L’AGIR et
ses partenaires organisent un événement unique pour clôturer en grand votre
été. Si la situation sanitaire le permet, nous vous donnons rendez-vous le 21
août 2021 dans la municipalité de Rivière-Éternité pour une journée sportive,
culturelle et festive mémorable. Petits et grands auront la chance de
participer à des activités gratuites comme vous n’en avez jamais vues dans le
Bas-Saguenay-Sud… Wow!
Restez à
l’affût, l’annonce officielle aura lieu sous peu.
Programmation
sportive et culturelle
L’événement
WOW! sera l’occasion de lancer en grand la programmation en loisirs et culture
pan Bas-Saguenay-Sud. Pour vous aider à mieux connaître l’offre qui vous est
accessible près de chez vous, l’AGIR vous partagera une infolettre afin de vous
dévoiler toute la programmation de l’automne et de l’hiver dans nos cinq
municipalités. Vous ne pourrez plus rien manquer !
Comités
familles : montants disponibles pour vos activités
L’AGIR
souhaite soutenir la reprise des comités familles dans les cinq municipalités
du Bas-Saguenay-Sud. Dès l’automne, une aide financière de 300$ pour chacun des
cinq comités familles sera octroyée pour l’organisation d’activités. Au besoin,
l’AGIR répondra également présente pour la relance de votre comité. Nous sommes
là pour vous !
Fond
d’aide financière d’urgence destiné aux familles
Vous avez
besoin d’un service en ville et vous avez de la difficulté à assumer financièrement
le coût de transport?
L’AGIR peut
vous aider ! Un fond d’aide d’urgence a été mis en place pour répondre aux
besoins des familles en termes d’accès aux services. Si l’enjeu financier
représente un obstacle d’utilisation d’un service reçu à plus de 30km de
chez vous, n’hésitez pas à contacter l’AGIR ou l’un de ses partenaires (organismes
communautaires et municipalités desservant le Bas-Saguenay-Sud) pour vérifier
votre admissibilité à une aide financière pour couvrir vos frais de transport.
Vous pouvez
contacter les coordonnatrices de l’AGIR aux numéros suivants :
581-882-6585 ou 418-540-0263 ou sur la page Facebook de l’AGIR :
https://www.facebook.com/Lagir-101123811798162
Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, lors du dévoilement de la campagne J'adopte mon bac brun !
#Publi-reportage
Le 5 juin 2020, la MRC du
Fjord-du-Saguenay et la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean ont
dévoilé leur campagne J’adopte mon bac brun! pour la collecte des matières
organiques ainsi que les porte-paroles, les athlètes olympiques de la région Kasandra
Bradette et Samuel Girard.
Pourquoi adopter mon bac brun?
Environ 40 % du contenu de la
poubelle est constitué de matières organiques. Le service de collecte du bac
brun détournera près de 17 000 tonnes de matières organiques du site
d’enfouissement pour être traitées et transformées en compost. Adopter le bac
brun, c’est poser un geste concret pour réduire les émissions de gaz à effet de
serre (GES) et lutter contre les changements climatiques.
Pourquoi les sacs compostables
en plastique sont-ils refusés dans le bac brun?
Tous les types de sacs en
plastique, sans exception, ne se dégradent pas au même rythme que les matières
organiques, étant donné le procédé de compostage en andain. C’est pour cette
raison que les sacs en papier sont les seuls qui sont acceptés dans la
collecte.
La collecte sera effectuée
chaque semaine dès le 14 juin 2021
Les mauvaises odeurs, comment
y remédier?
Il est possible que votre bac
brun dégage certaines mauvaises odeurs notamment en raison de la chaleur.
Cependant, vous pouvez vous en débarrasser facilement. Voici quelques astuces
qui vous faciliteront certainement la vie. Lavez fréquemment le mini-bac de
cuisine, il va même au lave-vaisselle. Transvidez le contenu du bac de cuisine
régulièrement dans le bac brun et maintenez fermés les couvercles du bac brun
et du mini-bac en tout temps. Vous pouvez également ajouter du bicarbonate de
soude dans les bacs pour aider à neutraliser les odeurs. Au besoin, nettoyez le
bac brun à l’eau avec un peu de vinaigre ou de savon biodégradable. Saupoudrez
les parois internes de bicarbonate de soude (évitez l’utilisation d’eau de
javel, hautement toxique).
Gaffes du bac
Certaines matières ne sont pas
acceptées dans le bac brun et elles doivent être retirées manuellement par un employé
du centre de compostage. Nous parlons ici des produits dangereux comme les
batteries et la peinture par exemple. Les matières recyclables telles que les
papiers et boîtes cirés, glacés, laminés et multicouches ne sont également pas
admises dans les bacs bruns. Le verre et le métal sont également deux matières
refusées.
En économie, l’intervention des pouvoirs publics pour susciter des investissements est l’un des meilleurs remèdes à la crise. Les annonces des derniers mois à Petit-Saguenay confirment bien la théorie, puisque de nombreux projets de développement pourront se réaliser grâce aux contributions des différents gouvernements.
Modernisation
de la scierie : le plus gros investissement des 50 dernières années
Scierie
Petit-Saguenay marque le pas avec le plus gros investissement des 50 dernières
années à Petit-Saguenay : un projet de 7,2 M$ pour moderniser complètement
ses installations. Les travaux ont déjà débuté et se termineront au début de
l’été 2022. Ils comprennent la construction d’une nouvelle table de triage
automatisée et le remplacement d’une grande partie des équipements à
l’intérieur de l’usine. Ces investissements ont été rendus possibles grâce à
une contribution non remboursable de 1 M$ en provenance du ministère de la
Forêt, de la Faune et des Parcs.
Avec ces
travaux, l’usine de sciage pourra enfin utiliser pleinement sa garantie
d’approvisionnement, composée exclusivement de peuplier faux-tremble, et
augmenter sa production d’environ 50%. Pour Frédéric Laliberté, président de
Fabrication PFL et propriétaire de l’usine, les investissements permettent
d’assurer la viabilité à long terme de la scierie : « L’usine de
Petit-Saguenay est de plus en plus intégrée avec celle que je possède à Lévis,
ce qui fait en sorte que les deux usines sont interdépendantes et grandissent
ensemble. La modernisation augmente donc la rentabilité de mes deux
entreprises. Je ne pourrais pas, comme un plus gros joueur, fermer l’usine de
Petit-Saguenay lorsque le marché est moins bon. Cela compromettrait
l’ensemble de mes activités. »
Le Village-Vacances Petit-Saguenay rafraichit ses installations
Principal
employeur de la municipalité, le Village-Vacances Petit-Saguenay a débuté des
travaux importants l’automne dernier pour mettre à niveau plusieurs de ses
infrastructures. Le bloc sanitaire du camping a été entièrement rénové et une
station extérieure de lavage de vaisselle a été ajoutée. La piscine est également
en train d’être complètement rénovée, avec des travaux de colmatage des fuites,
l’ajout d’un tapis caoutchouté, l’ajout d’un système de chauffage et
l’aménagement d’un patio couvert.
Des
travaux seront également effectués pour remettre à neuf la piste d’hébertisme
et y ajouter un espace pour les bambins. Le sentier multi-usage qui traverse le
site sera également rechargé sur toute sa longueur. Du côté de l’Anse
Saint-Étienne, un accès flottant au fjord sera installé pour l’embarquement des
clients des Croisières Fjord et Baleines, dont l’embarcation passe cette année
de 28 à 48 places. Finalement, des améliorations seront apportées au site
internet, sur le système de réservation en ligne et avec l’ajout d’un portail
client qui permettra à la clientèle de réserver leur repas ou payer leurs
activités en ligne.
En
ajoutant à cela une hausse importante des travaux d’entretien des chalets, ce
sont plus de 600 000 $ qui auront été investis au Village-Vacances d’ici
l’automne prochain. Des contributions non remboursables de près de 350 000
$ ont été obtenues à cette fin auprès de Développement économique Canada, de la
MRC du Fjord, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de
l’Association touristique régionale du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la SADC du
Fjord, de la Caisse Desjardins La Baie – Bas-Saguenay et de la municipalité de
Petit-Saguenay.
Le ski
hors-piste poursuit son expansion à Petit-Saguenay
L’an
dernier, un nouveau secteur de ski de montagne s’est implanté sur l’une des
montagnes qui surplombent le village de Petit-Saguenay : les Sommets du
Fjord. Un sentier d’ascension et deux pistes ont été aménagés pour accueillir
les amateurs de ski hors-piste. Par contre, avec le manque flagrant de couvert
de neige cette année, peu de gens ont pu profiter des installations au cours de
l’hiver.
Loin de
se décourager, le comité local poursuivra ses projets de développement au cours
des deux prochaines années, avec des investissements prévus d’environ
160 000 $. Entre 8 et 10 pistes seront donc ajoutées au domaine skiable,
avec le développement du versant du côté de la rivière du Cabanage et de celui
donnant sur le village et la rivière Petit-Saguenay. De l’initiative du comité
touristique local, des aires de détente seront également aménagées au pied des
pentes, avec des foyers, des bancs et des abris pour se protéger du vent. Ce
projet est rendu possible grâce à des contributions non remboursables de près
de 125 000 $ de la part du ministère de l’Éducation et de la MRC du
Fjord.
Comme
l’explique David Gaudreault, membre du comité local, « on va développer le
long de la rivière Cabanage et vers le Club des Messieurs, avec une nouvelle
sortie dans les champs sur la rue Eugène-Morin. Ce ne sera donc pas surprenant
de voir des gens marcher dans le village avec des skis sur les épaules l’hiver
prochain. On pourra aussi voir les skieurs dévaler les nouvelles pentes à
partir du village, sans que cela ne défigure le paysage. »
Une
destination majeure pour la randonnée pédestre
La région
du Fjord offre de nombreux sentiers, avec des vues imprenables sur le Saguenay
ou l’arrière-pays. Petit-Saguenay tire bien son épingle du jeu dans le portrait
régional, avec une offre intéressante et diversifiée. La municipalité souhaite
toutefois s’établir comme une destination majeure pour la randonnée au Saguenay
– Lac-Saint-Jean, en améliorant les sentiers existants, en en développant de
nouveaux et en faisant une promotion plus soutenue du réseau local.
C’est
pourquoi des investissements ont été entamés l’automne dernier pour mettre à
niveau quatre sentiers : le sentier de la Savane à Pierrot, le sentier du
Cap à Don Jean, le sentier du Mont-Alphée et le sentier des Vallées. Les
travaux de réfection de ces sentiers, qui ont été rendus possibles grâce à des
contributions non remboursables de près de 75 000 $ de la part du ministère
de l’Éducation et de la MRC du Fjord, se terminent ce printemps. La
signalisation et l’affichage seront installés par la suite.
Dès
l’automne prochain, un nouveau sentier sera également aménagé pour compléter la
boucle de la Savane à Pierrot via une série spectaculaire de chutes, de
cascades et de canyons, toujours grâce à une aide financière de 20 000 $
de la MRC du Fjord. La municipalité
aimerait également permettre la réouverture du sentier du Lac Cardinal, l’un
des plus beaux lacs de la région, avec la construction d’une passerelle
piétonnière, ce qui pourrait se réaliser dans le cadre du projet de relance du
Sentier des Murailles qui est piloté conjointement avec les municipalités de
L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité.
Un contexte
propice à l’investissement
Tous ces
investissements se réalisent dans un contexte propice au développement, alors
qu’une partie de la population urbaine cherche à s’établir dans des villages
comme le nôtre, et où de nombreux programmes gouvernementaux sont mis en place
pour favoriser la relance économique. Petit-Saguenay compte bien se positionner
favorablement en mettant en valeur ses plus beaux attraits, ses ressources
naturelles, sa culture et sa vie communautaire dynamique. Au cours des
prochaines années, toutes sortes d’opportunités, à bon prix, s’offriront aux
familles et aux villégiateurs pour s’établir. Des investissements municipaux
viendront soutenir l’industrie touristique. Des programmes d’aide aux
entreprises bonifiés permettront le démarrage et l’expansion des entreprises.
Le vent tourne.
En juin, c’est le moment de l’année où la chaleur commence à se faire sentir. Les gens se pointent le bout du nez dehors et l’envie de réaliser des projets est de plus en plus présente. Les étudiants ne tardent pas non plus à finir leurs enseignements et ont hâte de pouvoir aussi en profiter! Alors, comment tirer profit au maximum de cette saison qui approche? Entre autres, en dénichant ton emploi d’été!
Le travail comporte plein d’aspects
positifs
Il est clair que l’obtention d’un emploi permet
d’amasser l’argent nécessaire à la réalisation de tes loisirs et de payer tes
effets personnels. Mais travailler, c’est bien plus que ça! C’est une façon de
rencontrer des gens, de socialiser, de valider tes intérêts pour certains types
de postes, de rester actif et de vivre des expériences supplémentaires à mettre
à ton CV. Les raisons qui te poussent à vouloir travailler sont importantes à
connaître car elles te seront sûrement demandées par les employeurs!
Les entreprises ont besoin de toi
cet été
Une panoplie de postes est à combler dans différents
secteurs d’activité. Tu pourras certainement trouver un endroit qui
t’intéresse. Si tu aimes bouger et que tu es dynamique les emplois en camps de
jour ou en restauration, en entretien ou en désinfection sauront t’apporter de
beaux défis! Si tu es plutôt du type manuel et que tu souhaites être souvent à
l’extérieur, tu peux rechercher des emplois dans les pépinières, les fermes,
les centres de jardinage, les entrepôts, les quincailleries et auprès des
entreprises en transport et en déménagement. Si le service à la clientèle te
motive par le fait de pouvoir côtoyer des gens au quotidien, les commerces de
détail devraient attirer ton attention. On y retrouve une foule de commerces
comme les épiceries, les dépanneurs, les boutiques et les pharmacies pour
combler des emplois à la caisse ou en tant que commis de plancher ou à
l’étalage.
Où trouver les empois disponibles?
Plusieurs emplois sont affichés sur les groupes
Facebook, un moyen grandement utilisé de nos jours par les employeurs. Il te
suffit d’aller les voir et d’y adhérer. Tu trouveras aussi de belles
opportunités d’emploi en visitant différents sites Internet que tu pourras
connaître en contactant ton CJE le plus près de chez toi! Une foule
d’informations pourra t’être remise et toute l’équipe est là pour répondre à
tes questions gratuitement!
S’activer autrement
Il peut parfois arriver de ne pas se sentir tout à
fait prêt à occuper un emploi. C’est normal! Si tu as envie de t’impliquer, le
bénévolat ou l’intégration d’un projet sont des options intéressantes. C’est
une façon d’acquérir les connaissances et les aptitudes nécessaires pour
intégrer le marché du travail lorsque viendra ton tour.
Si tu as envie de vivre des activités
professionnelles, c’est le moment de passer au Carrefour jeunesse-emploi
Saguenay afin d’être accompagné dans tes démarches, créer et mettre à jour ton
CV, augmenter ta confiance et découvrir que toi aussi, Tu as le potentiel !
Bonjour tout le monde, Ken Villeneuve conteur, de Sainte-Rose-du-Nord, de l’autre bord du Saguenay, pour me présenter. Je prends un p’tit deux minutes de ton temps pour te parler de ma grande passion, le conte. Parce qu’au Québec, le conte, on a toujours eu les deux pieds dedans.
On s’appelait Nouvelle-France encore pis on se contait déjà des histoires. Les nouveaux habitants se sont mis à adapter les contes folkloriques français à leur nouvelle réalité, à leur nouveau territoire. Le diable français s’est américanisé en quelque sorte. Il est sorti de sa forme bestiale pour incarner, au Québec, un bel homme étranger habillé tout en noir qui surgit de nulle part lors de la veillée de danse pour séduire et détourner du droit chemin une innocente jeune fille.
Le conte porte toujours en lui une morale
philosophique. Après avoir adapté les histoires folkloriques françaises, les
conteurs se sont mis à raconter la vie quotidienne des gens dans les villages,
à devenir des chroniqueurs du quotidien, la grange du rang 2 a brûlé, samedi
prochain y’a un bi, la petite Tremblay du détour croche pis le grand Lavoie du
village vont se fiancer…. Genre. Le conteur se promenait de village en village
et enlignait ses histoires en fonction de l’auditoire présent. Les histoires
évoluaient de soirée en soirée, chaque fois un peu différentes mais pareilles
quand même. Le diable contre ti-jean et
son violon, le curé, l’homme-fort, le coureur rapide, le canot volant, mille et
une versions différentes au fil du temps.
Au fil du temps, le conteur s’est mis à raconter l’histoire de son coin de pays, sa propre histoire en quelque sorte, comme si en la disant il la faisait vivre à nouveau pour ne plus jamais l’oublier…
Chaque village, chaque fond de rang, chaque quartier des grandes villes a eu son conteur. Encore aujourd’hui, dans un renouveau du conte au Québec où les scènes pour se produire sont nombreuses, l’expérience reste la même. Ensemble dans un endroit confortable, bercés par la parole du conteur, les gens sont invités à tourner leur regard vers eux-mêmes, à réfléchir et philosopher sur la grande nature humaine.
Sur ce, au plaisir de vous voir au détour du chemin
des spectacles de contes, peut-être le 28 août au Jardin des défricheurs dans
le cadre d’une soirée Dans ma grange, concept de souper sur feu de bois et
contes, avec en vedette le chef Jonathan Grenon de L’Auberge des Battures, un
concept à ne pas manquer, cré-moé sur parole!
Madame veuve Grégoire Côté, née Mélanie Houde, du rang Saint-Laurent à l’Anse-Saint-Jean, naquit en 1893 et passa sa vie à travailler sur sa ferme.
Madame Grégoire Côté.
Madame veuve Grégoire Côté, née Mélanie Houde, du rang Saint-Laurent à l’Anse-Saint-Jean, naquit en 1893 et passa sa vie à travailler sur sa ferme. Voici ce que monsieur Laforte raconte au sujet de cette femme. « Je garde de cette conteuse le plus agréable des souvenirs : une femme sympathique, causeuse extraordinairement intéressante, possédant un humour peu commun. Elle associait à la parole une mimique fantastique lorsqu’elle contait; tout allait de pair, les yeux, la figure, le corps et les mains ».
Monsieur
Laforte rencontra madame Côté à deux reprises en 1954 et 1955. Elle avait
encore en réserve plusieurs contes.
Avec sa charrette aux
merveilles, madame Côté nous apporte, dès ses premières paroles, un adorable
petit conte d’animaux La souris et le charbon de feu.
C’est l’histoire d’une
petite souris qui déchire sa panse en éclatant de rire à la vue de la noyade du
charbon de feu.
Le clou de ce conte
illustre un enjeu qui est encore très actuel pour nous aujourd’hui :
l’interdépendance du genre humain, des animaux et de la nature. Dans ce conte,
la collaboration des êtres de la création est un maillon indispensable à la
fabrication du produit qui permettra de réparer la panse de la petite souris
qui est l’héroïne du conte :
rivière-prairie-vache-eau-habitant-meunier-truie-cordonnier.
Madame Côté poursuit
notre enchantement avec Le petit blanc.
Avec ce conte, la
semeuse de rêve nous fait vivre les aventures d’un petit garçon pauvre, nommé
le petit Blanc, amené par mégarde sur un bateau en pleine mer et qui aboutit,
après un naufrage, dans une cabane de sauvages d’où il réussira à s’enfuir.
Tout au cours de ses
péripéties, le petit garçon est assisté par une princesse séquestrée par des
fées. À la fin, le petit Blanc est secouru par un vieux sauvage trépassé qui
l’empêche de se noyer.
Avec son dernier récit, La
petite mange-enfants, la conteuse nous introduit dans le monde magique des
fées.
Une petite fille a comme
marraine une fée qui lui défend d’entrer dans sa chambre. Elle lui désobéit et
s’obstine à ne pas avouer à la fée la faute qu’elle a commise. À cause de son
entêtement, la fée va lui faire subir toutes sortes de difficultés et de
misères : perte de la parole, disparition de ses enfants, propagation de soupçons
qu’elle les mange.
Monsieur Lavoie, de l’Anse-Saint-Jean,
est né en 1892. Avant de tenir magasin en 1954, il avait été un ancien
coureur des bois.Il était un spécialiste des
contes d’animaux; ses personnages préférés étaient le boeuf, le cheval, le
chat, le cochon, la poule, la dinde, le renard, le chien et la biche. Son
répertoire ne se limitait pas à ce type de contes. Il avait aussi en
mémoire plusieurs contes merveilleux.
Monsieur
Johnny Lavoie
En commençant, monsieur Lavoie nous charme avec un des contes d’animaux les plus répandus et les plus appréciés au Canada Le renard parrain.
Après avoir volé le
beurre, le petit renard gourmand est roué de coups et abandonné par ses frères;
il est recueilli par un charretier à qui il vole des poissons et il fait croire
à ses frères, pour se venger, qu’il a pêché ces poissons avec sa queue.
Ensuite, il nous file un
conte merveilleux L’ours qui marie une fille.
L’héroïne de ce récit part
à la recherche de son prince qui a l’apparence d’un ours durant le jour et
devient un beau prince la nuit. Grâce aux informations d’une vieille, qui vit
dans le bois, elle réussit à retrouver son prince et à se faire reconnaître par
lui le jour même de son mariage à une princesse étrangère.
Le conteur continue
notre envoûtement avec Les trois filles vendues aux trois chevaux.
Un père vend ses trois
filles à trois chevaux. Tit-Jean, le dernier de la famille, part pour retrouver
ses trois sœurs et les libérer du géant qui les retient captives.
Tit-Jean saisit un
pigeon et lui fait subir une pression pour qu’il ponde l’œuf qui contient la
vie du géant. Il écrase l’œuf sur le front du géant qui meurt.
Avec La lampe
merveilleuse, monsieur Lavoie nous transporte, pour notre plus grand
plaisir, dans un monde fantastique.
Tit-Jean découvre une
vieille lampe merveilleuse qui lui procure par magie (en la frottant sur lui)
tout ce qu’il veut.
Un jour, sa princesse
échange à un étranger cette vieille lampe pour deux lampes neuves.
Triste et désemparé, Tit-Jean
part à la recherche de sa vielle lampe. Trois fées, qui sont la reine de toutes
les bêtes de la terre, la reine de tous les oiseaux dans l’air et la reine de
tous les poissons en mer, vont lui apporter tout un coup de main.
Un gibier, un rat et une
souris vont aider Tit-Jean à récupérer sa lampe au fond de la mer.
Pour finir sa fête du
conte, monsieur Lavoie nous laisse sur un note des plus savoureuses avec une
petite histoire romanesque et amusante Les trois petits cochons.
C’est Tit-Jean qui réussit à captiver et à marier la princesse tout simplement en se promenant devant son château avec ses trois beaux petits cochons gras aux couleurs remarquables.
Monsieur Jos Boudreault est né
en 1902. Il demeurait dans le rang Saint-Étienne à Petit-Saguenay en 1954.
Il a surtout travaillé dans les chantiers de Dolbeau et Les Écorces où il
était «jobbeur » pour la compagnie Price et conteur le soir pour ses
hommes. Il était aussi défricheur et cultivateur en été. Il avait dans son
répertoire beaucoup de contes merveilleux et à rire.
Monsieur
Jos Boudreault
Monsieur Boudreault pique
notre intérêt et notre curiosité, dès le départ, avec une histoire concernant l’au-delà La
fille qui a marié un mort.
Une fille veut
absolument se marier avec un mort. Une fois mariée, le mort amène son épouse
dans l’autre monde. Six mois après le mariage, les frères de la mariée ont le
goût de revoir leur sœur et partent à sa recherche.
On retrouve dans ce
monde de la mort le chemin du bien, celui plus difficile, emprunté par le
troupeau de moutons des religieuses et qui mène à la cathédrale, et le chemin
du mal, la route de l’eau, plus aisée, qui conduit chez le diable.
Après ce récit « sérieux
et un petit peu moralisateur », le conteur sent le besoin de nous détendre avec
un conte à rire Le téléphone au ciel.
Tit-Pierre, le héros du
conte, est un paresseux. Malgré tout, il réussit à trouver une femme et
l’épouse après de rapides fréquentations. Sans travail, acculé au pied du mur
par des échéances, Tit-Pierre doit trouver le moyen de s’en sortir. Alors, il
invente tour après tour pour duper son propriétaire naïf et obtenir de lui
gratuitement logis, chauffage et nourriture.
Il commence à berner son
propriétaire avec l’épisode de trois petits renards instruits, puis avec celui
du téléphone au ciel et enfin avec la mort simulée qui achève le récit dans un
esprit grivois. Son épouse le seconde toujours sans jamais rien lui reprocher.
Monsieur Ernest Gagné
Mon
grand-père, cet artiste de l’art du récit, débute sa narration avec le conte de
La
reine blanche qui s’étale sur soixante-six
pages. Rien de moins! Cette histoire ouvre toute grande la porte
du merveilleux pour nous introduire dans le monde des châteaux fabuleux et magiques,
dans les pays des princesses, des géants et des fées.
Ce conte est une suite
d’exploits merveilleux.
Le héros, Dole, fait la
conquête de trois objets merveilleux avec l’aide d’un petit cheval : le
baril de vin qui ne se vide jamais, la lune qui éclaire à sept lieues et la
bague dans laquelle on voit l’univers.
Puis, Dole part à la
recherche de Théophida et lutte contre la Reine Blanche.
Avec son conte La
courroie, mon grand-père continue à nourrir notre enchantement et notre étonnement.
Tit-Jean et un roi
prennent le pari de ne pas se fâcher. Dans ce marché, Tit-Jean, un homme pauvre
mais rusé, qui n’a rien à perdre, s’oppose à un roi insouciant qui ne sait
qu’inventer pour passer le temps mais qui a tout à perdre.
Sachant cela, Tit-Jean,
le héros de ce conte, ne se gênera pas pour profiter de toutes les occasions de
dépouiller le roi de ses biens, de lui enlever même « un pouce d’épais » de
chair, car tout est permis sauf de se mettre en colère.
Après nous avoir plongé
dans ce merveilleux, mon grand-père passe au rire en nous racontant cinq
menteries drôles et plaisantes.
L’œuf de jument
Une femme se
métamorphose presque en poule ou en jument lors de la couvaison, assez en tout
cas pour en adopter les attitudes, la femme devient maligne, elle glousse et
refuse même la présence du mâle, son mari. Quant à celui-ci, il endossera la
robe de son épouse, car couver est avant tout un rôle féminin.
Les boules de prophétie
Dans cette histoire,
Tit-Jean réussit à extorquer l’argent d’un hôtelier et de trois voyageurs grâce
à ses trois « boules de prophétie » et à sa « calotte-qui-paye ».
Saint-tue-le-veau
C’est un conte qui met
en scène trois garçons dont l’ensemble des noms tend à décrire le crime qu’ils
ont commis : Saint-tue-le veau, Paye-à-même-ton-butin et Sacrée-bête-tu-
comprends-point.
Encore une fois, on
verra que le crime paye bien ses auteurs pourvu qu’ils soient futés et qu’ils
dupent des sots.
La
vache malade
C’est un fabliau où une
femme, croyant que le curé a guéri sa vache en retroussant sa soutane et en se
croisant les jambes, applique la même médecine au curé quand il tombe
malade : l’éclat de rire de ce dernier fait crever l’abcès.
La soupe aux choux faite
avec du lard
Ce récit tourne autour
des plaisanteries à propos du confessionnal.
Le curé, voulant
absoudre trois pécheurs, leur ordonne une pénitence à faire privément; mais
comme ils la font publiquement, la pénitence se change en une procession
officielle plus honorifique qu’humiliante.
LES CONTES SCATOLOGIQUES
Dans l’abondante moisson
de contes recueillie à L’Anse-Saint-Jean et aussi ailleurs au Québec, il y
avait une catégorie de contes appelée scatologiques. On les nommait ainsi parce
que la nature et les propos de ces contes se rapportaient aux excréments et aux
plaisanteries autour du pipi, caca, fesses et culottes.
Dans ce genre de narration,
un mot qu’on rencontre très souvent, c’est celui de marde. Ces contes
présentaient, par ailleurs, un intérêt certain pour mieux comprendre la
mentalité populaire.
C’est pourquoi, en 2003,
Conrad Laforte décide de consacrer un recueil aux « Contes scatologiques de
tradition orale »[1].
Cet ouvrage rassemble
quelques trente-cinq contes dont quelques-uns proviennent de madame Grégoire
Côté de L’Anse-Saint-Jean et de mon grand-père.
Dans ces contes, on se
moque allègrement des fonctions d’élimination du corps. Par ailleurs, on aborde
la sexualité humaine avec beaucoup de réserve et un respect certain de la
fonction de reproduction; un trait qui était aisément observable de l’humour
traditionnel Canadien-français. Tout au plus, le conteur dira : « Ils
se sont couchés et ils ont fait leur petite affaire », sans plus, avec très
peu de double sens et sans jamais faire allusion aux organes sexuels.
Luc Lacoursière disait,
à propos de ces contes scatologiques, « que le peuple des campagnes riait de
bon cœur aux farces scatologiques, tandis que la classe aisée des grandes
villes préférait les histoires sur le sexe. La scatologie est en soi tout à
fait inoffensive. Mais, tout bien considéré, les farces, qui ridiculisent le
sexe, ont tendance à dévaloriser ce qui est essentiel à la survie de l’humanité
».
La verve et l’humour de
madame Côté et de mon grand-père dans ces contes scatologiques ne sont pas sans
nous rappeler la belle truculence de Rabelais et confirment, encore une fois,
notre lien inaltérable avec le Moyen Âge français. La libération des mœurs a
permis de mettre au jour, et de sortir de l’enfer, tout un répertoire de contes,
offrant un moment de lecture tout à fait agréable et même hilarante aux
lecteurs et lectrices qui savent que « couler un bronze est souvent moins
honteux que récupérer l’or mal acquis ». [2]
« On ne peut plus brun
par moments »
Beuproute et cendrouillonne (Madame
Grégoire Côté, née Mélanie Houde)
C’est un veuf qui a une
jolie petite fille qui s’appelle Cendrouillonne. Un jour, il marie une veuve
avec une petite fille qui est très laide qu’on nomme Beuproute.
Cendrouillonne vient en
aide à une bonne fée, après quoi de belles roses lui sortent de la bouche. Par
contre, sa méchante sœur, qui refuse de venir en aide à la fée, reçoit une
punition : « Quand tu parleras, ma petite fille tu beugleras; quand tu
marcheras, tu pèteras».
Les trois médecins
fabuleux (Madame Côté)
Ce sont trois gars
désœuvrés qui décident d’aller apprendre un métier et de se revoir par la suite
au même hôtel. Au bout d’un an et un jour, mes trois gars se rencontrent à
nouveau à l’hôtel.
Ils ont appris le même
métier, soit celui de docteur, mais avec des spécialités différentes.
Avant de se coucher,
Pierre s’arrache un œil et le dépose dans un bassin, Joseph fait de même en se
coupant le bras et Jean en s’enlevant le cœur.
Au petit matin, la femme
de chambre vide au complet le bassin dans le chaudron pour faire cuire le
déjeuner.
Aux cris des docteurs, la
femme, désespérée, leur rapporte le bassin mais avec d’autres organes : un
œil de chat, un bras de voleur et un cœur de cochon.
C’est ainsi qu’avec son
œil de chat, Pierre est toujours porté à chasser les petites souris, Joseph,
avec son bras de voleur, est constamment tenté de mettre dans sa poche tous les
ustensiles de la table et Jean, avec son cœur de cochon, a seulement le goût de
manger de la marde!
La statue qui chie
(Monsieur Ernest Gagné)
C’est l’histoire d’une
vieille qui se rend tous les jours à l’église pour prier la statue de saint
Fièque. Un bon jour, la statue disparaît. La vielle se met à sa recherche et la
retrouve dehors. Comme d’habitude, après l’avoir prié, elle embrasse les pieds
de la statue. Des jeunes, voyant le geste de la bonne femme, se disent : «
On va lui jouer un bon tour ». Ils beurrent les pieds de la statue avec du
caca. Vous devinez la suite!
La princesse mariée à un
corbeau (Ernest Gagné)
C’est un roi qui aimait
la chasse épouvantablement. Un jour, il aperçoit un vieux corbeau tout laid
dans un arbre et au moment où il s’apprête à tirer, le corbeau lui fait défense
de faire feu, sinon il lui arrivera un grand malheur.
Le roi tire quand même
et passe à côté du corbeau. Aussitôt, le roi se trouve calé dans la terre
jusqu’au cou. Avant de mourir, il demande au corbeau comment faire pour se
sortir de là. Pour le sauver, l’oiseau lui demande une de ses trois princesses.
Le roi donne au corbeau
sa plus jeune princesse. Elle embarque sur le dos de l’oiseau et les voilà en
route vers son beau grand château.
Tous les soirs, le
corbeau couche au pied du lit de la princesse. Un soir il lui dit : « Si
tu me promets de garder silence, je me transformerai en un beau prince avec qui
tu pourras coucher tous les soirs ». La princesse jure au corbeau qu’elle sera
fidèle. Comme de fait, l’oiseau est beau prince la nuit et corbeau le jour.
Un bon jour, lors d’une
visite auprès de son père, le roi, et de ses deux sœurs, la jeune princesse
leur déclare qu’elle ne couche avec un vieux corbeau mais plutôt avec un beau
prince.
Aussitôt la promesse
brisée, le corbeau vient hors de lui-même. Comme punition, la jeune princesse devra
rester seule au château et ne plus voir son corbeau pendant sept ans.
Avant de partir pour un
autre royaume, le corbeau donne à sa jeune princesse une plume magique En
l’invoquant, la jeune fille pourra accomplir tout ce qu’elle veut. S’ensuit
alors toute une série d’aventures cocasses et scatologiques.
À la fin, elle
retrouvera son corbeau qui sera désormais toujours beau prince la nuit et le
jour.
La femme qui ne mange
pas (Ernest Gagné)
C’est bon de vous dire
qu’il y avait un roi tellement avare qu’il voulait se marier seulement avec un
femme qui ne mange pas. Un jour, le seigneur, voisin du roi, dit à sa
fille : « On va lui jouer tout un tour. On va l’inviter à venir prendre
au bon repas mais tu ne mangeras pas et tu lui diras que ça fait trente ans que
tu ne manges pas. Tu vas tomber dans ses goûts ».
Comme de fait, le roi
est très impressionné et demande à marier la fille dans deux à trois jours.
Pour que sa fille ne
trouve pas ça trop long de ne pas manger pendant quelques jours, le seigneur la
bourre de sept à huit assiettées de ragoût.
Durant la nuit de noces,
alors que le roi dort, la digestion du ragoût commence à se faire. La fille a
toutes sortes de crampes dans le ventre. Elle n’est plus capable de se retenir.
Elle pogne un vase et se met dessus et le remplit jusqu’à ras bord. Ensuite
elle fait de même avec les bottes, le chapeau et la flûte du roi. On s’imagine
ce qui s’est produit lorsque le roi a mis ses bottes et son chapeau et commencer
à souffler dans sa flûte!
Le roi a eu une vilaine
leçon le premier jour de son mariage : il a constaté que sa femme mangeait
comme toutes les autres.
[1]
Contes scatologiques de tradition orale, contes recueillis par Conrad Laforte,
Éditions Va bene, 2003
[2] «
Couler un bronze » est une expression utilisée depuis la fin des années 1950.
Elle réfère au terme familier « Œil de bronze » qui désigne l’anus. On peut
aisément deviner que le terme « bronze » renvoie aux défécations qui en
résultent.
La tradition orale garde vivantes les histoires des premières familles d’un village. De génération en génération, on se transmet des anecdotes qui parfois deviennent des légendes. Voici l’histoire du Trou de la Vieille, ça se passe du côté du Petit Lac Ha!Ha! dans les années 1880.
Elle nous parle d’une femme d’origine autochtone, son nom change selon les documents consultés, on la nommait Devie, Ludivine ou Delvie, Derie parfois aussi, et pour son nom de famille, ce serait Guy ou Guay, dépendant. Ce qui est certain, c’est que c’était la femme à Tobie Gagnon, il l’avait rencontrée dans une tribu et l’avait ramenée chez lui pour la marier.
« C’est
une histoire qui n’est pas contée souvent, elle n’est même jamais contée, pourtant
ça fait plus de 140 ans qu’elle vit dans la mémoire des Gagnon, »
confie Sylvie Gagnon, ancienne directrice générale de la municipalité de
Ferland-et-Boilleau. « À ce qu’on m’a raconté, le grand-père à mon père, Tobie
Gagnon, il gardait au Petit Lac HaHa! et sa femme, elle savait où le poisson se
trouvait, elle savait repérer les endroits les plus poissonneux. Du coup tout
le monde, encore à l’heure actuelle, perpétue la tradition et annonce
fièrement : on va aller pêcher au
Trou de la vieille. Ce coin est même nommé sur les cartes au Petit Lac Ha!Ha!
en l’honneur de mon arrière-grand-mère ! Elle trouvait tellement de poissons
qu’on disait qu’elle remplissait sa chaloupe à tout coup ! »
Delvie ou Dérie, son nom
a certainement été francisé et ainsi transformé, ne parlait pas beaucoup et
restait très mystérieuse. Elle est née en août 1848, on ne sait pas de quelle
tribu elle venait, mais on sait que c’est elle qui montrait à ses garçons
comment tirer. Tobie lui est né en juillet 1850, il était sans doute toujours
parti, comme tous les coureurs des bois!
« Tobie Gagnon, il portait
le même nom que son père et restait au lac des Cèdres, tout seul avec sa
famille, ils étaient un peu sauvages. Léonce mon grand-père, le fils de Tobie,
me racontait souvent l’histoire de son père, de comment il avait rencontré sa
femme qu’il aurait connue dans une tribu avant de partir avec… comme j’étais
romantique et souvent chez mes grands-parents, j’aimais me faire raconter cette
histoire, » se souvient Sylvie Gagnon.
C’est au cours de la
deuxième moitié du 19e siècle que le chemin de La Baie a été
construit. Ce parcours était, à l’époque, le seul qui reliait La Baie
(Saguenay-Lac-Saint-Jean) à Saint-Urbain (Charlevoix). Pour traverser le Petit
Lac HaHa!, il fallait prendre un bac relié à l’autre rive par une corde et des
poulies. Sur le chemin de halage, des chevaux tiraient les embarcations. Et
c’est Tobie Gagnon qui s’en occupait. « La route entre St-Urbain et La
Baie, c’était le chemin emprunté par les autochtones, on l’appelait la route des sauvages. Mes arrière-grands-parents
étaient installés là, le long du chemin, du côté du lac des Cèdres, mais ils
étaient tout seuls, jamais d’autres familles se sont installées là. Mon
arrière-grand-mère est morte depuis belle lurette, mais on parle encore du Trou
de la Vieille … on parle encore d’elle du côté des Gagnon, même si on ne sait
pas son nom ! »
Quand j’avais
3 ans, j’habitais à Sainte- Rose-du-Nord. J’aimais
déjà pêcher la truite en rivière. On est allés en
auto trouver un spot. On en a fait plusieurs mais pas de
truite. Nous allions partir quand on a vu un beau spot. On est descendus
de l’auto et on a commencé à pêcher. Nous avons pris cinq
truites et quand j’ai voulu les nettoyer, je suis tombé la face
première dans l’eau. C’est une histoire de pêche qui se termine en faisant
rire tout le monde.
Isaac Faucher, 6e année
Une anecdote
de pêche
Un jour, je suis allé à la pêche avec
mon ami Isaac sur le chemin Sainte-Thérèse. Le père d’Isaac est
venu nous chercher et il s’est arrêté dans le milieu de la route pour
nous faire embarquer. Comme il fallait se dépêcher, j’ai refermé la
porte sur ma canne à pêche et on est partis comme ça; la
canne à pêche sortie de la voiture. C’est une anecdote qui nous
a fait bien rire.
Dylan Lavoie, 5e année
Ma première fois à la pêche
Tout d’abord, j’étais
avec mon père, mon grand-père et mon oncle. Nous étions allés pêcher
à La Baie. On s’est installés avec la tente de mon oncle. Ça n’a pas
mordu tout de suite. Après dîner, j’ai donné quelques coups pour attirer le
poisson. Et tout à coup, la canne à pêche a baissé et j’ai tout de suite donné
un gros coup avec ma brimbale. Quand j’ai sorti la morue, j’étais très
impressionné car c’était la première fois que j’attrapais un gros poisson comme
ça. Mon père m’a pris en photo et tout le monde était fier de moi.
Alexis Tremblay, 6e année
Quand j’ai
couché chez ma cousine…
Nous avons mis du vernis sur nos ongles; nous
nous sommes fait un masque et nous avons fait des tik tok. Son frère n’arrêtait
pas de venir dans sa chambre nous déranger. Ensuite, nous avons mangé des
nez de cochons, notre recette préférée : du pain enroulé avec du Nutella
ou du beurre d’arachides. Nous nous sommes couchées très tard. Nous avons
bu un chocolat chaud et je portais un pyjama de licorne avec des arcs-en-ciel
dessus. Le lendemain, nous avons écouté la télé et nous sommes allées
acheter des bonbons. Enfin, pour
terminer cette belle journée, nous sommes allées à la pêche.
Jolianne Corriveau, 5e année
Les défis
scientifiques
Vendredi le 14 mai en après-midi, nous avons vécu des défis scientifiques. Nous avons fait le défi du four solaire. On a déposé un œuf dans le four que nous avions fabriqué quelques semaines avant. Notre expérience consistait à regarder si l’œuf allait cuire ou non. Mais on a constaté que lorsque l’œuf était sur une plaque d’aluminium, en le mélangeant, il était presque cuit.
Notre deuxième défi était de faire une cabane solide avec des papiers journaux, des bouts de bois et du papier collant. Le but était qu’Hugo, un élève de première année, puisse s’assoir dedans. Il y avait deux équipes. On s’est bien amusés et les deux équipes ont su relever le défi.
Notre dernier
défi était de nettoyer la cour de l’école et le Parc des
Artistes. En équipes de 2 ou 3, nous avons reçu un bac et des gants
et nous devions le remplir de déchets. Grâce à
madame Johanne , madame Marie-Chantale et monsieur Simon
nous avons eu un très bel après-midi.
La municipalité de Petit-Saguenay s’est dotée à l’automne 2020 d’un plan de marketing territorial afin de mieux faire connaître ses attraits touristiques, sa qualité de vie et son dynamisme communautaire. L’une des premières étapes de ce plan consistait à adopter une nouvelle image de marque.
Pour ce faire, la municipalité de Petit-Saguenay a
donc mandaté en février dernier un comité citoyen pour collaborer avec LÜM
design, une équipe de design graphique du Saguenay composée de Annie Perron,
Marielle Couture et Maud Wallerich. Le mandat qui leur a été confié était de
proposer un renouvellement de l’image de Petit-Saguenay qui serait
représentative des éléments caractéristiques du territoire et de la communauté.
Concernant le premier, les éléments identifiés étaient les montagnes, le fjord
et les incomparables couchers de soleil au quai.
Pour le deuxième, c’est la mobilisation populaire qui
a été identifiée comme élément représentatif de la communauté, alors que
l’expérience du 100e de la municipalité demeurait fraîche dans la mémoire des
membres du comité. Tous étaient d’accord
pour dire que cet effort de se raconter a permis une prise de conscience
collective de l’histoire du village, de ce qu’il est devenu et de ce qu’il
aspire à devenir. En plus d’être représentatif de ce récit, les objectifs
étaient que le logo soit original, qu’il puisse se développer en un univers
visuel attractif pour soutenir les efforts de développement, et qu’il puisse
s’inscrire dans la durée.
L’équipe de LÜM a souhaité entreprendre une démarche
participative avec la communauté. Ces professionnelles de l’image sont donc
venues en visite à Petit-Saguenay un samedi d’avril. Elles ont visité les lieux
et ont pu échanger avec le Cercle des fermières, le comité des familles et les
artisans David Gaudreault et Kathleen Bergeron. Elles ont même eu la chance de
se faire raconter le village par le conteur Élias Côté, avec les montagnes du
fjord en arrière-plan. Ces rencontres ont grandement nourri leur processus
créatif.
Le résultat de cette démarche vous est donc présenté
ici, et évoque l’essence des échanges entre les différents acteurs qui y ont
généreusement participé. Le logo met en scène le coucher de soleil et les
montagnes si caractéristiques de Petit-Saguenay, ainsi que la communauté,
représentée comme des oiseaux de passage. La palette de couleurs rassemble le
vert mousse du lichen que l’on retrouve sur les rochers ou certaines maisons
vernaculaires, le bleu indigo des profondeurs du fjord ainsi que le rouge
orangé éclatant des spectacles au quai. Cette nouvelle image se veut le reflet
du dynamisme du milieu, des efforts de mobilisation et des projets en cours et
à venir qui contribuent significativement à assurer un avenir prospère pour
Petit-Saguenay.
En plus de ce logo plutôt doux et sobre, deux autres
déclinaisons ont également été créées, avec un design plus spectaculaire et qui
pourront être utilisées pour la promotion des activités touristiques ou culturelles
par exemple. Le tout s’intégrera à merveille dans les outils de communication
de la municipalité qui sont en train d’être développés, comme le nouveau site
internet qui sera bientôt lancé.