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Projet de recherche-action participative

Élisabeth Boily (École-Communauté), Pierre Luc Gobeil (CIUSSS), Anastasie Amboulé Abath (UQAC), Cécile Hauchecorne (Trait d’Union) et Karine Aubé (MDJ du Bas-Saguenay et Table Jeunesse) lors d’une rencontre préparatoire à l’UQAC.

Un partenariat essentiel

Au cours des trente dernières années, de nombreuses études ont confirmé l’importance de la collaboration entre l’école, la famille et la communauté pour la réussite scolaire. Les relations entre les divers milieux qui touchent la vie des jeunes sont de plus en plus nécessaires. Les changements d’ordre démographique, les transformations des exigences des milieux de travail, et la complexité grandissante des réalités familiales ainsi que des problématiques vécues par les jeunes amènent de nouveaux défis pour les acteurs du milieu scolaire. En bref, l’école ne peut à elle seule assumer la responsabilité de la réussite éducative, si elle n’est pas supportée. Le partenariat ouvre également la porte à l’innovation, à la construction de solutions nouvelles pour la réussite des élèves.

Des défis en matière de concertation

Au cours des dernières années, de nombreux acteurs des municipalités, des milieux scolaires et communautaires, se mobilisent pour la réussite scolaire et le bien-être des jeunes du Bas-Saguenay. On constate que ces efforts portent leurs fruits, puisque les taux de diplomation augmentent et les jeunes ont accès à une plus grande variété d’activités et de services (CEFRIO, 2009). Bien que ces retombées soient encourageantes, le territoire vit actuellement certains défis en termes de collaboration et de concertation.  Il est notamment possible de constater un essoufflement de la part de certains acteurs de la communauté et des milieux scolaires régulièrement sollicités pour de nombreuses rencontres sur différents comités. La multiplication des organismes œuvrant pour la jeunesse amène aussi un certain manque de cohésion dans l’identification des problématiques liées à la réussite éducative qui fait que certains organismes travaillent sur le même problème sans se concerter, alors que d’autres problématiques sont laissées pour compte. 

Un projet de recherche-action participative pour repenser le partenariat

À la lumière de ces constats, nous avons besoin actuellement de développer une structure partenariale plus efficace afin de mieux planifier et déployer nos actions en lien avec la réussite éducative des jeunes du Bas-Saguenay. Pour nous accompagner dans cette réflexion autour de cet enjeu complexe, nous avons fait appel au Consortium régional de recherche en éducation (CRRÉ). Une subvention de recherche a été accordée afin que nous puissions bénéficier du support d’une chercheuse de l’UQAC, Anastasie Amboulé Abath. Ultimement, l’objectif de cette recherche est d’en venir à implanter une structure partenariale école-famille-communauté au bénéfice de la réussite éducative des jeunes au Bas-Saguenay. Nous visons également à construire un plan d’action réaliste correspondant aux besoins et aux problématiques du milieu. Pour ce faire, plusieurs acteurs de la communauté, des municipalités et du milieu scolaire seront sollicités pour participer à la réflexion au cours des prochains mois.

Nous espérons sincèrement que, à travers ce projet de recherche, nous en arriverons à renforcer ce partenariat école-famille-communauté, tout en travaillant de façon harmonisée et efficace. C’est ainsi que les jeunes du Bas-Saguenay en tireront le maximum de bénéfices.

 

*Qu’est-ce que la réussite éducative ?

La réussite éducative est un concept plus élargi que la réussite scolaire. Il concerne « le développement harmonieux et dynamique chez l’être humain de l’ensemble de ses potentialités (affectives, morales, sociales, intellectuelles, physiques, spirituelles).» (Potvin, 2010) Le développement d’un futur citoyen responsable fait également partie de certaines définitions de la réussite éducative.

 

RÉFÉRENCES
CEFRIO. (2009). ÉÉR École-Communauté : Réflexion sur l’expérience du Bas-Saguenay Sud.
Deslandes, R. Les relations école-famille-communauté au cœur des apprentissages et du développement des jeunes.
Potvin, P. (2010). La réussite éducative Texte pour le Cadre de référence du CTREQ.
Rousseau, M., Thivierge, J., Potvin, P. et Brookes. La relation École-Famille-Communauté et la persévérance scolaire : une recension des écrits. Fondation Mobylis.

Le pickleball !  Un nouveau sport très populaire à L’Anse-Saint-Jean.

Diane Tremblay et Martin Munger en feu ! Notez la balle orange en action, à gauche !

Depuis 2016, la pratique du pickleball connait un succès grandissant au terrain de tennis du camping municipal de L’Anse-Saint-Jean. Ce sport de raquette a été importé des États-Unis au Québec en 2008. Le pickleball, c’est un peu comme du tennis par ses mouvements, mais les règles et la taille du terrain ressemblent plutôt à celles du badminton. Pour ce qui est de la raquette, plus petite, elle pourrait s’apparenter à celle du tennis sur table. La balle est très légère, en plastique et trouée.

Ce nouveau sport se joue à l’extérieur ou dans un gymnase. C’est un excellent exercice cardio-vasculaire. On bouge, on transpire à souhait et surtout on s’amuse comme des petits fous !

C’est un sport très facile à apprendre et physiquement moins dur pour les articulations que le tennis ou le badminton. Les joueurs n’ont pas vraiment besoin de force pour jouer au pickleball. Cela demande surtout de l’agilité et du jugement pour bien placer les retours de balles.

Jocelyn Bédard, France Bolduc, un jeune campeur en visite, Diane et Guy Tremblay. Des vrais passionnés !

Depuis 3 ans que ce sport se pratique à L’Anse, on s’aperçoit que les personnes venant l’essayer une première fois ont souvent “la piqûre”, comme on dit ! Elles sont toutes revenues jouer régulièrement, sans exception. Il suffit d’apporter des espadrilles et une bouteille d’eau, le club fournit des raquettes et des balles pour tous les débutants.

À ses débuts en 2016, se retrouvait un timide groupe de huit braves, et cet été près d’une trentaine de joueurs “passionnés “ ont pratiqué leur sport favori, tous les jours où il ne pleuvait pas, et il y en a eu beaucoup cette année.

Et cela continue avec un horaire d’automne les mardis, jeudis et samedis de 13h30 à 15h30, et tant que Dame Nature sera de notre bord. Bienvenue à tous ceux et celles qui désirent se maintenir en forme, avoir du plaisir et agrandir leur cercle d’amis !

Vous pourrez en connaitre davantage en visionnant les nombreuses vidéos de pickleball sur le Web de la Fédération Québécoise de Pickleball (FQP) qui compte près de 3 000 membres enregistrés en 2018 www.pickleballquebec.com. Il y a également l’Association de Pickleball des États-Unis d’Amérique (USAPA) www.usapa.org et ses 3 millions de joueurs.

Lise Girard , Responsable Pickleball l’Anse-St-Jean et Guy Tremblay joueur assidu!

 

Vous pouvez rejoindre Lise Girard, responsable du club de pickleball tous les jours de 9 h 00 à 17 h 00 au 819 790 86-21.

Le Cercle des Fermières de L’Anse-Saint-Jean fête ses 75 ans.

L’apport de ses bâtisseuses pour la communauté des femmes de L’Anse-Saint-Jean est indéniable. Celles-ci ont permis aux femmes de sortir de l’isolement de la maison, de partager leur savoir et de développer leur indépendance.

Un peu d’histoire

Le 9 novembre 1943, deux agronomes, messieurs Langevin et Charbonneau visitaient la paroisse de L’Anse-Saint-Jean, dans le but de soumettre un projet, celui d’instaurer le Cercle des Fermières au sein de la localité. Madame Henri Lavoie fut la première à en prendre la présidence. Les débuts s’avèrent bien prometteurs puisque soixante et une dames s’inscrivent comme membres actifs de ce nouveau mouvement.

Madame Henri Lavoie fut la première à prendre la présidence du Cercle des Fermières de L’Anse-St-Jean.

L’abbé Antonio Gagnon, curé de la paroisse devient l’aumônier du Cercle des Fermières et grâce à lui, les Fermières se réunissent pour la première fois dans un local propice à leurs rencontres mensuelles et leurs activités, soit la salle paroissiale que l’on appelait alors la salle des fermières.

Ainsi au cours des années, plusieurs femmes ont adhéré au mouvement, qui compte même 175 membres, en 1984, sous la présidence de Louise Tremblay. En 2018, c’est 61 membres qui le compose et au cours de la dernière décennie, plusieurs nouvelles retraitées viennent se joindre au mouvement.

Plusieurs femmes ont adhéré au mouvement, qui compte même 175 membres, en 1984, sous la présidence de Louise Tremblay.

L’Organisation

En 1977, le Cercle des Fermières déménage à l’édifice municipal et en 1999, celui-ci s’installe dans les locaux du centre communautaire de La Petite École.

Au fil des années, l’espace plus adéquat à La Petite École a permis au Cercle d’acquérir tout le matériel nécessaire pour les différentes activités artisanales tel tissage, tricot et plus. À ce jour, le Cercle possède 13 métiers de différentes longueurs ainsi que tout le matériel nécessaire aux travaux.

Au fil des années, de nombreuses réalisations ont été effectuées comme en 1954, la confection de tentures, en 1983, deux courtepointes de 168 pièces confectionnées par 165 membres et le lancement du journal « Le Petit Jaseur ».

Plus tard en 1986, Des trouvailles en héritage, une brochure sur le recyclage et la récupération est éditée par le Cercle. En 1999, un reportage avec Radio-Canada est diffusé jusqu’en Belgique, et enfin, plus récemment, en 2013, une œuvre collective sous la supervision de l’artiste Marie Brunet.

Le Cercle a été l’hôte du Congrès régional en 2016. Plus de 160 dames de la région ont participé à l’évènement qui s’est tenu au Mont-Édouard. De plus, le Cercle des Fermières s’implique dans la communauté en animant des initiations au tricot avec les jeunes de l’école Fréchette, et participe également en grand nombre à la confection des paniers de Noël.

Selon les demandes, les membres sont toujours disponibles pour donner un coup de main ! L’artisanat est le fil conducteur qui nous permet de socialiser !

Les Gardiennes du patrimoine

L’apport de ses bâtisseuses pour la communauté des femmes de L’Anse-Saint-Jean est indéniable. Celles-ci ont permis aux femmes de sortir de l’isolement de la maison, de partager leur savoir et de développer leur indépendance.

L’engagement, la créativité et les valeurs de ces pionnières, leur disponibilité, permet aujourd’hui de souligner fièrement, après 75 ans, parfois de dur labeur, ces dames au grand cœur qui ont travaillé à l’émancipation des femmes.                  

Le phare a été choisi comme thème pour le 75e anniversaire de la fondation du Cercle. Par définition un phare, c’est une personne ou une chose qui sert de guide et de modèle.

Venez célébrer avec nous et rencontrer toutes celles qui se sont impliquées au cours de ses 75 ans. Le brunch se tiendra au Mont-Édouard, le 21 octobre 2018 dès 11 H 00. Les billets sont en vente au coût de 25$, réservez votre place avant le 12 octobre auprès de tous les membres des fermières. Surprises et prix de présences !

Pour toutes informations, veuillez contacter Denise Pelletier, présidente au 418 550-5394 ou Michelle Brassard, organisatrice au 418 272-2524

La journée d’accueil des élèves de St-Félix d’Otis

Bonjour, nous avons souligné la rentrée scolaire en grande, le 7 septembre à notre école ! Nous sommes allés au chalet des loisirs, plus précisément à la halte du lac de St-Félix d’Otis pour notre journée d’accueil de la rentrée.

Voici les activités que nous avons pu faire; des jeux gonflables, nous sommes allés jouer au parc, et des élèves ont trouvé une truite d’environ 3 livres près des berges du lac. Quelle découverte spectaculaire !  Ce sera un sujet intéressant à aborder lors de notre projet plein air qui va se poursuivre cette année.

Des parents bénévoles sont venus nous aider pour faire une épluchette de blé d’inde, c’était très amusant et le blé d’inde était très bon.

Pour finir, nous allons avoir une belle année à l’école St-Félix et nous sommes heureux d’accueillir des nouveaux élèves et des nouveaux professeurs cette année.

Jeunes journalistes à l’école St-Félix

L’école St-Félix est fière de vous annoncer l’implication de 10 jeunes de notre école qui souhaitent écrire pour le Trait d’union pour les parutions de l’année scolaire 2018-2019. Ces jeunes vont couvrir les différents évènements de notre école cette année en prenant des notes et des photos directement lors des évènements. Ils pourront par la suite peaufiner leurs articles avec l’aide des enseignantes et des responsables du journal le Trait d’union. Plusieurs ont démontré leur intérêt à avoir une petite formation pour connaitre les bases d’un bon article. Nous vous invitons à les suivre dans les divers articles de l’école cette année.

L’entraide, l’autre loi de la jungle

Quelle belle histoire que celle du petit pluvian d’Égypte qui vient se nourrir dans la gueule du crocodile, ingérant sangsues et déchets carnés coincés entre les dents du prédateur.

Comprendre la nature coopérative de l’être humain en observant le fonctionnement des autres êtres vivants, voici en quelque sorte la mission de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, deux biologistes, auteurs d’un livre dont le titre « L’entraide, l’autre loi de la jungle. », déboulonne, à lui seul, bien des idées reçues.

Dans la nature, une gamme inimaginable de rapports possibles existe. Les associations entre espèces sont si variées que les nuances sont parfois difficiles à faire entre les différentes formes. Ainsi, le petit crabe pinnothère que l’on trouve à l’intérieur des coquilles de moules, y est à l’abri, on dit que c’est un inquilin, (du latin inquilinus, locataire). La cohabitation ne profite alors qu’à l’une des deux espèces. Mais c’est aussi un commensal (du latin mensa, table) qui profite des particules alimentaires apportées par le courant d’eau créé par son hôte.

La colocation, quant à elle, n’est pas réservée aux étudiants endettés. Il arrive ainsi qu’un renard et un blaireau vivent dans le même terrier, creusé par l’une ou l’autre des deux espèces. Les lionnes se regroupent autour des proies attrapées pour éviter que les hyènes ne profitent de leur chasse ! Les manchots empereurs, blottis les uns contre les autres, se relaient à l’extérieur du cercle et combattent ainsi le vent et des températures antarctiques pouvant atteindre – 200 degrés. Le poisson-clown et l’anémone de mer forment une équipe du tonnerre. Cette dernière le protège de ses prédateurs grâce à son venin tandis que le poisson la fournit en nourriture. Échange de bons procédés où l’entraide devient un mode de vie.

Un peu de confort et beaucoup de courage !

Quelle belle histoire que celle du petit pluvian d’Égypte qui vient se nourrir dans la gueule du crocodile, ingérant sangsues et déchets carnés coincés entre les dents du prédateur. L’un et l’autre y trouvent leur compte, de la nourriture peu convoitée pour le petit et le plaisir certain d’une dentition bien nettoyée pour le gros.

La symbiose

La symbiose peut être considérée comme opposée à la compétition, puisqu’elle correspond à un ensemble de deux ou plusieurs espèces qui dépendent les unes des autres pour leur existence. C’est une association constante, obligatoire et spécifique entre deux organismes, chacun d’eux tirant un bénéfice de cette association.

Le champignon et l’algue associés dans le lichen ont l’un sur l’autre une influence réciproque. Le champignon emprunte à l’algue une portion des substances hydrocarbonées qu’elle fabrique sous l’influence de sa chlorophylle et de la lumière, et lui rend en retour des matières azotées et albuminoïdes qu’il produit plus vite qu’elle avec ces mêmes hydrates de carbone. Le bénéfice est assurément beaucoup plus grand pour le champignon que pour l’algue, mais celle-ci, comme compensation, trouve dans le champignon un abri contre la sécheresse, la pluie, le vent. Il y a donc bien association et bénéfice réciproque. On retrouve d’ailleurs des lichens crustacés tout le long du fjord, cette coloration blanche que prennent à certains endroits les granits de ses parois en sont le résultat.

1 + 1 = 3

Les faits le confirment : seul, même un génie ne fait pas le poids face à un groupe lambda ! L’intelligence collective a fait l’objet, en 2010, d’une étude publiée dans la revue « Science ». Les scientifiques ont d’abord prouvé que le QI d’un groupe est tout aussi mesurable que le QI individuel, pour ensuite pousser l’analyse plus loin et se rendre compte que le QI du groupe n’est en aucun cas déterminé par les QI individuels des membres de ce même groupe.

L’intelligence collective a fait l’objet, en 2010, d’une étude publiée dans la revue « Science ».

En d’autres mots, ce n’est pas parce qu’il y a un génie dans le groupe, ni même parce que tout le monde y est intelligent, que le groupe sera intelligent. Non ce qui compte le plus … c’est la proportion de femmes : plus il y en a et plus le groupe est intelligent ! Ce surprenant résultat s’explique surtout par le fait que les femmes sont en général plus enclines que les hommes à laisser les autres s’exprimer, et à les écouter. C’est donc la qualité de communication entre les membres du groupe qui est déterminante plutôt que les hormones ou le QI individuel !

Cette étude propose même une recette pour fabriquer un groupe intelligent et éviter les pièges du conformisme : favoriser la diversité d’opinion, encourager l’originalité et ainsi la confrontation d’idées et enfin réunir l’information récoltée.

La compétition et la loi du plus fort seraient-elles devenues désuètes ? Il n’est pas uniquement question ici de philosophie, car à en croire la disparition des dinosaures, la force n’est point gage de survie.

Activités culturelles pour tous !

Le festival de la Grande Ourse a su donner le coup d’envoi avec succès ! C’est les 15 et 16 juin derniers que la municipalité et les Productions Hakim lançaient cette première édition.

C’est une programmation culturelle diversifiée et de grande qualité qui a été offerte aux citoyens et aux touristes de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean durant la saison estivale 2018. Le festival de la Grande Ourse a su donner le coup d’envoi avec succès ! C’est les 15 et 16 juin derniers que la municipalité et les Productions Hakim lançaient cette première édition. La réponse des amateurs de musique populaire a été plus que positive. En effet, près de 1500 personnes étaient présentes le premier soir pour danser et chanter sur la musique des groupes Mordicus et Kaïn. Le lendemain, c’est près de 2000 personnes qui étaient sur place pour accueillir le duo Cynthia Harvey et Karo Laurendeau ainsi que le groupe Les 2Frères. Une belle réussite!

Le Centre Culturel du Presbytère lançait, pour sa part, sa première programmation officielle. Durant 8 semaines, les visiteurs ont pu admirer les œuvres multidisciplinaires de l’artiste Mariane Tremblay par le biais de l’exposition De l’impossibilité de disparaître. Que ce soit par l’art de la photo, vidéo ou de l’objet, l’exposition exprimait une réflexion poétique sur la fuite graduelle des oiseaux des villes.

Durant 8 semaines, les visiteurs ont pu admirer les œuvres multidisciplinaires de l’artiste Mariane Tremblay par le biais de l’exposition De l’impossibilité de disparaître.

Installée dans l’ancienne chambre du curé du Presbytère, ce fut une belle offre complémentaire aux œuvres des artistes locaux qui exposaient déjà sur place. Le projet documentaire permanent « Les Raconteux, un brin d’histoire des gens d’ici » est venu clore la programmation estivale du Centre Communautaire. Une équipe de tournage de L’Anse-Saint-Jean est allée à la rencontre de citoyens afin de dénicher des anecdotes sur leur vécu, leur savoir et sur des faits marquants du village.

Le projet documentaire permanent « Les Raconteux, un brin d’histoire des gens d’ici » est venu clore la programmation estivale du Centre Communautaire.

Par le biais des arts de la photo et de la projection vidéo, les visiteurs seront transportés au cœur même des villageois de L’Anse. De belles rencontres aux saveurs locales! Ce projet n’aurait pu avoir lieu sans l’aide financière reçue dans le cadre du programme de soutien aux initiatives culturelles du milieu de la MRC du Fjord-du-Saguenay, sans le ministère de la Culture et des Communications et sans la contribution de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean. L’exposition est disponible à l’année selon les heures d’ouverture de la boulangerie.

Finalement, la pièce de théâtre Sortie de Secours du Théâtre à Bout Portant a été présentée aux citoyens de L’Anse-Saint-Jean. Le Centre Communautaire La Petite École était fier d’offrir à la population la chance de voir une pièce de théâtre extérieure. Les comédiens, leurs marionnettes et leur ambulance ont su procurer bien du plaisir et plusieurs fous rires aux spectateurs sur place.

Second souffle aux loisirs de Petit-Saguenay

La municipalité de Petit-Saguenay vient tout récemment de recruter un nouveau responsable de l’aréna et de la vie communautaire en la personne de Jean-François Houde.

En ville comme en milieu rural, les citoyens du Bas-Saguenay ont droit à des services de loisirs de qualité permettant leur épanouissement personnel. Les saines habitudes de vie et les loisirs s’appuient sur la participation citoyenne et le sentiment d’appartenance régionale des communautés. Ces caractéristiques se retrouvent couramment dans les orientations des multiples associations sportives et lieux de participation comme les arénas dans le système de loisir public du Québec.

Petit-Saguenay possède le seul aréna entre Clermont et Ville Saguenay. Cet avantage stratégique lui procure une exclusivité pour la population du Bas-Saguenay pour les sports de patin, ce qui vient compléter l’offre de sports de glisse du Mont-Édouard. « À l’Aréna de la Vallée, on propose des activités de loisirs et de sport aux jeunes et moins jeunes du Bas-Saguenay. On veut rendre accessible les sports d’hiver comme le patinage artistique et le hockey, mais aussi les sports d’été. La nouvelle ligue de balle donnée est un bon exemple de ce qu’on veut développer », explique Philôme La France, maire de Petit-Saguenay. « On aimerait organiser davantage d’évènements sportifs et culturels et l’Aréna de la Vallée est une infrastructure très stratégique à cet égard », poursuit-il.

À ce titre, la municipalité de Petit-Saguenay vient tout récemment de recruter un nouveau responsable de l’aréna et de la vie communautaire en la personne de Jean-François Houde. Résident de L’Anse-Saint-Jean et précédemment directeur aux travaux publics de la municipalité de L’Anse-Saint-Jean, Jean-François Houde a une très grande passion pour les sports et les loisirs communautaires. Figure assurée dans le Bas-Saguenay pour ses implications dans le milieu, celui-ci est déjà l’un des organisateurs de la Coupe des entreprises du Bas-Saguenay, de la ligue de hockey du jeudi et du tournoi de balle donnée de Petit-Saguenay. Il a aussi plusieurs idées pour le développement de nouveaux évènements à caractère régional.

À la fin de cette entrevue avec le Trait d’Union, monsieur Philôme La France salue un travailleur de passage, Martin Desbiens des Ateliers Bois de Fer, et en profite pour présenter le nouveau responsable de l’aréna et de la vie communautaire. La réponse est sans équivoque : « on est vraiment en business! »

Henriette Muckle et Gilles Boies, 65 années de petits bonheurs !

C’est le 18 août 1953 que se mariaient Henriette Muckle et Gilles Boies dans le vieux couvent de Saint-Félix-d’Otis, là où se trouvent actuellement les bureaux de la municipalité.

C’est le 18 août 1953 que se mariaient Henriette Muckle et Gilles Boies dans le vieux couvent de Saint-Félix-d’Otis, là où se trouvent actuellement les bureaux de la municipalité. « La nouvelle église toute en pierre était alors en construction. On s’est rencontrés quand j’avais 16 ans et on s’est mariés deux ans plus tard », se souvient Henriette en scrutant les photos du mariage. Gilles avait son uniforme de la garde paroissiale et ses collègues encadraient fièrement la sortie du cortège.

Le couvent, c’était aussi l’école ! À l’époque, il abritait les sœurs du Bon Conseil et les enfants de Gilles et Henriette sont allés s’instruire quelques temps sur ses bancs. « Moi j’ai arrêté l’école en 6e année ! s’exclame Gilles sans regrets. À 12 ans, j’allais dans le bois avec mon père ! Nous les jeunes, on écorçait le tremble, des 4 pieds qui servaient à faire de la pulpe. »

« On s’est rencontrés quand j’avais 16 ans et on s’est mariés deux ans plus tard », se souvient Henriette en scrutant les photos du mariage.

Henriette arrivait de Chicoutimi quand elle est allée rester au lac à la Croix, chez Marie-Paule, une de ses grandes sœurs. Sa mère, Maria Jean, était décédée quand elle avait 7 ans, et son père, Amédé Muckle, s’était occupé de ses 14 enfants jusqu’à sa mort. « Mon père ne s’est jamais remarié. Quand ma mère est partie, deux sœurs plus vieilles s’occupaient de nous. Après moi, il y avait encore 5 enfants ! Mais quand mon père est mort à son tour, 7 années plus tard, on ne pouvait plus tenir maison. »

Le logement appartenait à la compagnie et même si Amédé a travaillé 30 années sur la track de chemin de fer, Roberval – Saguenay, la famille ne pouvait pas rester là. « Mon père était chargé de l’entretien à la station Saint-Louis, sur le rang Saint-Louis à Chicoutimi, et le monde venait prendre le train chez nous. La fin de semaine, on allait chez nos sœurs à Bagotville, on aimait ça se promener en train. »

Quand Amédé est décédé à l’âge de 49 ans, la famille s’est alors séparée et, pour ne pas aller à l’orphelinat, les enfants encore en bas-âge sont allés vivre chez des oncles, des cousins, de la famille. C’est ainsi qu’Henriette est arrivée chez sa grande sœur, qui avait déjà 4 enfants. « Elle vivait au lac à la Croix avec son mari Lucien, et moi j’avais 14 ans. Quand je suis arrivée là, j’ai trouvé ça très dur, je ne connaissais personne, et mes frères et sœur me manquaient terriblement. »

L’ancienne église en bois sur le vieux chemin à Saint-Félix-d’Otis.

Gilles a vécu son enfance à la même place. Ses parents y avaient une petite ferme, juste assez pour nourrir la famille. « Avec mes parents, au lac à la Croix, on avait une petite ferme, mais on ne gagnait pas notre vie avec ! On était plutôt des bûcherons, on bûchait notre bois. On n’était pas riche, mais on n’était pas pauvre non plus ! On n’avait pas d’argent mais on n’avait pas de misère pour manger … on avait un jardin, on faisait de la viande l’automne », explique Gilles en regardant tendrement sa femme.

Dans ce temps-là, les jeunes suivaient leur père et ils s’accoutumaient à l’ouvrage ainsi ! « J’étais pas bien haut quand je suis allé pour la première fois dans le bois ! On regardait faire, c’est de même qu’on apprenait ! Et quand je l’ai perdu mon père, j’avais juste 16 ans ! J’étais pas très vieux, mais je savais déjà pas mal toute ce qu’il y avait à faire ! J’étais habitué à travailler moi là ! »

À 12 ans, Gilles a quitté l’école pour commencer son apprentissage dans le bois. Et à 16 ans, il partait la semaine faire des chantiers. « On partait le dimanche, à deux heures dans la nuit, pis on était rendu au lac Pamouscachiou, dans le bout de Shipshaw, à six heures pour déjeuner. C’était dur, on travaillait presque 10 heures par jour, on déjeunait, et après ça on partait dans le bois. Des billots d’épinettes pour le bois de construction et les moulins à scie, ou du 4 pieds pour faire du papier. Le soir, on se reposait sur notre lit et je vous dis qu’on grouillait pas fort ! »

Les hommes dans le bois n’étaient pas vraiment prêts pour l’arrivée de la machinerie et des scies à chaine: « On n’était pas trop habitués, pis c’est arrivé qu’on a pris le tour. Les premières scies mécaniques, c’était pas un cadeau non plus ! On n’avait pas de mécanicien avec nous, et on perdait du temps ! On était à forfait, comme ils disaient ! Si tu ne travaillais pas, tu étais pas payé. Pour couper un gros arbre ça prenait 5 à 10 minutes au godendard. »

Gilles passait une bonne partie de son année dans le bois : « Il y avait des petits boutes au printemps, un mois ou deux, où c’était tranquille. La neige fondait fin février, début mars pis on ne pouvait plus charroyer le bois. »

Au début de leur mariage, le jeune couple est resté vivre presque 10 années avec Ernestine, la mère de Gilles : « Lui il partait toute la semaine dans le bois, et moi, au début, j’étais gênée pas mal de passer toute la semaine avec elle, mais Ernestine, elle était vraiment fine. Une chance même que je l’avais à mes côtés ! Elle s’occupait de moi, elle savait que j’étais toute seule ici et c’est même elle qui m’a appris à faire à manger ! »

« La vie va trop vite maintenant ! » soupire Gilles en souriant tranquillement. En rencontrant ce charmant couple qui semble s’aimer comme au premier jour, on dirait cependant que le temps a pris le temps de faire une belle pause.

 

Véronique Lemieux, chargée de projet MADA et médiation culturelle

Véronique Lemieux se joint à Ariane Fortin comme agente de développement culturel et communautaire à la MRC du Fjord-du-Saguenay, au point de service de Saint-Félix-d’Otis

À la fin de l’été, la MRC a procédé à l’embauche de Véronique Lemieux à titre d’agente de développement culturel et communautaire. Celle-ci est prioritairement responsable de la mise à jour de la démarche Municipalité amie des aînés (MADA) de la MRC et de la médiation culturelle. La réalisation de ces projets est possible grâce à l’aide financière provenant de l’Entente de développement culturel entre la MRC du Fjord-du-Saguenay et le gouvernement du Québec ainsi que du Programme de soutien à la démarche MADA du ministère de la Famille.

Originaire de La Baie, Véronique Lemieux est titulaire d’un baccalauréat en travail social. Cette dernière travaillera en étroite collaboration avec Ariane Fortin, agente de développement culturel et communautaire, au point de service de la MRC à Saint‑Félix-d’Otis, pour un contrat d’un an. Son premier mandat vise la mise à jour de la démarche MADA. Cette démarche implique la production de bilans des plans d’action des municipalités et de la MRC, d’un diagnostic du milieu comprenant un portrait statistique, une recension des services et des ressources du milieu actualisée et de rapports de consultation. En effet, des activités de consultation seront éventuellement organisées en respect des exigences du programme du ministère. Cette démarche mènera à l’adoption de politiques des aînés et de plans d’action mis à jour.

Dans un autre ordre d’idées, la présence de Véronique Lemieux au sein de l’équipe permettra de faire davantage de liens entre les citoyens et la culture. La médiation culturelle[1] s’adresse à tous les acteurs qui veulent entreprendre un projet culturel qui inclut la participation citoyenne ou encore, qui veulent intégrer une approche culturelle dans leurs actions de travail social, éducatif, etc. La médiation culturelle destinée aux aînés et aux jeunes poursuit notamment les objectifs suivants :

– promouvoir le respect des personnes aînées (et des jeunes);

– développer de saines habitudes de vie par l’activité culturelle;

– faire appel à la participation des personnes de façon plus engagée;

– contribuer à une activité qui bénéficie à la communauté;

– briser l’isolement et accroître l’estime personnelle.

Vous pouvez communiquer avec  Véronique Lemieux au numéro suivant : 418 544-0113, poste 1217, ou par courriel à l’adresse suivante : veronique.lemieux@mrc-fjord.qc.ca.

[1] Source : Culture pour tous, Guide La médiation culturelle en questions, 10 p. Disponible à l’adresse : https://www.culturepourtous.ca/professionnels-de-la-culture/mediation-culturelle/ressources/guides-et-lexiques/guides/la-mediation-culturelle-en-questions/

Des actions transparentes et concertées. La vision de Jonathan Desbiens, nouveau directeur général à la municipalité de L’Anse-Saint-Jean.

Jonathan Desbiens, nouveau directeur général à la municipalité de L’Anse-Saint-Jean, ici dans le bureau de Lucien Martel, maire de la municipalité.

Depuis sa nomination, de nouvelles responsabilités lui ont permis de découvrir les multiples projets de développement déjà en mouvance au sein de la municipalité mais aussi les prochains défis qu’impose cette récente fonction.

Originaire de Métabetchouan – Lac à la Croix, Jonathan Desbiens a toujours apprécié la relation privilégiée que les gens en milieu rural ont avec chaque aspect de leur municipalité, que ce soit l’épicerie du coin, le casse-croute, le parc où tous les enfants du village se retrouvent. Ce type de vécu nous marque lorsque nous sommes enfants et nous nous surprenons, lorsque l’on atteint l’âge adulte, à vouloir la même chose pour nos enfants. À titre d’auditeur depuis 9 ans auprès de la Société de comptables professionnels agréés Mallette, dont 5 ans à titre d’auditeur de la municipalité, il a eu le privilège de découvrir L’Anse-Saint-Jean, municipalité qui lui a rappelé cet éventail de souvenirs de jeunesse.

« J’aimerais partager ma vision stratégique de notre gouvernance qui s’appuie sur trois valeurs fondamentales à mes yeux, soit la transparence, la concertation et l’intégrité. Ces valeurs constituent pour moi la fondation d’une administration municipale compétente et optimale. Dans notre souci de toujours mieux servir nos citoyens, nous voulons une équipe dédiée aux priorités de la population. Au quotidien, cette volonté favorise une efficacité dans nos relations avec le milieu. La concertation de notre personnel nous amène à viser une efficience dans la planification, l’exécution, l’évaluation et l’amélioration continue de nos services offerts. Pour moi, l’efficience d’une organisation passe essentiellement par une structure fonctionnelle simple, des modes d’organisation et de gestion rigoureux et l’intégrité de ses parties prenantes. », définit clairement le nouveau directeur général de la municipalité.

C’est donc dans un souci d’une meilleure efficacité de toutes les structures de développement en lien avec le dynamisme de la collectivité, qu’une réflexion se fait actuellement afin de concerter l’ensemble des composantes administratives, touristiques, communautaires et culturelles dans lesquelles la gestion municipale est actuellement un acteur déterminant. Il va sans dire que cette révision de la gouvernance permettra de procéder à une reddition de compte en harmonie avec la gestion stratégique proposée, soit la transparence, la concertation et l’intégrité. Un modèle reflétant cette nouvelle vision de développement sera donc proposé au cours des prochains mois aux élus municipaux ainsi qu’à l’ensemble de la population.

La motivation de cette réflexion résulte de la nécessité pour la municipalité de se doter d’une structure et de processus clairs et définis afin de faire face à sa croissance rapide. Le dossier de l’assainissement des eaux usées, les projets de la station touristique Mont-Édouard, le camping municipal, la première édition du festival La Grande Ourse, le bureau d’information touristique, le centre communautaire La Petite École, le développement résidentiel alpin faisant en sorte que notre richesse foncière est en constante augmentation, ne sont que quelques éléments qui témoignent de cette croissance rapide et soutenue.

Jonathan Desbiens le souligne à titre de conclusion : « Je crois fondamentalement que c’est ensemble que nous pouvons bâtir de grandes choses et le fort capital social de L’Anse-Saint-Jean devient à cet égard une force indéniable. C’est pour moi un privilège de mettre mes connaissances à profit afin d’accompagner dans son développement ce qui est maintenant devenu mon nouveau chez-moi. »

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