve, changement climatique, etc. Claude Villeneuve, en habile vulgarisateur, fait alors comprendre aux jeunes que de petits gestes individuels peuvent faire une grande différence. Le choix de jeter ou de récupérer notre bouteille de plastique a en effet un  impact non négligeable. Les jeunes de l’école ont beaucoup apprécié cette matinée et ils ont bien participé à l’activité.

Couleur céramique, nouveau stage de céramique à L’Anse-Saint-Jean

Après le succès de la première édition de Couleur Céramique en octobre 2014, Pascale Nobécourt et John Ashpool organisent une nouvelle classe de maître à L’Anse-Saint-Jean, en accueillant cette année l’artiste française Brigitte Marionneau.

Entière et enthousiaste, Brigitte Marionneau, née en 1958, formée au raku par Camille Virot dans les années 80, voyage depuis trente ans au pays de l’argile : la volonté vive, ouverte, qui l’anime et la guide, a fait passer son expression céramique d’un travail narratif de personnages sculptés à des terres noires enfumées d’inspiration ethnique nées à la suite d’un séjour en Ethiopie.

Il y a quelques années, un revirement radical l’amène vers la sculpture où se marient son goût physique de l’équilibre et une quête du souffle qui conjugue concentration et lâcher prise. « Il faut savoir abandonner les choses : le plus important, c’est la relation qu’on a avec une œuvre, ce qu’elle permet de découvrir. » Fruit d’un cheminement personnel libre et rigoureux, son travail également nourri de culture (photographie, gravure, lecture, peinture), est présenté dans de nombreuses expositions de groupes et personnelles en France et en Europe depuis 1990.

Du 16 au 19 septembre prochain, une dizaine de céramistes professionnels des différentes régions du Québec, viendront explorer l’argile autour des questions suscitées par le thème de la forme : le lien entre le dedans et le dehors, la juste tension des lignes associée à l’idée de la vitalité, le dialogue entre forme, texture et couleur, etc.

Les échanges et les questionnements sur les pratiques de chacun inscriront les temps d’atelier dans cette réflexion. Ils seront accompagnés de démonstrations et de mini-conférences sur les expressions céramiques contemporaines pour illustrer chaque thème de travail.

Installée depuis 1989 dans le mythique village de La Borne, où vivent et travaillent plus de 70 céramistes, Brigitte Marionneau s’est activement impliquée dans l’Association qui anime le Centre céramique contemporaine de ce haut lieu de la céramique en France. Elle y anime des stages depuis 1994.

En invitant chaque année des céramistes reconnus à proposer des formations à L’Anse-Saint-Jean, Pascale Nobécourt, spécialiste de la céramique contemporaine et collaboratrice de la Revue de la céramique et du verre, souhaite développer les échanges entre les professionnels québécois et français. Suite au stage de l’an dernier, Diane Denault, céramiste à Val David, sera accueillie l’automne prochain en résidence à Saint-Quentin-la-Poterie en France.

« Ces stages sont aussi l’occasion de faire découvrir les merveilles du Bas-Saguenay. Plusieurs des onze céramistes ayant participé au stage l’an dernier, ne connaissaient pas la région, certains y sont revenus depuis » souligne John Ashpool.

À partir de l’automne prochain, un studio et un espace de travail seront proposés aux artistes céramistes désirant venir séjourner à L’Anse-Saint-Jean dans un cadre propice à la créativité.

Du 16 au 19 septembre. Un 5 à 7, le vendredi 18 septembre, ouvert à tous ceux qui souhaiteraient rencontrer les céramistes présents. La Maison des grands champs, 82, route des Côteaux, L’Anse-Saint-Jean. 418 608-8244

Sacoche et talons hauts, premier salon de beauté à L’Anse

Les mannequins de la soirée, Valérie Bernier, Marie-Claude Boily, Marina Gagné, Marie Hélène Belzile et Jade Turcotte accompagnées de Marina Lavoie, Angèle Lavoie, Anne Gagné, Josée Anne Pelletier, Claudia Labrèche, Nathalie Bilodeau et Éve Breton-Roy.

Une première hautement réussie !  Un tout nouveau « salon beauté » a vu le jour le 30 avril dernier accueillant plus de 125 femmes aux Chalets sur le Fjord et restaurant l’Islet de L’Anse-Saint-Jean.  Il n’aura suffit que de 4 jours pour écouler tous les billets comprenant salon et souper, au grand dam de dizaines de personnes intéressées qui n’ont pu être admises, faute de place.

L’idée originale vient de Angèle Lavoie, du Salon L’Appar-Anse. Angèle, tout  à l’écoute de ses clientes, a pensé offrir une opportunité de démonstrations de maquillage et coiffure, massage et mode. Avec la collaboration de Marina Lavoie de l’Islet, tout s’est rapidement mis en place et dans un temps record, le salon affichait « complet ».

Les Rebelles des Bois ont permis d’offrir une prolongation de l’activité en proposant une parade de mode pendant le souper, les mannequins étaient maquillées et coiffées par les exposantes du salon. Une très belle collaboration qui a permis d’offrir un produit de qualité à un prix des plus abordables.

On peut constater que cet engouement répondait à un besoin d’évasion, de retrouvailles féminines pour celles qui ont pu, l’espace de quelques heures, se retrouver « femme » et laisser à la maison les : être maman, être épouse…

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