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La famille s’agrandit au Perchoir de Saint-Félix-d’Otis !

Maxime Arcand-Rouleau et Jessica Beaulieu-Lecomte, nouvellement arrivés dans l’entreprise et Iris Paquette-Perrault et Michaël Marcotte, les instigateurs de ce beau projet.

Puisque réaliser ses rêves nous amène toujours plus loin…

Un jeune couple de St-Jean-sur-Richelieu en Montérégie s’établit à Saint-Félix-d’Otis pour se joindre à la famille du Perchoir. Maxime Arcand-Rouleau et Jessica Beaulieu-Lecomte ont tout laissé derrière eux pour joindre leurs forces à une belle entreprise en essor. En effet, Michaël Marcotte, Iris Paquette-Perrault et leur fils Liam sont propriétaires du Bistro Le Perchoir depuis 4 ans déjà et souhaitaient réaliser une deuxième phase de développement à leur projet.  

Jessica était enseignante à temps plein depuis 7 ans alors que Maxime était manœuvre pour la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 13 ans et était également propriétaire d’une école de Kite Surf (cerf-volant à traction) au Lac Champlain. Changer de vie dans une nouvelle région était pour eux une belle opportunité de développer leurs désirs professionnels, tout en étant dans un endroit idéal pour fonder une famille.

Depuis son ouverture en 2014, le Bistro le Perchoir jouit d’une belle réputation autant grâce à son site enchanteur, à son menu et à son service dynamique.  Avec un achalandage touristique en constante évolution dans la région du Bas-Saguenay, les jeunes entrepreneurs y ont vu l’opportunité de réaliser un projet qui leur tenait à cœur : connecter les gens avec la nature. ‘’ Le vieux chemin de St-Félix est magnifique, l’environnement propice à de nombreuses activités familiales et nous aimerions valoriser la région’’, expriment les jeunes couples. En effet, cette route panoramique offre beaucoup d’avantages aux amants de la nature. Avec ces nombreux lacs et montagnes, la famille du Perchoir y voit un potentiel immense pour offrir plusieurs nouvelles activités familiales dans le secteur.

L’Auberge le Perchoir est située dans l’ancien dépanneur Robe-Noire de St-Félix, à quelques pas du Bistro, lequel a été entièrement rénové. Ainsi, un service d’hébergement comportant 4 chambres luxueuses avec salle de bain privée et une grande salle pour la location a vu le jour en août dernier.  ‘’Nous voulions garder ce vieux bâtiment actif étant donné son historique dans le vieux chemin et son emplacement unique’’, précisent les jeunes entrepreneurs.

Étant passionné de plein air, le groupe vous propose des locations et forfaits divers pour agrémenter son offre d’hébergement. Fat bike (vélo sur neige), raquettes, pêche blanche sur le fjord, initiation et cours de snowkite (cerf-volant à traction), soin énergétique, yoga, retraite et méditation sont au rendez-vous. Pour l’été 2018, la location de planches à pagaies debout (SUP) ainsi que notre fameuse planche géante pour six personnes (SUP party) seront à votre disposition pour vous amuser tout en admirant la beauté de l’environnement.  Bref, les familles y trouveront leur compte autant pour se divertir que pour relaxer!

N’hésitez pas à nous suivre au www.leperchoir.ca

Bûcher avec dignité

Depuis la hache de pierre jusqu’à la multifonctionnelle, le bois fait partie de notre fibre culturelle. Dans le cas de notre région, on peut même affirmer « pas de bois, pas de colons ». En effet, les qualités de cette précieuse ressource sont multiples et changent d’une essence à l’autre, donnant lieu à une diversité d’utilisation ayant comme limite l’imagination.

Vous avez besoin de légèreté et de noblesse ? Le majestueux pin blanc (Pinus strobus). Vous recherchez la dureté et la résistance à l’usure ? Le célèbre érable à sucre (Acer saccharum) ou le noble Bouleau jaune (Betula alléghaniensis ou merisier). Pour la résistance à la pourriture ? Le cèdre-thuya (Thuya occidentalis) ou encore le mélèze laricin (Larix laricina). Pour la construction ? On ira avec la classique et élégante épinette blanche (Picea glauca).

Le premier lien entre l’humain et le bois est sans doute le ou la bûcheron(ne). Ce terme a parfois une connotation un peu brute, on pourrait aussi lui donner le titre d’artisan cueilleur d’arbres car, dans les faits, c’est une activité qui peut être très raffinée et remplie de subtilités physiques, intellectuelles et émotionnelles. Dans ce cas-ci, je pense surtout aux gens qui la pratiquent à une échelle humaine, prélevant une quantité raisonnable de bois sur un territoire qu’ils affectionnent. C’est bien connu, lorsqu’on aime quelqu’un ou quelque chose, on est porté à en prendre soin.

Entrons quelques instants dans l’esprit d’un cueilleur d’arbres. D’abord, il se promène tout au long de l’année dans la forêt qu’il aménage. Il observe et apprend à mieux connaître l’ensemble des éléments qui composent son territoire. Avant d’être un jardin, la forêt est un système naturel infiniment complexe et tout à fait autonome quant à son développement. L’humain ne peut qu’essayer modestement d’aménager ce milieu afin de pouvoir répondre à ses besoins sans trop nuire à l’intégrité de l’environnement auquel il a accès. Son cœur est respectueux et reconnaissant pendant que sa tête et son corps font au mieux de son savoir pour protéger la biodiversité existante. Ainsi, il planifie son chantier en ce sens. Il choisit les arbres résultant d’un compromis entre ses besoins et l’héritage qu’il laissera derrière lui.

Il sait profiter des nombreux avantages de l’hiver pour travailler en forêt. D’abord, la neige protège la vie au sol et les outils du bûcheron. Deuxièmement, on voit beaucoup mieux, vu l’absence de feuilles. De plus, il est possible de se faire de petits chemins en neige tapée, donnant accès presque partout à l’équipement de débardage. Sans compter que la majorité de la sève descend aux racines, facilitant ainsi le séchage du bois.

Il est à noter également que le froid facilite grandement le fendage des bûches ainsi que la gestion de la température corporelle du travailleur. À -25°, rien de mieux qu’un bon thé chaud, assis sur un gros billot. Le bûcheron se fait un plan d’abattage pour une meilleure ergonomie mais aussi pour minimiser les impacts sur les jeunes arbres. Aussi, il tentera idéalement d’éviter de former de grandes trouées afin de conserver une saine densité de la régénération.

Évidemment, il y a autant de façons de bûcher qu’il y a de bûcheron(ne)s. L’heure n’est pas aux jugements, mais bien au partage des multiples savoirs de tous et chacun afin de léguer à nos enfants une culture du cueilleur d’arbres reconnaissant, prudent et attentionné.

Bon chauffage de vos poêles à bois! (avec une petite pensée pour notre héritage forestier)

École Fréchette – Décembre 2017

Le compostage

Par Ocy-Ann Petiquay-Paul

Depuis mai dernier, l’école Fréchette composte grâce au comité vert. Les élèves déposent leurs restes de fruits et légumes de leurs collations dans des seaux situés dans chaque classe. Deux fois par semaine, des responsables du 3e cycle passent dans les classes pour récupérer les seaux. Nous allons les porter dans le bac à compostage à l’extérieur derrière l’école.  Le but de cela est de réduire nos déchets et de sensibiliser les jeunes à l’importance du compostage.

Lors de notre passage, les seaux sont toujours pleins. Je crois qu’ils se sont bien adaptés au compostage. Bravo à tous les élèves !

Halloween

Par Emilie Tremblay

Cet Halloween nous avons eu un concours de dessin. Le sujet du dessin était de ne pas faire le même balai que sur l’image donnée. Il fallait un autre moyen de transport. Des personnes ont transformé le balai en tapis volant, d’autres en fusée. On s’est déguisé à l’école et nous avons joué aux jeux de société.

La pièce de théâtre du 2e cycle

Par Méane Metcalfe et Charlie-Rose Capistran

Les élèves 2e cycle préparent une pièce de théâtre nommée « Les guimauves ont disparu ». Il y aura 15 personnages, 4 voleurs, 3 détectives et 8 campeurs.  C’est une pièce comique.  Il y a eu un vol de bijoux. La pièce se termine au camping. Les élèves travaillent fort dessus. Ça se déroulera après Noël à l’école Fréchette. Madame Andrée et des parents de la classe vont faire les décors. Les élèves du 2e cycle vont apporter les accessoires pour pratiquer et vont les utiliser pour présenter la pièce de théâtre.

Le marché de Noël

Par Jérémy Pronovost Charron et Philippe Gagné

Le marché de Noël était le 19 novembre à l’école Fréchette. Il y avait plusieurs artisans de Rivière-Éternité, Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Saint-Félix-d’Otis. L’argent amassé par le kiosque des 5e et 6e années sera utilisé pour acheter du matériel ou pour faire des activités.

Une belle expérience !

Par Émilie Savard

Cette année, le marché de Noël de L’Anse-St-Jean s’est tenu à l’école Fréchette. Ce sont les élèves de 5e et de 6e années qui ont organisé l’événement avec l’aide de Mme Émilie Savard ainsi que de leur enseignante Denise Lavoie. Les jeunes ont pu, à travers ce projet, développer ainsi des valeurs entrepreneuriales. Via le travail en comités tels que le comité des communications, comité des finances, comité des décorations et finalement, le comité accueil et logistique les élèves ont sans aucun doute acquis de belles compétences en entrepreneuriat et en lien avec le travail d’équipe. Autant impliqués dans la préparation que le jour même du marché, ils ont pris au sérieux l’ensemble des tâches qu’ils avaient à accomplir au plus grand bonheur des nombreux visiteurs et artisans présents lors de l’événement.

Crédit photo : René Tremblay

On creuse et on construit à l’école Fréchette!

Par Raphaël Morneau

À l’automne 2017, des élèves ont fait un trou très creux dans le carré de sable.  Ils ont fait ça pour se rendre au centre de la terre. Le trou les a amenés jusqu’en Chine!

Près de la butte des 3e et 4e années, il y a un fort.  Le fort est construit de blocs de glace et de neige par des élèves de maternelle, 1re, 3e et 4e années.  C’est moi, Raphaël Morneau, qui en a eu l’idée. Des élèves gardent le fort en sécurité, d’autres amènent les blocs ou renforcent les murs. Comme chef du fort, je donne les missions et les rôles des personnes. C’est le fun, on peut construire à l’école ! Surveillez la page Facebook du Trait d’Union pour voir les jeunes élèves en action.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’acrogym en folie

Par Louis-Jean Martinet

Les élèves de 2e et 3e cycles participent à une nouvelle activité sportive. Ils apprennent à faire des figures ou plutôt des pyramides humaines! Un exploit que Anaïs a réussi avec un appareil qui l’aide à se tenir debout. Monsieur Nicolas, professeur d’éducation physique nous aide à faire les figures.

 

Un toit neuf pour l’église de Petit-Saguenay

Fin septembre, l’église de Petit-Saguenay arborait fièrement un toit neuf.

Fin septembre, l’église de Petit-Saguenay arborait fièrement un toit neuf. Cette réalisation a été rendue possible grâce à la participation de différents partenaires. Les subventions proviennent de la Caisse Desjardins du Bas-Saguenay, la MRC du Fjord-du-Saguenay et la municipalité saguenoise pour 40%, un prêt auprès de l’entraide diocésaine complète de 30% et enfin, le budget a pu être bouclé grâce aux dons de particuliers (30%).

Il faut souligner que les gens natifs de Petit-Saguenay et qui demeurent à l’extérieur ont été très présents lors de cette campagne de financement. En effet, ils ont contribué en grand nombre au succès de l’entreprise avec près de 45 % des dons reçus.

De plus, le 20 novembre dernier, plus de 30 personnes ont sorti des placards seaux et guenilles pour nettoyer de fond en comble la belle et grande église nouvellement rénovée. Une tâche colossale que ces bénévoles ont accomplie, puisque en plus de laver et de faire le tri, ils ont descendu l’orgue et le matériel musical afin que la chorale y installe ses nouveaux quartiers, en bas près du chœur.

Quand des bénévoles au grand cœur se donnent la main, on peut sans aucun doute bâtir de grandes choses. Un immense merci à toutes les personnes qui ont donné, de façon bénévole ou monétaire. Cela permet de démontrer encore une fois qu’une petite paroisse peut accomplir de grands projets.

Concours de dessin

Le concours de dessin initié dans les écoles primaires du Bas-Saguenay a rencontré un réel succès. Le thème « dessine-moi ta famille » a inspiré les jeunes talents d’ici … Cela n’a pas facilité la tâche du comité de sélection qui pour se consoler publie aujourd’hui quelques uns de nombreux et magnifiques  portraits de famille ! Merci à tous les participants !

Dessin de Louann Birot – École Marie-Médiatrice

 

Alyssa Lavoie de l’école Du Vallon

 

Kélianne Boudreault de l’école Du Vallon
Kelly-Ann Lavoie de l’école Du Vallon

 

Dahlia Belleau de l’école Fréchette

 

Luna Houde-Gentes de l’école Marie-Médiatrice
Edward Bonnaud-Waltzing de l’école Saint-Félix

Focus Familles : Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !

Les communautés du Bas-Saguenay peuvent se réjouir car que cela soit à Ferland-et-Boilleau, Saint-Félix-d’Otis, Rivière-Éternité, L’Anse-Saint-Jean ou Petit-Saguenay, chacune dispose d’un comité familles actif travaillant à l’amélioration de la qualité de vie des familles. Chaque comité, composé de parents bénévoles, a son mode de fonctionnement distinct, ses activités régulières, ses projets particuliers, adaptés au besoin de son milieu.

Pour la première fois, le 14 octobre dernier, les comités familles du Bas-Saguenay se sont réunis afin d’échanger sur leur réalité et ainsi créer des liens entre parents impliqués. Tous les comités familles étaient représentés, soit en personnes (13 participantes) ou par recueil d’informations. Ceci sans oublier les jeunes participants, 19 enfants de 0 à 8 ans, qui se sont beaucoup amusés avec les éducatrices de la Bambinerie du Fjord pendant les discussions animées de leurs parents.

L’équipe d’Enfants Fjord a choisi d’organiser cette activité dans la Joujouthèque de Ferland-et-Boilleau afin de faire connaître ce milieu de vie dynamique et inspirant, le tout animé par le comité familles de la municipalité. Cette journée donnait, par la même occasion, la chance de visiter ce beau coin de pays et les familles accueillantes qui y habitent !

Lors de cette activité, qui s’est tenue sous forme de World Café, les participants ont échangé sur des thématiques tels les défis rencontrés, les besoins des familles, leurs activités respectives, leurs bons coups, leur mode de financement, etc. La rencontre entre les comités familles fut réellement appréciée; ces derniers souhaitent d’ailleurs en faire un rendez-vous annuel !

Enfin, cette journée fut aussi l’occasion de valider l’intérêt de créer un Réseau, permettant des échanges en cours d’année, entre les comités familles. La réponse est concrète et réellement positive. Les comités familles du Bas-Saguenay conçoivent clairement que la mise en place d’un Réseau leur serait utile, que ce soit pour le partage de connaissances et de ressources, pour servir de levier à la réalisation de projets communs ou pour donner un statut officiel aux comités familles. En effet, ce Réseau permettra d’obtenir davantage de crédibilité auprès des instances municipales ainsi qu’une plus grande reconnaissance dans les communautés. Ce dernier, nommé Fières Familles du Bas-Saguenay et de La Baie, sera aussi une belle opportunité pour tisser et renforcer les liens des comités familles avec les organismes communautaires familles de La Baie.

La première phase de mise en place du fameux Réseau est d’ailleurs déjà en cours : Claudia Gonzalez, agente de communication d’Enfants Fjord, travaillera cette année à mettre en place des outils de communication entre les comités familles. Suivant leurs recommandations, ce Réseau deviendra éventuellement un organisme incorporé dont le rôle serait aussi de soutenir les comités dans leur mobilisation. Une démarche porteuse de l’espoir de voir les comités familles perdurer dans le temps !

Rencontre avec Charles-Arthur Côté, un jeune homme de bientôt 92 ans !

La maison dans laquelle vit Charles-Arthur Côté, sur la Coulée à Petit-Saguenay, c’est la maison où il est né, il y a maintenant presque 92 années. « La chambre où je suis né, je couche là encore ! » me confirme ce joyeux doyen de la municipalité. Son père, Arthur Côté, le célèbre grand-père des histoires d’Élias, et sa mère, Maria Houde, ont eu 7 enfants, 4 garçons et 3 filles, dans cette maison qu’Arthur a bâti avec son père Charles.

« Mon père Arthur, il a été élevé à L’Anse-St-Jean, au pied du chemin des Côteaux. Moi je me retrouve à avoir le nom de mon père et celui de mon grand-père ! » C’est au début du siècle dernier que le père de Charles-Arthur est venu s’installer avec son père sur la Coulée. Ce n’était pas défriché, tout en bois debout, alors ils se sont bâti un camp et ils ont travaillé fort pour transformer l’endroit en terre agricole. « Le grand-père était avec ses deux derniers garçons, Félix le plus jeune et mon père Arthur. Les autres étaient déjà mariés et ils sont restés à L’Anse-St-Jean. Mon grand-père Charles, il voulait donner la terre à mon père, mais mon père ça l’intéressait pas l’agriculture, lui sa passion c’était la rivière à saumon ! Ce sont alors ses frères de L’Anse-Saint-Jean, mes oncles qui sont venus s’installer ici», se rappelle Charles-Arthur en souriant.

La vie sur la Coulée n’était pas toujours facile pour les enfants qui devaient parcourir 2 miles (3,2 kilomètres) tous les matins pour se rendre à l’école du village, près de l’église. « À cette époque, le village était pas gros, pas plus d’une dizaine de maisons, et il y avait deux écoles près de l’église. J’ai commencé à y aller à l’âge de 7 ans. L’hiver, à pied, avec nos petits rubber, des petites culottes d’étoffe, caleçons en flanelle, c’était pas chaud ça ! Et même quand on était mouillé, le bedeau, celui qui nous faisait l’école, il débarrait la porte quand il voulait, il aimait pas les enfants je crois ! »

Il y avait une messe avant l’école, tous les matins à 7h00 et la grande messe le dimanche était à 9h00. Alors il fallait partir tôt le matin, avec juste dans le ventre le repas de la veille au soir. Difficile d’oublier pour Charles-Arthur : « On pouvait juste prendre une gorgée d’eau avant d’aller à confesse et de communier ! Avec comme dîner des beurrés de sirop ou des galettes blanches, c’est comme ça que j’ai pas grandi ! »

Charles-Arthur est resté à l’école jusqu’à l’âge de 13 ans mais déjà à cette époque, il travaillait tout l’été avec ses frères au moulin à scie de Jo Houde à Saint-Antoine.  « C’était environ 10 miles dans le bois après le barrage. Avec mes frères, les plus vieux, on passait la semaine là, on descendait à pied, on allait à la messe le dimanche pis on remontait, toujours à pied, dans l’après-midi pour travailler le lundi matin… c’était ça nos vacances ! »

« Faut pas croire, j’en ai eu en masse de beaux souvenirs, y’a pas juste eu l’école ! On n’aimait pas l’école parce que c’était loin, en plus moi j’étais gaucher alors je me suis fait battre. C’était terrible, une règle avec un pouce d’épais en merisier ! Maintenant je travaille de la main gauche, je fais tout de la main gauche mais j’écris de la droite, très mal d’ailleurs c’est sûr ! »

Charles-Arthur et son père Arthur sur la galerie du chalet.

Dès l’âge de 9 ans, Charles-Arthur attelait son cheval pour mener le lait à la fromagerie. Il était bon des chevaux, comme on dit ! Il a tout fait avec, labourer, moissonner, faucher, racler, herser, fouler des voyages de foin, faire des vailloches, mais aussi passer de nombreux hivers dans le bois. Les chevaux travaillaient fort mais ils étaient heureux avec Charles-Arthur, il n’était pas dur avec eux ! Quand les tracteurs sont arrivés, il a arrêté de travailler pour les fermes, ça ne l’intéressait pas les tracteurs !

Crédit : collection Marie Côté

Puis est arrivé le travail comme gardien de la rivière au Club des messieurs. Charles-Arthur se rappelle : « Les américains, propriétaires des chalets, voulaient que mon père ait un de ses garçons avec lui, pour la relève, pour quand il prendrait sa retraite. Les plus vieux ne voulaient pas, j’étais moins pêcheur qu’eux autres mais ils voulaient pas pantoute ! Je vais y aller d’abord ! Quand il avait besoin, mon père, c’était tout le temps moi ! Mais j’aimais ça être avec lui, c’était un raconteux d’histoires ! »

Charles-Arthur est allé suivre une formation à Nicolet pour devenir garde-chasse. « Les gens ne m’aimaient pas, je me faisais tirer des roches mais j’en ai ramassé des canots et des filets ! Je travaillais la nuit, j’étais tout le temps tout seul, je voulais pas avoir d’arme avec moi, je me suis même fait serrer le cou une fois. Tout le monde nous haïssait mais sans nous autres, y’aurait peut-être plus de saumon à c’tte heure ! » poursuit Charles-Arthur sans le moindre regret. « Mon père, c’est lui qui a pris le plus gros saumon de la rivière, 45 livres ! C’était pour un américain ! Et il n’a pas pris ça avec un filet mais avec une perche et une ligne ! Mon père, c’était un vrai pêcheur, mais ma mère elle était tannée d’arranger de la truite ! La truite de mer, elle mange les œufs de saumon, alors on en mangeait de la truite ! On mangeait quand même aussi du lièvre et de la perdrix ! »

Je ferme ma petite enregistreuse, même si Charles-Arthur, tout comme son père, est un fameux raconteux d’histoires. Faut croire que la rivière Petit-Saguenay, « La dame du fjord », est une grande source d’inspiration. À la revoyure Charles-Arthur, on écrira le prochain chapitre !

Réseautage et atelier de formation dans le cadre des Forums Culture pour tous

Deux artistes anjeannoises étaient aussi à l’avant-scène, Marie-Andrée Gill nous a fait sourire avec la lecture de quelques textes de son savoureux recueil de poésie « Au village », illustré par la talentueuse Julie-Vanessa Tremblay.

Le 26 octobre avait lieu, au centre communautaire La Petite École à L’Anse-Saint-Jean, une formation sous le thème de la gouvernance, donnée par Thérèse David. Cette femme passionnée, qui œuvre dans le domaine des communications culturelles depuis plus de 40 ans, a partagé sa vision des enjeux liés à la gouvernance des organismes culturels.

Plusieurs aspects liés aux rôles et aux tâches des décideurs d’un conseil d’administration ont été discutés. Entre autres, l’importance d’avoir une mission bien définie à laquelle les membres du conseil d’administration puissent se rallier et se projeter dans le futur. Elle aborda également la composition d’un CA et les critères de sélection telles la générosité, l’intégrité, la passion pour la cause, l’imputabilité. Elle amena les participantes à réfléchir sur leurs motivations à s’impliquer dans leurs organisations respectives. Madame David proposa de nouvelles appellations et rôles des officiers, voulant ainsi redonner des lettres de noblesse à ces postes souvent très exigeants. Par exemple, vice-président affaires juridiques au lieu de secrétaire, vice-président finances à la place de trésorier, directeur général en remplacement de coordonnateur.

Suite à cet atelier fort intéressant, un cocktail de réseautage a eu lieu au nouveau centre culturel du Presbytère. Quatre artistes qui publient aux Éditions OQP ont présenté leur travail. Ils ont livré des témoignages touchants sur leurs démarches artistiques. Deux artistes anjeannoises étaient aussi à l’avant-scène, Marie-Andrée Gill nous a fait sourire avec la lecture de quelques textes de son savoureux recueil de poésie « Au village », illustré par la talentueuse  Julie-Vanessa Tremblay.

Une quarantaine de personnes étaient au rendez-vous, ce qui démontre bien l’intérêt que suscite « la culture pour tous » !  Les invités ont pu également apprécier la toute première exposition, dans ce nouvel espace culturel, organisée par le regroupement de Promotion des Arts et inaugurée lors des Journées de la Culture. Le centre culturel est voué à un avenir prometteur. Un comité travaille actuellement à définir sa mission. Un projet, subventionné par la MRC du Fjord-du-Saguenay, dans le programme des initiatives culturelles, a d’ailleurs été accepté. Ce projet vise à présenter et à rendre vivantes des histoires de notre patrimoine local. Cette exposition sera accessible à partir de la période estivale. C’est un lieu de rendez-vous culturel en développement à surveiller !

Un autre bel hiver qui s’annonce au Mont-Édouard

Encore une fois cette année, toute l’équipe du Mont-Édouard s’active pour vous proposer une saison hivernale remplie de belles activités. Voici d’ailleurs quelques nouvelles qui devraient ravir les adeptes de la montagne. Après trois années de travail et plus de 200 000 $ d’investissements, l’homologation super-G de la piste Desjardins par la Fédération internationale de Ski (FIS) a été officialisée l’automne dernier. Cette piste qui peut recevoir des compétitions de haut niveau est la seule existante au Québec.

C’est ainsi que de nombreux camps d’entrainement pour des équipes de compétition se tiendront sur nos pentes cet hiver. De plus, du 23 au 28 février se déroulera le Critérium provincial U16. C’est la compétition de ski la plus importante au Québec, juste après celle des jeux du Québec. Lors de cet événement, plus de 160 coureurs, souvent accompagnés de leurs familles et de 60 à 80 entraîneurs, seront hébergés dans le milieu. Cette compétition de 6 jours, ainsi que les camps d’entrainement, engendreront on s’en doute d’importantes retombées économiques pour tout le Bas-Saguenay.

 

Du côté du haute-route, les refuges ont été agrandis et améliorés. Pour agrémenter le tout, les secteurs du Pic de la Grive sur le mont Laure Gaudreault ont été développés afin d’offrir deux fois plus de territoire aménagé, avec toujours plus de plaisir et de poudreuse.

Pour les jeunes, le Mont-Édouard continue de contribuer au développement des saines habitudes de vie. En plus d’offrir la gratuité d’accès à la montagne pour les 13 ans et moins des cinq villages du Bas-Saguenay, de fournir gratuitement une flotte de ski alpin pour ces derniers, il sera maintenant mis à leur disposition, et en collaboration avec le Grand défi Pierre Lavoie, une flotte de ski de fond, et ce, dès cet hiver.

La Station Mont-Édouard poursuit sa mission, celle d’une montagne multi activités où le ski de fond, la patinoire, les glissades en tubes, les sentiers de raquettes, seront toujours disponibles, en plus du domaine skiable. Des informations concernant le calendrier d’animations et d’événements seront bientôt disponibles sur notre site internet et notre page Facebook.

Avec une clientèle renouvelée et en croissance depuis quelques années, la montagne s’attend cet hiver à générer de très importantes retombées économiques pour toute la région du Bas-Saguenay. Il faut savoir que la clientèle de haute-route provient à 70% de l’extérieur de la région, et on atteint quasiment le 100 % concernant la clientèle des camps d’entrainements et des compétitions de haut-niveau. Il devient alors évident que les retombées économiques générées ne le seront pas uniquement pour la Station de ski, mais bien pour l’ensemble de la région. C’est un objectif que poursuit depuis de nombreuses années la Société de développement de L’Anse-Saint-Jean, et ce, pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté.

L’actualité à Rivière-Éternité !

La Corporation des crèches de Noël de Rivière-Éternité

Un chapitre important vient de se terminer pour la Corporation des crèches de Noël de Rivière-Éternité. En effet, la Corporation a décidé de cesser ses activités.  Plusieurs individus ont d’ailleurs profité de l’occasion pour faire l’acquisition de crèches. Bien heureusement, la Pulperie de Chicoutimi s’est portée acquéreur de 200 crèches, permettant ainsi de conserver une partie de l’histoire de la Corporation et de l’une des principales activités économiques de Rivière-Éternité. Pour l’instant, personne ne sait encore sous quelle forme portera la mise en valeur des crèches et de leur histoire, mais il va sans dire que la municipalité aimerait beaucoup que l’histoire du village de Rivière-Éternité, avec ses crèches intérieures et extérieures, ne tombe pas aux oubliettes.

Party de fin d’année le 30 décembre prochain

Le 30 décembre prochain, un souper traditionnel du temps des Fêtes se déroulera au chalet des loisirs de Rivière-Éternité, suivi d’une soirée dansante avec le chansonnier Michel Perron. Pour participer à cette activité, il faut se procurer des billets auprès de la municipalité avant le 15 décembre. Le repas est au coût de 13,50$ pour les adultes et de 7,00$ pour les enfants de moins de 12 ans. L’entrée pour la soirée est gratuite.

Guylaine Tanguay comble ses fans

Le 11 novembre dernier, le Regroupement des Artistes et Artisans de Rivière-Éternité (R.A.A.R.E) et la Corporation de Développement Économique (C.D.E) de Rivière-Éternité présentaient dans l’église le spectacle de la chanteuse country Guylaine Tanguay. Grâce au Fonds Canada 150, le coût des billets était à un prix fort raisonnable et les 320 billets disponibles ont tous été vendus. Devant une salle comble, la chanteuse a su charmer l’assistance et quelques personnes ont également profité de l’occasion festive pour danser sur des airs country.

La fête de l’Halloween connait une popularité grandissante à Rivière-Éternité.

La traditionnelle fête de l’Halloween au Parc des Artistes connait de plus en plus de succès et un achalandage qui augmente d’année en année. Pour cette troisième édition, plus de 150 visiteurs sont venus vivre l’expérience costumée. Le comité 12-18 a de nouveau mis en place la maison de l’horreur pour les plus vieux. Cette initiative du Comité familles semble ravir les jeunes du village mais également ceux des villages voisins.

Party des entreprises du Bas-Saguenay

Le vendredi 24 novembre dernier, se déroulait le party des employés pour les entreprises et organismes du Bas-Saguenay. Une centaine de personnes étaient présentes pour venir célébrer. La municipalité dresse un bilan positif pour cette première expérience.

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