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Première édition du Festizen en Folie à L’Anse-Saint-Jean : une belle réussite!

De nombreuses personnes ont assisté à la loge amérindienne.

Les 8, 9 et 10 juillet se tenait à L’Anse-Saint-Jean la première édition du Festizen en Folie, un festival jumelant créativité, yoga, développement personnel et plein air. Plus de 120 participants ont assisté aux différents ateliers, conférences et spectacles.

L‘instigatrice de cet événement, Roxanne Simard,  se dit très satisfaite du déroulement et du nombre d’inscriptions. « Étant donné que c’était notre première édition, que le délai pour mettre en place un tel évènement a été très court et nos moyens financiers limités, nous sommes ravis de la participation. De plus, il faut souligner que la plupart  des participants venaient de l’extérieur de L’Anse-Saint-Jean et plusieurs de l’extérieur  de la région. Le comité organisateur a atteint ainsi un de ses objectifs, celui d’attirer des visiteurs durant une période plus tranquille au niveau de l’achalandage touristique. Les retombées économiques pour les commerces, les hébergements et les restaurateurs ne sont pas à négliger. »

camping municipal de L'Anse-Saint-Jean
Virginie Bolduc donne des cours de yoga en plein air.

Pendant trois jours, les festivaliers ont ainsi participé à un feu roulant d’activités qui permettaient aux experts comme aux débutants de s’initier à la pratique du yoga, à la visualisation, à la méditation, aux rituels amérindiens, au Qi Gong, à la danse créative. Il s’agissait également de vivre différentes expériences en lien avec les éléments de la nature, tout en participant à des ateliers d’aventure plein air et des conférences sur le mieux-être. La qualité des professeurs, des animateurs et conférenciers a été appréciée par plusieurs participants. Ces derniers sont repartis enrichis d’expériences pouvant alimenter leur quotidien.

Le bilan de cette fin de semaine se veut très positif et L’Anse-Saint-Jean s’est positionnée comme une  destination  parfaite pour accueillir un tel évènement. La beauté des lieux, le calme exceptionnel de son environnement, la nature grandiose jumelée à la proximité des hébergements et la diversité de la restauration, lui donnent en effet de nombreux atouts.  Merci aux généreux commanditaires et à la vingtaine de bénévoles sans qui l’évènement n’aurait pu s’organiser.

Attache ta toque

Cela fait déjà plusieurs millions d’années que les plantes inventent toutes sortes de moyens pour répandre leurs semences dans ce vaste monde. Ainsi les érables, les frênes et les sapins produisent l’un des plus beaux systèmes hélicoïdaux du monde vivant. Quant à eux, les pissenlits, épilobes, asters et compagnie font de minis graines ornées de fines soies qui virevoltent au gré du vent.

Il y a aussi celles qui font du troc avec le règne animal : elles offrent friandises juteuses et aromatiques (fraises, bleuets, cerises, etc.) en échange d’un transport en système digestif avec dépôt de fumier au terminus. L’ours noir, le renard, la mouffette, l’humain, ainsi que plusieurs oiseaux sont friands de cette pratique. Dans cet ordre d’idée, certaines plantes de sous-bois, dont les trilles, entretiennent avec les fourmis forestières, une relation bien particulière. Elles produisent des graines dotées d’une masse de chair sucrée invitant les fourmis à les recueillir dans leur nid. Une fois ces bonbons bien grugés, les fourmis déménagent, laissant derrière elles un terreau des plus riches et aérés qui soit, au grand bonheur des trilles en devenir.

Certains végétaux (impatience, mitrelle, violette, etc.) utilisent même des concepts de physique pour propulser leurs semences à l’aide d’un effet ressort ou catapulte. Mais l’exemple le plus accrochant reste sans doute celui des « fruits velcro ». C’est le destin des chandails de laine et des chiens de répandre les progénitures des aigremoines, des benoïtes et des bardanes.

bardane-toque

La bardane (Arctium minus ou toque en québécois) est une plante originaire d’Eurasie qui s’est très bien acclimatée sur notre territoire et sur une bonne partie de la planète d’ailleurs. Il y a 400 ans, une toque a traversé l’Atlantique, prise dans une queue de cheval ou dans la barbe d’un marin. C’est une herbacée bisannuelle (qui fait son cycle de vie sur deux ans) classée dans la grande famille des Astéracées (Aster, Pissenlit, Marguerite, Tournesol, Laitue, etc.). La première année, elle se présente sous la forme d’une grande rosette de feuilles rappelant la rhubarbe. À sa deuxième année, une tige naîtra du cœur de la rosette pour déployer des fleurs rosées qui, une fois fécondées, offriront à la faune passante leurs adorables fruits très attachants, les toques.

Sous sa réputation de mauvaise herbe détestable, se cache un être vivant aux vertus culinaires et thérapeutiques d’une richesse surprenante. Son historique médicinal pourrait faire l’objet d’un livre en lui-même. En résumé, elle semble être une plante purificatrice et nettoyante, ce qui aurait plusieurs effets positifs sur l’organisme. Petite observation d’ailleurs, il y a presque toujours de la bardane sur des terrains dits contaminés. C’est aussi l’une des plantes les plus étudiées pour son potentiel anticancéreux. En cas de blessure ou morsure, le cataplasme de feuilles de bardane mâchées est tout indiqué.

C’est à l’automne de sa première année, alors qu’elle ressemble à un plant de rhubarbe, qu’elle mérite une attention particulière. Sous la terre, un trésor nourrissant vous attend. Mais attelez-vous car la récolte est assez sportive et on est souvent entouré de bardanes de deuxième année qui veulent tant vous offrir des petits souvenirs à ramener à la maison. Cette racine succulente peut prendre des proportions assez impressionnantes. Elle peut être mangée crue ou cuite mais je vous la conseille en frites comme ils la préparent au Japon. Petit fait intéressant, La bardane contient de l’insuline, un sucre recommandé aux personnes atteintes du diabète.

Alors pour terminer, je crois que les seules mauvaises herbes qui existent sont celles dont on ne prend pas le temps de s’ouvrir à leur beauté !

Le Mont-Édouard en mode développement

La machinerie, les équipements et les remontées ont subi des inspections et les entretiens d’usage sont faits

Depuis la fin de la dernière saison de ski, l’équipe du Mont-Édouard est demeurée active. Durant tout l’été, les travailleurs se sont affairés à préparer la prochaine saison. Les pistes ont été entretenues et certaines améliorées. La machinerie, les équipements et les remontées ont subi des inspections et les entretiens d’usage sont faits. Ainsi, tout sera prêt et en ordre pour le démarrage de la saison 2016-2017.

Notons que les travaux pour terminer la nouvelle piste de compétition ont été également finalisés. Elle est prête pour son homologation par la Fédération internationale de Ski dès cet hiver. À ce chapitre, vous constaterez un changement sur la piste numéro 3. La dernière section, près de l’arrivée à la remontée A est élargie. Ce sera une belle amélioration pour ce secteur très emprunté par les skieurs et planchistes.

L’équipe du Mont-Édouard a aussi pensé à nos tout-petits et à nos débutants. Le tapis de la pente école a été rénové et la pente a été modifiée afin d’en faciliter l’utilisation. En ce qui a trait aux secteurs haute-route, ils ont connu un vif succès l’an dernier et leur développement se poursuivra donc. En effet, le massif du mont Laure Gaudreault est le prochain secteur qui sera aménagé. Dès la prochaine saison, un nouveau sommet sera ouvert aux amateurs de back country et offrira en pleine nature un dénivelé de 315 mètres de pure poudreuse 100% naturelle.

Au chapitre du ski de fond, l’équipe du Mont-Édouard prendra la relève des bénévoles des Quatre Saisons d’Édouard pour l’entretien des pistes. La direction tient d’ailleurs à remercier ces nombreux bénévoles pour leur grande implication au cours des dernières années. C’est grâce à eux si nous pouvons aujourd’hui profiter d’un aussi beau secteur de ski de fond et de raquette.

Une autre nouveauté cette année, Le Mont-Édouard prendra à sa charge l’école de glisse de la station. Ce nouveau département aura la responsabilité de la gestion de l’école, du développement de la piste de compétition et des camps d’entraînement, et enfin des secteurs de haute-route.

Le partenaire Sports Experts proposera lui aussi des nouveautés, puisqu’il a  agrandi sa boutique afin d’offrir plus de services et de produits à la clientèle. Enfin, après un samedi de ski, il n’y a rien de plus agréable que de pouvoir fraterniser et s’amuser avec ses amis lors d’un 4 à 7 animé. Ce sera le cas cet hiver avec le DJ Dany Lepage qui prendra en charge l’animation des soirées.

Enfin, un autre développement arrive au Mont-Édouard. L’équipe des Sentiers des Vingt-et-Un est à l’œuvre pour vous offrir de nouveaux parcours de vélo de montagne. Aménagés dans les secteurs Quatre temps et Nord-Est, ce sont de magnifiques tracés d’enduro. La fin de semaine de l’Action de Grâce, les vélos seront sur les pistes, venez voir ça !

Le Mont-Édouard vous invite donc à préparer vos équipements. L’équipe en place fera tout son possible pour débuter la saison rapidement et pour être prête à vous accueillir.

Violence conjugale et sexuelle : des projets pour répondre aux besoins des victimes

La Table de concertation en violence conjugale et en agression sexuelle du Fjord, une entité composée de différents organismes œuvrant dans le secteur de La Baie et du Bas-Saguenay, est fière de présenter à la population les projets qui ont été réalisés au cours de la dernière année. Le mandat de la Table est de prévenir et de contrer la violence conjugale et la violence sexuelle en s’adressant à la population, et aux intervenants du milieu.

Depuis 2014, un projet de Condition féminine Canada visant à améliorer l’accessibilité des services d’aide et de prévention contre la violence sexuelle faite aux femmes et aux filles a été mis sur pied sur le territoire de La Baie et du Bas-Saguenay. Une évaluation a été réalisée afin de connaitre les besoins et les obstacles qui nuisent au dévoilement des victimes de violence sexuelle de 14 ans et plus sur ce territoire. De cette évaluation, cinq principaux obstacles aux dévoilements ont été identifiés : la confidentialité, le manque d’outils spécifiques, la méconnaissance de la problématique de la violence faite aux femmes et des ressources disponibles sur le territoire, ainsi que l’éloignement géographique.

À la suite de ces constats, les membres de la Table de concertation en violence conjugale et en agression sexuelle du Fjord ont mis en place des projets pour répondre aux besoins des victimes de violence conjugale et sexuelle.

Tout d’abord, une bande dessinée a été diffusée dans les écoles secondaires et le Centre de formation professionnelle, ainsi que dans toutes les boîtes postales de La Baie et du Bas-Saguenay. Vous pouvez aussi la retrouver sur la page Facebook de la Table de concertation. De plus, il est intéressant de souligner que la bande dessinée sera disponible en anglais dès l’automne prochain. Elle a été créée avec la collaboration des maisons des jeunes de La Baie et du Bas-Saguenay. Cet outil a pour but de sensibiliser la population sur des formes de violence faites aux femmes (violence dans les relations amoureuses, cyberagression à caractère sexuel et agression sexuelle par intoxication) et sur les ressources disponibles sur le territoire.

De plus, la Maison d’hébergement le Rivage de La Baie et la Maison ISA, Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, offriront des services d’intervention individuelle pour les femmes victimes de violence sexuelle et/ou conjugale, et ce, directement dans certaines municipalités du Bas-Saguenay, soit à Rivière-Éternité, Ferland-et-Boileau, L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay. Les services sont offerts gratuitement par des intervenantes provenant de l’extérieur du Bas-Saguenay. Les locaux resteront confidentiels afin de respecter la vie privée des personnes désirant avoir recours aux services de ces organismes.

Pour des questions ou pour de plus amples informations sur les projets mis sur pied par la Table de concertation en violence conjugale et en agression sexuelle du Fjord, veuillez communiquer avec Sonia Rhainds au 418-544-4626. De plus, vous pouvez aller aimer la page Facebook, au www.facebook.com/tcvcasf, pour nous suivre.

Première édition réussie pour le tournoi de bridge à Saint-Félix

Ce sont bien cent personnes qui se sont présentées en ce beau matin d’automne, accueillies par les initiateurs du projet et par Pierre Deslauriers, maire de la municipalité.

Le bridge étant une véritable passion pour les gens qui s’y adonnent, ils sont prêts à faire pas mal de kilomètres pour goûter à leur passe-temps favori. Pour un bridgeur(se) de calibre, fini la Dame de pique, le rummy, le canasta, le neuf ou la poule, ils sont constamment à la recherche du quatrième joueur pour se plonger une ou deux heures dans le monde magique de ce jeu.

Une nouvelle équipe se forme… les partenaires ne toucheront pas à leurs cartes tant qu’ils ne se seront pas tout dit sur les conventions qu’ils prévoient utiliser pour maximiser leurs chances de gagner.

À Saint-Félix d’Otis, c’est grâce à la direction de la FADOQ si 8 boîtes d’enchères et 20 planchettes ont été achetées pour offrir des cours de bridge à ses membres. C’est ainsi qu’un petit club s’est développé avec six adeptes, vraiment mordus, prêts à se rendre à La Baie, à Jonquière ou à Chicoutimi, plusieurs fois par semaine, en co-voiturage, pour se perfectionner et jouer.

En mai dernier, à la fin de la saison annuelle de bridge, les membres du club de St-Félix se sont demandés si les participant(e)s des autres municipalités accepteraient de se déplacer au Bas-Saguenay pour un samedi de tournoi de bridge.

Autour d’une table au Centre Joseph Nio à Chicoutimi, ils ont demandé au couple Claire Desmeules et Laurent Faucher s’ils viendraient chez nous au mois de septembre pour arbitrer une journée de cartes. Avec une mine un peu ahurie et amusée en même temps, ils nous ont mis au défi d’en parler aux 50 personnes assemblées ce soir-là pour jouer au bridge duplicata.

Nous sommes entrés dans la grande salle, les tripes nouées et avons annoncé que le Chalet des Loisirs de St-Félix accueillerait des bridgeurs de la région, le 24 septembre 2016. Nous les invitions alors à donner leur nom pour participer à ce premier samedi de bridge à Saint-Félix. Sur le coup, 38 personnes sur les 50 présentes se sont inscrites, en promettant d’y être avec plaisir.

Nous n’en revenions pas… nous, les petits nouveaux… les petits baveux qui étaient loin de s’attendre à pareille réception, car la salle du Chalet des Loisirs n’était même pas réservée. On avait choisi une fin de semaine quelconque en ne se basant que sur la disponibilité de Claire et de Laurent.

La semaine suivante, nous confirmions avec la direction de la municipalité la possibilité de tenir notre tournoi le quatrième samedi de septembre en argumentant que nous avions déjà une quarantaine d’inscriptions et que la salle était libre ce jour-là.

Au milieu de l’été, Pierre Tremblay, un des instigateurs du tournoi, s’est rendu aux Loisirs pour figurer combien de personnes nous pouvions accommoder et c’est de l’ordre d’une centaine de participant(e)s que l’emplacement pouvait recevoir. Il ne restait plus qu’à commander le lunch du midi auprès de l’épicerie Omni.

Ce sont bien cent personnes qui se sont présentées en ce beau matin d’automne, accueillies par les initiateurs du projet et par Pierre Deslauriers, maire de la municipalité. Ils sont venus de partout dans la région, de Roberval, Alma, Jonquière, La Baie, Chicoutimi et bien sûr du Bas-Saguenay. Ce fut vraiment une belle journée et, d’après les commentaires des participant(e)s, si nous réitérions cette aventure l’an prochain, ce serait à nouveau une réussite.

Couleur céramique reçoit Claire Lindner pour sa 3e édition.

La maison des grands champs à L'Anse-Saint-Jean accueille fréquemment des artistes.
Le groupe de céramistes réunis autour de l’artiste française Claire Lindner.

Troisième édition pour Couleur Céramique qui accueillait l’artiste française Claire Lindner pour un atelier destiné aux céramistes professionnels du Québec. Du 14 au 17 septembre, comme chaque début d’automne, dix céramistes professionnels québécois ont participé au stage organisé à L’Anse-Saint-Jean, à la Maison des grands champs, par Pascale Nobécourt et John Ashpool.

Cette année, c’est l’artiste Claire Lindner, 34 ans, l’une des meilleures représentantes de la jeune céramique contemporaine française, qui est venue partager son approche originale du matériau terre. Solidement formée aux arts plastiques à l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg (France) puis au Camberwell College of arts en Angleterre à Londres, Claire Lindner obtient dès 2004 le 1er Prix de la « Jeune céramique européenne » au Festival Terralha de Saint-Quentin-la-Poterie, village réputé de potiers dans le Sud de la France.

D’emblée très personnel, sculptural et inventif, son travail est vite remarqué par le monde de la céramique. Poussée par le désir de comprendre les phénomènes qui engendrent la forme, de saisir le mouvement de transformation de la matière, Claire Lindner explore la terre de façon très physique, construisant de manière intuitive les liens qui unissent le corps et l’imaginaire. Pour elle, la matière n’est pas un médium au service d’une idée, elle est à la fois l’idée et le médium. Sous ses mains, la terre prend littéralement vie, se découvre de nouvelles peaux à travers des séries de pièces qui nous font circuler dans des mondes organiques inspirés des règnes végétal, animal, minéral. Après son impressionnant Léviathan de 3,50 mètres de long, son nouveau corpus, Nuages, poursuit sa quête de révélation d’une matière sublimée en « corps » mystérieux, puissamment animés.

Saluée dès ses débuts pour sa créativité, Claire Lindner a participé à de nombreuses expositions en France et en Europe, notamment à Collect à Londres, à la galerie Puls de Bruxelles ou au Musée des Arts décoratifs à Paris. Elle a reçu le très prestigieux Prix d’Or pour la Céramique d’expression de la Biennale internationale de céramique en Corée en 2007. Par ailleurs, elle a conçu et mis en scène l’exposition itinérante « Nuages » rassemblant les œuvres de sept céramistes européennes renommées et présentée au Centre céramique de Giroussens (France) puis aux Abattoirs de Mons (Belgique).

Claire Lindner explore la terre de façon très physique, construisant de manière intuitive les liens qui unissent le corps et l'imaginaire.
Claire Lindner explore la terre de façon très physique, construisant de manière intuitive les liens qui unissent le corps et l’imaginaire.

En septembre, le stage de Claire Lindner a permis d’expérimenter des processus d’élaboration de formes et d’observer le pouvoir de celles-ci à exprimer une sensation, à se métamorphoser pour finalement prendre vie. Outre des démonstrations de son propre travail, l’artiste a présenté des conférences sur sa démarche ainsi que sur diverses expressions céramiques contemporaines pour illustrer chaque thème abordé.

Comme chaque année, un 5 à 7 le vendredi était ouvert au public désirant rencontrer les céramistes présents.

Avec Couleur céramique, John Ashpool et Pascale Nobécourt, collaboratrice de la Revue de la céramique et du verre (France), souhaitent à la fois développer et enrichir les liens établis entre céramistes français et québécois tout en faisant découvrir la beauté du cadre naturel du Bas-Saguenay.

La Maison des grands champs, 82, rue des Côteaux, L’Anse-Saint-Jean. Tél. : 418-608-8244.

20 trésors culturels pour le Bas-Saguenay

Cette année, pour souligner la 20e édition des Journées de la culture, les villes et villages du Québec étaient invités à présenter la liste des 20 trésors représentatifs de la richesse culturelle de leur municipalité. Les cinq municipalités du Bas-Saguenay se sont concertées afin d’identifier quatre trésors chacune et ainsi composer la liste des 20 trésors culturels pour le secteur. La liste a été intégrée à une grande carte interactive du Québec mise en ligne sur le site : http://www.journeesdelaculture.qc.ca. Une belle visibilité pour le dynamisme culturel, le patrimoine et les paysages d’ici !

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Crédit photo : Site de la Nouvelle-France

Saint-Félix-d’Otis

  • Le site de la Nouvelle-France
  • Le symposium La Porte du Chemin des Arts
  • La Kermesse de Saint-Félix-d’Otis

 

 

 

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Crédit photo : Marie Brunet

Rivière-Éternité

  • La statue Notre-Dame du Saguenay dans le parc national du Fjord-du-Saguenay
  • L’exposition de crèches de Noël de Rivière-Éternité
  • La Nativité (dans la montagne face de l’église)
  • L’Auberge du presbytère

 

 

 

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Crédit photo : Patri-Arch

L’Anse-Saint-Jean

  • Le site de l’église Saint-Jean-Baptiste et du presbytère
  • Le pont couvert du Faubourg
  • Le Bistro de L’Anse
  • La boutique Créations Rebelles des bois

 

 

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Crédit photo : Marie Brunet

Petit-Saguenay

  • Le cœur du village
  • Le Club des messieurs (zec de la rivière Petit-Saguenay)
  • L’Anse-Saint-Étienne
  • Le quai de Petit-Saguenay

 

 

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Crédit photo : Sophie Gagnon Bergeron

Ferland-et-Boilleau

  • Le parc de Boilleau
  • Le belvédère du Lac-Ha! Ha!
  • La halte routière du pont couvert du Lac-Ha! Ha!
  • Le sentier de la digue du Lac-Ha! Ha!

La grande dame du Cap Trinité fête ses 135 ans

statue du Cap Trinité surplombe le fjord du Saguenay.

Afin de commémorer le 135e anniversaire de la statue Notre-Dame du Saguenay, un comité de bénévoles de Rivière-Éternité a organisé un évènement le 14 août dernier. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas l’histoire de la statue, en voici un bref historique.

L’idée d’ériger une statue de la vierge Marie sur le cap Trinité vient du curé Dominique Racine qui officiait à l’époque. Par contre, pour des raisons monétaires, il a dû mettre son idée de côté.

C’est en 1878 que le projet voit finalement le jour. Un voyageur de commerce du nom de Charles-Napoléon Robitaille, faisant la traversée de Saint-Anne à Chicoutimi avec son attelage sur les glaces du Saguenay, se retrouve à l’eau avec son attelage suite à la rupture des glaces trop fragiles. Il implore alors la Sainte Vierge afin qu’elle vienne à son secours. Comme par miracle, il réussit à se hisser sur la glace. Affecté par cet accident, il implore alors la Sainte Vierge de le laisser vivre au moins 10 ans encore afin qu’il puisse élever ses enfants.

Il décide alors d’ériger une statue en son honneur. Il commande une statue de l’artiste Louis Jobin d’une hauteur de 7,5 mètres. Elle a été sculptée en trois blocs de pin. L’œuvre est complétée en avril 1881. Après avoir été exposée à Québec et Montréal, elle est transportée en août de la même année par le bateau à vapeur Union jusqu’à L’Anse Saint-Jean. Le transport et l’installation sur le Cap Trinité furent difficiles, la statue est tombée à l’eau du quai de L’Anse Saint-Jean, elle est traînée jusqu’en bas du Cap Trinité où elle reste partiellement immergée pendant quelques jours. Elle a dû être sectionnée en 14 morceaux et montée en 22 étapes à l’aide de palans. Son inauguration eut lieu le 15 septembre 1881. Depuis ce temps, l’œuvre a été restaurée quelques fois par des gens n’ayant pas froid aux yeux puisque son entretien est laborieux et même vertigineux. Cela fait maintenant 135 ans que visiteurs et marins peuvent admirer l’un de ces joyaux qui font la renommée du Fjord-du-Saguenay.

Les sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Rivière-Éternité (2e partie)

Une commémoration s'est déroulée en mai 2016 à Rivière-Éternité pour souligner le départ des Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil.

En 1951, il a fallu agrandir l’école pour y aménager quatre classes et un logement pour les quatre religieuses. Sœur St-Amédée a même ajouté une classe de 10e année, avant que l’on construise la polyvalente Fréchette à L’Anse-Saint-Jean. L’encadrement rigide de ces sœurs a fait de nous des femmes et des hommes responsables, capables de prendre la relève et de transmettre aux autres générations notre savoir. Ainsi nous sommes devenus une communauté confiante en nos moyens, respectueuse, vaillante, généreuse et extrêmement vivante.

Les religieuses du Bon-Conseil sont venues en premier lieu pour enseigner mais elles ont également mis leurs talents naturels au service des paroissiens. Leur talent de couturière, par exemple ! En effet, lors de la bénédiction de l’église, le 8 décembre 1953, les douze servants de messe portaient fièrement les habits confectionnés par les religieuses. Plus tard, la sœur cuisinière donnait aux filles du village des cours de cuisine, puis d’autres religieuses ont ajouté des cours de Bible, des cours de chant, des cours de théâtre, des cours d’orgue, etc. Chaque année, une pièce de théâtre était ainsi organisée pour célébrer la présence de notre curé. Elles ont introduit pour les jeunes un mouvement catholique s’appelant les Brebis de Jésus. Enfin, les religieuses aidaient aussi les bénévoles laïques pour préparer les sacrements ou animer le mouvement des Femmes Chrétiennes.

Au cours de son histoire, la paroisse Notre-Dame de l’Éternité n’a eu que quatre prêtres résidents, de 1949 à 1977. C’est ensuite le curé de Saint–Félix-d’Otis qui partagea ses services entre les deux paroisses, puis L’Anse-Saint-Jean a pris la relève et enfin pour finir, les paroissiens du Bas-Saguenay n’ont  actuellement qu’un seul prêtre pour les quatre paroisses. Mais quand le dernier prêtre résident, Zygmunt Wozniak, est parti, les religieuses sont venues habiter au presbytère pour assurer une présence auprès des paroissiens. Sœur Jeanne-d’Arc Larouche fut nommée agente de pastorale par l’Évêque, puis ce sont sœur Esther Chouinard, sœur Monique Potvin et sœur Florence Harvey qui lui succédèrent.

Émotivement, les religieuses étaient de plus en plus proches des paroissiens et aidaient beaucoup au rayonnement du village. Particulièrement sœur Nicole et sœur Murielle qui se sont greffées à la chorale, puis sœur Esther, organiste à la Maison-Mère, qui me remplaçait de temps en temps à l’orgue pour que je puisse réaliser un vieux rêve, celui de diriger la chorale. Il faut dire que la chorale comptait dans le temps 24 membres. Sœur Esther accompagnait avec brio la messe du dimanche. Jamais les gens de Rivière-Éternité n’avaient entendu de si beaux chants et leur orgue n’avait jamais donné de si beaux sons.

 

Itha et Réginald nous racontent l’arrivée des Waltzing à Saint-Félix

Itha et Réginald Waltzing dans leur maison de Saint-Félix-d'Otis

Itha est née en 1934 et son frère Réginald en 1931. Ces natifs de Saint-Félix n’ont quitté leur village que pour aller travailler. Lui était garde forestier et elle travaillait dans des maisons privées en ville. S’ils ont tous les deux atteint un âge vénérable, leurs souvenirs n’en sont pas moins restés intacts. En les rencontrant, on revit l’arrivée des premiers colons de Saint-Félix, ceux à qui le gouvernement donnait des terres en bois debout à défricher.

À 16 ans, Joseph, le grand-père d’Itha et Réginald, quitte l’Europe pour travailler sur les bateaux. Il débarque d’abord au Wisconsin où il rencontre sa future épouse, Émélia Munger de Laterrière, venue visiter ses frères. « Ils se sont mariés et très vite, ils ont eu deux premiers enfants. Et puis, ma grand-mère est tombée malade et le médecin lui a dit : si vous ne retournez pas chez vous, vous ne vivrez pas longtemps. Alors ils sont revenus au Saguenay et elle a vécu jusqu’à 97 ans ! » s’exclame Itha.

Puis c’est au tour de Réginald de se souvenir : « Mon grand-père Joseph était belge et sa mère, c’était une allemande. C’est le premier Waltzing qui est arrivé à Saint-Félix, dans les années 1900. Il ne voulait plus retourner dans son pays. La guerre, il n’en parlait pas beaucoup, c’était trop dur. Avec ma grand-mère, ils se sont installés sur le vieux chemin et c’est là qu’ils ont vécu. ».

Réginald possède toujours les lots de son père Émile, fils de Joseph. Il y a 3 ou 4 ans, il y faisait encore son bois de poêle : « Bûcher, ça me faisait plaisir et ça me tenait en forme. J’ai travaillé 46 ans dans le bois, j’ai commencé à 14 ans ! Dans ce temps là, le pays marchait droit ! Aujourd’hui, il y a quelque chose qui ne va pas. Pourquoi ? Je ne le sais pas ! Mais je crois que  les avocats qui nous gouvernent, ces faiseurs de lois, y sont pour quelque chose ! Il faudrait travailler ensemble, avec les gens de terrain, comme nous autres on faisait. Quand on travaillait, on était tout le temps en gang ! ».

La ferme où Réginald et Itha ont été élevés se trouve du côté de l’ancien chemin, sur le chemin Waltzing. Émile et Régina, leurs parents, ont eu 12 enfants, 11 de vivants. Dès l’âge de 5 ans, les petits commençaient à cercler les jardins, leur mère leur faisait faire des allées. C’est en arrachant les mauvaises herbes qu’ils apprenaient à jardiner.

« Nos parents nous ont bien élevés, fait que nous autres, on sait quoi faire ! Ils nous ont appris à respecter les autres et à travailler pour gagner ce qu’on a ! Ils nous ont aussi appris à faire notre travail au meilleur de notre connaissance. »

De Chibougamau à Casey, Réginald a vu du territoire. « Comme garde forestier, on faisait tout, du mesurage, de la préparation de chantier, on travaillait où est ce qu’il y avait de l’ouvrage, mais on revenait toujours à Saint-Félix. »

De son côté, Itha travaillait dans les maisons privées pour faire des ménages. « Dans ce temps là, les femmes restaient 40 jours au lit après leur accouchement, alors il y avait toujours d’autres femmes pour les aider. Faut dire aussi que les femmes, quand elles étaient rendues à leur 5e enfant, souvent tous en bas-âge, elles avaient besoin d’un coup de main ! »

Et quand on leur demande leur plus beau souvenir d’enfance, Réginald me répond les yeux brillants: « Ils ont tout le temps été beaux chère ! On ne peut pas demander plus beau que ça ! » et Itha de conclure : « Tous les ans, le père il avait son bœuf à tuer, ses deux cochons bien engraissés, de beaux jardins. Il attendait que la fête de l’Immaculée Conception du 8 décembre soit passée pour faire boucherie. Avant, les gelées n’étaient pas assurées. L’hiver, c’était un vrai congélateur et on n’a jamais manqué de rien ! »

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