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La défense collective de vos droits : un défi de tous les jours pour l’AQDR Chicoutimi

Madame Celyne Tremblay, agente de projet pour La Baie-Bas-Saguenay, et monsieur Danny Desbiens, coordonnateur, de l’AQDR Chicoutimi.

Saviez-vous qu’il existe une association nationale qui défend les droits collectifs des personnes retraitées et préretraitées et que celle-ci a des ramifications partout au Québec, dont au Bas-Saguenay? L’AQDR Chicoutimi est bel et bien présente sur le territoire bas-saguenéen depuis près de 40 ans.

L’Association Québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) Chicoutimi existe depuis 1981 et dessert un vaste territoire couvrant Chicoutimi, La Baie, le Bas-Saguenay et les municipalités de la Rive Nord du Saguenay.

Mais qu’est ce que la défense collective de droits des personnes retraitées et préretraitées? Rien ne vaut des exemples : la mise en place du programme de construction de HLM pour aînés en 1983, la mise en place du régime universel d’assurance médicaments en 1997 ou plus récemment l’application du règlement rendant obligatoire la déclaration des cas de maltraitance en CHSLD.

Une mobilisation nécessaire

Le vieillissement de la population est un fait auquel notre société doit faire face, et qui ne fera que s’accentuer, d’où l’importance de se mobiliser. Voilà pourquoi a été créé ce vaste mouvement qui a pour mission de défendre les droits collectifs des retraités, tant au niveau économique, politique, social et culturel. L’AQDR est le porte-voix pour les personnes aînées et elle agit en tant que vecteur de changement pour améliorer la qualité de vie de cette tranche de la population souvent sans voix.

En redéfinissant le rôle des aînés au sein de la population québécoise, l’AQDR opte pour une vision positive du vieillissement qui vise à maintenir ou développer le pouvoir d’agir des personnes aînées.

Le conseil d’administration de l’AQDR Chicoutimi. De gauche à droite : madame Lina Langevin (secrétaire), madame Micheline Belley, madame Lynda Néron (trésorière), madame Lyse Truchon (vice-présidente), monsieur Jean-Pierre Simard (président), madame Claudette Gauthier, madame Ginette Aubé, madame Jacqueline Gaudreault et monsieur Jean-Paul Martel.

Référence et partenariat

En plus de défendre les droits collectifs, l’AQDR Chicoutimi offre un service de référencement personnalisé et confidentiel. Elle anime également plusieurs conférences, dont les droits des grands-parents.

Enfin, être membre de l’AQDR c’est aussi bénéficier de nombreux rabais et avantages par exemple, avec le Groupe La Capitale Assurances générales et IRIS.

De plus, les personnes aînées s’affilient à l’AQDR pour s’engager et faire valoir leurs points de vue sur une multitude de sujets, dont entre autres, l’éducation populaire, la participation citoyenne, la mobilisation sociale, la représentation et l’accompagnement.

Une ressource pour le Bas-Saguenay

Depuis quelques semaines, l’AQDR Chicoutimi peut compter sur une ressource dédiée aux territoires de La Baie et du Bas-Saguenay. L’agente de projet Celyne Tremblay peut vous informer sur l’AQDR Chicoutimi et sa mission. Vous pouvez la contacter par courriel au aqdrlabaie@gmail.com.

Pour en savoir plus sur l’AQDR Chicoutimi, visitez le www.aqdrchicoutimi.com, téléphonez au 418 543-8347 ou allez sur Facebook au AQDR Section Chicoutimi.

Nos efforts pour sauvegarder notre milieu de vie

Avec les années, l’environnement a pris une grande importance dans nos vies. Les responsables des endroits que nous côtoyons régulièrement font des efforts pour un virage vert.

À l’école Fréchette, un abreuvoir donne aux élèves le décompte de bouteilles en plastique économisées durant l’année.

Depuis quelque temps, l’école Fréchette et la maison des jeunes utilisent de la vaisselle réutilisable et font du recyclage quotidien. Pour ce qui est de l’école, elle a offert en début d’année une gourde réutilisable à chacun de ses élèves afin de réduire l’utilisation de bouteilles en plastique. Elle a également mis à leur disposition un abreuvoir qui donne aux élèves le décompte de bouteilles en plastique économisées durant l’année. Aussi, l’école a mis en place un compost à la cafétéria et demande aux élèves d’avoir des boites à lunch sans déchets, visant ainsi à diminuer le nombre de sacs à poubelles. Il y a également un jardin devant l’école. La classe de Parcours a également fabriqué un banc avec des matériaux réutilisables.

Pour ce qui est de la Maison des jeunes, elle fait une collecte de bouteilles, deux fois par année depuis des lustres, et ayant aussi pour but de réduire les bouteilles et les canettes dans chacun des domiciles de L’Anse-Saint-Jean.

Le développement durable et l’économie

Tendance en forte évolution, les entreprises prennent davantage un virage vert pour se rapprocher des valeurs de leur clientèle et répondre aux exigences des donneurs d’ordre. Le gouvernement fédéral s’est engagé dans sa « Stratégie fédérale de développement durable 2019 à 2022 » à promouvoir les investissements dans la recherche, le développement et la démonstration de technologies propres. Dans un même ordre d’idée, le Gouvernement du Québec a adopté la « Stratégie de développement durable 2015-2020 », et l’un de ses objectifs principaux est de développer une économie prospère d’une façon durable, verte et responsable.

Voulant les encourager à s’adapter aux nouvelles réalités de l’économie, la SADC du Fjord accompagne les entreprises de son territoire dans la mise en œuvre des pratiques durables. En ce sens, une formation sur l’introduction aux notions de développement durable a également été offerte aux entreprises du Bas-Saguenay au printemps 2018.

De plus, à l’automne 2016, la SADC du Fjord obtenait une nouvelle enveloppe pour permettre aux petites entreprises d’avoir accès à des expertises spécialisées. S’échelonnant sur trois ans, cette enveloppe offrait de l’accompagnement dans quatre champs d’intervention, dont le développement durable. Le programme initiative soutien aux petites entreprises a pour objectif d’améliorer la productivité, la rentabilité et d’assurer la pérennité des entreprises qui entreprennent cette démarche.

À travers ce programme, la SADC du Fjord a pu accompagner onze entreprises de La Baie et du Bas-Saguenay dans une démarche de développement durable. Ce projet permettait d’implanter des pratiques d’affaires conformes aux pratiques durables. Par le support du Centre Québécois de Développement durable (CQDD), les entreprises ont pu établir un autodiagnostic de leur situation actuelle, élaborer un plan d’actions ainsi que de rédiger une politique de développement durable. Cette politique est une opportunité de faire connaitre cette stratégie d’affaires auprès de leur clientèle et leurs fournisseurs.

Bien que l’enveloppe soit épuisée, le programme est actuellement en analyse pour être éventuellement reconduit. Nonobstant ce qui précède, la SADC du Fjord dispose également de différents produits qui permettent d’avoir certains avantages dans un projet de financement. Nous vous invitons donc à nous contacter si vous avez un projet.

Le resto l’Islet sur la montagne ferme ses portes.

Marina Lavoie, bien connue dans le milieu de la restauration et du tourisme au Bas-Saguenay, a commencé son travail en cuisine dès l’âge de 17 ans. Originaire de Petit-Saguenay, c’est au restaurant Gagné qu’elle débute sa carrière. Venue ensuite s’établir à L’Anse-Saint-Jean, Marina cuisine alors dans un comptoir de produits 100 % maison, sur la rue du Coin. C’est ensuite à l’Auberge des Cévennes qu’elle continue son parcours avant de diriger pendant 10 années le restaurant l’Islet, en face du quai de L’Anse. Enfin, il y a deux ans, elle ouvre le restaurant l’Islet sur la Montagne, proche du Mont-Édouard, celui-là même qui vient de fermer, juste avant le temps des fêtes.

Jumelée d’une expérience de 11 années en tant que présidente du comité touristique du village, Marina Lavoie a pu observer l’évolution de la clientèle touristique au Bas-Saguenay. « En 2006, quand j’ai pris le restaurant l’Islet, il y avait alors de 13 à 16 Gîtes du Passant à L’Anse-Saint-Jean. Ces hébergements offraient juste le coucher et le petit déjeuner, ce qui était très intéressant pour les restaurateurs du coin ! »

L’option d’hébergement de style Airbnb, la location d’une maison avec cuisine, rend la clientèle touristique plus autonome. Avec leur épicerie, les visiteurs préfèrent cuisiner plutôt que de sortir le soir au restaurant. Il y a également la présence d’internet qui modifie considérablement le paysage touristique : « C’est facile maintenant, tu réserves en ligne, tu prépares ton voyage à l’avance. Il y a beaucoup moins de clients qui arrivent spontanément, sans avoir de réservations de planifier, explique Marina. Quand je travaillais à l’Auberge des Cévennes, on pouvait refuser jusqu’à 35 chambres par jour ! »

Alors si on réussit à fidéliser une clientèle locale, le défi devient donc de réussir à attirer les gens de l’extérieur. En tirant sa révérence, Marina Lavoie tient d’ailleurs à remercier sa fidèle clientèle qui l’a suivie tout au long de son parcours culinaire. Et quel conseil donneriez-vous aux nouveaux entrepreneurs qui voudraient ouvrir un restaurant ? « Je crois qu’il devient difficile de pouvoir s’en sortir en étant juste restaurateur. Le Bistro de L’Anse en est un bon exemple, avec son volet artistique. Il faut savoir se diversifier et s’adapter aux nouvelles réalités de l’industrie touristique. »

Un beau geste pour la terre … un sac à collation réutilisable !

Au service de garde, tous ont adoré l’expérience de créer leur sac et avec une équipe extraordinaire ! Merci à la Coop Minuit moins cinq de faire vivre de belles activités à nos jeunes du service de garde !

Le service de garde La Marmaille de l’école Fréchette, lors d’une journée pédagogique, a eu une idée géniale et écologique. Il faut dire que nous avions envoyé un sondage à la maison pour nous aider à compléter une banque d’activités. Des activités que les enfants aimeraient réaliser avec leurs amis et beaucoup de propositions diversifiées et intéressantes ont été retenues ainsi, pour remplir nos journées pédagogiques durant l’année.

Avec l’aide de Julie-Vanessa et Marielle, une partie de l’équipe dynamique de la Coop anjenoise Minuit moins cinq, les enfants ont créé leur propre sac à collation.  Ils ont pu voir les différentes étapes de la création des sacs avec la machine à coudre, créer leur gabarit avec le morceau de tissu. Ils ont utilisé leur imagination pour leurs créations avec plein de beau matériel (boutons colorés, crayons pour tissu, bandes décoratives) à leur disposition.

Mattéo très concentré sur l’ouvrage !

Louis-Jean, le fils de Julie-Vanessa, nous a donné un coup de main en cousant les boutons des amis sur leurs sacs. Avec la patience et les bons conseils de Louis-Jean, les plus grands ont pu également essayer de coudre eux-mêmes leurs boutons. L’équipe de Minuit moins cinq est ensuite repartie avec tous les sacs pour les finaliser (installer les fermetures-éclair, l’intérieur du sac).

Au service de garde, nous avons tous adoré l’expérience de créer notre sac à notre image, et avec une équipe extraordinaire ! On remercie ici la Coop Minuit moins cinq de faire vivre de belles activités à nos jeunes du service de garde !

Changements climatiques

Sur les battures à L'Anse-Saint-Jean. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

La réalité des changements climatiques n’est plus à justifier. Les températures moyennes de la planète et des océans ont augmenté considérablement, entraînant des perturbations climatiques qui se manifestent dans presque toutes les régions du monde. La dernière décennie (2008-2018) fut d’ailleurs la plus chaude enregistrée par les services météorologiques canadiens, et le réchauffement en cours va en s’accélérant (OMM, 2012).

Le réchauffement climatique est aussi une réalité au Bas-Saguenay et se traduit déjà par une multitude de phénomènes vécus, perceptibles et mesurables. Ses manifestations affecteront directement les écosystèmes, les infrastructures, l’économie et le bien-être de nos concitoyens… « La dégradation et l’érosion de notre capital environnemental naturel risquent de se poursuivre jusqu’en 2050, entraînant des changements irréversibles qui pourraient mettre en péril les acquis de deux siècles d’amélioration des niveaux de vie. » (OCDE, 2012.)

« Sujet en primeur aux dernières élections provinciales, l’environnement et les changements climatiques deviennent de plus en plus un enjeu d’importance dans nos débats de sociétés. Les comportements du passé ont déjà commencé à créer des changements importants qui influencent notre vie au quotidien. Températures extrêmes, augmentation des niveaux des eaux, catastrophes naturelles ne sont que quelques nouvelles qui abreuvent nos bulletins d’informations journaliers, exprime Jonathan Desbiens, directeur général de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean. »

« Dans ce contexte, il faut souligner la volonté de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean de se doter, par le biais d’une nouvelle ressource spécialisée, en partenariat financier avec la Fédération canadienne des municipalités, d’une stratégie afin de faire face à ces changements climatiques. Cette stratégie nous donnera une vision à long terme qui permettra à nos enfants de profiter de la même qualité de vie dont nous avons pu bénéficier. Dans une société qui se veut parfois individualiste, nous avons là une occasion exceptionnelle de faire une différence tous ensemble, conclut Jonathan Desbiens. »

« Nous sommes heureux de nous joindre à la Fédération canadienne des municipalités, avec une subvention substantielle visant à soutenir le personnel œuvrant contre les changements climatiques. Cette aide permet de combler le manque de personnel et d’accroître sa capacité à s’adapter aux effets des changements climatiques. Notre municipalité sera donc l’une des 59 collectivités canadiennes à bénéficier de cette initiative et la première au Saguenay-Lac-St-Jean. L’innovation municipale devient un élément essentiel et L’Anse-Saint-Jean compte continuer à mettre de l’avant des solutions originales pour répondre de façon optimale aux besoins de sa communauté et répondre aux défis de demain, concède Lucien Martel, maire de la municipalité. »

Si L’Anse-Saint-Jean a choisi de placer les changements climatiques au cœur de ses priorités, c’est que les bénéfices de l’action l’emporteront largement sur les inconvénients, tant pour les citoyens et les entreprises que pour la collectivité. Cela est d’autant plus très positif alors que les municipalités du Québec accusent un retard en ce qui a trait à leur niveau de préparation à ces changements.

Des solutions en vrac pour aider la planète

Les élèves de Marie-Médiatrice ont fait l’exercice de regarder ce qu’ils faisaient dans leur vie pour que la planète se sente mieux. Voici ce qu’ils ont envie de partager avec vous !

Léticya Tremblay et Mylène Gosselin : « Avant on ne compostait pas mais aujourd’hui on composte et on le fait aussi à l’école. À l’école, on récupère et on nourrit les oiseaux. On utilise des gourdes. On récupère nos feuilles en les réutilisant pour écrire ou dessiner.

Alexis Tremblay : « L’été, on fait un jardin pour ne pas acheter de la nourriture. Lorsqu’on fait l’épicerie on amène nos sacs. »

Maël Birot : « À la maison, nous faisons zéro pollution ! Avec le peu de plastique qu’on achète, on fait des bricolages. Nous compostons et nous nous servons de l’engrais pour notre jardin. Nous avons un grand jardin ! Nous récoltons beaucoup de produits et n’achetons pas de légumes et moins de fruits car nous avons des arbres fruitiers. »

Dylan Lavoie : « Quand je fais du bricolage j’utilise des boites du bac de recyclage. »

Samuel Gagné : « L’été nous plantons des légumes. À l’école, je bois dans une gourde.

Camille Faucher et Naomie Fortin : « La Terre, il faut en prendre soin et l’admirer pour y rester. Le matin le soleil est le chef qui nous dit de se lever car la nuit est terminée. Arrêtez de gaspiller; il faut plutôt recycler. »

Métaux Boudreault

Lorsque l’on pense à l’environnement, peu de gens pensent aux ferrailleurs comme Sylvain Boudreault. Pourtant, la question de la récupération des métaux est bien un enjeu d’importance qui se retrouve au cœur du mouvement écologique global.

Bien des activistes environnementaux semblent avoir la bonne réponse pour « sauver » notre planète. Toutefois, lorsque vient le temps de poser des gestes concrets en protection de l’environnement, ils sont plus rares, ceux qui passent à l’action concrètement. Pour Sylvain Boudreault, les Trois « R » du mouvement écologique ne sont plus un secret, il en a fait son métier. Chaque jour, il se lève pour recycler, réutiliser et redonner une deuxième vie à la ferraille qui nous encombre, et ce, gratuitement ! Voilà une manière honorable de gagner sa vie.

Avec les années, monsieur Boudreault a ajusté ses méthodes pour récupérer mieux et plus de types de matériaux. Maintenant, il est en mesure de faire la récupération de certains éléments non-ferreux comme les batteries et les pneus. Peu de gens savent que les pneus ne lui redonnent rien, car il n’en vend pas ! Seules les jantes rapportent de l’argent, et c’est beaucoup de travail pour bien peu de revenus. Il lui faut investir pour rencontrer des normes toujours plus hautes ou pour aller chercher quelques sous de plus.

Lorsqu’on lui demande les motivations qui le poussent à se lever le matin pour aller travailler, il sait très bien quoi répondre. Sylvain est un esprit libre qui désire être son propre patron. Loin de lui l’idée de faire du neuf à cinq, cinq jours sur sept. Il est entrepreneur depuis longtemps et pour lui aucune autre voie n’est envisageable pour générer de l’argent.

C’est aussi très valorisant : « quand je vais chercher des monstres chez des personnes âgées, ça leur donne un véritable coup de main et ils sont très reconnaissants. Ils n’ont pas à attendre la date de ramassage du printemps pour libérer la place ! »

Il lui arrive aussi très souvent de conscientiser les gens sur les risques environnementaux que peuvent représenter les vieilles carcasses d’automobiles qui se dégradent tranquillement :

Il y en a beaucoup qui attendent longtemps avant de faire retirer ces vieilles carcasses : « ils ne savent pas toujours que la panne à l’huile peut percer et contaminer le terrain. Après, oublie ça la culture maraichère, si t’essaies de vendre à un agriculteur, c’est fini ».

Alors, oui, il retire de l’argent en récupérant, en recyclant et en redonnant une deuxième vie aux objets ferreux ou non qu’il collecte. À bien y penser, il est peut-être plus tourné « vert » que bien d’entre nous en ce qui a trait à l’avenir!

Protégeons notre environnement !

Crédit photo : Cécile Hauchecorne

Dans cet article, nous parcourons différents aspects environnementaux sur le fjord et le tourisme dans nos régions. Nous essaierons de vous sensibiliser à l’importance que nous devrions apporter à tout ce qui englobe l’environnement et l’impact qu’il peut produire à long terme sur nos villages.

Le fjord et de la faune.

Pour commencer, il y a de plus en plus de trafic sur notre belle et merveilleuse source d’eau comme par exemple, les bateaux de croisières, les bateaux industriels, les kayaks, les zodiacs, etc. Ceux-ci créent beaucoup de bruit, ce qui peut interférer la communication entre les animaux marins, réduire leur bien-être ou même les effrayer. De plus, la quantité de mercure contenue dans les eaux du fjord crée du tort aux animaux, mais aussi à notre alimentation.

Si on parle, par exemple, des bélugas, de nombreuses études ont prouvé que des produits toxiques se retrouvent en grand nombre dans leurs tissus, ce qui peut affecter leur santé d’une façon qui nous est encore inconnue. Il y a aussi les coques, qui servent de filtres dans le fjord, et qu’on ne peut pas ingérer pour cause de la trop grande quantité de mercure dans l’eau.

Le tourisme et ses différents aspects.

Depuis quelques années, le tourisme vit un accroissement important. Le tourisme de masse peut créer certains inconvénients sur l’environnement comme, la grande production de déchets, la difficulté à recycler, la pollution sonore et la destruction de certains sites naturels tels que le fjord. D’un autre coté, ces visiteurs améliorent l’économie locale et nous permettent l’accès à certains services comme les épiceries ou les restaurants. C’est pourquoi nous devons trouver un juste milieu entre l’économie générée par le tourisme et la qualité de vie de notre secteur.

Pour conclure, avec tout ce que vous savez maintenant, croyez-vous que si le fjord du Saguenay faisait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, il serait mieux protégé et que sa faune serait plus en sécurité ?  Bonne réflexion !

L’environnement, au cœur des préoccupations à Saint-Félix-d’Otis

L’environnement est au cœur des préoccupations des citoyens car chacun est conscient que le legs environnemental laissé aux futures générations passe par des actions concrètes et durables. La municipalité de Saint-Félix-d’Otis l’a bien compris et ce, depuis plusieurs années.

Avec ses 189 lacs et cours d’eau, Saint-Félix-d’Otis représente un véritable joyau. Mais cette richesse aquatique vient également avec son lot de défis combinant utilisation et préservation des plans d’eau dans une perspective de développement durable.

Un défi à la hauteur du comité Environnement de Saint-Félix-d’Otis qui se penchera, au cours des prochaines semaines, sur les dossiers environnementaux touchant le territoire otissien. Ce travail en est un de concertation et de collaboration entre la municipalité et les associations de propriétaires riverains et de chalets qui ont à cœur leur qualité de vie.

Stratégie environnementale

En avril 2008, la municipalité adoptait son plan d’action environnemental afin de contrer la présence de cyanobactéries et de maintenir la qualité de l’eau des milieux hydriques de la municipalité.

Ce plan visait plusieurs objectifs, dont l’adoption de règlements municipaux portant sur la conformité des installations septiques et sur la vidange périodique obligatoire de l’ensemble des fosses septiques. Une seconde ressource municipale a alors été embauchée pour l’application de cette réglementation.

Un autre volet visait la mise en œuvre d’un programme de renaturalisation et d’aménagement des bandes riveraines en collaboration avec le comité de l’environnement de Eurêko et la réalisation d’une campagne de sensibilisation de la population avec la distribution d’une trousse du riverain. Cette trousse se trouve sous l’onglet Municipalité sur le site internet de la municipalité (www.st-felix-dotis.qc.ca).

Notons également le prolongement de 955 mètres du réseau d’égout en 2010 et la caractérisation des berges par l’Organisme de bassin versant (OBV) du Saguenay.

Un bilan positif

Dix ans plus tard, la municipalité de Saint-Félix-d’Otis peut tracer un bilan plus que positif de ce vaste chantier environnemental. Ce sont plus de 350 installations septiques qui ont ainsi été remplacées.

En effet, un lien de corrélation peut s’établir entre la présence de cyanobactéries et la défaillance des installations septiques qui sont une source importante d’apport de phosphates dans les cours d’eau, la principale cause de développement des algues bleu-vert.

Depuis la mise en place de la réglementation en 2009, les résidents permanents sont dans l’obligation de faire vidanger leur installation septique tous les deux ans et les résidents saisonniers, tous les quatre ans.

Le programme de renaturalisation et d’aménagement des bandes riveraines a également connu un grand succès. Plus de 250 terrains en ont bénéficié entre 2008 et 2013, ce qui a permis la plantation de 13 048 arbres et arbustes pour des investissements totaux de 250 000 $ en cinq ans.

Et maintenant…

L’environnement demeure un enjeu majeur pour la municipalité de Saint-Félix-d’Otis. En 2017, des tests de performance des installations septiques autonomes sont maintenant réalisés par l’inspecteur municipal et une toute nouvelle réglementation contre les pesticides sur les terrains près des cours d’eau a été adoptée en 2017.

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