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Nouveaux propriétaires à L’Auberge de Rivière-Éternité.

Simon-Olivier Côté, Stéphanie Fortin, Any-Claude Robitaille et Simon Vézina Tremblay, les nouveaux propriétaires de l’Auberge à Rivière-Éternité, tous originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Depuis la mi-juillet, celle que l’on appelait auparavant L’Auberge du Presbytère à Rivière-Éternité, est gérée par une toute nouvelle équipe, deux couples passionnés de plein air et d’aventures qui ont à cœur le développement au Bas-Saguenay.

Les nouveaux propriétaires ont bien sûr de nombreux projets pour le lieu d’hébergement, qui s’appellera dorénavant L’Auberge du Dimanche, dont le plus important reste sans aucun doute l’implantation d’un service automatisé vraiment efficace amenant un taux d’occupation de 90 %. « Pour te donner une idée, ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’occupation moyenne dans les lieux d’hébergements est de 70 %, et là on en est au tout début de l’implantation du système d’automatisation, et aujourd’hui, en plein mardi de la mi-septembre, L’Auberge est pleine ! constate Stéphanie Fortin, la nouvelle et enjouée directrice générale du lieu situé au cœur du village de Rivière-Éternité. » Son mari, Simon-Olivier Côté, est d’ailleurs bien connu dans le milieu, puisqu’il est l’un des quatre propriétaires de Saguenay Aventures, l’entreprise de plein air qui opère, été comme hiver, depuis de nombreuses années sur le territoire du Bas-Saguenay.

Any-Claude Robitaille et Simon Vézina Tremblay, les deux autres partenaires de l’entreprise, sont également propriétaires à Chicoutimi de l’Auberge du Balcon Blanc, lieu où il leur a été possible de mettre en place et de tester l’efficacité de ce système automatisé qui relie l’Auberge avec tous les sites de réservations (Airbnb, Booking, Expédia, etc.). « L’idée c’est de ne pas avoir à mettre une personne ici à l’année qui attend juste de voir arriver quelqu’un ! poursuit Stéphanie. On va d’ailleurs bientôt installer un nouveau système de serrures aux portes et les clients recevront directement le code QR dans leur cellulaire. » À une époque où le manque de main d’œuvre sévit un peu partout dans la Province, le système semble des plus judicieux !

Plus besoin de venir à L’Auberge ou d’appeler, toutes les informations au sujet des réservations sont maintenant sur les téléphones des futurs clients, peu importe l’heure ou le lieu !

L’Auberge qui appartenait depuis 10 ans à la municipalité, génère deux emplois à temps plein. « Pour Josée Girard et Nadine Côté, c’est aussi tout nouveau cette année, les journées tranquilles qui d’habitude arrivent en automne se font attendre. Le système d’automatisation est en train de s’installer et on voit déjà des retombées, L’Auberge est pleine ! conclut Stéphanie Fortin. »

Avec des investissements de 100 000 $ sur trois ans, les projets ne manqueront pas, un système bistro bar est en vue pour 2024, toujours dans une optique d’automatisation avec des fûts et des distributeurs de boissons alcoolisées, des salles de bain seront installées dans presque toutes les chambres, ainsi que ces fameuses serrures automatisées.

Le cœur du village de Rivière-Éternité devrait en sortir plus dynamique que jamais !

Un réseau de passionnés ayant à cœur les jeunes!

 

À l’origine de l’AGIR, une vision avant tout partagée par la communauté du Bas-Saguenay, celle d’œuvrer ensemble pour offrir loisirs, culture, services et éducation de qualité aux jeunes d’ici.

C’est en offrant un soutien et de l’accompagnement aux personnes, groupes ou organismes intéressés à s’impliquer et faire découvrir une passion, un savoir ou une activité aux enfants du Bas-Saguenay que tout ça se concrétise actuellement. Plusieurs animations offertes cet été ou à venir en sont d’ailleurs de bons exemples!

Sorties d’escalade

Hugo Lapierre, grimpeur passionné, souhaitait depuis son arrivée au Bas-Saguenay rendre accessibles aux gens du coin les belles parois d’escalade qui nous entourent. Parcours Aventure a répondu à l’appel en offrant de l’encadrement nécessaire à la tenue d’activités d’initiation d’escalade (assurances, matériel, formations, etc.).

Résultat : une trentaine de jeunes de tout le territoire se sont initiés à l’escalade sur parois extérieures ! Et voyant leur intérêt, l’école Fréchette en offre même maintenant en parascolaire.

Une navette rassembleuse

Une autre figure de collaboration qui ouvre l’univers des possibles… Le transport adapté du Fjord offre ses services à toutes personnes, y compris les jeunes des municipalités qui en sont membres. Cet été, grâce à leur tarif à petit coût pour les enfants, des camps de jour thématiques ont pu réunir les 8 à 12 ans de Ferland-et-Boilleau jusqu’à Petit-Saguenay. Les jeunes se sont faits de nouveaux amis, tout en découvrant des lieux grandioses à proximité; plage Saint-Étienne, Camps d’accueil, Jardin des défricheurs, Chutes de l’amazone et j’en passe!

Grâce à ce précieux partenaire, cet automne une navette rend accessible des cours de natation en ville… Le transport et les distances ne sont maintenant plus un obstacle insurmontable!

Des entreprises locales engagées

Un autre bel exemple? Soulignons la généreuse contribution de toutes les entreprises locales qui ont offert des forfaits familiaux pour le concours annoncé dans le cadre de l’événement Wow, la vente de billets de tirage a d’ailleurs permis d’amasser plus de 400$ pour les organismes en loisirs et culture (École de musique du Bas-Saguenay, Maison des jeunes, équipes sportives, etc.).

Il existe autant de façons d’être partenaire de la réussite éducative des jeunes qu’il existe de passions et de rêves à partager. Vous seriez intéressé.e.s à contribuer vous aussi? En voici une nouvelle occasion : j’attire votre attention sur ce concours lancé conjointement avec Le Centre de Services Scolaire des Rives-du-Saguenay pour les écoles du Bas-Saguenay.

Tous les détails dans ce numéro de l’automne du Trait d’Union !

Lancement de l’espace Vert demain

Le 29 août dernier, c’était la rentrée scolaire à Rivière-Éternité. Pour cette occasion, l’équipe de la bibliothèque municipale et le personnel de l’école Marie-Médiatrice ont travaillé ensemble à la réalisation d’un projet orchestré par le C.I.U.S.S.S. (voir encadré)

L’idée de départ, c’est d’organiser des initiatives collectives favorisant la bienveillance et, du même coup, une santé mentale positive. Lors de cette journée, toute la population était invitée à participer à des activités avec les élèves et à partager un dîner hot-dog sur B.B.Q. Une enseignante a chanté des chansons, accompagnée de sa guitare, le tout dans une ambiance festive.

Le comité organisateur en a profité pour inaugurer un nouvel endroit dans le Parc des Artistes, l’espace VERT DEMAIN. Il s’agit ici de créer un lieu de relaxation, d’échanges et de jardinage : Des cocons hamacs dans les arbres invitant à la lecture, des bancs en bois et des bûches où s’asseoir pour écouter les sons de la rivière, 5 bacs à jardinage inspirant des ateliers de semence et de récolte, ainsi qu’un arbre à livres permettant des échanges de livres, voire de petites causeries littéraires.

D’ailleurs la population est invitée à s’approprier le lieu. Diverses activités intergénérationnelles sont prévues à cet endroit. Pour terminer, le comité désire remercier les généreux donateurs qui ont permis cette belle réalisation.

Au plaisir de vous y retrouver !

Le voyage d’un petit moussaillon

Je m’appelle Samuel Giroux et je demeure à Ferland-et-Boilleau. Cet été moi et ma famille sommes allé en Nouvelle-Écosse avec notre voilier MaRay!

On a parcouru le Fjord-du-Saguenay, le fleuve St-Laurant et le Golfe du St-Laurent. J’aime faire du voilier parce que on avance avec le vent, je découvre beaucoup de plages ou je ramasse des coquillages et même des étoiles de mer.

Les choses que j’ai plus aimé pendant mon voyage c’est de voir le Rocher Percé et les Fous de Bassan, pêcher du maquereau à Sainte-Anne-des-Monts, passer sous le Pont de la Confédération à voile et dans l’écluse de St.Peter’s au Cap-Breton pour nous rendre sur le Lac Bras-d’or!

L’Association des Propriétaires de Périgny Inc. (APPI), une initiative citoyenne

Louis-Philippe Lavoie, Géraldine Hamel, Réjeanne Giroux et Robert Lamarre, le comité organisateur du souper bénéfice.

Quand on prend le rang de Périgny, à L’Anse-Saint-Jean, il nous mène vers un territoire d’où on peut apercevoir, si on s’y aventure, les sommets des Hautes Gorges de la Malbaie. Longeant la rivière Saint-Jean, le rang y accueille au milieu du XIXe siècle de nombreuses familles de bûcherons arrivées de Charlevoix. Malgré toute l’histoire inscrite jusqu’aux origines du village, ses actuels résidents ont parfois le sentiment d’avoir à faire entendre leur voix auprès des instances municipales.

« Et pas seulement au niveau municipal, souligne en s’esclaffant Léon Houde, l’heureux propriétaire d’une maison de 83 ans qu’il habite depuis 50 ans, ce qui en fait le résident le plus ancien du rang. À chaque élection fédérale, on est inscrit sur la liste électorale de Rivière-Éternité, comme si le rang de Périgny n’était toujours pas rattaché officiellement au village de L’Anse-Saint-Jean. »

L’Association des Propriétaires de Périgny Incorporée, (APPI) est créée en 1997 juste après le déluge. Quatre fondateurs, Jacques Racine, Charles Lavoie, Rolland Houde et Louis-Philippe Lavoie, qui me reçoit ce matin chez lui. C’est ici l’histoire d’un groupe de pression communautaire, d’initiatives citoyennes qui se met en marche. « L’idée c’était de rappeler à la municipalité qu’on a le droit à un service aux citoyens, je pense ici à l’entretien du chemin, le déneigement, la revitalisation de la rivière Saint-Jean, le dossier de la circulation, des affiches commerciales plus ou moins belles en début de rang », m’énumère calmement Louis-Philippe.

« En 1997, on a senti le besoin de se regrouper pour parler à la municipalité. Après le déluge tout avait été détruit ici et il fallait que ce soit bien refait pour la pérennité, d’où la création de l’Association qui est une OSBL inc. Très rapidement, on reçoit nos premières subventions, notamment pour revitaliser les truites dans la décharge du lac Emmuraillé. »

Nourrir un sentiment d’appartenance.

Pendant 10 années inactive, l’Association organise en juin dernier une assemblée à laquelle 40 à 50 personnes s’y retrouvent. « Ce qui m’a étonné, et c’est là que j’ai eu le déclic, c’est qu’il y avait la moitié des gens que je ne connaissais pas ! Notre association est encore utile, elle est là pour rassembler. Et c’est lors de cette assemblée qu’il a été décidé d’organiser un événement bénéfice. »

Louis-Philippe Lavoie du comité organisateur et Léon Houde, ancien président de l’Association, s’entendent tous deux pour dire que ce souper bénéfice a connu un franc succès avec plus de 70 participants. Une après-midi au bord de la rivière Saint-Jean en belle compagnie, sur le terrain de Robert Lamarre et Réjeanne Giroux, un orchestre pour animer la journée, et des smoked meat pour accompagner le tout, que demander de plus ! « Ça a été vraiment de beaux partages, l’occasion de belles rencontres, car même si l’on habite sur le même rang, on n’a pas toujours l’occasion de se voir. »

L’Association reste toujours à l’affût du bien-être de son territoire, et c’est d’ailleurs avec cette vision qu’elle a dernièrement organisé une rencontre avec la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) afin d’en apprendre sur un sujet qui préoccupait de nombreux résidents, à savoir que le haut de la rivière, comprendre ici en haut du barrage, pourrait devenir une rivière à saumons. « L’Association nous a confirmé lors de cette rencontre, qu’actuellement ses préoccupations se concentrent sur le tronçon de rivière en aval du barrage. C’est ça notre rôle d’initiative citoyenne, au lieu de laisser la machine à rumeurs circuler, on adresse la question aux bonnes personnes. On a demandé cette réunion-là, on l’a eue parce que on est une association incorporée et puis, avec les bonnes informations récoltées, le feu s’est éteint de lui-même. »

Tout cela n’est pas sans me rappeler un des principaux objectifs du Trait d’Union, aller à la rencontre de bonnes et constructives nouvelles !

De retour de Belgique, une medaille d’or et des projets plein les valises !

Marie-Eve Lemire, Moïra Scheffer-Pineault, Marc Guiol et Christian L’Italien, 4 des 5 membres de la troupe L'Imprévu improvisation.

La troupe de théâtre L’imprévu improvisation a été couronné grands gagnants du Mini mondial d’improvisation qui se déroulait à Mons en Belgique, du 10 au 23 octobre dernier. L’équipe originaire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean y rencontrait des équipes de la France, du Maroc et de la Belgique. Ce sont 4 des 5 membres qui se sont envolés pour l’Europe soit Marie-Eve Lemire, Moïra Scheffer-Pineault, Marc Guiol et Christian L’Italien.

Ce dernier confirme que la troupe a vécu là-bas une expérience de vie des plus enrichissantes qui, sans aucun doute, devra se renouveler : « Finalement, bien plus qu’un choc culturel, j’ai découvert de nombreuses similitudes avec nos amis belges, notamment celle de ne surtout pas trop se prendre au sérieux ! Bien sûr, cela ouvre également la porte à de futures collaborations, notamment des formations d’impro qui se donneront au Maroc. »

Si L’Imprévu improvisation ne sait pas encore sous quelle forme cela se fera, elle compte bien un beau jour retourner l’invitation en accueillant dans la région des troupe d’Impro du milieu francophone international. « On voulait aller voir ce qui se passe ailleurs, appréhender d’autres façons de jouer, un autre public aussi, qui en Belgique du moins est très participatif, et finalement on revient le coeur emplit de moments magiques d’une grande authenticité. » conclut Christian L’Italien avec enthousiasme.

La troupe, qui se spécialise dans le théâtre improvisé, a d’ailleurs ouvert la première école d’improvisation de la région. Suffit de les contacter pour se joindre à l’une de leur cohorte. Ils seront également en spectacle le 22 décembre prochain, au Café du Clocher à Alma pour présenter leur spectacle spécial de noël. Un concept unique, qui saura vous mettre dans l’ambiance des fêtes. D’autres dates de spectacles seront annoncées prochainement.

Le Trait d’Union selon le Bas-Saguenay … Vox Pop

À la rencontre spontanée des gens du Bas-Saguenay, voici quelques témoignages récoltés. On en profite ici pour se présenter, l’équipe du comité de rédaction du Trait d’Union.

Et n’oubliez pas, le Trait d’Union est écrit pour vous mais également par vous … toutes les nouvelles collaborations seront toujours les bienvenues !

Cécile Hauchecorne, coordonnatrice à la rédaction.

« Ça m’évoque un sentiment d’appartenance à mon territoire, je trouve que c’est un beau rassemblement, j’aime ça voir ce qui se passe dans les autres municipalités aussi. Je trouve ça cool aussi les articles des personnes âgées. »

« Moi je trouve ça plate que Saint-Félix ait lâché franchement. C’est une revue qu’est rassembleuse. Je sais que le comité de rédaction est parti chercher Saint-Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord et puis ça c’est une très bonne idée. On est dans l’air de faire des activités, des croisades avec ces municipalités-là. Moi depuis que je suis arrivée au Bas-Saguenay j’ai ça dans la tête d’organiser des activités avec toutes les municipalités du Bas-Saguenay. J’aimerais vraiment ça un jour d’être capable de mettre en place un bateau entre ces municipalités-là durant un évènement conjoint. »

Joëlle Gagnon de Ferland-et-Boilleau

« Je lis le Trait d’Union religieusement, à chaque édition. J’aime vraiment ça car ça me tient au courant des nouvelles du Bas-Saguenay, et des villages voisins. J’aime beaucoup la section sur les aînés. J’aime vraiment ça, c’est ma préférée. Mais je lis vraiment chaque article. J’aime ça quand c’est informatif aussi. En plus on fait des belles enveloppes avec quand c’est fini. Cécile elle nous rapporte les tirages qui restent des dernières éditions, on les coud, on met nos créations dedans puis les gens ils repartent avec, puis on dit qu’ils ont juste à lire nos belles nouvelles du Bas-Saguenay »

Corinne Asselin de Petit-Saguenay

« Ça m’arrive de le lire, mais pas tant là t’sais c’est pas religieusement. C’est plus justement quand je couds nos petits sacs dans la boutique, à l’atelier, je lis les articles et je me dis « ah c’est vrai il s’est passé ça c’est vraiment cool »

« Je le mets toujours dans la chambre de bain, il est là puis je le conserve et je le lis en entier. On dirait que tout est intéressant. Franchement j’aime ça, j’aime le Trait d’Union. J’aime beaucoup aussi le dessus, le papier, la matière est agréable et c’est important ! Pareil pour l’intérieur, ce n’est pas un papier qui tâche les mains alors j’aime ça encore plus le lire. »

« Tout le monde peut le lire c’est ça qu’est bien. »

Marie-Ève Marchand de Rivière-Éternité.

« On adore ça ma petite fille, pis c’est pas gênant de le dire ! C’est bon ! Toutes les histoires qui sont passées dans l’temps là ça c’est bon ! Lâchez pas ça ma p’tite fille ! C’est très intéressant. La couverture avec la maison des plateaux là, elle était magnifique, la tour là ! Vous faites un excellent un travail, continuez. »

« Moi aussi je le lis. C’est beau, c’est ça. Y’a toutes sortes d’affaires, des fois sur les vieux, pis ça j’aime ça savoir ce qui se passe dans les paroisses, au Mont-Édouard pis toute »

« C’est sûrement un des journaux locaux, pour des petits villages, dans les meilleurs au Québec. Dans l’sens où on n’a pas beaucoup de population alors c’est beaucoup de travail de produire un journal comme ça pour une si petite population pour faire un 35-40 pages, aller chercher des publicités et avoir une telle qualité aussi. Les gens ce qu’ils aiment beaucoup ce sont les photos. Depuis le début que Cécile fait le portrait des gens, ça ils aiment ça les gens. Les portraits, historique… tout le monde aime ça. Le fait de connaître les personnes âgées, les personnages du village et se tenir au courant de ce qui se passe dans les villages voisins. On est vraiment chanceux. Ce que je m’aperçois aussi, même si y’en a qui ne le lisent pas, c’est disponible. Peut-être qu’ils le liront dans deux ans, ça montre toujours des personnes qu’on connaît. Les personnes qui ont leurs enfants à l’école regardent s’ils voient leurs enfants, les projets qu’ils font. »

Lysanne Boily de L’Anse-Saint-Jean.

« Quand on l’a dans notre boîte à malle, c’est notre lecture de la semaine! Moi c’est sûr que je commence à tourner toutes les pages pour chercher ce que l’on dit sur Rivière-Éternité. Puis ensuite, je recommence du début, en lisant ce qui se passe ailleurs. J’aime beaucoup voir les initiatives dans les écoles. Chacun essaye de se démarquer par sa couleur et j’aime bien ça. J’aime aussi les portraits d’aînés. Pour être à jour, c’est parfait. En plus, ça donne des idées de ce que font les autres, on peut s’inspirer. »

« Quand on vient de l’extérieur, c’est parfait pour savoir ce qu’il se passe dans la région. Ça aide au réseautage et à savoir ce qu’il se fait ailleurs mais aussi dans notre propre communauté. C’est un peu comme une porte d’entrée dans la vie d’ici et ça donne même envie de s’impliquer. »

« J’aime le papier, si un jour il était juste sur la tablette, je suis pas sûre que j’irais toute le lire. C’est vraiment ma lecture, quand je le reçois je m’assois dans le salon et en général je le lis en entier… je le garde proche parce que mon chum le lit aussi ! Je trouve cela dommage par exemple que St-Félix soit plus là, j’aime avoir des nouvelles de ce qui se passe dans les autres villages. »

Juliette Charpentier de Petit-Saguenay.

« Je le feuillette, je lis quelques articles … dans l’ensemble c’est quand même bon… ça parle villages, c’est intéressant, des autres villages, pis ben souvent aussi de l’histoire des autres villages avec des personnes plus âgées qui parlent… c’est intéressant aussi ! »

« Il est très bien, c’est complet, ça nous fait connaitre les choses du Bas-Saguenay… J’aurais rien à rajouter dedans. »

« Je le lis tout le temps, je voudrais pas que ça arrête. J’aime beaucoup lire sur les personnages d’un village. »

Du côté de Fréchette

Anne-Marie Gagné, Ophélie Boily et Estelle Boudreault, l’équipe de jeunes journalistes de l’école primaire Fréchette.

La nouvelle cour d’école

Anne-Marie Gagné

Cette année, les élèves de l’école Fréchette ont la chance de profiter de la première partie de leur nouvelle cour d’école.

En effet, plusieurs nouveautés ont été ajoutées, afin de créer un milieu convivial. Parmi les nouveautés, nous retrouvons une forêt de bambous pour les plus grands. Également, nous avons plus de végétation (plus d’arbres et de plantes) partout dans la cour. Aussi, un terrain de volleyball a été ajouté. Une pente permanente permettra aux jeunes de glisser en toute sécurité pendant la longue période hivernale. Nous avons un plus petit terrain de soccer, mais cela suffit.

La cour de l’école Fréchette n’est pas encore terminée. Il manque beaucoup de choses. L’été prochain, ils vont rajouter des choses dans de nouveaux espaces. Plusieurs surprises nous attendent!

Le projet du presbytère

Estelle Boudreault

Cet été, à l’Anse-St-jean, il y a eu une exposition unique au centre culturel du Presbytère.

Celle qui a conçu et mené à terme ce projet s’appelle Eugénie Lavoie. Elle est allée dans chaque classe de l’école Fréchette. Ce projet artistique était en lien avec la COVID-19. Chaque classe avait sa propre technique et ses propres matériaux, par exemple la classe de maternelle 4 ans avait peinturé des arcs-en-ciel pour représenter les milliers que nous avons pu voir dans nos fenêtres ces dernières années. Pour la classe de 6eannée, c’était un projet photo avec un virus.

Toutes les classes avaient une chose qui représentait la COVID-19 comme le lavage des mains, les virus, les masques, etc. Au Presbytère, tout le monde a trouvé cela magnifique et fabuleux!

Pauline Gagné et Victorien Lavoie, une maison, trois générations !

Tous les deux natifs de Rivière-Éternité, Pauline et Victorien se sont rencontrés dans le rang Saint Antoine, en allant vers Saint-Félix. Les parents de Pauline, Nazaire Gagné et Thérèse Desgagné, y tenaient un magasin, collé à la maison.« J’ai été élevée là, et la sœur de Victorien, Noëlla, elle restait dans le logement en haut de chez nous. C’est comme ça qu’on s’est connus. Nous autres, on avait un magasin général, il y avait une table de pool, un juke-box, et Victorien venait veiller ! J’avais 18 ans quand je me suis mariée, Victorien 22 ans ! C’était le 15 octobre 1966. »

Les parents de Pauline, Nazaire Gagné et Thérèse Desgagné, tenaient un magasin général, collé à la maison.

De son côté, Victorien Lavoie a passé sa jeunesse au cœur du village de Rivière-Éternité, derrière l’église. « Mon père, Adélard Lavoie, venait de L’Anse-Saint-Jean et ma mère, Germaine Gagnon, du rang Saint-Étienne à Petit-Saguenay. Mon père et ma mère, quand ils se sont mariés, ils sont restés un an ou deux chez madame Mélanie, sur le chemin des Côteaux à L’Anse. Il l’appelait Mélanie à pipe, elle avait une maison à 2 loyers et ils restaient en haut. C’était en attendant que ça ouvre à Rivière-Éternité. Madame Mélanie, elle avait deux garçons, Isidore et Narcisse, et elle a jamais voulu qu’ils se marient ! Son mari, Grégoire Côté était mort jeune, elle avait besoin d’eux ! »

C’est le 15 octobre 1966 que Pauline et Victorien se sont mariés dans l’église de Rivière-Éternité.

La Fabrique elle courrait notre lot !

Quand Adélard a reçu son lot à Rivière-Éternité, il a bâti une petite maison pour sa famille mais ils n’y sont pas restés longtemps. « Là où il y a le garage de Jacques maintenant, c’était notre lot avant ça, mais la Fabrique est arrivée, elle a dit : Nous autres, on se bâtit icitte, tu vas changer de lot ! On en a eu un autre lot, de l’autre bord du chemin, mais l’école, le presbytère, la municipalité, le magasin, ils se sont tous installés là. La Fabrique elle courrait notre lot ! Mon père le vendait par ti boute ! »

Adélard a rebâti une maison un peu plus grande, de l’autre bord du chemin, avec les matériaux de la première. Celle-là même où vivent Pauline et Victorien actuellement.

On héritait de la terre et de la maison, mais il fallait le gagner autrement dit!

Victorien, sa sœur France qui est restée 8 ans avec eux, Adélard le père de Victorien, Pauline, Sylvie et Mario, les deux premiers enfants, et Germaine Gagnon, la femme d’Adélard.

À son mariage, Pauline a donc quitté Saint-Antoine pour venir vivre avec Victorien au cœur du village. « Quand je suis arrivée, jeune mariée dans la maison, il y avait France, la jeune sœur de mon mari qui avait 10 ans à l’époque, elle est restée jusqu’à son mariage, à 18 ans, et les beaux-parents, Adélard et Germaine. Son père à Victorien, il lui a donné la terre et la maison, et dans ce temps-là si tu acceptais, ça voulait dire que tu restais avec les parents. Ils sont restés 35 ans avec nous autres ! Sa mère Germaine, elle est décédée jeune, à 70 ans, mais son père a vécu jusqu’à 94 ans ! On héritait de la terre et de la maison, mais il fallait le gagner autrement dit ! »

Avant ça, c’était ça !

Victorien de poursuivre : « Nous autres on s’est mariés, pis on est restés icitte dans la maison, avec mon père Adélard ! Au lieu d’avoir des maisons de vieux, ben avant ça, c’était ça ! En 1982, j’avais fait une rallonge pour lui et après qu’il ait été mort, j’l’ai démanché, mais de 66 aller à 82, on est restés avec eux autres ! On a élevé nos 5 enfants pis on les a élevés avec eux, trois générations sous le même toit ! Mon père, il aimait bercer les bébés, et moi je travaillais en dehors, alors c’est lui aussi qui s’occupait des animaux. On avait les cochons, des poules, des moutons, des dindes, des vaches, j’étais marié et on avait ça encore ! »

Monsieur Adélard et son petit-fils Jean-Nicolas : « mon père, il aimait bercer les bébés, et moi je travaillais en dehors. »

Le père de Victorien était bûcheron, mais il avait aussi sa boutique de forge, collée à la maison. « C’est toute lui qui ferrait les chevaux qu’il y avait icitte à Rivière-Éternité, il y en avait quasiment 100 ! Moi j’ai pas appris mais j’ai viré le feu en masse ! J’aurais pu être forgeron, mais il y en avait plus des chevaux, c’est les machines qui sont arrivées ! »

Le curé, il savait toute !

Sa jeunesse, Victorien l’a passée en arrière de l’église. « On était à ras, c’est pour ça on était souvent là, presque tous les jours! Plus vieux, quand j’étais au ménage dans la grange, je pouvais plus aller à la messe du matin, juste celle du dimanche, mais j’y suis allé tellement souvent à l’église que maintenant, j’y vais plus ! »

Il se rappelle aussi que le curé avait une place centrale dans la communauté. « Lui là, il savait toute, s’il y en avait un que ça allait mal, il allait voir le curé, pour qu’il organise ses affaires. Comme la maison dont vous a parlé madame Georgette, je m’en souviens bien, j’y étais, j’étais garçon, on avait coulé le solage, le long de la rivière à l’autre boute! Ça arrivait pas souvent mais ça arrivait! »

Aller décharger la couverture de l’église, le petit toit de la sacristie, pelleter le chemin en avant de l’église pour que le curé sorte son char ! « Nous autres, on était deux gars icitte, pis des fois au printemps on faisait rien, alors le curé nous donnait des tâches, on les faisait pour pas une cenne ! On n’a pas été traumatisés pour autant ! »

Si l’église n’occupe plus la même place, l’entraide dans les communautés du Bas-Saguenay semble un héritage encore bien vivant aujourd’hui ! Tant mieux … et pour longtemps encore on l’espère !

Pédaler pour écrire

Les élèves de 2e cycle

Ce matin, la brume enveloppe les montagnes de Petit-Saguenay. Les feuilles des érables commencent à prendre la couleur du feu. Nous entrons dans la classe pour manger et survoler quelques textes. Ensuite, nous nous déplaçons dans la cuisine de l’école. Elle donne accès à une serre où sont remisés nos vélos. Nous formons deux équipes de travail et M. Simon sort dehors avec certains d’entre nous pour réviser en pédalant.

Pendant ce temps, l’autre groupe complète des exercices de grammaire dans leur cahier. L’équipe de M. Simon revient et c’est maintenant celle de M. Jean-François qui repart avec les vélos sur la route du quai. Des phrases commencent à mijoter…

Nous pédalons ensemble sous la pluie fine. Mirka Gaudreault

Je vois une marmotte sur un balcon! Élie Valino-Chartrand

J’observe des mélèzes près d’un pont. Nicola Houde-Gentes

Ces petites sorties de quelques minutes alimentent nos idées. Nos projets d’écriture, d’art et de science prennent souvent forme au bord de la rivière, sous les conifères et parfois dans l’envol d’un grand héron. La nature ne cesse de nous étonner et de nous inspirer. Nous apprenons le vocabulaire des arbres, des fleurs et des oiseaux en plein air. Nous faisons aussi d’étonnantes découvertes!

Avez-vu déjà vu l’intérieur d’une aiguille de pin au microscope?

La littérature et la musique continuent de nous transporter. «Tancho », « La milléclat dorée », « Riopelle, l’artiste magicien » et « Les doigts en cœur » sont quelques œuvres qui ont rythmé notre rentrée.

Les ateliers culinaires au préscolaire

Les jeunes du préscolaire ont eu la chance de débuter les ateliers culinaires avec monsieur Guillaume Carter, technicien en alimentation. Les différentes techniques de coupe, de mesures ainsi que l’exploration des saveurs ont été abordées lors de l’atelier du 19 septembre.

Le mentorat en lecture

Plusieurs matins par semaine, nous allons lire des histoires aux élèves du préscolaire. Nous choisissons un album à leur goût et les élèves écoutent bien! C’est toujours agréable d’aller dans leur classe!

Étienne Valino-Chartrand et Delphine Desbiens.

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