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La Foire de l’emploi du Bas-Saguenay, une belle réussite!

La Foire de l'emploi se déroulait au Chalet des loisirs de Saint-Félix-d'Otis
La première Foire de l'emploi du Bas-Saguenay s'est révélée être une belle réussite.

Avec vingt-quatre entreprises et organismes en plus de cent quarante personnes en recherche d’emploi ou désirant s’informer sur les entreprises de La Baie et du Bas-Saguenay, la Foire de l’emploi du Bas-Saguenay s’est révélée être, dès sa première édition, un événement positif qui a certainement répondu aux besoins de plusieurs intervenants et visiteurs.

Se déroulant au Chalet des loisirs de Saint-Félix-d’Otis le 20 avril dernier, l’événement a pris naissance à la suite d’une réflexion des membres de la Table jeunesse du Bas-Saguenay. « Nous constations qu’il y  avait des emplois disponibles et des jeunes qui cherchaient mais, sans vraiment savoir exactement quoi chercher et où le faire » a rappelé Mme Karine Aubé, présidente de la Table jeunesse lors de son discours d’ouverture de la Foire de l’emploi du Bas-Saguenay.

Foire de l'emploi au Chalet des Loisirs de Saint-Félix-d'Otis
De nombreux jeunes étaient intéressés à rencontrer les quelques 24 entreprises présentes sur les lieux.

Dès lors, un comité organisateur s’est formé et le travail effectué a pris la forme d’un rassemblement visant à regrouper des employeurs et des organismes en employabilité afin de guider les gens dans leur démarche. Grâce au soutien financier d’Emploi-Québec et de la MRC du Fjord-du-Saguenay, la Foire de l’emploi du Bas-Saguenay s’est développée autour du thème « Un emploi près de chez-vous ».

Durant la journée, les employeurs et entreprises ont beaucoup partagé sur les réalités du travail dans le Bas-Saguenay et dans le secteur de La Baie. Tous étaient unanimes sur le fait que le réseautage est important et que l’entraide développée entre eux lors de cet événement est précieuse.

Un moment fort de la journée a été la rencontre des exposants avec les jeunes de l’école Fréchette. Le président d’honneur de l’événement, Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay s’est dit impressionné de voir ces jeunes qui posaient des questions et étaient intéressés par les emplois offerts.

L’évaluation de l’événement est en cours, mais déjà les premiers résultats sont prometteurs et une deuxième édition est certainement possible, avec des nouveautés et un événement tout aussi bien encadré que celui de 2016.

Une crèmerie face au quai de L’Anse-Saint-Jean

Marie-Élaine Boily, Marie-Claude Boily, Philippe Pichon et Lysanne Boily prêts pour l'aventure de la Cabane à glaces.

Nouvellement récompensés au concours régional OSEntreprendre, les 4 associés de la jeune entreprise (Marie-Claude, Marie-Élaine et Lysanne Boily, ainsi que Philippe Pichon) semblent bienheureux dans ce cadre enchanteur qu’est le bord du fjord à L’Anse-Saint-Jean. La viabilité de leur plan d’affaires et la solidité de leur projet leur ont permis de gagner 1000 $, en plus d’un sérieux encouragement. Le 16 juin prochain, ils auront les résultats du concours provincial.

Ce projet a pris forme à la fin juin 2015 autour d’une rencontre familiale : Marie-Claude expose ses idées, l’ancienne crèmerie vend ses équipements, le bâtiment à côté des Rebelles est libre, on devrait s’y installer. Une semaine plus tard, les 4 associés achètent l’équipement et se lancent dans le plan d’affaires et l’étude de marché. Chacun amène ses forces dans le projet et moins d’une année après l’ouverture a eu lieu, le 4 juin dernier.

Ce commerce saisonnier devrait ouvrir jusqu’à l’Action de Grâce. D’ailleurs, pour ce qui est du contenu, avec sa cuisine installée en arrière, la crèmerie a bien l’intention de fabriquer la plupart de ses produits. Les coulis, les sauces et les sirops de slush seront confectionnés sur place. « On n’achète que la crème glacée, mais on voulait des produits de qualité, québécois, alors on a opté pour la crème glacée Coaticook et pour ce qui est de la crème molle, elle vient de la laiterie de La Baie », précise Marie-Claude Boily. Enfin, la Cabane à glaces offrira des grignotines de type mélange du randonneur, dont le mélange exclusif  salé vaut paraît-il le détour.

Les fruits viendront le plus possible de la région, comme les bleuets de Petit-Saguenay, et pour ce qui des boissons fraîches, comme le Bec Cola à l’érable, il vient de Montréal. Les coupes glacées aux noms évocateurs, comme La montagne blanche, (brownies, choco et noisettes) ou la Welley (coulis de citron, menthe et sablé vanille) évoquent aussitôt des plaisirs que l’on aimera partager sur le bord du quai.

Avec toujours en tête l’idée de se démarquer et d’offrir des produits locaux et de qualité, les 4 associés de l’aventure souhaitent mettre la Cabane à glaces sur la carte, qu’elle devienne un incontournable pour les visiteurs qui n’auront d’autres choix que de passer par la crèmerie quand ils viendront faire un tour à L’Anse-Saint-Jean.

 

Une saison estivale en santé

L’été est une saison si agréable à vivre.  Pour protéger votre animal de compagnie des bactéries et des virus plus tenaces en saison chaude, voici ce que vous devez savoir sur la vaccination.

Le vaccin de base protège contre trois maladies répandues : la maladie de carré (aussi appelée distemper), l’adénovirus (qui cause l’hépatite canine) et le parvovirus (qui provoque de graves diarrhées). On ajoute aussi parfois le vaccin contre la para-influenza (une maladie respiratoire), la leptospirose (transmise par l’urine des animaux sauvages), la toux de chenil (qui peut entraîner une pneumonie et la rage), à noter qu’une éclosion de toux de chenil a été détectée en 2016. Les vaccins protègeront votre animal tout au long de sa vie.

La maladie de lyme, transmise par la tique, peut être contrôlée avec un produit appliqué sur le cou et le dos du chien. Un petit chihuahua d’intérieur qui fait pipi sur du papier journal sur le balcon  d’une maison en ville ne requiert pas la même protection qu’un chien de chasse qui se promène tous les jours en forêt  et qui renifle toutes les crottes de ses congénères. Il est conseillé d’en parler avec votre vétérinaire pour faire le bon choix de vaccin.

Les porcs-épics sont des animaux sauvages et solitaires, mais ils peuvent causer des blessures douloureuses s’ils se sentent menacés. Il faut être très prudent pour retirer ces fameux poils, ne coupez jamais les piquants avant de les retirer, cela est un mythe! Il faut être très délicat afin que les poils ne se brisent pas et on doit les retirer à partir de la base et tirer d’un coup sec dans la direction opposée au sens d’entrée. Moins de risque s’ils sont retirés de l’animal dans les 24 heures.  Une fois retirés, désinfecter d’antiseptique.

Pour ce qui est des moufettes, elles sécrètent un liquide très nauséabond à partir de leurs glandes anales, non ce n’est pas de l’urine! Si le chien en reçoit dans la gueule, il peut saliver. S’il en a dans les yeux, il se peut que ce soit irritant allant même jusqu’à causer une conjonctivite. Dans ce cas, essayer de lui appliquer des gouttes lubrifiantes dans les yeux. Pour ce qui est de l’odeur, il existe des produits comme des shampooings et des recettes maison de shampooing anti-odeur. Le jus de tomate ne fonctionne que très rarement et peut tâcher son pelage.

Transportez votre chien en voiture de manière sécurisée. Il existe maintenant des accessoires qui permettent de voyager en voiture avec son chien comme la cage de transport (ne pas la placer sur le siège passager même si vous l’attachez, mais dans le coffre bien calé contre un coté.), le harnais, la ceinture. La police peut également considérer votre chien comme un passager non attaché, auquel cas vous écoperez en plus d’une amende. En cas de choc à 50 km/h un petit chien de 10 kg qui n’est pas attaché devient un projectile de 250 kg.

Clinique en soins et hygiène des pieds : Un nouveau service au Bas-Saguenay

Diane Proulx connait un vif succès avec sa clinique de soins pour les pieds.

Après avoir suivi une formation de 160 heures, Diane Proulx a installé sa clinique il y a maintenant une année et avec ses visites à domicile, elle ne manque vraiment pas de clientèle. De plus, en faisant partie de l’Association des Naturopathes du Québec, elle peut émettre des reçus pour fin d’impôts.

Celle qui a toujours aimé travailler les pieds a découvert dernièrement qu’il se donnait des cours dans le domaine. Finalement, c’est à Québec qu’elle a suivi la formation qui répondait à ses critères. Originaire de Jonquière, c’est la nature qui l’a attirée au Bas-Saguenay.  Sa clientèle vient de Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité et même ville de La Baie.

Avec l’âge, il est parfois difficile de se pencher et cela devient donc difficile de s’occuper de ses propres pieds. Que ce soit des problèmes de mycoses ou d’épaississements des ongles, de cor ou de pied d’athlète, Diane Proulx les traite dans sa clinique ou à domicile, pour les personnes qui ne sont pas capables de se déplacer. Un traitement dure entre une heure et une heure trente et commence avec un trempage des pieds et se termine toujours par un massage des pieds et des jambes jusqu’aux genoux.

Du mardi au vendredi, vous pouvez contacter Diane Proulx au 418-608-8666 pour avoir plus informations sur ses soins et disponibilités.

Le congrès régional des fermières

Le conseil d’administration du Cercle des fermières de L'Anse-Saint-Jean : Anne Marquis, Glorianne Gagné, Ghislaine Sentenne, Lilianne Côté et Lucette Côté.

C’est au mois de novembre 2016 que notre cercle fêtera ses 73 ans d’existence et, en mai dernier, c’était la première fois qu’il était l’hôte du congrès régional des fermières. Pour recevoir un si grand nombre, 224 personnes ont assisté au congrès, cela a demandé une grande organisation, comptant de nombreuses bénévoles, ainsi que tous nos membres : toutes ont grandement contribué à la réalisation de cet événement.

La participation des autres cercles a été très enrichissante et nous avons reçu de nombreux commentaires positifs. Par la même occasion, nous avons fait découvrir notre magnifique village, lové dans le creux d’une vallée, en plein cœur du majestueux fjord.

Le mardi soir, nous avons reçu de nombreux visiteurs, pour l’exposition des œuvres du concours régional et les gens ont pu admirer les pièces et le coffre, d’une valeur de 1000 $.

Un tirage a eu lieu le mercredi  et le premier prix a été gagné par Marguerite Pelletier du cercle de fermières du Petit-Saguenay. Cette même journée se déroulait le congrès auquel 36 des 38 cercles de la région ont assisté. Nous avons eu la chance de diner au Mont-Édouard, lieu où se déroulait l’événement. Il est important de noter que le site était merveilleux et la nourriture excellente.

Nous tenons à remercier la municipalité de L’Anse Saint-Jean représentée par son Maire, Lucien Martel, ainsi que nos deux coordinatrices Hélène Boulianne et Michelle Brassard. Enfin remercions chaleureusement toutes les bénévoles et toutes les participantes qui ont fait de ce congrès une réussite. Chapeau à toute l’équipe, nous sommes réellement tissées serré !

Simonac ! Une aventure sociale et culturelle

Véronique Gauthier et les membres de la création collective Simonac !

La création collective Simonac a été présentée le samedi le 21 mai 2016 au Vieux-Théâtre de La Baie.  140 personnes ont pu assister à cette représentation incluant un souper accompagné par le duo musical Jamais Deux Sans Toi (Alain Tremblay et Nadine Lavoie).  L’histoire a été écrite par ce groupe d’acteurs amateurs qu’encadrait avec justesse l’intervenant du Centre Alpha, Véronique Gauthier.

Autour du dépanneur de Harry, installé depuis plus de 30 ans dans le quartier, gravitent des personnages colorés et attachants : Joe l’itinérante, Simone la femme d’affaires pimbêche, Camille la travailleuse sociale transgenre et un drôle de fantôme qui erre entre les acteurs sans qu’aucun d’eux, ou presque, ne se soucie de sa présence. La rencontre de ces cinq personnages ne sera bien sûr pas fortuite.  Sous des airs de petites vies banales se cachent trois histoires truffées de fantaisies, de passés douloureux, de stupéfaction et d’humanisme.  Simonac ! traite des préjugés, des classes sociales et de l’analphabétisme.

Le centre Alpha un organisme d’éducation populaire, établi depuis 1990, dont la mission est d’offrir des activités répondant aux besoins de la  population adulte scolarisée ou non. Les comédiennes et comédiens du Centre Alpha de La Baie et du Bas-Saguenay sont des personnes scolarisées qui avaient envie de se lancer dans l’aventure théâtrale.

Ayant comme objectif de faire de l’alphabétisation populaire, tout en étant un milieu de vie, le centre Alpha permet d’acquérir des outils pour comprendre le monde et y agir socialement, culturellement et politiquement. L’alphabétisation s’adresse à toute personne adulte, sans distinction d’âge, de sexe, de religion, de culture et d’origine sociale, ne sachant pas ou peu lire et écrire, ou ne maîtrisant pas, et ce dans aucune langue, les compétences et savoirs de base correspondant au niveau de fin d’études primaires.

Lisa Houde se joint à l’équipe

Lisa Houde, nouvelle adjointe administrative et responsable de la vie communautaire à la municipalité de Petit-Saguenay.

Le 16 mai dernier, une nouvelle employée s’est jointe à l’équipe de la municipalité de Petit-Saguenay, avec une tâche partagée entre un volet administratif sur 2 jours par semaine et un mandat d’organisation communautaire sur 3 jours. C’est Lisa Houde qui a été choisie pour le poste.

La native de Petit-Saguenay possède tous les atouts pour réussir son mandat. Elle a une formation technique en bureautique et occupe des postes administratifs depuis plusieurs années dans différentes organisations de Petit-Saguenay, dont la Coop Valoribois et le CDE de Petit-Saguenay. Elle a également travaillé longuement au Village-Vacances Petit-Saguenay, dans un emploi qui ressemble beaucoup à ce qu’elle aura à faire aujourd’hui.

Le défi est grand pour celle qui reprend une organisation qui a vécu des difficultés au cours des deux dernières années. Mais comme Lisa Houde le dit elle-même, elle est prête à relever ses manches: « Je souhaite remettre en place une offre de services et d’activités pour la population de Petit-Saguenay et du Bas-Saguenay. Ma priorité au cours des prochains mois sera de préparer une programmation complète d’activités à l’année pour les jeunes et les moins jeunes. »

Cela demandera toutefois un bel effort collectif, compte tenu qu’elle n’aura que 21 heures par semaine à consacrer à la tâche. Lisa Houde confirme toutefois qu’elle peut compter sur un appui exceptionnel du comité des loisirs, déjà très impliqué. Elle invite les gens intéressés à mettre sur pied des activités à communiquer avec elle ou à venir la rencontrer à l’édifice municipal : « Nous allons avoir besoin de nouveaux bénévoles pour mettre en place ou maintenir des activités. »

Les priorités pour les prochains mois

La saison est déjà très avancée et il sera difficile d’organiser de nouvelles activités pour l’été qui vient. Lisa Houde prévoit pour le moment de concentrer son énergie sur l’offre d’activités pour les jeunes et sur les évènements qui sont déjà prévus. Il y a les célébrations de la Saint-Jean à organiser pour le vendredi 24 juin. Déjà, on prévoit la présence du chansonnier Michel Perron, des activités familiales et un souper hot-dog en soirée.

Puis, il faut organiser la tenue d’un gros spectacle le 6 août prochain, avec la venue du très connu groupe de folk-rock québécois Les 2Frères. On attend plusieurs centaines de spectateurs pour ce spectacle très attendu qui aura lieu à l’Aréna de la Vallée. Les billets sont en vente dans plusieurs commerces de détail entre La Baie et Saint-Siméon. Il est également possible de se les procurer directement auprès de Lisa Houde.

Très motivée, celle qui s’implique déjà bénévolement avec les Jeunes Sportifs, l’équipe de hockey des 5-13 ans du Bas-Saguenay, souhaite passer en vitesse supérieure à l’automne. « Nous allons remettre sur pied un comité des familles pour apporter de nouveaux services à nos jeunes. Nous allons faire la promotion de notre joujouthèque et faire en sorte que celle-ci soit ouverte à des heures qui conviennent. Je veux que mon village soit vivant et intéressant pour les jeunes familles ! »

 

Un nouveau festival à L’Anse-Saint-Jean

Patricia Daigneault et Roxanne Simard du comité organisateur de la première édition du FestiZen

Les 8, 9 et 10 juillet se tiendra la première édition du FestiZen en folie, un festival jumelant créativité, yoga et plein air, au cœur de notre majestueuse nature.

L‘instigatrice de ce festival, Roxanne Simard, pratique comme coach de vie et thérapeute en hypnose à L’Anse-Saint-Jean au sein de la Clinique holistique du Fjord. Suite à la consultation publique « Avenir de L’Anse» tenue auprès de la population anjeannoise, une des propositions du comité était de développer et d’implanter des évènements ou festivals d’envergure durant les périodes touristiques les  moins achalandées. Surfant sur cette proposition, Mme Simard a lancé l’idée, en janvier dernier, de créer un festival annuel axé sur la  promotion de la santé avec des activités telles que le yoga, la méditation, la créativité, la musique et le développement personnel.

Pendant trois jours, les festivaliers se verront offrir un feu roulant d’activités qui permettront aux experts comme aux débutants de s’initier à la pratique du yoga, du pilates, de la danse créative, de la méditation et du Qi Gong. Ils auront la possibilité de vivre différentes expériences en lien avec les éléments de la nature, tout en participant à de nombreux autres ateliers d’aventures plein air et de conférences sur le mieux-être. En soirée, les participants pourront exprimer leur folie au rythme de la musique. Une expérience parfaite pour conjuguer le ressourcement en pleine nature et ce, tout en s’amusant!

Séance de yoga en plein air avec Élisabeth Kandler.
Séance de yoga en plein air avec Élisabeth Kandler.

Plus d’une quinzaine de professionnels et de professeurs certifiés partageront leurs connaissances avec les festivaliers de tous les âges et de tous les niveaux. Depuis quelques années, tant au niveau national qu’international, de nombreux événements rassembleurs sont mis en place afin de promouvoir ces activités et de rejoindre un nombre toujours plus grandissant d’adeptes. À titre d’exemple, le LOLEI WHITE TOUR (Montréal) et le festival WANDERLUST (Tremblant), événements d’envergure  internationale, s’organisent ici même au Québec. Ils rejoignent chaque année de nombreuses personnes et leur popularité ne cesse d’augmenter. Également, des évènements de moindre ampleur ont lieu dans tous les coins du Québec tels : l’Évènement Oakley in/motive à Baie St-Paul, le Pop Spirit (Auberge Montagne des Chic-Choc), Yoga Salamandre pour parents et adultes au Lac Brome et bien d’autres.

S’inspirant de ce qui se fait ailleurs, Roxanne Simard souhaite aussi implanter un festival aux couleurs locales : «j’aimerais promouvoir la municipalité de L’Anse- Saint-Jean comme environnement naturel unique de ressourcement et de mieux- être. Étant thérapeute, je veux faire connaître et expérimenter des outils de prise en charge et de réappropriation du pouvoir personnel aux participants. Je souhaite également les motiver à  reproduire dans leur quotidien les expériences enrichissantes qu’ils auront vécues. » Un comité organisateur composé de Diane Bolduc, Marina Lavoie, Joscelyne Leblicq et Patricia Daigneault épaule Mme Simard pour la mise en œuvre de l’évènement. La municipalité de L’Anse-Saint-Jean supporte l’évènement en offrant le chapiteau et l’emplacement en face du camping, de son côté la SADC du Fjord a contribué pour un montant de 1000$. Vous pouvez consulter la programmation complète de l’évènement au www.festizenenfolie.com  et si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi donner votre nom comme bénévole au 418-272-9903.

 

La commémoration du déluge à L’Anse-Saint-Jean, de 1996 à l’été 2016.

Le comité conjoint sur l’ouverture de l’église en saison estivale formé de représentants du conseil municipal, du conseil de fabrique, du comité touristique et du comité Promo des arts, a décidé d’ouvrir l’église aux visiteurs pour la troisième année. Il s’agit cette année d’organiser une exposition permanente sur le déluge de 1996 pour commémorer le vingtième anniversaire de cette grande épreuve vécue à L’Anse-Saint-Jean. Cette exposition sera réalisée en collaboration avec le musée du Fjord.

Les rues de L’Anse-Saint-Jean, totalement détruites par la montée des eaux.

Une fin de semaine thématique intitulée « Hommage aux aidants » sera organisée les 16 et 17 juillet prochains. Les organismes qui nous ont aidés à traverser cette inondation et à nous reconstruire ont accepté de venir démontrer à la population comment ils interviendraient en 2016 dans une telle situation. Ainsi, tout au long de la fin de semaine, la Sécurité civile, la Croix Rouge, les Forces Armées Canadiennes, l’Hydro-Québec, la Sûreté du Québec, Radio amateur du Québec, Sauvetage 02 et la St-Vincent-de-Paul, auront des kiosques ou des unités mobiles installés sur les terrains près de l’église et pourront expliquer à la population comment les organisations interviendraient en 2016, s’il arrivait un déluge comme celui de 1996.

Le scénario «  Déluge version 2016 » prévoit notamment des inondations majeures, des routes coupées, l’isolation de communautés, des bâtiments et des infrastructures endommagés, des pannes de courant et de télécommunication, des personnes disparues en forêt, des personnes en détresse sur la rivière, etc.

Des ateliers-causeries sur des thèmes reliés aux interventions dans des situations d’urgence seront offerts durant la fin de semaine dans les locaux de l’édifice municipal.

Enfin, le dimanche 17 juillet une cérémonie aura lieu à l’église afin de rendre hommage aux organismes et aux personnes qui nous aidés lors de cette grande catastrophe, puis à nous reconstruire. C’est donc une activité à ne pas manquer pour les Anjeannois et Anjeannoises ainsi que pour tous les visiteurs si nombreux en période estivale.

L’économie du Bas-Saguenay et ses emplois

Les scieurs des Ateliers Bois de fer. Crédit photo : Jean-Simon Côté®

Dresser un portrait de l’emploi au Bas-Saguenay n’est pas une tâche simple. Les données de Statistique Canada les plus récentes à cet égard datent de 2006, conséquence directe de l’abolition du formulaire long par le gouvernement conservateur lors du recensement de 2011. De plus, aucun des organismes qui œuvre dans le domaine n’a été en mesure de nous fournir des données à cet égard. Notre connaissance de l’économie locale nous permet tout de même de tirer des conclusions qui nous semblent à peu près justes.

Une économie diversifiée

Si on observe le nombre d’emplois par secteur industriel, on constate que celui-ci est très similaire aux moyennes québécoises, à quelques différences près. L’agriculture, la foresterie et le secteur des ressources naturelles occupent encore une place importante au Bas-Saguenay, avec environ 10 % du total des emplois. C’est beaucoup plus important que la moyenne québécoise, mais c’est caractéristique d’une région/ressources comme la nôtre. L’agriculture demeure un secteur important, à Petit-Saguenay et à L’Anse-Saint-Jean tout particulièrement, alors que la foresterie a connu des jours meilleurs. La fermeture de la Coop Quatre Temps fait en sorte que les entreprises qui interviennent en forêt sont maintenant toutes situées à l’extérieur de la région, ce qui n’est pas pour favoriser l’embauche de travailleurs du Bas-Saguenay.

La construction et la fabrication comprennent 20 % des emplois occupés par la population du Bas-Saguenay. Ce sont des secteurs qui sont en déclin. La relance de l’usine de sciage de Petit-Saguenay en est un bon exemple, puisque le nombre d’emplois qui seront créés par les nouveaux propriétaires est en-deçà de ce qui prévalait auparavant. La baisse marquée du marché immobilier a pour sa part particulièrement affecté le secteur de la construction et ce non seulement dans la région, mais également partout au Québec. À L’Anse-Saint-Jean par exemple, on note une baisse de 17% de la valeur des permis de construction et de 42% de la valeur des permis de rénovation en 2015 par rapport à 2014.

Les travailleurs forestiers du Mont-Édouard dans le secteur haute-route.

Les services de toute nature comptent pour 70 % des emplois. Si les coupures du gouvernement du Québec ont affecté le secteur des services gouvernementaux, le commerce de détail et les services de proximité demeurent fragiles. La fermeture de la quincaillerie de Saint-Félix-d’Otis en est un exemple frappant. Le maintien d’un service d’essence dans cette même municipalité a aussi été tout un défi à relever. Somme toute, la compétition importante qu’exercent les commerces de la Ville de Saguenay et le commerce en ligne sont des menaces importantes pour le maintien de nos commerces de proximité et des emplois dans ce secteur.

L’industrie touristique a joué au cours des années un rôle très important en matière d’embauche. Le Site de la Nouvelle-France, le Parc national du Fjord-du-Saguenay, le Mont-Édouard, le Village-Vacances Petit-Saguenay et toutes les petites entreprises qui constituent l’offre d’hébergement, de restauration et d’activités permettent à un nombre considérable de personnes et de familles de demeurer dans leur milieu. Si c’est un secteur très vigoureux, les emplois sont essentiellement saisonniers et se rapprochent généralement du salaire minimum. En matière d’emploi, c’est souvent un revenu secondaire pour un ménage, qui doit généralement compter sur une autre source de revenu plus importante pour arriver à joindre les deux bouts.

Un taux de chômage en baisse

La diversification observée au niveau économique a grandement fait chuter le taux de chômage au cours des dix dernières années dans la région, même s’il semble y avoir une certaine recrudescence récemment. À Petit-Saguenay, qui est la seule municipalité pour laquelle des statistiques avancées sont disponibles pour le recensement de 2011, on note une baisse du taux de chômage de 25,4% à 13,4% sur une période de dix ans, alors même que le taux d’activité (la proportion de personnes sur le marché du travail) passait de 51,8% à 56,8%. La situation est certainement la même dans les autres municipalités du Bas-Saguenay, si l’on se fie à l’évolution du taux de chômage de la région économique à laquelle nous appartenons, pendant la même période.

Qu’est-ce qui explique qu’il y a plus d’emplois dans le milieu et dans les régions environnantes ? D’abord, l’économie locale, qui a historiquement été très dépendante du secteur des ressources, s’est diversifiée, notamment avec l’essor des services et le développement d’une industrie touristique forte. Ensuite, il s’est créé beaucoup d’emplois du côté de la Ville de Saguenay, au Saguenay – Lac-Saint-Jean en général et du côté de la Côte-Nord. Les grands chantiers de l’État et de la grande entreprise ont joué un rôle important, mais l’entrepreneuriat privé s’est également développé et a pu prendre en partie la relève là où l’État s’est désengagé. En effet, comme l’explique Christine Bouchard, directrice générale de la SADC du Fjord, « la grande entreprise emploie de moins en moins de gens, et même au niveau des grands projets, ils sont actuellement moins présents. On a donc tous des efforts à fournir et des défis à relever pour la diversification de notre économie. »

Benoit Lavoie, luthier de Petit-Saguenay. Crédit photo : Charles-Antoine Dinelle
Benoit Lavoie, luthier de Petit-Saguenay. Crédit photo : Charles-Antoine Dinelle

Du travail à géographie variable

Malgré tous les progrès, le nombre d’emplois disponibles demeure moins élevé per capita dans le Bas-Saguenay que les moyennes québécoises. Ces emplois ne sont pas toujours de très bonne qualité non plus. Il n’est donc pas étonnant qu’une proportion très importante de la population occupe des emplois à l’extérieur de leur municipalité. Dans ce domaine, le contraste est assez frappant entre les municipalités qui sont plus près de la ville de Saguenay et celles qui en sont éloignées. Ainsi, à Saint-Félix-d’Otis et Rivière-Éternité, c’est 80 et 90 % de la population qui travaille à l’extérieur, alors que cette proportion chute à entre 40 et 50 % pour les municipalités de L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay.

Malgré quelques exceptions, l’essentiel des emplois est donc concentré à L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay, qui comptent ensemble pour plus de 80% des postes offerts au Bas-Saguenay. L’Anse-Saint-Jean est un centre de service très important, avec une industrie touristique diversifiée, autant en été qu’en hiver. Petit-Saguenay a pour sa part une bonne diversité économique, qui touche à l’agriculture, l’industrie forestière, la fabrication artisanale, la chasse, la pêche et le tourisme. De plus, le Domaine Laforest à Sagard embauche un nombre très important de travailleurs en provenance de Petit-Saguenay et L’Anse-Saint-Jean. L’éloignement relatif de L’Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay par rapport à la ville de Saguenay est un facteur déterminant dans le maintien de ces emplois et d’une diversité d’opportunités économiques.

Des perspectives d’avenir

Toutefois, la structure économique du Bas-Saguenay demeure très dépendante des grandes tendances macroéconomiques, que ce soit la fluctuation du taux de change, les politiques économiques de nos gouvernements ou la mondialisation des marchés. La faiblesse actuelle du dollar canadien favorisera par exemple le développement des emplois dans l’industrie touristique. La chute marquée des mises en chantier observée en 2015 au Québec, au Canada et aux Etats-Unis a pour sa part grandement affecté l’industrie de la construction. Les politiques d’austérité appliquées par le gouvernement du Québec ont affecté le nombre de chantiers routiers et réduit le nombre d’emplois dans les services publics. Ces tendances sont par contre conjoncturelles et seront appelées à évoluer au cours des prochaines années.

De plus, comme l’explique Camil Morin, coordonnateur au développement local de la SADC du Fjord, les régions du Québec participent grandement à la croissance du PIB de la province, particulièrement dans le domaine de ressources naturelles et de la fabrication. Elles sont par contre victimes de leur productivité, puisque l’emploi lu, ne suit pas la progression. La modernisation des équipements et l’automatisation en seraient la cause. Le célèbre savant Albert Einstein affirmait que « la folie, c’est de toujours faire la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » D’après Marc-Urbain Proulx, économiste à l’UQAC, cette citation illustre parfaitement la façon dont notre région s’y prend depuis les quatre dernières décennies en matière de développement économique. 

Comme le démontre l’évolution du portrait économique des dix dernières années au Bas-Saguenay, une bonne partie de la solution en matière de création d’emplois vient de l’entrepreneuriat privé. Toujours selon Mme Bouchard, « il s’est fait beaucoup de sensibilisation à ce sujet au cours des dernières années, entre autres avec des concours en entreprenariat et le travail des établissements d’enseignement. » Marie-Hélène Bradette, agente de sensibilisation au Carrefour Jeunesse Emploi de La Baie, abonde dans le même sens : « dans les dix dernières années, j’ai constaté un grande augmentation du nombre de jeunes qui expriment leur désir de se partir en affaires. C’est encore plus marqué dans les petites municipalités, où les jeunes semblent être plus entrepreneurs dans l’âme. »

La rétention de la main d’œuvre est par contre un défi. Comme l’explique Camil Morin, « les jeunes se déplacent vers les grands centres et s’ils n’y trouvent pas d’ouvrage ils s’en vont à Québec et à Montréal. Si on veut garder nos jeunes, il faut les faire travailler ! Ce qui manque, en fait, c’est un meilleur arrimage avec les besoins de l’entreprise. On a plein d’offres d’emploi, mais on manque souvent de personnes formées pour les remplir. »

Le défi de l’emploi dans le Bas-Saguenay est donc en quelque sorte triple. D’un côté il faut s’assurer d’avoir des emplois à offrir à la population locale et particulièrement aux jeunes, qu’ils soient natifs ou nouveaux arrivants. De l’autre, il faut que ces mêmes jeunes développent les compétences nécessaires pour occuper ces emplois et que les travailleurs plus âgés s’adaptent aux nouvelles réalités du marché. Finalement, il faut que les efforts de développement soient tournés davantage vers l’innovation, la création de produits et services distinctifs, ou la consolidation des services existants pour atteindre le seuil nécessaire à leur rentabilisation.

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