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Les grands gagnants du Concours P’tite vie d’famille

Pierre Boudreault, Eugénie Lavoie et leurs enfants Siméon, Estelle et Léonie.

En mars dernier, Enfants Fjord lançait le concours « P’tite vie d’famille » pour mettre de l’avant les bons coups des parents de chez nous! Le regroupement de partenaires tient d’ailleurs à remercier du fond du cœur toutes les familles qui ont participé au concours. C’est la famille Boudreault-Lavoie qui devient la grande gagnante du tirage au sort effectué parmi l’ensemble des participants. Cette entrevue a été réalisée pour mieux vous la faire découvrir.

Portrait de famille

Les grands gagnants de « P’tite vie d’famille » sont donc la Famille Boudreault-Lavoie composée de Pierre Boudreault, d’Eugénie Lavoie et de leurs enfants Siméon (7 ans et ½), Estelle (5 ans et ½) et Léonie (2 ans et ½). Leur vie de famille haute en couleur est teintée par le respect, l’entraide et la créativité.

Dans cette famille, les arts sont au rendez-vous! L’année passée, les enfants ont suivi des cours à l’école de musique du Bas-Saguenay et se sont produits en spectacle, accompagnés de leur mère. Les grands-parents sont aussi très présents dans leur quotidien. Le bon coup qu’ils ont voulu partager témoigne bien du rôle que joue l’inventivité pour leur permettre de relever les petits et grands défis du quotidien. « On est très fiers de la différente couleur que chaque membre de la famille amène, nous confie Eugénie. Ensemble on construit une belle unité! »

Chaque famille met en place toutes sortes de trucs et d’astuces pour égayer ses routines, créer de petits moments magiques ou se simplifier la vie. À cet effet, nous vous invitons à jeter un coup d’œil sur la page Facebook d’Enfants Fjord, car il y sera partagé tout au long de l’année ces petites merveilles que les familles participantes de La Baie et du Bas-Saguenay ont décidé de dévoiler à la communauté.

Le presbytère de L’Anse-Saint-Jean devient un centre culturel

Le comité consultatif du presbytère avec Eugénie Lavoie et Marie Brunet (Promo des arts), Jérôme Durocher (Chargé de projet à la municipalité), Michel Chayer (Citoyen bénévole), Patricia Daigneault (Petite École) et Marcellin Tremblay (conseiller). Absents sur la photo : Marie-Claude Roy (Poésie), Yolande Boudreault (Poésie), Cécile Hauchecorne (Trait d’union), Julie-Vanessa Tremblay (Coop La Machine), Lyne Morin (École de musique), Nicholas Landry (CA Petite École) et Christian L’Italien (Théâtre).

L’ouverture du centre culturel du Presbytère aura lieu lors des Journées de la Culture, le 30 septembre prochain. Pour l’occasion, une activité de peinture devant le presbytère se déroulera entre 11 heures et 15 heures : 2 tables à pique-nique seront peintes sous la supervision d’artistes, une pour les enfants et une pour les adultes. Un 5 à 7 suivra avec l’inauguration de la nouvelle salle d’exposition. Une dizaine d’artistes siégeant sur le comité du regroupement Promotion des arts du Bas-Saguenay participeront à cette première exposition.

Rappelons que la municipalité de L’Anse-Saint-Jean a acquis officiellement le bâtiment du presbytère en juillet dernier. Cette acquisition permet de maintenir ce bâtiment patrimonial en bon état et d’y attribuer une vocation élargie, accessible au grand public.

L’emplacement, situé au cœur du village, en fait un lieu stratégique d’importance. Lorsque le comité de la Fabrique l’a offert à la municipalité, les élus ont étudié diverses possibilités. Après une étude de l’état de la bâtisse et suite à une consultation publique, le projet d’un centre culturel a pris forme.

Le bâtiment, avec ses 2 étages, offre plusieurs possibilités. Des salles d’expositions permanentes et itinérantes y seront aménagées. Un comité, sous la responsabilité du centre communautaire La Petite École, a été mis en place pour en assurer la gestion. Il est composé de citoyens œuvrant au niveau culturel dans la municipalité.

Dans une première phase, divers travaux de mise aux normes ont été réalisés au rez-de-chaussée et au sous-sol. La toilette a été modifiée pour devenir accessible aux personnes handicapées. Les gardes de la galerie et les fenêtres ont été repeintes. Enfin, une première salle d’exposition sera aménagée dès cet automne. Ultérieurement, d’autres travaux de mise aux normes seront exécutés, afin de permettre l’utilisation des salles du 1er étage. Le comité envisage d’organiser des expositions sous différents thèmes liés à l’histoire et à la culture locales et de donner l’opportunité à des artistes multidisciplinaires de présenter leurs œuvres.

Cet été, la boulangerie artisanale Nuances de Grains a déménagé et s’est relocalisée au Presbytère. Les touristes et les gens de chez-nous ont été ravis. Quel bonheur de sentir les croissants chauds et le pain frais dans un environnement de rêve. La clientèle pouvait déguster sur place, dans l’ancienne cuisine du curé, ou à l’extérieur sous les pommiers! Ce petit commerce se marie très bien avec la vocation culturelle des lieux et vient même la bonifier.

Le centre culturel est voué à un avenir prometteur grâce à son emplacement et aux possibilités multiples qu’il offre. Longue vie à ce merveilleux projet!

De nouvelles opportunités financières pour les artistes de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Conscients de l’importance de la culture sur le développement et la qualité de vie de ses citoyens, le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), les 4 MRC du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les villes de Dolbeau-Mistassini et de Saguenay, en collaboration avec le Conseil des arts de Saguenay et de Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, lancent un appel de projets à tous les artistes et organismes résidant sur le territoire.

Ces derniers ont jusqu’au 30 novembre 2017 pour déposer leur demande auprès du CALQ. Au total, ce programme disposera de pas moins de 740 000 $ sur trois ans. Le CALQ fournira la moitié de ce montant et les partenaires régionaux l’autre moitié. Tous les détails se trouvent sur le site Web de Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean : www.cultureslsj.ca

Les artistes professionnels et les représentants des organismes culturels du Bas-Saguenay de la MRC du Fjord-du-Saguenay intéressés par cette nouvelle opportunité de financement pourront assister à la séance d’information organisée par Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui se tiendra mardi le 26 septembre prochain à 10h dans la salle La Rassembleuse du centre communautaire de La Petite École à L’Anse-Saint-Jean.

Lors de l’annonce de cette nouvelle entente, Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, se félicitait du rôle joué par les différents partenaires : « Par le plan d’action de notre Politique culturelle, la MRC du Fjord-du-Saguenay met en place de nombreux projets pour stimuler la présence de créateurs, d’artistes, d’artisans et d’organismes sur son territoire. Leur travail contribue grandement à la qualité de vie des citoyens, car il dynamise les milieux, en plus de contribuer à leur développement. »

De son côté, Jocelyn Robert, président de Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean s’exprimait avec le même enthousiasme : « Le développement des arts et des lettres au Saguenay-Lac-St-Jean, c’est encore la façon la plus rentable socialement d’occuper le territoire chez nous. Nous avons la chance de vivre dans une région où le professionnalisme est réel, et le calendrier artistique un des plus imposants au Québec. Il faut donc continuer de miser sur cette force pour se projeter collectivement dans l’avenir et nourrir tous nos espaces habitables par la créativité des artistes et l’innovation de leurs partenaires producteurs et diffuseurs. C’est heureux que s’adjoignent les gouvernements locaux de plus en plus sensibles et conscients de l’impact culturel chez nous. Il faut donc se réjouir d’une entente de partenariat territorial avec le Conseil des arts et des lettres du Québec et les municipalités. »

Pour toute question à propos de ce programme, veuillez contacter Véronique Villeneuve, agente de liaison à Culture SLSJ au 418 540-7913 ou à liaison@cultureslsj.ca

Vélo de montagne au Mont-Édouard : l’inauguration prévue pour le 23 septembre.

Cette année, une ascension de 300 mètres, suivie d’une descente que l’on dit enduro sera offerte au public.

Le 23 septembre, au Mont-Édouard, ce sera avant tout une fête familiale avec l’inauguration de la piste de vélo de montagne, mais également des terrains de pétanque et de volley ball. Il y aura pour l’occasion des jeux gonflables, 2000 $ de prix de présence, un spectacle de blues rock à 19h00 avec Martin Girard de Mordicus et plus tard en soirée un DJ pro et ses platines. Au cours de la journée, un dîner hamburger de cerf rouge sera offert avec une contribution volontaire qui ira directement à l’aménagement de tout le développement 4 saisons de la station!

La nouveauté de cette journée, c’est sans conteste le dévoilement du premier sentier de vélo de montagne de type enduro au Mont-Édouard. Certains verront dans ce sport une vague ressemblance avec l’esprit du haute-route, puisqu’on y fait l’ascension par ses propres moyens. Cette pratique se distingue dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui offre surtout des sentiers de Cross-Country aux adeptes.

Les travaux commencés en 2016 en sont déjà à l’étape de l’inauguration. Les derniers aménagements sont en train de se faire mais il faut comprendre qu’un sentier comme celui-ci se transforme, évolue avec le temps, le passage des cyclistes, des raquetteurs l’hiver. C’est en l’utilisant qu’on va en découvrir les points forts, les points faibles, si l’irrigation des sols et la compaction se déroulent tel qu’envisagé.

« Il y a toujours de la finition, de l’ajustement, c’est très vivant comme tracé. Il y a également de l’entretien à prévoir dans le futur et ce qui est intéressant, c’est qu’il y a alors du partenariat avec l’école d’envisageable, des perspectives de stages, explique Simon Villeneuve, l’instigateur de cette belle aventure, qui est également professeur à l’école Fréchette. »

Cette année, une ascension de 300 mètres, suivie d’une descente que l’on dit enduro sera offerte au public. Mais pour aller chercher une vraie clientèle, il faut offrir une variété de pistes. Quelqu’un qui est en forme fait le sentier en 45 minutes. Pour Simon Villeneuve, avec cette première piste, on est dans la phase d’implantation. « Ce projet pilote visait à vérifier si on a les ressources humaines pour faire ce type d’aménagement, les connaissances pour bien travailler. »

Jusqu’à présent, les Sentiers des Vingt-et-Un ont fait la démonstration qu’ils ont le bagage et les ressources pour continuer leur développement. Le 23 septembre prochain, dès 9 h 00, le public sera donc invité à venir pratiquer ces nouvelles opportunités de plein air. Et pas la peine d’être un athlète de haut calibre puisque des traverses sont installées pour permettre à tous les niveaux d’emprunter le parcours.

Le but sera avant tout de faire découvrir le sentier, qui peut se faire à vélo, mais également à la marche. « Lors de notre journée d’ouverture, il y aura 3 départs guidés pour que tout le monde puisse vivre l’expérience enduro. Avec la demi boucle, celui qui ne se sent pas complètement en forme pourra tout de même l’essayer. Enfin, il y aura des vélos démonstrateurs sur place qui seront prêtés. En accompagnant ainsi le public, l’idée c’est de leur donner des trucs, leur permettre de vivre une belle expérience et d’avoir ainsi le goût de recommencer ! » conclut Simon Villeneuve.

 

Au presbytère de l’Anse, une boulangerie toute en nuances

Nuances de grains prend place dans le Presbytère reconverti de l’Anse-Saint-Jean.

Quand d’autres chauffent leur Camper pour partir pêcher les fins de semaines, eux sortaient leur Westfalia pour se faire un “voyage boulangerie”. Daniel Côté et Diane Houde, tous deux natifs du Bas-Saguenay et enseignants à l’École Fréchette de l’Anse, ont toujours “tripé pain”. Un “voyage boulangerie”, cela consiste à repérer les adresses des places réputées pour faire du bon pain et… partir les visiter. “En entrant, juste à la senteur, on est capable de dire : ah, ça, c’est une boulangerie qui nous ressemble !” Ils sont allés ainsi jusqu’à Cowansville, dans les Cantons de l’Est, pour visiter La Mie Bretonne et ont arpenté bien des villages de France pour goûter et comparer les baguettes.

Diane Houde et son appétissant choix de pains.

“Ma grand-mère faisait du pain, ma mère aussi, moi, je rêvais de jouer dans la farine !”, raconte Diane. Quant à Daniel, il se souvient du matin où il a enfourché son vélo, pris le traversier et roulé, roulé, roulé, dans le froid et le vent, jusqu’à Kamouraska. Ce jour-là, manque de chance, la porte de la fameuse boulangerie Niemand est close. Daniel, planté devant la porte, digère sa déception quand Jochen Niemand en personne, passant par là en un heureux hasard, l’aperçoit, l’interroge et, touché par tant de motivation, l’invite à revenir faire du pain avec lui, une prochaine fin de semaine. C’était en 1999.

Daniel Côté devant son four.

Depuis, Daniel a toujours fait son pain, dans son four, chez lui. Il est même parti se former deux semaines près de Paris. Pour le plaisir. Comme il avait, par curiosité et passion, rendu visite à Jean Couture à l’origine de la boulangerie Unisson (créée en 1985, sur les Plateaux, celle-ci a distribué du pain dans tout le Québec pendant quelques années).

Si on leur avait prédit, au printemps 2016, qu’ils ouvriraient une boulangerie trois mois plus tard à l’Anse, Daniel et Diane ne l’auraient pas cru. “On y avait vaguement pensé il y a quatre ans, mais je trouvais décourageante l’idée de me lever tous les jours à 2 heures du matin au moment de ma retraite”, dit-il. “Cela s’est décidé en un mois”, raconte Diane, encore étonnée. Juillet 216, Nuances de grains ouvre donc ses portes, en toute discrétion, rue du Coin. À l’automne, le jeune Jason Kyle, lui aussi passionné, rejoint l’équipe.

Jason Kyle en pleine préparation de ses chaussons au cerf.

Les deux hommes se rendent vite compte qu’ils ont en commun pour héros l’Américain Chad Robertson, roi du pain au levain naturel, créateur de la boulangerie Tartine à San Francisco. Car pour Daniel, il n’est point de pain si ce n’est au levain. “C’est lui qui donne toute la saveur et permet une meilleure conservation, sans aucun ajout chimique”. Son levain, à base de farine de seigle biologique, est préparé chaque jour et fermente lentement dans les frigos pendant seize heures. “C’est un pain qui prend son temps, on ne peut pas le brusquer”, commente Diane.

Ainsi, tout l’hiver, Daniel a peaufiné ses recettes, tandis que Jason, mû par un même perfectionnisme, mixait ses expériences acquises à Montréal et dans l’Ouest canadien, explorant les secrets du feuilleté, oh ! combien délicat, des croissants.

Été 2017. Un an plus tard, presque jour pour jour, la nouvelle boulangerie migre au Presbytère, marquant de bon augure la première étape de reconversion de ce beau bâtiment patrimonial, au centre du village. Nuances de grains est désormais ouverte du mercredi au dimanche, au grand bonheur des touristes de passage et des Anjennois qui peu à peu découvrent ou retrouvent le plaisir d’aller à la boulangerie. “Je rencontre plein de nouvelles personnes venues de l’extérieur, mais demeurant à l’Anse”, se réjouit Diane.

Les viennoiseries jolies.

L’enthousiasme aidant, l’équipe a élargi son répertoire, Daniel orchestrant les pains gourmands (miel-raisin-noisette, canneberge, chocolat-sésame, lin-tournesol ou campagnard) et Jason les viennoiseries (chocolatine, croissants aux amandes, muffins et autres biscuits, sans oublier les chaussons fourrés au cerf et aux pleurotes du Saguenay et le nouveau McDan (clin d’œil au boulanger), une délicieuse danoise œuf-fromage-jambon et légume vert. Tout cela peut s’emporter ou se déguster sur le pouce avec un vrai café autour du comptoir, dans la salle arrière du Presbytère, sur les bancs de la galerie extérieure ou dans l’herbe, sur une nappe, façon joyeux pique-nique.

Debout quotidiennement à 4 heures du matin, Daniel et Jason sont “brûlés mais ravis”. Quant à la boulangère, toujours chic et charmante, elle donne au lieu l’atmosphère délicieuse d’une comédie musicale des années 50. On leur souhaite de durer aussi longtemps que la vaillante Pâtisserie Louise qui continue au bord du quai à régaler les papilles de ses tartes aux framboises.

Une boulangerie, c’est le signe du cœur qui bat dans un village, et à deux pas de l’église : un petit miracle en somme !

Poterie contemporaine à l’Anse-Saint-Jean

Le groupe des céramistes à l’Anse pendant le séminaire avec Virginie Besengez.

Du 31 mai au 3 juin dernier, l’art céramique était à nouveau à l’honneur à l’Anse-Saint-Jean avec la quatrième édition de Couleur Céramique. Invitée par la Maison des grands champs, la céramiste française Virginie Besengez y a donné un atelier professionnel sur le thème “Autour du contenant”. Dix artistes étaient présents, venus pour la plupart de Montréal ou Québec, mais aussi de l’Anse-Saint-Jean puisque Marie-Julie Trottier y participait également.

Alexandra Ratté des Créations Ratté au travail pendant le workshop.

Virginie Besengez, dont l’atelier est situé au Nord de la France près de Lille, est largement reconnue en Europe pour la qualité et la finesse de son travail sur le contenant. Elle utilise des techniques ancestrales pour créer des formes aux lignes très contemporaines d’une précision et d’une clarté remarquables. Son étude de la calligraphie extrême-orientale n’est certainement pas étrangère au sens de l’équilibre que dégagent ses créations.

Entre démonstrations de son savoir-faire et proposition d’exercices, la céramiste a guidé pendant quatre jours les stagiaires qui ont bénéficié de son sens des volumes, de la composition et de son humour !

Comme chaque année, le principe du stage est de découvrir l’univers d’un artiste pour expérimenter et s’approprier cette nouvelle approche afin d’enrichir son propre travail créatif.

Des coupes de Virginie Besengez.

Le dernier jour, une série de bols montés au colombin au début du stage a été cuite et enfumée dehors dans un bidon rempli de sciure avant d’être défournée sous les regards toujours émerveillés par le mariage de l’argile et du feu.

Pour connaître les activités de La maison des grands champs, consultez www.lamaisondesgrandschamps.com

Développement grand V pour Saint-Félix-d’Otis

À la suite de la victoire du OUI, lors du référendum qui s’est tenu à Saint-Félix sur l’adoption d’un nouveau schéma d’aménagement, le développement de la municipalité s’est amorcé à la vitesse grand V. Depuis l’acceptation du nouveau schéma par les citoyens, ce sont maintenant des parcelles d’une grandeur de 2 hectares qui pourront être loties pour être vendues.

Créé par le Conseil municipal, un comité de développement du Vieux Chemin s’était déjà réuni un mois avant le référendum, afin d’établir les bases d’un éventuel développement sur cette route panoramique. À la fin avril, le Conseil municipal organisa une nouvelle rencontre avec les propriétaires de terrains. Il s’agissait ici de les renseigner sur les étapes à suivre pour lotir et vendre des terrains.

Dans un premier temps, Steve Bouchard, l’inspecteur municipal de la municipalité, a expliqué les différentes particularités des zones qui se trouvent sur le territoire de Saint-Félix, les grandeurs nécessaires au lotissement et les règles afférentes à de nouvelles constructions.

Ensuite, Mathieu Tremblay, arpenteur géomètre de la firme Chiasson et Thomas, expliqua à la quarantaine de personnes présentes, les caractéristiques nécessaires à un terrain pour représenter une réelle valeur marchande aux nouveaux acheteurs. C’est lors de cette intervention que les participants ont compris ce que ces derniers recherchent : la tranquillité, la vue, le boisement, l’école et les opportunités offertes par la municipalité.

Un des propriétaires des Puisatiers de Delisle a quant à lui donné beaucoup d’informations sur la réalisation de puits artésien. Il a mentionné les caractéristiques des sols rencontrés dans les environs, les prix selon la quantité de tuyaux à installer dans des sols sablonneux, comparativement à du creusage dans le roc, et enfin la qualité de l’eau habituellement rencontrée dans les limites de Saint-Félix.

Martin Gagnon, ingénieur de la firme GVE Consultants a poursuivi la rencontre en informant le public des dispositions à prendre pour l’implantation des fosses septiques et des champs d’épuration. Martin Gagnon a également donné quelques informations sur l’implantation de champs d’épuration permettant de desservir plusieurs terrains, si un propriétaire souhaite jumeler des habitations à un même réseau de traitement des eaux usées.

Déjà en marche sur le Vieux Chemin

Deux développeurs étaient également présents, dont Patrick Déry, nouveau propriétaire d’un lot sur le Vieux Chemin, qui en a déboisé la bordure afin d’offrir à la vente sept terrains. Ce déboisement a permis de constater la vue exceptionnelle que de nouveaux acheteurs auraient sur le Saguenay et ses rives montagneuses.

Dans le même ordre d’idée, le 20 mai dernier, Denis Dahl et Carole Gravel, résidents de Chicoutimi, ont inauguré le Domaine du Grand Pic. Cet emplacement dévoile un panorama exceptionnel sur le Saguenay. Ce sont sept terrains de 4 000 m2 que ce couple souhaite mettre en vente.

Il ne faut pas oublier que le Vieux Chemin était la route où le développement du village se fit dans les premières années de la colonisation, là où église, école et fermes étaient installées.

Georgette Bouchard, une enfant de la colonisation du Canton Hébert.

En rencontrant Georgette Bouchard, une charmante dame de 84 ans, c’est un peu l’histoire de Rivière-Éternité que l’on vient visiter. Du grand feu de 1935 à la création du Parc national du Fjord-du-Saguenay en passant par l’arrivée de l’électricité en 1951, cette sympathique dame à la mémoire impeccable nous emmène faire un tour dans la vie de son village.

« Mes parents vivaient à L’Anse-Saint-Jean et ils étaient déjà mariés quand ils sont arrivés à Rivière-Éternité. C’était au moment de la crise et ils invitaient les gens à défricher de nouvelles terres, des terres de colonisation. On leur donnait une vache aussi je crois mais mes parents n’avaient pas une grosse ferme, les terres étaient pas mal rocheuses. Je me rappelle, ma mère disait : on est arrivés en mai, il y avait des arbres partout, pis des mouches ! »

Georgette Bouchard a vu le jour à L’Anse-Saint-Jean, quelques mois avant le départ pour le canton Hébert. Elle sera la première fille de Marie-Anna Bergeron et Aquilas Bouchard. Son père travaillait dans le bois, en face de la maison et revenait tous les soirs. « Notre terre, elle était sur la rue Notre-Dame, juste avant l’actuel poste d’accueil du Parc et quand j’étais enfant, on avait de la viande, des œufs, du lait, du beurre. Aussi, on semait des patates pour l’année et on avait des jardins. Je me suis pas aperçue qu’on manquait de quoi que ce soit ! »

Pourtant la vie n’a pas été de tout repos pour ces quelques 35 nouvelles familles s’installant dans ce qu’on appelait à l’époque le Canton Hébert. À peine deux ans après leur arrivée, les colons travaillaient fort pour défricher la terre. Ils avaient amené leur famille de L’Anse-Saint-Jean pour vivre au départ dans des maisons de bois rond, et c’est à ce moment-là que le grand feu se déclare et rase pratiquement tout sur son passage.

« C’était le 26 mai, un dimanche de l’été 1935. La veille, des gens nettoyaient leur terre, ramassaient des branches, faisaient des tas pour y mettre le feu, et le lendemain, avec le soleil et le vent, le feu a repris de plus belle. Papa nous avait envoyés dans la cave à patates, avec tous les enfants du rang. Il me semble qu’on pleurait, on avait peur de manquer d’air. On est restés là 4 heures au moins, pendant que les hommes arrosaient les camps pour pas qu’ils brûlent. J’étais pas vieille mais je me rappelle quand on est sortis, tout était noir, les arbres, les maisons avaient presque toutes brûlé, les granges avec le grain, le bois de poêle, c’était terrible ! »

La solidarité, la ténacité et le courage de ces premières familles a permis de traverser l’épreuve puisque en 1936, on comptait pas moins de 236 habitants sur le territoire du canton Hébert. Les camps sont devenus des maisons et les terres peu propices à la culture ont dirigé les hommes vers l’exploitation forestière. La grande richesse des ressources disponibles dans l’environnement permettait de vivre somme toute agréablement. « Mon mari et mon frère avaient une érablière, et ça coulait. C’était proche de la Baie Éternité, les caps nous protégeaient du vent et il y avait du soleil en masse. On faisait des feux pour bouillir l’eau, mais avec l’arrivée du Parc, on a plus eu le droit, ils nous disaient que le feu, ça maganait les feuilles ! On a racheté une érablière icitte en haut au village mais ça coulait pas la moitié de celle qui était en bas. »

À une époque, sur les terres qui appartiennent maintenant à la Sépaq, il y avait des chalets et une dizaine d’érablières en fonction. Le village et ses habitants ont été coupés de leur seul accès au fjord. Faisant preuve de la résilience qu’on leur connait, des liens semblent vouloir de nouveau se tisser entre le Parc et la communauté.

Un voyage américain inoubliable!

Le 10 mai passé, les élèves de secondaires 4 et 5 de l’école Fréchette sont allés en voyage dans la belle grande ville de New York. Ce voyage a commencé en force le jeudi matin lors de l’arrivée à Manhattan. Le groupe a marché sur la 5e avenue et est allé voir les plus belles toilettes de New York dans le Bryant Park. Il a pu également observer sur son chemin la Trump Tower, ainsi que la cathédrale Saint-Patrick.

Le dîner s’est déroulé dans la plus grande gare du monde, la Grand Central Terminal, où l’on peut écouter ses murmures dans le couloir des murmures. En début d’après-midi, un peu de temps libre a permis de faire le tour des magasins dans Time Square. Cette première journée s’est très bien terminée avec une intéressante visite aux Nations Unies.

Pour débuter la deuxième journée, une visite du Radio city musical hall et la rencontre d’une danseuse des Rockettes, une troupe de danse féminine très célèbre à New York. Il y avait là le plus grand auditorium du monde! L’auditorium où on produit et enregistre l’émission « Du talent à revendre ».

Pour continuer cette belle journée, quoi de mieux qu’un tour sur le Saphyr, le bateau qui permet l’observation de la magnifique statue de la liberté. Puis, direction Wall Street pour voir le taureau aux « testicules » chanceuses (selon la légende, ceux qui y touchent seraient chanceux en affaires!). Et finalement, dégustation d’un repas succulent dans le quartier de la petite Italie, juste avant d’aller s’essayer aux négociations dans Chinatown.

La journée du samedi a été plutôt pluvieuse, mais cela n’a pas empêché la visite de Central Park. Enfin, la rencontre avec nos célébrités préférées au musée de cire de Madame Tussauds et l’ascension de l’Empire State Building pour avoir la plus belle vue sur New York ont terminé ce voyage en beauté.

Saint-Félix-d’Otis remporte deux prix au congrès de l’UMQ

Le maire, Pierre Deslauriers reçoit un des prix en compagnie d’Anaïs Favron, porte-parole et de Guy Desrosiers, chef de la direction d’entreprise de CAPSANA.

Lors du congrès de l’Union des municipalités du Québec à Montréal, la municipalité de Saint-Félix-d’Otis a remporté deux prix dans le cadre du Défi santé 2017 avec ses projets d’Aire multi-activités et des Boîtes à papotage.

Ainsi, dans la catégorie Bonification des infrastructures, équipements sportifs, récréatifs et de loisirs, la municipalité ressort avec un prix décerné par l’Association québécoise du loisir municipal et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« Avec les investissements majeurs dans les infrastructures de loisirs tels que le toit sur sa patinoire extérieure et la mise à niveau des terrains de tennis, baseball ou du skate parc, nous avons travaillé pour répondre aux besoins de nos citoyens de façon efficace et efficiente. Faire bouger les gens de façon sécuritaire, c’est une priorité pour nous » mentionne Pierre Deslauriers le maire de Saint-Félix-d’Otis.

Le travail des dernières années reconnu

Dans la catégorie Amélioration de l’offre alimentaire, c’est le projet des Boîtes à papotage qui remporte le prix. Conçues dans la municipalité en 2016, ces boîtes artisanales permettent d’offrir à la population des légumes et des fines herbes cultivés dans des bacs à hauteur humaine. Très populaires, les boîtes deviennent la responsabilité de chaque citoyen qui vient y chercher des produits et s’occupe de l’entretien de ces petits jardins. Autour des boîtes, on papote dans le potager!

« C’est la coalition québécoise sur la problématique du poids et l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec qui remettent ce prix. Nous en sommes particulièrement fiers car l’engouement pour ces boîtes s’est propagé dans tout le Bas-Saguenay et même à Saguenay avec l’apparition des bacs dans l’arrondissement La Baie » précise Pierre Deslauriers.

En terminant, il faut mentionner que la municipalité de Saint-Félix-d’Otis remporte, avec ces prix prestigieux, des formations pour sa population et les différents acteurs du milieu. Le concept des environnements favorables pour le bien-être de la communauté otissienne se poursuivra donc au cours de la prochaine année.

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