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École Fréchette – juin 2018

La pièce de théâtre

Par Charlie-Rose Capistran

La pièce de théâtre du 2e cycle approche. Le nom de cette pièce est : « Les guimauves ont disparu ». C’est une comédie. Le personnage de Babeth est très drôle parce qu’elle mange beaucoup. Les décors avancent avec l`aide de Catherine Faubert, la mère d’une élève de 4e année. Elle a fabriqué un autobus géant et nous l’avons aidée. Dans l’autobus les élèves chanteront : « En colonie de vacances ». Vers la fin de la pièce, les élèves chanteront aussi : « Néfertiti ». Durant cette chanson, les élèves danseront une danse égyptienne.

Concours de corde accro 

Philippe Gagné et Jérémy Pronovost-Charron

Les élèves de l’école Fréchette ont participé avec tous les élèves du Québec à la compétition provinciale de corde accro. Le concours s’est déroulé le 26 Avril 2018, à l’école Les Grandes Marées, à la ville de La Baie. Cette compétition a pu permettre à Alban Gravel de gagner un trophée pour sa vitesse. René Tremblay et Alex Boudreault ont reçu chacun une médaille.  Ils ont pu monter sur le podium. Nous avons beaucoup pratiqué. Merci à nos professeurs d’éducation physique, M. Serge Fortin et M. Nicholas Fortin pour leur implication et leurs encouragements.

Le cirque à l’école                        

Par Émilie Tremblay

Nicolas a organisé des activités de cirque en éducation physique. Les activités que nous pratiquons sont des exercices avec des diabolos, des quilles de jonglerie, des foulards et des bâtons fleurs. Nous marchons sur des cylindres en carton solide. Le cirque est une excellente activité pour pratiquer la coordination et l’équilibre.

Journée carrière               

Par Ocy-Ann Petiquay-Paul

Les élèves de 5e et 6e années ainsi que ceux du secondaire ont participé à la journée carrière, le 13 avril. Les élèves se sont inscrits aux différentes conférences qui les intéressaient. Pour les 5e et 6e années, ce n’est qu’une petite approche pour découvrir certains métiers. De plus, les élèves de 1ère année ont confectionné du papier d’emballage pour les conférenciers.

Chambre de rêve

Les élèves de 5e et 6e années ont imaginé et fabriqué leur chambre de rêve. Ils la fabriquent avec une boîte en carton et de la peinture. Cette pièce est, bien sûr, une maquette réduite. Il n’y a plus de frontière à leur imagination.

Le mois de la nutrition

Par Méane Metcalfe

Le mois de nutrition est le mois de mars. Durant ce mois, les élèves de 2e année en apprennent sur la qualité des différents aliments, ceux qui sont bons pour la santé. Ils apprendront aussi à faire la différence entre les choix de nourriture nutritifs et les choix qui n’apportent pas de vitamines.

Les 5e et 6e années ont aussi participé au mois de la nutrition. Ils ont cuisiné un potage vert, onctueux, aux zucchinis et à la laitue romaine. Ils ont aussi cuisiné une salade de pois chiches. À l’intérieur, il y avait des poivrons, de la vinaigrette de vin blanc et du sirop d’érable. Après, ils cuisineront un dessert, mais nous ne savons pas encore ce que ça sera.

Le médiateur          

Par Maxime Pelletier

Au mois de février, pendant son stage en psychoéducation, madame Amélie-Soleil a eu l’idée que les élèves du 3e cycle agissent comme médiateurs dans la cour d’école. Cela a commencé après les fêtes.

Les élèves se promènent en groupe de 3.  À chaque récréation, les médiateurs règlent les conflits des élèves. Les grands trouvent amusant de régler les conflits pour ensuite que les plus jeunes puissent réussir à régler leurs problèmes seuls, sans aller demander de l’aide aux enseignants. Ce projet développe la gestion des émotions et l’autonomie.

La Tomatosphère       

                             

Par Raphaël Morneau et Louis-Jean Martinet

Dans le cadre du projet Parlons Science, les élèves de 2e année font un projet dénommé La Tomatosphère. Pour commencer, l’Agence Spatiale Canadienne envoie des graines de tomates dans l’espace, pendant 5 semaines.

Le projet comprend la plantation de deux séries de graines de tomates. Il y a eu une sélection de graines qui a été dans l’espace et l’autre qui n’est pas allé dans l`espace. On appelle ça un test objectif. Les élèves de 2e année font une enquête sur leur germination. Les élèves écrivent aussi les résultats et ils les enverront au projet Parlons science.

Recherche d’emploi : les 5 avantages des journées portes ouvertes.

De nos jours, la recherche d’un emploi demande originalité et efforts pour se démarquer des autres candidats. Plus besoin d’aller porter des tonnes de CV si vous sautez sur les occasions offertes dans votre collectivité ! On parle ici des journées d’embauche souvent appelées Journées portes ouvertes.

Avant, c’étaient plutôt les établissements scolaires qui se dotaient de ce style d’événement. Depuis les dernières années, on voit de plus en plus d’entreprises publiciser ce type d’activité d’embauche, permettant aux dirigeants de recruter plusieurs ressources en même temps. Voici donc 5 avantages de se présenter à une journée portes ouvertes !

L’approche humaine

Ce qui attire les gens vers les journées d’embauche est d’abord et avant tout l’accessibilité des employeurs. Cette rencontre est en soi l’opportunité idéale de serrer la main de celui ou celle que vous aimeriez avoir comme patron et ainsi lui démontrer tout votre intérêt pour son entreprise.

Le coup d’œil

Une visite sur place est, de toutes les techniques, la meilleure pour s’informer d’une entreprise. On en apprend rapidement sur les produits et services offerts, de même que sur le profil des employés déjà en place. Rien de mieux pour s’imprégner de l’atmosphère qui s’en dégage!

Les autres possibilités d’emploi

Généralement, plusieurs postes sont offerts lors d’une journée portes ouvertes. Il se peut que certains soient disponibles et que vous ne les ayez pas ciblés au départ. Élargissez vos horizons et profitez-en pour vous informer davantage de tout ce qu’offre cette entreprise.

Tout en une seule rencontre

Pour plusieurs chercheurs d’emploi, le nombre d’heures consacrées à leurs démarches s’accumule et la préparation est interminable. Ciblage d’entreprises, envoi de candidatures, convocation aux entrevues… Alors que la journée d’embauche permet tout, au même moment ! Arrivez donc prêt à exprimer vos compétences!

Agrandir son réseau de contacts

Dans le cas où vous ne seriez pas retenu pour le poste que vous convoitiez, vous aurez les coordonnées de l’employeur pour le relancer plus tard. Comme les besoins des organisations peuvent changer régulièrement, il se peut que certains postes soient encore disponibles dans les semaines qui suivront. Ce sera l’occasion pour vous de contacter à nouveau cet employeur que vous aviez eu la chance de connaître un peu plus tôt.

Que ce soit pour l’ouverture d’un nouveau commerce ou pour une période plus en demande nécessitant l’embauche de plusieurs employés, ne ratez pas ces journées lors desquelles vous êtes attendus! Maximisez vos chances de faire une bonne impression et demandez conseil à nos professionnels au Carrefour jeunesse-emploi Saguenay.

École Du Vallon – juin 2018

Nettoyage des berges

Par Francis Lavoie

Le 18 juin prochain, les élèves vont participer à une activité de nettoyage des berges qui aura lieu au camping de L’Anse à L’Anse-Saint-Jean. Avec les écoles du secteur, les élèves devront ramasser les déchets sur le site et devront travailler en coopération. Cette activité regroupe plusieurs partenaires du Bas-Saguenay.

Lancement du grand défi Pierre Lavoie

Les jeunes ont eu la chance de débuter le Défi des cubes énergie avec un invité bien spécial. Il s’agit de monsieur Alain Champagne, entraîneur de boxe et employé à la Coop de Petit-Saguenay. Les élèves, ainsi que leurs enseignants, ont fait beaucoup d’activités pendant 60 minutes comme de la boxe, de la corde à sauter, de la course, des redressements assis et bien d’autres exercices. C’était vraiment énergique et les élèves ont apprécié les activités.

Projets Via

Par Francis Lavoie et Kelly-Ann Lavoie

Les élèves du 2e cycle font plusieurs projets grâce à la plateforme Via. Pour débuter, ils participent au défi Apprenti génie « Prends ton envol » qui consiste à fabriquer différents modèles d’avions en papier pour relever trois défis. Ils ont échangé avec plusieurs classes concernant les modèles d’avions. Le premier défi est de faire parcourir la plus longue distance possible à l’avion. Le deuxième défi est de faire atterrir l’avion dans un bac qui est situé à une certaine distance. Le dernier défi est de faire voler l’avion dans un couloir et de lui faire faire un virage à la fin. Ensuite, ils ont eu la chance de discuter sur Via avec l’artiste Samuel Chantre. Le travail des élèves était de réaliser une œuvre en s’inspirant d’un artiste contemporain. Pour le 3e cycle, les élèves ont participé à un projet nommé « les fantômes bleus ». Ils devaient répondre à des questions sur K.F et ils ont participé à deux quiz virtuels avec d’autres écoles. Enfin, les élèves de maternelle on fait des vitamines rythmiques ainsi que des écritures rapprochées. Ils ont pu développer leurs compétences musicales et amorcer l’apprentissage de l’écriture.

Le ski

Par Kelly-Ann Lavoie

Les élèves de l’école du Vallon ont eu la chance de vivre trois magnifiques journées de ski. L’arrivée du printemps a donné fin à cette activité car la neige a commencé à être molle. La dernière journée de ski a eu lieu le 6 avril 2018. Lors de cette journée, les élèves ont eu la chance de manger du popcorn et de boire une limonade pendant la remise des médailles. Encore une belle réussite !

La journée carrière à l’école Fréchette

Par Kéliane Boudreault

La journée carrière est une journée qui a eu lieu à l’école Fréchette de L’Anse-Saint-Jean. Cette journée avait comme objectif de présenter aux jeunes du Bas-Saguenay différents métiers afin de leur donner des pistes de choix pour leur future carrière. Il y avait plus d’une vingtaine d’exposants, mais les élèves devaient en choisir cinq selon leurs préférences. Les rencontres avec les travailleurs étaient très intéressantes et vraiment amusantes. Cette activité devrait revenir tous les deux ans.

Karine Locatelli 

Karine est une artiste qui travaille principalement sur des toiles brutes. Elle utilise du pastel, de la peinture, mais principalement de l’encre de Chine. Elle est venue dans notre école pour animer un atelier de création.  Nous avons réalisé 3 œuvres collectives en utilisant les mêmes médiums que l’artiste et nous avons beaucoup aimé cette activité.

Sortie à la cabane à sucre

Tous les élèves de l’école ont eu la chance de vivre un après-midi à la cabane à sucre de madame Diane Dufour, responsable du club des petits déjeuners. Les élèves ont diné à l’école et ils se sont rendus à la cabane à sucre dans le rang Périgny à L’Anse-Saint-Jean. Ils ont mangé des crêpes, des trempettes, de la tire, des petits cornets de sucre d’érable et même bu de l’eau d’érable. Madame Diane avait également préparé un rallye, une visite de l’érablière et les élèves ont eu la chance de glisser dans une côte. Ce fut une magnifique journée. Encore une fois merci à la généreuse madame Diane.

Projet sciences 3ème cycle Fréchette

Le projet sciences est un projet que nous faisons avec l’école Fréchette. Le matin nous prenons l’autobus des élèves du secondaire pour nous rendre à leur école. Lors de ce projet, nous faisons des expériences scientifiques et beaucoup de nouvelles rencontres. Notre technicienne en travaux pratiques était madame Chantale Martel.

Dans le premier projet, nous avons fait une expérience où nous devions mettre de l’acide sur plusieurs sortes de métaux et observer les différentes réactions. Nous avons bien aimé cette expérience. Ensuite nous avons changé de local car nous étions dans celui des élèves du secondaire. Nous nous sommes déplacés dans la classe des élèves du 3e cycle. L’expérience consistait à trouver les objets conducteurs d’électricité. Bien sûr, ce n’était que des objets constitués de différents métaux. J’ai adoré ce projet, comme tous les élèves !

Octroi de 5000 $

La municipalité a demandé aux jeunes de l’école du Vallon de lui proposer des idées afin de pouvoir réaliser un projet à leur image. Le maire Philôme La France, ainsi que madame Lisa Houde, sont venus rencontrer les élèves afin de leur expliquer ce qu’ils attendaient d’eux. Chaque enseignant a discuté avec ses élèves et ceux-ci ont dû nommer leurs idées. Chacune des classes a fait ressortir trois choix ainsi que des arguments les soutenant. C’est à suivre…

La mise en valeur du patrimoine par la MRC

Crédit photo : Sophie Gagnon-Bergeron
Crédit photo : Sophie Gagnon Bergeron

Circuit Baladodécouverte et Journée sur le patrimoine agricole

L’automne dernier, la MRC a procédé à la mise en ligne d’un circuit disponible sur l’application mobile gratuite Baladodécouverte. Ce circuit vise à faire connaître les lieux du patrimoine bâti et paysager ainsi que l’histoire du territoire. En plus de préparer la promotion de ce circuit, la MRC lance un appel de candidatures pour les Prix du patrimoine qui seront remis lors de la Journée sur le patrimoine agricole en novembre prochain. La réalisation de ces projets est possible grâce à l’aide financière provenant de l’Entente de développement culturel entre la MRC du Fjord-du-Saguenay et le gouvernement du Québec.

Le circuit autoguidé à travers les 13 municipalités présentant des lieux du patrimoine bâti et paysager se réalise par l’entremise d’un téléphone cellulaire ou d’une tablette. Accessible par le biais de l’application mobile, ou encore en téléchargeant le circuit sur le site Internet avant le départ, il donne aux visiteurs des informations textuelles par rapport aux lieux, accompagnées de photos anciennes et actuelles.

Considérant qu’une majorité des lieux du circuit ne possèdent pas d’accès à un WIFI gratuit, la possibilité de consulter le trajet en étant hors connexion est intéressante. L’application Baladodécouverte est offerte gratuitement aux utilisateurs de iPhone, iPad ainsi qu’aux utilisateurs de tablettes et téléphones Android. La MRC a rendu disponible un circuit en 13 points, soit un point par municipalité. L’aide des municipalités a été sollicitée pour cibler cinq éléments d’intérêt qu’elles considèrent comme incontournables. Ces points sont géoréférencés permettant un suivi de l’itinéraire par GPS.

Par ailleurs, la MRC prépare la cinquième édition des Prix du patrimoine et appelle les municipalités ainsi que les citoyens à proposer des candidatures. Ces derniers sont invités à soumettre des photos au concours du « Coup de cœur du public en patrimoine bâti et paysage d’intérêt patrimonial » sous le thème du patrimoine agricole. Cette année, la Journée sur le patrimoine se déroulera sous ce thème et accueillera les lauréats pour la remise des Prix du patrimoine dans cinq catégories : conservation et préservation du patrimoine bâti, mise en valeur des paysages, interprétation et diffusion (projet de mise en valeur et de sensibilisation au patrimoine), porteur de tradition et coup de cœur du public.

Pour de plus amples renseignements sur ces projets, vous pouvez communiquer avec Mme Ariane Fortin, agente de développement culturel et communautaire à la MRC, au numéro suivant : 418 544-0113, poste 1205, ou par courriel à l’adresse suivante : ariane.fortin@mrc-fjord.qc.ca. Le circuit est accessible en consultant le lien suivant : http://baladodecouverte.com/circuits/587/la-mrc-du-fjord-du-saguenay-espace-dinspiration

Le fjord du Saguenay, une histoire commencée il y a 350 millions d’années !

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Un fjord, c’est un nom d’origine norvégienne désignant une vallée glaciaire envahie par la mer. Il existe donc deux conditions essentielles à l’appellation d’un fjord : le passage d’un glacier dans la vallée et que, suite à son retrait, la vallée soit envahie par les eaux salées d’une mer ou d’un océan.

Il y a 350 millions d’années, débutait un phénomène géologique qui aura une incidence capitale sur les paysages du Saguenay-Lac-Saint-Jean puisqu’il finira par créer un fossé d’effondrement gigantesque englobant une grande partie de cette même région. C’est ce que les géologues nomment le Graben* du Saguenay, ou si vous préférez, l’effondrement du socle rocheux entre deux failles majeures, celle de la rivière Ste-Marguerite et celle du lac Kénogami.

Pour bien saisir toute l’ampleur de l’histoire, reprenons depuis le début ! La Terre s’est formée il y a 4,6 milliards d’années, mais ce n’est que très récemment – à peine 200 millions d’années – que l’on a pu dater la fin de l’effondrement avec la création du graben du Saguenay. Cet épisode géologique se sera donc étendu sur quelques 150 millions d’années et provoquera l’effondrement en forme d’escalier géant qui façonnera le graben du Saguenay.

En géologie, un graben (terme d’origine allemande signifiant « fossé ») est un fossé tectonique d’effondrement entre des failles normales.

Lors de la dérive des continents et de la rencontre des plaques tectoniques, plusieurs fractures et failles se sont formées sur la croûte du bouclier canadien. L’importance de l’effondrement lors d’un graben est due à sa localisation entre deux failles majeures. Ainsi des failles de moindre incidence, puisque solitaires, auront tout de même façonné les paysages de la région avec les rivières Éternité, Saint-Jean, Petit-Saguenay et Sainte-Marguerite.

La glaciation du Wisconsin.

On dénombre à l’heure actuelle quatre périodes de glaciation et la dernière débute il y a 80 000 ans. Une glaciation, c’est un refroidissement de 5 à 8 degrés Celsius seulement. Les hivers sont alors plus longs et la neige qui n’a pas le temps de fondre s’accumule au sol.

Voici 18 000 ans, la glaciation du Wisconsin atteignait son point culminant avec un glacier recouvrant l’ensemble du Canada, une partie du nord des États-Unis, jusqu’au Wisconsin, d’où le nom ! La glace pouvait atteindre 3 à 4 kilomètres d’épaisseur. Sous le poids de cette immense couche de glace, la croûte terrestre s’affaissera d’environ 300 mètres sur tout le territoire du glacier.

À cette même époque, un déplacement tectonique formera, au fond de notre fameux graben, une faille majeure qui sera ensuite fortement érodée par le passage du glacier. C’est cette même faille qui accueillera quelques milliers d’années plus tard les eaux du fjord du Saguenay.

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Au lendemain de ce pic glaciaire, la température commence à se réchauffer et la région du Saguenay, il y a 10 000 ans, se retrouve libérée de ses glaces. Durant 2000 ans, la croûte terrestre se soulèvera tranquillement pour reprendre sa place, empêchant la mer d’envahir tout le territoire mais laissant dans son sillage les célèbres empreintes de ces chamboulements géologiques : le lac Saint-Jean et la rivière Saguenay avec son fjord s’étendant sur 105 kilomètres entre St-Fulgence à Tadoussac et pouvant atteindre, entre Rivière-Éternité et L’Anse-Saint-Jean, des profondeurs maximales de 270 mètres.

Ce sont ses marées de forte amplitude qui permettent au fjord d’accueillir l’eau salée du fleuve Saint-Laurent. Cette eau se trouve en dessous de l’eau douce provenant des rivières et du lac Saint-Jean.

L’histoire de la dernière glaciation se poursuit encore aujourd’hui puisque la Terre se relève de 3 à 5 mm par année dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Nouveaux propriétaires à Fjord en kayak.

Myriam Savard et Malwenn Callens sont les nouveaux propriétaires de Fjord en Kayak, une entreprise existant depuis 22 ans et dont la renommée dépasse largement les frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Leur partenaire financier Guy Savard s’occupe, quant à lui, du développement de certains projets sur le long terme.

C’est en tombant par hasard sur un pamphlet de l’entreprise dans une boutique de plein air à Montréal et avec l’envie tenace d’élever leurs enfants dans un milieu de nature et d’espace, que le jeune couple décide, il y a maintenant bientôt 6 ans, de venir s’installer au Bas-Saguenay.

« J’étais guide de kayak depuis quelques années et connaissais bien la réputation de Fjord en kayak. Je voulais arrêter de travailler à l’international pour être proche de mes enfants, précise Malwenn, nouveau directeur des opérations de l’entreprise. »

De son côté, Myriam a une formation en comptabilité et gestion des affaires. Les astres s’alignent lorsque Louis Dubord et Sylvie Major, fondateurs et propriétaires de l’entreprise depuis 1996, émettent le désir de passer le relais.

Ce projet mûrit depuis deux ans dans la tête des différents protagonistes de l’aventure. Se lancer en affaire, quand on a une jeune famille, demande de prendre le temps d’envisager comment concilier travail et qualité de vie. Le transfert d’entreprise

« Fjord en kayak fonctionne très bien depuis 22 ans, on veut rester dans la même optique d’entreprise familiale proposant de longues expéditions, souligne Malwenn en indiquant que des améliorations sont toujours possibles, de la modernisation aussi. » Les changements vont être mineurs et très graduels, tout comme le transfert de l’entreprise qui se poursuit, cette année encore, avec la collaboration des anciens propriétaires.

Myriam aimerait faire de Fjord en kayak une destination touristique autochtone, en complétant le contenu de l’interprétation et avec l’embauche de guides innus et par le biais de divers projets de développement qui vont s’ajouter au fil des années. « On veut également intégrer un côté formation professionnelle à l’entreprise. Créer de l’emploi, former des jeunes, cette implication dans la communauté est un côté que j’aime beaucoup, précise la nouvelle propriétaire. »

Prendre l’entreprise et l’amener ailleurs semble être la vision qui anime Myriam : « Développer le côté international, avec les longues expéditions de 5 jours sur le fjord. En participant au salon du plein air à Montréal ce printemps, on s’est rendu compte qu’il fallait avant tout vendre une destination à des gens venant planifier leurs vacances. » De son côté Malwenn se dit que l’expertise de Fjord en kayak peut très bien, l’hiver, s’exporter ailleurs. La terre est vaste … et les projets ne manquent pas !

Une quinzaine de personnes travaillent à Fjord en kayak et pour chaque secteur, (cuisine, accueil, expédition) des anciens seront là pour transmettre leurs savoirs aux nouveaux. Tout se met en place pour que la transition s’opère en douceur.

 

Les bains nordiques, un art de vivre !

crédits photos : David Rawsome

Le complexe de bains nordiques, situé au pied des pentes du Mont-Édouard, a été inauguré en décembre 2007. Il faisait partie d’une vision d’aménagement qui bonifiait l’offre de service du Centre de villégiature Au pied d’Édouard pour sa clientèle de plein air.

Lynn Mercure, propriétaire, raconte : « Nous voulions créer un espace de loisirs novateur, en lien avec la santé et le bien-être. Nous avons été les premiers dans la région à installer un Spa nordique. » Avec Doris, son conjoint, ils ont visité plusieurs complexes de Spas en Europe et au Canada, avant de démarrer leur projet.

Les bains nordiques, un concept encore méconnu

L’expérience se vit en trois étapes : chaud/froid/repos. Dans un premier temps, le corps doit se réchauffer au maximum dans le hammam ou un sauna, pour ensuite séjourner rapidement dans le bain d’eau froide. Il secrète alors de l’adrénaline qui va ensuite se transformer en endorphine durant les moments de détente dans l’aire de repos. Cette culture nous vient des pays scandinaves. C’est un art de vivre qui favorise le développement d’un système immunitaire puissant.

Un voyage de détente tout en culture

Le couple tenait à offrir un voyage de détente inspiré de diverses cultures. Avec le hammam, qui signifie chaleur en arabe, le visiteur profite d’une chaleur avec 100% d’humidité, agrémentée d’odeur d’eucalyptus qui nettoie les voies respiratoires. Le sauna, pour sa part, rappelle les territoires scandinaves. « Nous avons d’abord construit un sauna infra-rouge irradiant une chaleur continue qui agit profondément sur les muscles. On peut y demeurer plus longtemps et l’effet relaxant dilate les fibres musculaires », nous informe Lynn. Un deuxième sauna plus traditionnel, avec les pierres chaudes, a été ajouté lors de l’agrandissement en 2010.

Quant à elle, la yourte de détente nous transporte en Mongolie, les bains à remous nous rappellent notre côté nord américain et la grotte des Demoiselles nous fait faire un bond dans la préhistoire.

Édouard-les-Bains inspiré de la région des Cévennes

C’est dans une petite station thermale des Cévennes, Bagnols-les Bains, que Lynn Mercure trouvera le nom de son entreprise. C’est également en allant visiter des grottes de l’arrière pays de Florac que l’idée a germé de construire une telle aire de repos. « J’ai toujours aimé les grottes, c’est comme un cocon qui calme ! »

Inspiré des grottes de Lascaux, l’artiste baieriverain Giuseppe Benedetto réalisa à mains levées les fresques de la grotte des Demoiselles, dans laquelle on y retrouve une magnifique géode d’améthyste et des lumières «black light» pour le repos des yeux!

Service de massothérapie, soins Docteur Fish, cabine Témaskal et bassin d’entraînement

En plus des bains nordiques, les visiteurs ont accès à un service complet de massothérapie, un secteur qui se développe de plus en plus avec l’aide de sept massothérapeutes professionnels. D’autres services sont offerts, comme des soins exfoliants Docteur Fish et une cabine témaskal 3 en 1 (thermothérapie, luminothérapie, aromathérapie), idéale pour les femmes enceintes, les personnes âgées ou pour contrer la dépression saisonnière. Durant la période estivale, un bassin d’entraînement pour la natation est disponible. Il est constitué d’une ceinture élastique avec ancrage fixe, qui s’ajuste selon l’intensité désirée. C’est écologique puisque aucun moteur ne l’actionne.

Des pionniers visionnaires

Étant les premiers dans la région et n’ayant pas accès aux conseils de spécialistes, c’est souvent à coup d’essais et d’erreurs que Doris Duchesne et Lynn Mercure ont développé leurs installations. La maintenance d’un tel complexe demande sans cesse de la débrouillardise, et que ce soit en électricité, en plomberie, en mécanique, en menuiserie, il y a beaucoup à gérer!

Une entreprise qui fait rayonner L’Anse

« C’est notre bébé, on prend cela à cœur. On veut que ce soit une expérience WOW dont les gens vont se souvenir. On a sûrement contribué à faire connaître L’Anse-Saint-Jean, puisque plusieurs visiteurs viennent ici pour les bains nordiques ! », s’exclame Lynn Mercure.

 

Le fjord du Saguenay, un terrain de jeux accessible à tous

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, lorsqu’on parle d’environnements favorables à la santé et au bien-être, impossible de passer sous silence notre merveilleux fjord. C’est un terrain de jeux en plein air qui offre une grande variété d’activités pour petits et grands, tout en nous permettant de prendre soin de notre santé.

Voici quelques suggestions d’activités gratuites ou à faibles coûts à proximité du fjord et des environs du Bas-Saguenay :

  • Devenez un explorateur des berges. Marchez sur le bord du fjord et profitez de la marée basse pour découvrir des spécimens marins en famille ou en solo.
  • Embarquez dans un kayak ou un canoé pour vivre pleinement l’immensité de cette ancienne vallée glacière. N’oubliez pas votre veste de flottaison individuelle. Vous avez le goût de vous aventurer plus loin? Il existe de nombreuses excursions guidées dans plusieurs villages côtiers.
  • Si l’eau est votre élément, pourquoi ne pas mettre vos habiletés de nageur à profit en faisant quelques brasses dans l’eau rafraichissante de la rivière Saguenay. Assurez-vous de rester près du bord, loin de la circulation maritime et d’avoir une surveillance.
  • Pour les joggeurs et cyclistes, empruntez un trajet près de la rivière pour profiter de la vue.
  • Admirez la grandeur de notre fjord en enfilant vos chaussures de randonnée préférées. Pour les débutants, certains sentiers vous permettront de marcher près du littoral et pour les assoiffés de défis, plusieurs sommets vous donneront l’occasion de contempler le panorama (sentier de la Statue et Les Caps à Rivière-Éternité, sentier des Chutes et de la montagne Blanche à L’Anse-Saint-Jean, sentier de la Pinède à Petit-Saguenay, etc.). Pour plus d’informations, consultez le site web de la Sépaq, sepaq.com ou des municipalités.
  • Pour les passionnés d’escalade, profitez des nombreuses parois présentes près du fjord pour combler le grimpeur qui est en vous (le Cap Trinité, le Tableau, la Grosse Chute l’Emmuraillé, etc.). Consultez le site web du club de Montagne du Saguenay, clubmontagnesaguenay.com pour plus de détails sur les parois à proximité.

Résidents et visiteurs, soyez charmés par la beauté de la nature, les lieux d’exception et laissez-vous inspirer par la richesse de la région. Faites votre choix parmi les villages qui grouillent de vie. Des endroits où il fait bon renouer avec l’essentiel.

Réagir efficacement lorsqu’un animal est blessé

La prise en charge d’une situation d’urgence désigne la série de mesures que vous devez appliquer sur les lieux d’un accident pour vous assurer que les premiers soins adéquats sont prodigués à votre animal de compagnie en toute sécurité. Ces étapes vous aideront à prendre des décisions précises et rapides pour soigner l’animal de façon optimale.

Pour commencer, il est important de faire l’examen de tout ce qui vous entoure. Avant de vous élancer, vérifiez bien que les lieux sont sécuritaires et sans danger pour vous, établissez un périmètre sécuritaire, surtout si l’accident est survenu sur la route. Faites preuve d’une extrême prudence lorsque vous manipulez un animal blessé. Même les animaux habituellement doux peuvent mordre en situation de douleur ou de stress. Soyez donc à l’affut des signes que votre compagnon vous communique, comme un grondement sourd ou le retroussement des babines. Protégez-vous des morsures ou des griffures en utilisant une muselière, en enveloppant l’animal dans une serviette ou une couverture ou en utilisant des gants. Déterminez ce qui a causé la blessure afin de vous assurer que ni vous, ni l’animal n’êtes en danger.

Par la suite, il est important de faire une évaluation primaire de votre animal.  Assurez-vous qu’il respire et testez sa faculté de réponse en lui parlant ou en lui tapotant les fesses. Les degrés de conscience se vérifient à l’aide de certains signes. Si l’animal est alerte et éveillé, il réagira lorsqu’on l’appelle, il regardera autour de lui et pleurera s’il est en douleur ou en détresse. Avec un degré de semi-conscience, l’animal se reposera calmement, réagira peu, clignera lorsqu’on lui touchera les paupières et n’essaiera pas de fuir. Quant aux signes de stupeur, ils apparaissent lorsqu’il réagira seulement au stimulus douloureux comme se faire pincer la cuisse, se laissera manipuler sans bouger et ne bougera pas spontanément. Les signes de coma surviennent lorsqu’il ne bougera pas et ne réagira plus, il pourra respirer faiblement ou non et pourra ne plus avoir de battement cardiaque. Après un accident, il est possible que l’animal blessé passe d’un degré de conscience à un autre. Réévaluez-le fréquemment tout au long de votre intervention.

Voici quelques conseils de prévention qui peuvent vous simplifier la vie lors de mésaventures. Connaitre le numéro de téléphone d’urgence d’une clinique vétérinaire ouverte 24 heures. Conserver les numéros d’urgences à côté du téléphone ou dans votre cellulaire. Ranger le carnet de santé de votre animal dans un endroit accessible. Garder la trace de votre animal grâce à une micro puce, un tatouage ou sa médaille d’identification. Avoir en votre possession une photo récente de votre compagnon au cas où il se perd. Une cage de transport est un atout. Enfin, avoir chez soi une trousse de premiers soins est toujours une excellente idée, surtout lorsqu’on habite une région éloignée.

Bien sûr, comme pour les humains, un suivi chez le vétérinaire est essentiel. Les vaccins et un programme de soins préventifs aideront vos animaux de compagnie à vivre longtemps, en santé et heureux.

Des jeunes talents à Fréchette …

L’édition 2018 des grands talents de l’école Fréchette a été remportée par Mahéja Fortin, qui du haut de ses 13 ans, a déjà bon nombre de spectacles à son actif. Avec une version tout à fait personnelle d’Octobre des Cowboys Fringuants, interprétée avec sa guitare, elle a également remporté le Coup de cœur du public. Étienne Belleau, quant à lui, s’est octroyé la seconde place.

Ce classement permettait aux deux jeunes de participer au Show des Rives, où cette fois c’est Étienne qui s’est retrouvé à la première place. « Comme il a trouvé que j’avais fait une belle prestation, il a partagé son prix de 150 $ avec moi ! raconte Mahéja Fortin reconnaissante. »

Celle qui trouve qu’il est bien plus facile de jouer devant des gens que l’on ne connait pas, garde en tête que c’est avant tout pour le plaisir de chanter qu’elle monte sur scène. « Je veux arrêter de prendre des cours à l’école de musique, je ne veux plus être obligée de jouer de la musique à telle heure. Il faut que je prenne du plaisir à le faire, à chanter, sinon ce ne sera pas le meilleur de moi-même », explique celle qui semble bien au courant de ce qu’elle veut ou ne veut pas.

Du piano, de la flûte à bec, de la flûte traversière, de la basse, de la batterie, de la guitare, tous ces instruments, Mahéja en joue, en plus d’avoir une voix exceptionnelle, et c’est en interprétant ses compositions qu’elle prend le plus de plaisir !

Du côté d’Étienne Belleau, c’est en chantant avec sa guitare Les patates-frites, une composition de son père, qu’il a littéralement enchanté le public du Show des Rives. « De jouer devant une centaine de personnes, c’est sûr que ça mord un peu au ventre. Tu as peur de rater ton coup, c’est dur de gérer le stress, mais le plus beau dans cette expérience, c’est de voir le sourire dans la face du public, de sentir que tout le monde prend du plaisir en écoutant ta chanson », partage le jeune musicien.

Selon Étienne, de nombreuses transformations s’opèrent quand on se retrouve sur une scène : « On apprend à passer au-dessus de ses peurs, à lâcher-prise et à jouer pour son propre plaisir. Comme ça, on a ben beau avoir tous les commentaires, désobligeants ou les meilleurs, on va d’abord et avant tout être content de ce qu’on a fait ! »

C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit qu’Étienne a décidé de partager son prix avec Mahéja. Avec ces spectacles – Étienne a joué ensuite au Festival Jazz & Blues de Saguenay – ce jeune homme de secondaire 2 a pris confiance en lui tout en remarquant qu’il est impossible de plaire à tout le monde. « C’est en restant à l’écoute de ses rêves, en se faisant plaisir et en allant jusqu’au boute qu’on est heureux dans la vie ! conclut Étienne avec enthousiasme. »

On a bien hâte de retrouver au détour d’une scène ces jeunes musiciens, pleins de talent et de sagesse !

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