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Saint-Félix-d’Otis : une communauté engagée, un milieu de vie stimulant

Le cercle des Fermières de St-Félix-d'Otis fait partie de ces organismes qui dynamisent le milieu.

Lorsque vous circulez dans une municipalité et que vous apercevez le décor enchanteur des lacs, rivières et forêts qui s’offre à vos yeux, vous ne pouvez qu’être ébahis devant celui de la municipalité de Saint-Félix-d’Otis et ce, en toute saison. Mais il ne faut jamais oublier que la véritable richesse d’un milieu de vie, c’est d’abord et avant tout sa communauté.

Et la communauté otissienne a su, au fil des ans, prospérer et se développer en profitant de l’expérience et de l’expertise de ceux et celles qui s’y engagent et qui font de Saint-Félix-d’Otis la municipalité qu’elle est devenue aujourd’hui : une communauté tissée serrée.

Le comité du Symposium travaille de concert avec les autres municipalités du Bas-Saguenay.

De nos jeunes familles à nos aînés, le milieu de vie otissien est dynamique et riche. On n’a qu’à penser au Comité Famille, à la paroisse, à la FADOQ, au Symposium des couleurs, au Cercle des fermières ou encore aux Bénévoles de Saint-Félix. Sans oublier le dynamisme économique de nos entrepreneurs et de nos activités touristiques.

Une municipalité à découvrir ou à redécouvrir

Au cours des dernières années notamment, Saint-Félix-d’Otis a vu arriver de nouvelles jeunes familles qui, avec la venue de leurs jeunes enfants, permettent à l’école de connaître une belle progression. Pas étonnant que le Comité Famille de Saint-Félix-d’Otis soit si dynamique dans un tel contexte !

Aire de jeux, service de garde, gym, joujouthèque, bibliothèque municipale, patinoire et activités diverses permettent aux petits comme aux grands de s’amuser dans un environnement sain et sécuritaire. En fait, Saint-Félix-d’Otis est un grand terrain de jeux à aire ouverte.

La création du Parc intergénérationnel, il y a quelques années, a permis de faire le pont entre les générations. Car les aînés de Saint-Félix-d’Otis sont dynamiques à souhait ! La FADOQ compte plus d’une centaine de membres et s’est même associée au Grand Défi Pierre Lavoie pour que l’école St-Félix puisse recevoir une subvention de plus de 6 000 $. Une belle façon de permettre à nos aînés de demeurer actifs.

La paroisse et les Bénévoles de Saint-Félix sont également deux organisations qui, reconnaissons-le, effectuent un travail souvent méconnu dans la communauté mais véritablement essentiel. Pour l’une, conserver la mémoire collective et pour l’autre, se soucier et aider les gens dans le besoin.

Les bénévoles de tous âges sont au cœur du développement de la municipalité. Il est essentiel de reconnaître leur apport fondamental à la communauté otissienne. Sachons que chacun d’entre nous peut faire sa part au quotidien, ne serait-ce qu’en disant un simple merci aux gens en circulant dans cette magnifique municipalité qu’est Saint-Félix-d’Otis.

Marie-Êve Carrier, nouvelle recrue en communication au Mont-Édouard

Quand on lui propose ce poste en communication au Mont-Édouard, Marie-Êve accepte sans hésitation, cette opportunité répondant parfaitement à ses nouvelles aspirations, celles d’allier travail et passion.

Originaire de Chicoutimi, cela fait maintenant 20 ans que Marie-Êve Carrier s’amuse sur les versants du Mont-Édouard. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle développe ce profond sentiment d’appartenance qui transparait dès le début de l’entrevue. « C’est vraiment les côtés plus difficiles de la montagne qui me plaisent, les crans, les pentes à bosses, les sous-bois. Moi je ne suis jamais dans le damé ou presque. »

La jeune femme a étudié en Sciences de la consommation à l’Université Laval, par intérêt pour le marketing, le service à la clientèle, mais surtout par envie de travailler avec le public. « Avec mes études, j’ai découvert que le marketing ce n’était pas juste de la vente. Il s’agit plutôt de mieux informer le consommateur, lui fournir toutes les cartes pour qu’il puisse faire un choix éclairé et répondre vraiment à ses propres aspirations. »

Quand on lui propose ce poste en communication au Mont-Édouard, Marie-Êve accepte sans hésitation, cette opportunité répondant parfaitement à ses nouvelles aspirations, celles d’allier travail et passion. Depuis fin septembre, la nouvelle recrue s’évertue à mettre en place un objectif, celui de faire connaitre la montagne pour ce qu’elle est en réalité, la faire connaitre avant que les skieurs ne viennent ici. « J’entends souvent que l’énergie de la montagne est spéciale, qu’elle est encore sauvage, avec un niveau particulier, c’est une montagne que tu ne retrouveras pas ailleurs au Québec. »

« Il y en a bien sûr pour tous les goûts au Mont-Édouard, poursuit Marie-Êve, et le côté famille est très important, mais ce qui la différencie, c’est qu’on ne peut la comparer aux autres montagnes. Elle est unique tout simplement ! » C’est en passant par les réseaux traditionnels (radio, journaux, télévision) et numériques (page Facebook, Instagram, site internet revampé) que la nouvelle responsable des communications compte faire passer le message.

« Bien sûr, mon objectif principal sera toujours d’augmenter la clientèle, mais outre ça, les objectifs de communication, ce sera vraiment l’image de la montagne, j’appelle ça le produit expérience ! Que les gens viennent parce qu’ils savent qu’ils vont vivre une expérience différente ici ! Le secteur haute-route, qui est en pleine expansion, il faut continuer à en parler aussi, c’est certain ! »

Quant à l’événement majeur qui s’en vient en mars 2019, Marie-Êve se réjouit déjà à l’idée de travailler avec les deux porte-paroles de ce championnat canadien, Éric Larouche de l’Hôtel Chicoutimi et Pierre Lavoie, qu’on ne présente plus. « Comme mentor, on ne peut pas demander mieux ! » s’exclame la jeune femme avec enthousiasme.

Souvenirs d’un Noël d’antan

La maison où Pierre-Paul Lavoie a passé son enfance dans le rang St-Louis.

L’automne avait été des plus courts et l’hiver s’était installé très tôt. Que fallait-il de plus pour un jeune garçon de 9 ans comme moi ! En voyant la terre se recouvrir d’un épais manteau blanc, je ne pouvais m’empêcher de penser à Noël.

Après avoir rentré les animaux dans l’étable, les avoir nourris, s’être assuré que le poêle ne manquerait pas de bûches pendant la nuit, voilà que, comme la marmotte et l’ours, l’hibernation ne saurait tarder pour l’habitant qui avait parcouru le territoire depuis le printemps.

Julie-Anna Houde, la mère de Pierre-Paul, devant sa maison.

Je suis le fils d’Élie Lavoie et de Julie-Anna Houde, et cette année-là, mon père travaillait dans les chantiers, du côté de Pikauba. Il était parti pendant plusieurs mois. Ma mère, elle s’occupait du ménage, de la ferme et de nous, les enfants.

J’ai un frère et trois sœurs. Comme nous n’avions pas de télévision, seule la radio transportait les nouvelles dans chaque maison. Il faut dire que nous ne possédions ni auto, ni téléphone et pas encore d’électricité. Notre seule sortie de la semaine dans ce temps-là, c’était d’assister à la messe le dimanche ou encore d’aller visiter de la parenté.

Si votre père fait un bon automne dans les chantiers, répétait souvent ma mère, le père Noël va vous apporter à chacun un beau jouet. Vous devinez bien que les pages du catalogue de Noël n’arrêtaient pas de tourner et que les jours pouvaient parfois être bien longs. C’était la seule occasion de l’année où un cadeau pouvait nous être offert.

Le soir, au retour de l’école, il fallait entrer le bois pour la nuit. Le traineau bien rempli, ma mère m’ouvrait la porte et j’entrais dans la maison avec la voiture à patins. Après 2 ou 3 voyages, on avait assez de bois pour chauffer la maisonnée. Il fallait ensuite retourner à l’étable vers 8 h du soir pour vérifier si tout était à l’ordre. Tout le monde se couchait vers 9 h et à 6 h du matin, on se levait pour réviser nos leçons et déjeuner.

Déjà décembre ressemblait à janvier tellement la neige était abondante. Il faut dire que les chemins n’étaient pas déneigés par la charrue, du moins dans le rang Saint Louis où je demeurais. Le cheval tirant son traineau était le seul moyen de transport entre le village et la maison.

Élie Lavoie, le père de Pierre-Paul, alors qu’il était encore enfant.

Ce samedi-là, une semaine avant Noël, mon père m’emmena en raquettes à l’orée du bois choisir un sapin pour faire l’arbre de Noël. Ma mère l’installa dans un coin de la grande cuisine. J’avais préparé ma commande pour le père Noël, c’était un petit train que j’avais vu dans le catalogue. Ma mère avait travaillé toute la semaine afin que le réveillon avec la famille soit des plus réussis, cretons, pâtés à la viande, beignes, tourtière, sucre à la crème et décorations de Noël, voilà l’apparence que prenait la maison pour l’occasion.

Cet après-midi là, alors que je me glissais avec mon traineau de bois, ma mère me lança un cri : « Ti Gars, la radio vient d’annoncer que l’avion qui transportait le père Noël s’est écrasé. Il ne pourra pas faire sa tournée à minuit. » Elle demeura un bout de temps sur la galerie à attendre ma réaction, mais je ne pouvais pas répondre. Je me suis laissé tomber dans la neige et j’étais prêt à pleurer.

Pas de cadeau pour Noël, ce n’était pas possible, moi qui désirais tant le petit train. Je coupais court à la glissade et suis revenu à la maison tout désolé et triste. Ainsi aurait pu se terminer l’histoire du Noël de mon enfance.

Mais dans ce temps-là, on n’avait rien ou pas grand-chose, alors chaque nouveauté donnait un air merveilleux à la journée et le magnifique repas que ma mère avait préparé nous a tous fait oublié l’accident du père Noël !

Enquête des jeunes journalistes de l’école Marie-Médiatrice

Les journalistes de l’école Marie-Médiatrice : Dylan Lavoie, Naomie Gagné, Louann Birot, Luna Houde-Gentes et Naomie Fortin

Nous avons préparé des questions pour faire une petite entrevue à l’un de nos grands-parents. Voici donc nos questions et les réponses de nos grands-parents ainsi que leurs noms : Yvan Simard, le grand-père de Dylan Lavoie, Raymonde Gagné, l’arrière- grand-mère de Naomie Gagné, Gaby Pearson, la grand-mère de Naomie Fortin, Paule-Armande Perron, la grand-mère de Luna Houde-Gentes, Gisèle Guilbert, la grand-mère de Louann Birot. 

Quelle est ton activité préférée ?

  • J’aime marcher en montagne accompagné de mon chien
  • J’aime tricoter.
  • J’aime m’occuper de mes petits-enfants
  • La danse et le théâtre
  • Motoneige et quatre-roues

Quelle est ta passion ?

  • La musique, j’aime jouer du piano
  • Faire du pain et faire à manger
  • Découvrir de nouveaux pays lors de mes voyages
  • Les gens que j’aime
  • Écouter le hockey

À quelle école primaire es-tu allé(e) et comment ça se passait ?

  • À l’école Notre-Dame de Latterrière. Les religieuses enseignaient avec beaucoup de passion.
  • À l’école qui était dans le garage M.P. Gagné et pour aller à l’école je devais marcher.
  • À Sainte-Anne de Chicoutimi-Nord. Ça se passait bien parce que j’aimais étudier et j’avais de la facilité.
  • À l’école Saint-Maurice, c’était des religieuses et elles étaient très sévères.
  • La vieille école de Rivière-Éternité, c’était difficile car je devais rester en punition après l’école.

Quel a été ton premier métier ?

  • Enseignante
  • Professeur de première année à l’école Notre-Dame de Laterrière
  • Ménagère dans les maisons
  • Enseignante au secondaire 1 et 2
  • Bûcheron

Quel a été ton voyage préféré ou quel voyage aimerais-tu faire ?

  • L’Ile d’Hawaï
  • Aux pommes à Québec
  • J’en ai plusieurs : L’Europe de l’Est, l’Allemagne, l’Autriche, la république Tchèque et la Hongrie.
  • Mon voyage en Espagne
  • La Gaspésie

Quelle grande aventure as-tu vécu(e) ?

  • Une excursion de deux semaines en traineau à chiens, et un voyage de deux mois où nous avons traversé le Canada d’est en ouest. Nous sommes ensuite descendus en Californie, au Mexique et revenus par les États-Unis. Les enfants avaient 4 ans, 3 ans et 5 mois.
  • Faire du bénévolat
  • De venir vivre à l’Anse-Saint-Jean
  • Mon voyage dans l’Ouest Canadien
  • Le jour où j’ai eu un accident

Quel objet te tient à cœur ?

  • Le bracelet de ma mère
  • Mes photos de famille
  • Mes albums photos
  • Ma tablette
  • Ma chaise berceuse

Lorsque tu étais jeune, où habitais-tu ?

  • Dans le rang de l’Église à Laterrière
  • Près du Chalet des Loisirs à Rivière-Éternité
  • À Chicoutimi-Nord
  • À Saint-Maurice
  • À Rivière-Éternité, dans la même maison où je vis présentement

Quelle est ta date de naissance ?

  • 3 octobre 1943
  • 17 juin 1939
  • 31 mars 1935
  • 13 août 1947
  • 16 janvier 1948

Photo : Les journalistes de l’école Marie-Médiatrice : Dylan Lavoie, Naomie Gagné, Louann Birot, Luna Houde-Gentes et Naomie Fortin

 

Quand mes grands-parents étaient petits

Britany Simard, Sophie Lavoie, Aurélie Boudreault, Albert Lavoie, Océane Lavoie, Pier-Alexandre Simard, Cyana Lussier, Zakary Lavoie, Patrice Houde et Nora Bergeron

Notre imagination entre en jeu. De notre côté, à Noël, nous recevons beaucoup de jouets mais nos grands-parents recevaient seulement une orange ou une pomme. Des jouets qui étaient fabriqués en bois et des vêtements faits de laine.  Ça devait être triste mais au moins ils recevaient ces cadeaux de la part de leur famille qui les aimaient beaucoup. Pour le repas des fêtes, tout le monde se rassemblait et mangeait des pâtés à la viande, du gâteau aux fruits, de la dinde, de la tourtière et des tartes au sucre. C’était le moment où les familles célébraient la fin de l’année en dansant et en chantant.

En 2018, l’école est bien différente d’autrefois. Nous faisons des mathématiques, du français, de l’éducation physique, des sciences, de l’univers social, de l’école en réseau, de l’anglais, de l’art dramatique, de l’art plastique, de l’éthique et culture religieuse, de projets particuliers, etc. C’était bien différent pour nos ancêtres. Ils travaillaient avec leurs parents sur la ferme et ne pouvaient pas toujours aller à l’école car ils avaient des tâches à la maison. Ils transportaient du bois et ils avaient aussi des poêles à bois. Ils voyageaient en calèche, à pied et en train. En 2018, les moyens de transports sont nombreux. Nous avons l’avion, les voitures, les autobus, le train, le métro, etc. Notre imagination se ferme. Nous sommes chanceux d’avoir autant de choix.

Les dessins qui illustrent ce texte sont d’Aurélie Boudreault, Cyana Lussier et Nora Bergeron.

Une photo bien mystérieuse

Au milieu de la photo, nous pouvons voir Ovide Houde, le premier Houde à débarquer à Petit-Saguenay. C’est aussi l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père d’Albert Lavoie. Il avait une ferme sur la coulée. Les pompiers ont réalisé un exercice de feu cette maison laissée à l’abandon en 2013.  À droite sur la photo, il y a Edmond Houde, le fils de Ovide Houde et à gauche, c’est monsieur Pierre « Pitre » Gagné qui était le forgeron du village.

Chronique du 100e de Petit-Saguenay – Le début de la colonie

Le plan d'implantation du moulin que construit la compagnie Price à l'embouchure de la rivière Petit-Saguenay en 1848.

Le 25 avril 1838, la Société des Vingt-et-un apprête une goélette pour partir à la conquête du Saguenay, alors sous le monopole de Compagnie de la Baie d’Hudson. Cette équipée de 27 hommes fait d’abord escale à l’Anse-aux-petites-Îles, entre Tadoussac et l’Anse Saint-Étienne, pour y débarquer un groupe de bûcherons qui y construit le premier moulin à scie sur le Saguenay. L’expédition ainsi délestée poursuit son chemin jusqu’à l’Anse-au-Cheval, située en face de la Baie Saint-Marguerite, où un second moulin est construit. On y attend le départ des glaces, ce qui prend un mois. Puis, le reste de l’équipage poursuit son voyage qui l’amène à la colonisation de L’Anse-Saint-Jean et la Baie des Ha! Ha!

Les deux premiers arrêts de la Société des Vingt-et-un se font donc dans deux anses sur le territoire de Petit-Saguenay. Ces installations de sciage sont de courte durée, puisque les moulins étaient conçus pour être facilement déplaçables en fonction de la disponibilité de la ressource. À l’époque, c’est le pin qui est abondant sur le territoire et qu’on abat en priorité. Ces deux anses ne sont toutefois jamais habitées de façon permanente, bien qu’elles soient visitées par des curés qui recensent 8 hommes aux Petites-Îles et 2 hommes à l’Anse-au-Cheval en 1839. C’est plutôt du côté de l’Anse de Petit-Saguenay et de l’Anse Saint-Étienne que les futurs efforts de colonisation se déploient à Petit-Saguenay.

Au début de la colonisation de la vallée de la rivière Petit-Saguenay, quelques familles amérindiennes et métis sont établies et vivent de chasse et de pêche. François Guay, un homme d’affaires de La Malbaie, arrive sur place en 1844 et construit un moulin à scie à 3 kilomètres de l’embouchure de la rivière Petit-Saguenay. Cette installation est toutefois assez rudimentaire et ne permet que de faire travailler quelques bûcherons. Le premier missionnaire de ce qu’on nomme alors le poste de Petit-Saguenay, le Père Flavin Durocher, y recense 7 personnes à l’automne 1844, toutes originaires de La Malbaie.

En 1848, François Guay revend son moulin à William Price qui, avec l’acquisition des moulins de la Société des Vingt-et-un en 1842, est désormais en position de monopole dans la région. Compte tenu de l’état des installations, William Price fait reconstruire complètement le moulin et fait installer une écluse, une glissoire à billots et une estacade. La capacité de production du moulin ainsi accrue à 1 000 billots permet de faire venir plusieurs travailleurs sur place. Afin de les nourrir, William Price fait défricher une ferme à l’emplacement actuel du village.

Il confie ensuite la gestion de l’établissement à son fils David Edward, qui en fera le cœur administratif de la compagnie Price, émettant sur place les fameux pitons avec lesquels on rémunérait les travailleurs et qui n’étaient échangeables que dans les magasins de la compagnie. La colonie de Petit-Saguenay connait alors un essor important : on recense sur place plus de 250 personnes en 1851, dont une grande majorité de travailleurs de chantier sans leur famille. Quelques années plus tard, lorsque les forêts de pins blancs sont épuisées, la production cesse abruptement, la ferme est vendue à Tiburce Bergeron et le moulin est abandonné, puis rasé par un incendie.

Dans la deuxième moitié du 19e siècle, la colonie agro-forestière se déplace donc dans la vallée de la rivière Petit-Saguenay. On retrouve à cette époque la famille Paul Gagné et Delina Tremblay au quai, qui se déplace plus tard au Cabanage – lieu entre Petit-Saguenay et L’Anse-Saint-Jean, nommé ainsi à cause de la présence de cabanes de trappeurs amérindiens et métis – où la famille de Charles Bernier et Osithée Landry est déjà installée. La famille d’Hippolyte (dit Pierriche) Tremblay et Phébée Lévesque, ainsi que celle de Job Tremblay et Célanire Bernier sont quant à elles établies à l’embouchure de la rivière Cabanage, où Hippolyte construit à cette époque un moulin pour scier le bois nécessaire à la construction des maisons ainsi que pour moudre le grain et la farine. Le village de Petit-Saguenay est né.

Les plaisirs de l’hiver…

Vous aimez le grand air, les joues rouges, les superbes paysages enneigés, un bon chocolat chaud ? Dans la municipalité de Rivière-Éternité, les intervenants essaient de tout mettre en œuvre afin que vous profitiez des plaisirs de l’hiver dans notre petit coin de pays.

L’Auberge du Presbytère

L’Auberge du Presbytère offre une formule d’hébergement alliant confort, simplicité et découvertes de la nature. Elle est prête à accueillir les mordus de motoneige, les amateurs de glisse ou toute autre personne visitant notre région. Le service du Resto-relais, ouvrira ses portes dans les prochaines semaines pour offrir le service de déjeuner à la carte, une dizaine de variétés de menus pour le dîner et deux choix de repas offerts pour le souper sur réservation seulement (fondue chinoise ou brochette de poulet). L’Auberge est un relais motoneige. Le tout se passant dans un décor paisible, calme et enchanteur. Vous êtes invités à déguster un repas entre amis ou en amoureux !

Le Centre communautaire et des loisirs

Le Centre communautaire et des loisirs sera le lieu de rencontre pour une foule d’activités durant les mois hivernaux. Les dirigeants se sont dotés de nouveaux équipements tels des igloos sur neige, des tubes pour la glissade, des jeux gonflables, etc. Ces activités se dérouleront principalement les vendredis en soirée afin de créer un lieu de rencontre pour les amateurs de motoneige, les usagers de la patinoire et la population en général.

Le service de bar sera ouvert et même à l’occasion, un service de bouchées (ailes de poulet, bâtonnets de fromage, etc.). Surveillez le calendrier d’activités qui sera disponible très bientôt. Prenez note que vous pouvez également réserver la salle du Centre communautaire et des loisirs pour vos activités familiales (baptême, mariage, fête d’anniversaire, etc.) Vous pourrez bénéficier des installations sur place avec une grande salle, un service de bar, une cuisine pour réchauffer vos plats et bien sûr l’accès à la patinoire extérieure.

Pêche blanche sur glace

Le comité de pêche blanche sera heureux d’accueillir les amateurs de pêche sur glace dans le secteur du Parc national du Fjord-du-Saguenay. Cette activité se déroule au pied des énormes parois rocheuses qui surplombent le paysage pendant que les amateurs appâtent le poisson. Ce site exceptionnel est accessible en motoneige ou en motoquad. Des droits d’accès s’appliquent. N’oubliez pas pour vos équipements ou articles de pêche, l’Épicerie Gérald Simard offre une panoplie de produits pour satisfaire vos besoins.

Alors s’il y en a qui se demandent encore : il est où le bonheur, il est où ? Et bien sachez qu’on le retrouve dans les activités hivernales du Bas-Saguenay !

La raquette, une activité accessible à tous au Mont-Édouard

Le réseau des sentiers de raquettes au Mont-Édouard cumule 35 km de découvertes. Il y en a pour les personnes de tous les niveaux d’expérience avec des sentiers dédiés aux jeunes familles et aux aînés qui voudraient pratiquer des randonnées en raquettes. Vous pouvez marcher en toute sécurité car les sentiers sont entretenus et bien balisés. On a juste besoin de l’équipement de raquettes traditionnel ou plus récent en aluminium. De plus, c’est gratuit – alors venez profiter de ces corridors féériques !

Les sentiers ont été construits et sont entretenus par des groupes de bénévoles : anciennement les Quatre Saisons d’Édouard et les Randonnées d’Édouard. La station fournit la signalisation et la carte des sentiers est disponible à l’accueil du Mont-Édouard.

Nouveautés pour la promenade aisée

Le sentier Evelyne (3,3 km) est une boucle qui serpente les boisés le long du ruisseau Patrice Fortin. Étant donné que le sentier est à l’abri du vent, c’est agréable d’y aller même quand il fait très froid.  Nous remercions Évelyne Lavoie, Carl Brassard et leurs amis pour leur bon travail.

Pour ceux qui voudraient un léger défi et admirer de splendides panoramas, il y a deux tronçons qui partent de l’Évelyne : le sentier de la Croix (0.7 km) et le sentier de la Sérénité (1.4 km). Ce dernier rejoint un ancien trajet parmi de gros pins majestueux. Comme le nom l’indique, c’est un lieu paisible.

La construction des pistes de vélo de montagne a transformé le début du sentier Pierre Lavoie. Les pentes d’ascension sont douces et larges et on peut maintenant monter et descendre le côté Est de la montagne sans rencontrer d’ascensions brusques. Il y a quelques vues panoramiques, dont une toute nouvelle à seulement 1.2 km du départ.

Si on continue d’explorer le sentier Pierre Lavoie (côté Est), on atteint le plateau nord-est d’où commencent des trajets offrant de très belles vues, sans pour autant exiger trop d’efforts : le sentier des 21 et le sentier du Plateau. Ces derniers permettent d’aller plus loin et plus haut, comme vers le cap des Bouleaux qui offre une vue étonnante des pistes de ski et des montagnes de proximité. Pour y accéder, il faut monter une bonne pente sur les derniers 300 mètres.

Les sentiers existants ou accessibles

L’Angéline Gagné (ou simplement L’Angéline) est une belle boucle facile (2.3 km) avec quelques petites dénivellations intéressantes. C’est un autre lieu parfait pour une promenade quand il fait très froid. Maintenant il y a deux raccourcis disponibles pour faire des petites boucles plus faciles. L’Angéline est probablement le circuit de raquettes le plus populaire au Mont-Édouard. Son nom vient d’une des fondateurs des Quatre Saisons d’Édouard.

La Launa (le nom vient de Laurier Simard et Lina Côté) traverse le secteur nord-est en ligne droite. Il croise les autres sentiers à quelques endroits. Ce sentier offre des ascensions et surtout des descentes plus rapides.

Le début du sentier Pierre Lavoie sur le côté ouest est facile. Après 1 km, la montée devient assez abrupte. Il y a une sortie sur la rue de Vebron qui fait une boucle de 2 km (incluant le retour par le chemin). Plus loin, une côte d’ascension continue. Elle ouvre l’accès au circuit Pierre Lavoie ainsi qu’aux sommets des montagnes.

La neige est déjà au rendez-vous …il ne manque plus que vous !

La sagesse d’une vie !

Mme Fernande et monsieur Marcel font partie de ces personnes qui ont la joie de vivre contagieuse.

Tout le monde ne devient pas sage en vieillissant. Quelques grincheux vous le confirmeront avec plaisir ! Mais certaines personnes ont un joyeux paysage de dessiné sur le visage, une douce rivière qui coule autour des yeux, l’acceptation du passage de la vie qui embellit l’âme et adoucit le regard.

Mme Fernande et monsieur Marcel font partie de ces personnes qui ont la joie de vivre contagieuse. Ils ont tous les deux 95 ans et vivent à la Maison des aînés. J’aime prendre le temps d’aller les voir, discuter avec eux, et surtout les écouter. Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux jeunes de 2018 ?

  • Qu’ils sont chanceux ! Ah oui de vivre dans ces années ci … Nous, on travaillait jeunes, très jeunes. On devient vite adulte dans ce temps-là ! C’est à l’école qu’on se reposait. C’est sûr qu’on ne manquait pas de nourriture, mais on n’avait pas grand choix, on mangeait toujours la même chose. Le matin du lard salé cuit, avec des patates, pis le midi c’était de la soupe et des patates dedans ! Et la sauce à la farine …

Mais ça sert à rien de se lamenter … faut savoir se contenter !

Dans ce dossier, nous avons voulu en savoir plus sur la place que l’on réserve aux aînés dans nos communautés du Bas-Saguenay, la place qu’ils y prennent aussi. Les jeunes journalistes des écoles ont enquêté, les services offerts aux personnes aînées vous seront présentés, ainsi que le tableau démographique du Bas-Saguenay. Bonne lecture !

La magie de Noël s’invite à L’Anse !

Le 15 décembre prochain, les résidents du Bas-Saguenay sont invités à participer à une grande fête au Mont-Édouard !

Stéphanie Généreux porte bien son nom de famille. Cette nouvelle résidente de L’Anse-Saint-Jean a pris l’initiative d’organiser une grande fête de Noël pour tous les enfants du Bas-Saguenay âgés de 0 à 100 ans ! Ayant à cœur l’expression « donner au suivant », elle s’est donné la mission d’offrir aux jeunes et au moins jeunes une journée remplie de surprises et d’émerveillement. Sa définition de la magie de Noël ? C’est d’offrir des présents aux enfants, mais surtout d’être en mesure de fournir un repas pour les familles dans le besoin et de passer un moment de bonheur avec les personnes âgées laissées trop souvent seules. Voilà donc les trois raisons pour lesquelles elle se démène, depuis quelques semaines, à organiser cet événement.

Tout d’abord, une visite est prévue, le samedi matin, à l’Habitat de L’Anse et à la Maison des aînés. Le Père Noël et les pompiers s’inviteront chez les personnes âgées afin de leur faire vivre la première magie de la journée. Des surprises et bien des sourires seront au rendez-vous ! Ensuite de 13h00 à 16h00, les citoyens sont attendus au Mont-Édouard pour la grande fête ! Le coût d’entrée? Quelques denrées que vous pourrez laisser dans les boîtes conçues à cet effet. Ces dernières seront par la suite distribuées aux familles de L’Anse-Saint-Jean qui en auront besoin.

Les enfants auront la chance de rencontrer le vrai Père Noël, la mère Noël et la fée des étoiles. Plusieurs autres personnages seront au rendez-vous tels que la Reine des neiges, Olaf, Marcus de la Pat patrouille, et plus encore. Un spectacle de divertissement est prévu de 13h30 à 14h00 par la troupe Les Fous du Roi. Mascottes, jeux gonflables, château de glace, maquillage, distribution de cadeaux ne sont que quelques exemples des surprises qui seront proposées lors de cette fabuleuse journée. En soirée, le groupe Les Macalous vous attend pour vous faire danser, dès 19h00, sur des airs animés et rythmés!

Mais un événement de cette envergure ne s’organise pas sans l’aide de nombreux commanditaires et partenaires. Stéphanie Généreux a pu compter la générosité de plusieurs commerçants et organismes de la région, et même parfois d’aussi loin que Rivière-du-Loup !

Merci à vous, chers citoyens, sur qui nous comptons pour la cueillette de denrées. Offrons la chance à des familles de chez nous de recevoir un petit coup de pouce alimentaire durant la période des fêtes. Mais surtout, merci à  Stéphanie ! Merci de nous rappeler que Noël est avant tout une fête de générosité, de plaisirs en famille et une belle occasion de se retrouver en communauté !

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