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La culture, cet outil de résilience collective

Le kiosque de musique à Saint-Félix-d'Otis. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

À travers le monde, les pays, les régions, les villes et les municipalités ont été affectées par la pandémie de coronavirus (COVID-19). Le milieu culturel de la MRC du Fjord-du-Saguenay ne fait pas exception : pensons à l’annulation d’événements, de festivals, à la suspension d’activités qu’elle a causées. Cette situation inédite est lourde de conséquences pour les artisans et les créateurs, mais aussi pour toutes les municipalités et ressources mobilisées qui font de la culture une véritable image de marque et de développement.

Paradoxalement, par cette distanciation physique entre les citoyens, séparés les uns des autres, on réalise que la culture rapproche, qu’elle est le lien qui nous unit, qui réduit cette distance. La culture apporte réconfort, inspiration et espoir. Le patrimoine et la créativité constituent une source d’identité et de cohésion pour les communautés perturbées par le changement et l’instabilité économique. En outre, les premières urgences vitales passées, la culture se révèle un moteur de reconstruction de l’économie et de la société.

Il est donc essentiel, pour le développement durable et la sécurité des populations, de prioriser la culture dans les situations d’urgence et de reconnaître sa capacité à renforcer la résilience face aux effets néfastes de cette pandémie. Plus que jamais, le pouvoir de la culture et de la créativité doit être mobilisé pour consolider la coopération et renforcer les liens sociaux au sein des populations et des communautés.

Et la résilience de notre milieu culturel, elle se traduit comment?

Si la résilience se traduit par un nouveau développement après un traumatisme collectif, nos milieux ont su démontrer leur ingéniosité, leur courage et leur ténacité pour poursuivre leurs actions, dans le contexte. Les gens réfléchissent, sont en mode solution pour trouver des alternatives et dynamiser le territoire, en respectant les consignes de santé publique qui fluctuent au fil des semaines.

C’est ainsi que dans les derniers mois, la MRC du Fjord-du-Saguenay a vu, de par ses appels de projets, émerger des activités et initiatives toutes plus originales les unes que les autres, adaptées à la situation. Les municipalités ont ainsi prouvé qu’elles avaient besoin de la culture comme outil de développement dans leur communauté et qu’elles désiraient plus que tout maintenir les acquis des dernières années. Elles ont aussi compris que la coopération avec les artistes et créateurs était essentielle. Une chaîne de collaboration et de soutien qui devra être maintenue dans la prochaine année pour garder intact, dans le meilleur des possibles, notre écosystème culturel.

La résilience

Voilier au pied du cap Éternité. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

À force de naviguer en eau profonde avec des vagues qui nous passent par-dessus la tête, on perd de vue le phare et l’horizon. Mais on sait que ce n’est pas la fin.

J’ai accepté il y a longtemps, que l’important c’est d’avancer et ce, même si nous n’avons que peu d’explication. Ceux qui attendent d’avoir toutes les réponses pour prendre la mer, finissent par ne jamais hisser les voiles. Et ceux qui ne font qu’accuser les capitaines, ont rarement quitté le quai.

Alors, lorsque je suis questionnée sur ce qu’est pour moi la résilience, je ne peux que répondre que le choix que nous avons c’est d’accepter et que la seule option est de hisser les voiles à nouveau pour atteindre le phare.

La résilience est bien plus qu’une philosophie, c’est un état d’être qui atteint son équilibre dans l’acceptation. Ce n’est pas d’abandonner mais de concevoir que notre environnement prendra le contrôle sur nous-même uniquement si nous le permettons.

La résilience trouve sa source en chacun d’entre nous qui acceptons de lâcher prise et d’envisager qu’il faut naviguer dans l’ambiguïté. Je crois que c’est l’une des plus belles qualités qu’un être peut détenir en cette époque de grands bouleversements.

En effet, s’adapter n’est pas simple, ne se fait pas sans effort et le passage nous menant vers l’atteinte de l’équilibre peut se manifester par de multiples comportements à hauts niveaux émotionnels. La colère, l’opposition, l’anxiété, l’accusation, les fausses excuses, la rébellion, le découragement et la peine, ne sont que quelques-unes de ces émotions qui freinent la canalisation de notre énergie pour atteindre notre équilibre.

Alors comment y arriver lorsque l’embarcation prend l’eau, que la voile est déchirée et qu’on ne voit plus le phare? Il faut accepter que nous n’ayons pas le contrôle sur la mer, que le retour au calme prendra du temps, que ce qui était, n’est plus et enfin, que l’essentiel tient en un mot, la foi.

Il est normal que dans le contexte actuel, le voilier de l’éducation soit en grande mouvance. Il est possible que nous ayons du mal à trouver notre équilibre avec la puissance du vent qui nous oblige à louvoyer. Cependant, l’équipe est au travail, vigile de tous les instants. Nous apprenons à naviguer dans l’ambigüité, la voile est réparée, le tour mort et deux demi-clés n’ont jamais lâché et on voit encore le phare à l’horizon.

La résilience, c’est aussi de garder la foi en notre équipage et en nous-même.

S’établir en région

Marie-Edwige Guilhem, nouvelle agente Place aux jeunes en région pour la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Dans toutes les régions du Québec, les jeunes de 18 à 35 ans peuvent avoir accès aux agents de migration Place aux jeunes (PAJ), favorisant l’établissement et la rétention des jeunes au sein de leur communauté. Ceux-ci, ancrés dans leur territoire, sont présents pour faciliter l’ensemble des démarches nécessaires.

L’agent de migration répond aux besoins des participants en facilitant le contact entre les potentiels employés et les employeurs qui en recherchent. Il agit en créateur de passerelles entre les entreprises et participants voulant s’établir en région. Aussi, il offre un accompagnement afin de maximiser les CV, lettres de présentation et techniques d’entrevue.

De plus, il informe à propos des programmes d’aide à l’établissement et autres incitatifs financiers disponibles en région. Les nouveaux arrivants, au sein de la MRC du Fjord-du-Saguenay, pourraient recevoir un panier d’accueil, obtenir des bourses pour une entrevue ou participer gratuitement à des activités de réseautage. Sans compter qu’il accompagne également dans la recherche de logements à louer, de garderies, etc. Bref, de façon personnalisée, il s’engage à ce que chaque personne puisse vivre une expérience positive.

Pour faciliter l’établissement, une opportunité s’offre alors à tous les jeunes : le Séjour exploratoire. Il s’agit d’une fin de semaine gratuite remplie d’activités durant laquelle on rencontre des employeurs potentiels, découvre le dynamisme de notre MRC (tourisme, histoire, économie) et en apprend plus sur le marché de l’emploi. Des séjours individuels peuvent également être organisés au besoin. Développer un sentiment d’appartenance et de fierté à l’égard de la communauté.

Place aux jeunes propose également des activités aux adolescents et aux jeunes adultes afin de les sensibiliser à la qualité de vie et au pouvoir d’attraction de la région. À travers différentes activités, il s’agit notamment de faire découvrir le milieu en mettant l’accent sur son potentiel, sa vie économique, son histoire, sa culture, ses entrepreneurs.

Ces actions faciliteront la création d’un large réseau de contacts, permettront aux jeunes d’imaginer leur avenir dans la région par des implications et des projets concrets tout en les accompagnant dans leur choix de carrière éclairé en lien avec la réalité du territoire.

Ainsi les jeunes pourront aller à la rencontre de modèles positifs et de sources d’inspiration démontrant la vitalité économique du territoire et le grand éventail de possibilités professionnelles.

Chacun d’entre nous, jeunes, élus, acteurs communautaires et employeurs, en réfléchissant au développement de notre vision du Saguenay, participons à la réduction de la migration des jeunes vers les grands centres urbains du Québec et ainsi favorisons le retour des jeunes en région, ainsi que l’accueil des nouveaux arrivants.

En résumé, tous ces services gratuits vous permettront de vous rapprocher de votre but : bien implanter vos racines et faciliter la transition vers votre nouveau milieu de vie. Pour plus de détails, consultez le site Internet du Carrefour jeunesse-emploi Saguenay www.cjesag.qc.ca et contactez Marie-Edwige Guilhem à pajfjord@cjesag.qc.ca, votre agente Place aux jeunes en région pour la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Ouverture d’un nouveau Casse-Croûte à Petit-Saguenay

Ce printemps, suite à la fermeture de la boulangerie, le comité de développement économique de Petit-Saguenay a fait une demande d’appel de projet afin d’occuper le bâtiment le Cœur du Village voisin de l’Intermarché. L’OTJ de Petit-Saguenay, organisme à but non lucratif ayant la gestion de l’Aréna Roberto-Lavoie, a décidé d’y présenter un projet de casse-croûte, afin de combler le manque de restauration rapide dans la municipalité. 

L’initiative a été acceptée par le comité de sélection et l’ouverture officielle du nouveau restaurant de Petit-Saguenay a eu lieu le 1er juillet dernier. Son nom est le Casse-Croûte du Vieux-Collège, en référence à l’ancienne école qui aujourd’hui sert de centre des loisirs et de bâtiment complémentaire à l’Aréna Roberto-Lavoie.

On y retrouve le menu habituel qu’on s’attend à déguster dans un casse-croûte, mais également un menu-santé avec des paninis, des salades repas et un burger végétarien. De plus, la viande des Cerfs Rouges de St-Étienne est un produit vedette du restaurant. En effet, il se retrouve dans une délicieuse poutine, mais également dans un burger et dans les boulettes surprises. On y retrouve pareillement plusieurs sortes de poutines dont celle au saumon fumée avec sauce hollandaise et poutine au smoked meat qui font déjà fureur.

En étant un OBNL, tous les profits retourneront à la communauté. Finalement, nous souhaitons que ce projet soit rassembleur pour la communauté et qui par le fait même, garderons les touristes un peu plus longtemps dans la municipalité.

Bon Appétit !

La Fringale se met au vert !

Josie Côté et Martine Lavoie, les copropriétaires du restaurant La Fringale depuis maintenant 6 années.

Une histoire de famille commencée il y a près de 40 années !

« Matante Henriette a ouvert le restaurant en 1982, après avoir racheté la boutique de monsieur Guy Gagné. Elle l’a eu pendant 13 ans. Ensuite, c’est mon frère Éric qui a fait rouler la place durant 20 ans ! Au départ, c’était juste un petit casse-croûte avec de la nourriture à emporter. Tranquillement, Henriette, qui vit toujours à côté du restaurant, a mis 4 tables, puis 10. Actuellement, avec l’extérieur, on a un peu plus de 70 places assises », m’explique Josie Côté, copropriétaire avec Martine Lavoie du restaurant La Fringale depuis maintenant 6 années.

Photo prise dans les années 90. Collection Dany Thibeault.

La Fringale a grandi en même temps que le tourisme qui s’est développé avec le Mont-Édouard, puis autour du fjord du Saguenay. La majorité de sa clientèle est cependant locale. Avec un village qui bannit les sacs de plastique, un tourisme qui vient pour la beauté des paysages et s’attend donc à ce que l’on y fasse attention, La Fringale a décidé de suivre la vague et de retirer tout ce qui n’est pas biodégradable dans son entreprise. « Tout le styromousse a disparu, on est soit dans le compostable ou le biodégradable, on récupère nos graisses, et on a bien hâte d’avoir le bac brun pour les matières organiques, ajoute Josie. Certains clients, avec leurs observations, nous ont également poussé à faire le pas, même si les nouveaux contenants coûtent parfois deux plus chers. En tout, on aura entre 15 000 et 20 000 $ par année de dépenses supplémentaires. C’est beaucoup mais je me dis que plus les gens vont en acheter, et plus les prix vont baisser … même si je ne comprends pas pourquoi, vu qu’on est voués à être plus verts, les prix sont si élevés ! »

La Fringale est aussi très fière de s’approvisionner pratiquement uniquement auprès d’entreprises locales : « Tout notre fromage vient de la Fromagerie Boivin, c’est tout de même pas loin de 40 000 $ par année ! Les œufs, c’est la Laiterie La Baie qui nous les fournit. Toutes nos viandes hachées et viandes froides viennent de chez Patrick au Bonichoix, les viandes de smoke meat, le pain de ménage et les desserts sont faits chez Amyro, enfin, les patates viennent du rang St-Étienne à Petit-Saguenay ! »

Le restaurant La Fringale, qui embauche 10 personnes au cours de l’été, a finalisé ses changements juste avant de fermer deux mois et demi en raison de la crise sanitaire. Mais depuis le retour au travail, les deux propriétaires sont très satisfaites de l’achalandage qui reste sensiblement le même que l’année dernière à la même période. « Les québécois recommencent à voyager dans la Province et sont très respectueux des mesures sanitaires. », conclut Josie Côté en souhaitant qu’à leur tour, les grosses entreprises comme celles qui leur fournissent les sachets de ketchup ou de mayonnaise, fassent le pas vers des produits écolo.

Gabrielle Gagnon, une jeune artiste aux nombreux talents !

Du haut de ses 11 ans, Gabrielle Gagnon vient de gagner son premier concours littéraire !

Gabrielle Gagnon, jeune élève de l’école Fréchette, écrit seulement quand sa professeur Marie-Claude Boily le lui demande. Cela ne l’a pas empêchée de gagner, du haut de ses 11 ans, un concours littéraire organisé par le salon du Livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean : Jeunes auteurs à vos crayons !

Avec comme fil conducteur celui d’inventer une histoire se déroulant dans une cité imaginaire, cité où le personnage principal vit une quête, Gabrielle semble écrire comme on part à l’aventure. « Je me suis imaginé des choses et j’ai écrit un texte avec ça, tout simplement ! À l’école, on fait tout le temps un plan, avec les péripéties qui s’enchainent, quel est notre personnage principal, comment on va le présenter. Le plus dur en fait c’est la correction, j’ai beaucoup d’idées, j’écris de longues histoires, mais après il faut les corriger … et ça, je le fais beaucoup moins vite, sûrement parce que j’aime moins ça ! » Sur la page blanche, les idées naissent au fur et à mesure pour Gabrielle qui a toute une imagination. Elle pense peut-être même faire une suite à son histoire de lama sacré et de vieille carte en papyrus très usé.

Le concours littéraire offre une boîte de 800 $ de livres aux heureux gagnants, et la jeune en a déjà dévoré plusieurs : « J’en ai vraiment beaucoup, et c’est le fun parce que dans la boîte, il y a toutes sortes de livres différents, des bandes dessinées aussi. J’ai déjà lu une série de quatre livres, et je viens d’en commencer une autre. »

Dessin de Gabrielle Gagnon

Ce printemps, Gabrielle a également gagné un prix dans le cadre du concours de dessin Mon Saint-Laurent inspirant, organisé par la Fondation Monique-Fitz-Bach. Son aquarelle de baleine à bosse fait partie des 50 gagnants, et aura la chance d’être exposée dans les 11 traversiers de la Province, à l’Aquarium de Québec et au parc de l’Anse-Tibbits à Lévis. D’ailleurs, Louann Birot, de l’école Marie-Médiatrice et Maïna Pinot-Leblanc de l’école Fréchette, font également partie des lauréats !

Dessin de Louann Birot

Ce concours offre une croisière aux baleines aux jeunes dessinatrices inspirées et leur famille, l’occasion pour Gabrielle d’observer pour la première fois ces merveilleuses créatures qui sillonnent le fleuve durant l’été !

Dessin de Maïna Pinot-Leblanc

Le retour de la halte gourmande au quai municipal de L’Anse-Saint-Jean.

L’été dernier, se tenait la première édition d’une halte gourmande avec programmation musicale, le tout se déroulant durant trois fins de semaine, sur le quai municipal de L’Anse-Saint-Jean.

L’idée s’est concrétisée lorsque se sont rencontrés d’un côté Bernard Larouche, directeur du développement de la municipalité, et son idée de halte gourmande, et de l’autre, le comité touristique de L’Anse-Saint-Jean qui a toujours eu l’envie de créer de l’animation sur le quai pendant la saison estivale. Le projet s’est donc mis en branle en étroite collaboration et pour sa première année d’activité, il avait été décidé d’en faire un projet pilote. La réponse obtenue fut au-delà de nos espérances avec notamment la participation de neuf producteurs/transformateurs.

Poursuivre l’aventure devenait une évidence, et ce, malgré la situation actuelle et les mesures à prendre concernant la Covid-19. La municipalité et le comité touristique de L’Anse-Saint-Jean renouvèlent donc l’expérience en mettant de l’avant, pour la saison estivale 2020, une activité touristique complémentaire à l’agriculture.

Ainsi, six fins de semaine sont prévues afin de valoriser les produits de spécialités ou du terroir de la Zone boréale auprès des touristes, des visiteurs et des citoyens de proximité. Déjà, près d’une vingtaine d’entreprises se sont montrées intéressées à participer. Cela augure bien pour cet été ! Durant ces six fins de semaine, il y aura aussi de l’animation musicale, tout en respectant bien sûr les différentes consignes.

Dans un souci de pérennité, la halte gourmande de L’Anse-Saint-Jean a intégré cette année la carte agroutouristique de la Table Agroalimentaire du Saguenay-Lac-St-Jean. Cet outil promotionnel demeure une fierté régionale puisqu’il valorise l’achat de produits agroalimentaires provenant de chez nous, faits par des gens d’ici ! Pour plus d’information, consultez  https://zoneboreale.com/

Les dates à retenir pour la halte gourmande : les 4 et 5 juillet, 18 et 19 juillet, 1er et 2 août, 15 et 16 août, 29 et 30 août et pour terminer, les 12 et 13 septembre.

C’est donc un beau rendez-vous à ne pas manquer cet été au quai municipal de L’Anse-Saint-Jean. Toute la population est conviée à venir encourager nos entreprises locales.

Le courage d’affronter ses peurs

Lorsque la crise sanitaire de la Covid et son flot de mesures de confinement sont arrivés en mars dernier, Anne-Laurence Houde, native de Petit-Saguenay et élève de secondaire 5, n’a pas hésité une seconde, elle s’est inscrite sur le site Je contribue après avoir écouté la conférence de presse de monsieur Legault et le lendemain matin, elle était appelée.

Et c’est ainsi qu’Anne-Laurence se retrouve à vivre une expérience de travail qu’elle n’est pas prête d’oublier, et qui pourrait même changer la direction de son avenir professionnel ! « J’ai reçu une formation en hygiène et salubrité pour la Covid sur Zoom, une journée avec beaucoup de contenus, très intense. Ensuite, à l’hôpital, j’ai été formée comme aide de service, alors je fais aussi de la logistique, me confie la jeune saguenoise de 17 ans par téléphone. En fait, cela dépend de l’endroit où je travaille. Au début, j’étais à l’hôpital de Chicoutimi, aux opérations d’un jour, mais maintenant je suis au CHSLD St-Joseph à La Baie. Dans le fond, c’est le même employeur, c’est juste qu’il nous envoie là où il y a le plus de besoins ! »

La crise sanitaire, la fermeture des écoles et les cours en ligne offerts essentiellement à ceux qui ont le plus de difficultés, l’incertitude et le peu de pouvoir qu’un petit virus nous laisse soudain, tout cela a motivé la décision d’Anne-Laurence qui travaille depuis de 40 à 45 heures par semaine.

« J’étais plus capable de regarder TVA Nouvelles, j’étais écœurée en fait ! Je suis fragile aussi, je fais beaucoup d’anxiété, alors je me suis dit que j’allais aller directement au front, sinon tout cela était trop dur pour moi ! Comme je suis très émotive, là j’apprends à passer par-dessus, à me renforcer le caractère. Au CHSLD, il y a un monsieur qui est décédé, avec qui j’avais interagi quelques jours avant et ça m’a vraiment fait quelque chose, mais on dirait que je n’ai pas le choix de prendre sur moi. Là où je travaille, je suis à l’étage des cas les plus lourds, beaucoup d’Alzheimer et de démence. Ces personnes ne se rappelleront pas forcément, mais le peu de moments que je passe avec elles, ça me fait du bien de penser que ce petit 30 minutes, eh bien pendant ce temps-là, elles étaient heureuses ! »

Celle qui devait s’en aller en mécanique de véhicule lourd au mois de janvier prochain avoue que cette expérience de travail bouleverse un peu ses plans. « On est tous déjà allés à l’hôpital, poursuit Anne-Laurence, mais on ne voit tellement pas l’envers du décor ! C’est tellement différent, j’en ai vécu vraiment beaucoup des affaires, j’ai vu des décès. À l’hôpital de Chicoutimi, j’étais sur un étage et j’ai vu une dame se faire donner l’aide à mourir. Ça change la vision de la vie ! Aussi, je m’aperçois qu’on ne se rend vraiment pas compte à quel point les préposés aux bénéficiaires travaillent fort. »

Au CHSLD St-Joseph à La Baie, où aucun cas de Covid n’a été détecté, l’ambiance de travail reste très humaine, un peu comme dans une famille où chacun fait attention aux autres membres de l’équipe. Celle qui se retrouve toujours à être la plus jeune aux différents endroits où elle a été envoyée, conclut ainsi l’entretien avant de retourner à sa journée de congé bien méritée : « Au CHSLD, on a tous été testés, et personne n’a le virus. À l’hôpital, par exemple, j’en ai fait des zones tièdes et chaudes. J’allais à des places où il y avait des cas de Covid présumés, mais on dirait que ça m’a comme désensibilisée à avoir peur, je me suis dit, si je le pogne, eh bien au moins je vais avoir fait de quoi. Faut pas avoir peur d’aller aider ! Jamais je n’aurais fait ça avant, mais là je me suis juste lancée dans le vide, et c’est tellement ça qui m’a apporté de bonnes affaires, j’arrive au foyer et les résidents sont contents de me voir, et j’ai vraiment l’impression que j’apporte quelque chose à la société. »

Ce témoignage des plus inspirants aurait aussi bien pu se nommer : La bienveillance ou le plaisir de faire du bien ! Merci Anne-Laurence et bonne continuation !

Une activité de fin d’année bien appréciée !

Le 12 juin dernier, les enseignants de l’école Du Vallon avaient organisé une activité de plantation ainsi qu’une randonnée au quai de Petit-Saguenay afin de clore l’année scolaire.

Pour débuter, les élèves étaient séparés en petits groupes afin de respecter les mesures sanitaires. La première activité consistait à aménager le jardin et une plate-bande qui se trouvent dans la cour de l’école. Les élèves ont planté différents légumes, des fines herbes et des fleurs comestibles. Ils ont également pris des photos des plants et représenter le jardin sous forme de dessin.

La deuxième activité avait lieu au quai de Petit-Saguenay. Les élèves devaient élaborer une constellation de mots sur le fjord en écrivant sur le sol avec de la craie et photographier différents éléments de la nature. Les enseignants ont fait la lecture d’un conte sur le bord du quai. Les élèves devaient lire la suite qui se trouvait dans des parchemins accrochés aux arbres.  

Les élèves étaient contents de vivre une dernière activité à leur école avant la fin des classes. 

La chronique RISIF (Régie Intermunicipale de Sécurité Incendie du Fjord)

Visite de prévention de la saison estivale 2020

En vue de la réalisation du programme de visites de prévention prévu au schéma de couverture de risques sur le territoire du Bas-Saguenay, votre régie de sécurité incendie procédera à des visites ponctuelles à votre domicile au courant de la saison estivale 2020. Ces visites se feront dans le respect des mesures sanitaires de santé publique en lien avec la COVID-19.  Voici quelques informations sur leur déroulement :

  • Nous vous demanderons, au préalable, des informations sur l’état de santé des occupants en lien avec les signes et symptômes de la COVID-19;
  • Nous resterons à l’extérieur de votre résidence EN TOUT TEMPS et demandons de respecter les règles de distanciation physique de 2 mètres;
  • Explications et procédures pour la vérification et conformité des avertisseurs de fumées, avertisseurs de monoxyde de carbone et extincteurs portatifs. Pour se faire, l’occupant devra vérifier par lui-même les informations suivantes : la localisation, le fonctionnement, la durée de vie (date d’expiration) et la présence de piles;
  • Renseignements sur le dégagement sécuritaire du panneau électrique;
  • Renseignements sur l’entreposage de produits dangereux, tels que le propane;
  • Informations concernant les feux à ciel ouvert;
  • Procédures sécuritaires pour le BBQ.

Nos visites de prévention se dérouleront du lundi au dimanche entre 9h et 17h.  Si vous êtes absents lors de notre passage, nous remettrons des accroches-portes sur la procédure à suivre. Vous désirez prendre rendez-vous à l’avance pour une visite de prévention ? Veuillez communiquer au 418 544-3114, durant les heures de bureau.

Une reprise graduelle des feux à l’extérieur

Afin de protéger la forêt, tout en préservant la capacité opérationnelle de la SOPFEU et du Service de sécurité incendie de la régie durant la pandémie de la COVID-19, une interdiction de feu à ciel ouvert avait été décrétée en avril.

Cette interdiction – prise alors que les conditions météorologiques étaient particulièrement propices aux feux de broussailles – visait à limiter les risques de propagation du virus lorsque les pompiers répondent à des alertes.

À l’approche de l’été, avec la feuillaison des arbres et l’apparition de la verdure, les risques associés aux feux à ciel ouvert vont diminuer dans plusieurs secteurs. C’est pourquoi le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et la SOPFEU vont lever graduellement l’interdiction des feux à ciel ouvert, d’abord dans les régions composées de feuillus, ensuite dans les zones de forêts mixtes et finalement dans les forêts de résineux, au fur et à mesure que les conditions météorologiques le permettront.

Malgré la levée prochaine de l’interdiction des feux à ciel ouvert, sachez que la RISIF peut décider de maintenir une interdiction sur son territoire, afin d’éviter que leurs pompiers ne soient mobilisés sur ce type d’incendie, alors que les plans de contingence des ressources humaines demeurent effectifs. Restez à l’affût des communiqués de votre municipalité et de la RISIF qui seront émis pour connaître la situation qui prévaut dans votre région.

https://sopfeu.qc.ca/restrictions/levee-partielle-de-linterdiction-de-faire-des-feux-a-ciel-ouvert-en-foret-ou-a-proximite/

Finalement, n’oubliez pas qu’avant de faire un feu à ciel ouvert, vous devez obtenir au préalable un permis de brûlage tel que le stipule la réglementation. Aucun feu à ciel ouvert ne sera autorisé lorsque l’indice d’inflammabilité (disponible sur le site de la SOPFEU) est élevé, très élevé ou extrême. Ce permis est gratuit et disponible au 418-544-3114

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