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Une maison de la culture : une pierre, deux coups !

Le projet de transformer le presbytère en maison de la culture suit son chemin.

441. C’est le nombre de signatures amassé en mars et avril derniers, par le regroupement de Promotion des Arts concernant la possibilité de donner une nouvelle vocation à ce magnifique bâtiment centenaire qu’est le presbytère de L’Anse-Saint-Jean. Merci à tous les signataires, aux indécis et aux contres. Grâce à vous, le débat a été ouvert. Mais qu’en est-il exactement ? Pourquoi devrions-nous faire de ce lieu un lieu de culture ?

La culture, selon l’UNESCO, se présente comme « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social et englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ».

Ce presbytère, qui est le nôtre ainsi qu’il a été celui de plusieurs générations avant nous, a été construit par les gens d’ici vers 1890. S’il est encore en aussi bon état aujourd’hui, c’est bien grâce à sa communauté. Alors, pourquoi ne pas continuer de lui apporter l’attention dont il a besoin ?

Certains disent qu’il y a possibilité de rendre ce lieu rentable. D’autres indiquent qu’il serait une dépense superflue dont nous n’avons pas besoin. Les deux points de vue se valent. Effectivement, comme bien d’autres municipalités, L’Anse ne croule pas sous l’argent et personne n’a envie de voir son compte de taxes augmenter! On avance aussi que L’Anse-Saint-Jean a déjà un centre culturel qui est la Petite École. Effectivement, mais on ne parle pas ici de la même vocation. La Petite École est devenue avec les années un centre communautaire dont la population a grandement besoin et qui donne un large éventail de services à sa communauté, mais celle-ci n’est pas ouverte au grand public.

Une maison de la culture offrirait un rayonnement des artistes, des artisans et des citoyens de notre communauté à une clientèle autant de passage que locale. De plus, le presbytère ne devrait, à aucun moment faire de l’ombre à la Petite École qui nous est chère. Et puis, pourquoi ne pas travailler ensemble ! Il faut également mettre l’accent sur un élément très important de ce projet, l’emplacement du bâtiment. C’est la revitalisation du Faubourg et la diversité de l’offre touristique en plus de la conservation de notre patrimoine qui sont au cœur du débat. Avons-nous les moyens de modifier la vocation du presbytère et de l’entretenir ? Mais avons-nous les moyens de le laisser à un particulier, ne sachant pas s’il sera entre de bonnes mains ? Avons-nous les moyens de laisser aller cette opportunité de mettre en lumière le cœur du Faubourg, un lieu historique, dynamique et qui nous ramène à notre culture donc à notre identité ?

Il faut se questionner en effet. Il faut aussi réfléchir au fait qu’en créant un lieu de diffusion culturelle à même le Faubourg, ce qui a déjà commencé avec l’ouverture de l’église en saison estivale depuis trois ans, nous nous assurons à plus long terme d’une diversité de services touristiques et donc des retombés économiques non négligeables dans notre coin de paradis. Je vous invite à lire sur l’importance de la culture dans le développement économique des municipalités au Québec, dont l’ouvrage de Simon Brault Le facteur C. Ensemble, nous pouvons y arriver !

Le Bas-Saguenay comme lieu d’intervention par la nature et l’aventure

C’est reconnu, le Bas Saguenay possède un potentiel d’activités récréotouristiques formidable. Ce qui est moins connu, c’est que ces lieux sont également des plus propices à des activités d’intervention éducative et thérapeutique par la nature et l’aventure.

Ce type d’intervention repose sur des fondements scientifiques reconnus et est enseigné dans le cadre du bac en intervention par la nature et l’aventure de l’UQAC depuis plus d’une dizaine d’années. Cet automne, un tout nouveau programme de diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) sera offert à l’UQAC. Il a pour objectif de permettre à des professionnels de se spécialiser avec cette nouvelle modalité d’intervention dans des domaines aussi variés que l’éducation, le management et l’intervention psychosociale.

L’utilisation de la nature et de l’aventure comme outil de développement de la personne consiste à faire vivre aux participants une expérience de groupe de quelques jours à quelques semaines, durant laquelle des activités en plein air serviront d’outils pour développer diverses compétences personnelles et relationnelles ciblées. Contrairement à une simple activité de plein air entre amis, l’intervention consiste en un programme structuré où des spécialistes accompagnent le groupe afin d’utiliser tout le potentiel de la nature et l’aventure pour favoriser la prise de conscience d’attitudes à corriger et expérimenter des comportements mieux adaptés ou plus efficaces.

À titre d’exemple, j’ai eu l’occasion d’accompagner un groupe d’adolescents d’un centre jeunesse et leurs parents dans une activité hivernale se déroulant au refuge du Lac Emmuraillé afin de développer de meilleures relations parent-enfant. Je suis également intervenu auprès d’un groupe de jeunes immigrants en leur faisant vivre une expérience de raquettes et de traîneaux à chiens, avec l’entreprise Entre chien et loup de L’Anse-Saint-Jean, dans le but d’acquérir une plus grande confiance en soi. Dans une autre occasion, ce fut de jeunes adultes vivant avec une problématique de santé mentale qui ont participé à une expédition de kayak de mer sur le Saguenay ayant pour objectif de développer des aptitudes interpersonnelles pour mieux réintégrer la vie en société.

Nature T (2)

Encadré par la compagnie Fjord en kayak, ce fut aussi un groupe d’élèves du secondaire 4 qui a pagayé une partie du Saguenay lors d’un programme de leadership. Dans le cadre d’une recherche de doctorat, j’ai fait vivre une expédition de sept jours en kayak de mer, de St-Fulgence à Tadoussac, à un groupe de gestionnaires afin de favoriser le développement de leur leadership par l’action. À mi-parcours sur le Saguenay, ces participants ont gravi la montagne Blanche au cœur du parc national du Ford-du-Saguenay. Cet été, lors du tout nouveau festival FestiZen-en-Folie, l’environnement naturel de L’Anse-Saint-Jean sera tout désigné pour des activités en plein air de yoga, de méditation et de pleine conscience.

Sans conteste, le milieu naturel du Bas-Saguenay offre un potentiel d’activités des plus variées et un environnement tout désigné pour des programmes d’intervention par la nature et l’aventure. Il peut permettre aux différentes municipalités, aux entreprises et aux commerces du milieu de séduire ces participants et de les voir revenir à titre de touristes. Voilà une autre belle opportunité pour mettre en valeur le potentiel récréotouristique de notre merveilleuse région.

La politique familiale de Saint-Félix-d’Otis est officiellement lancée!

Pierre Deslauriers, maire de Saint-Félix, en très bonne compagnie lors du lancement de la nouvelle politique familiale de la municipalité.

C’est en 2008 que la première politique familiale de Saint-Félix-d’Otis voyait le jour. Autour de la table, intervenants, population et familles avaient alors travaillé en concertation pour développer une politique active qui avait comme amorce les besoins de la communauté otissienne, et tenant compte des avantages et des contraintes de l’époque.

Après plusieurs années, il était primordial de revoir cette politique et de l’actualiser afin de s’assurer que les objectifs, les moyens et les plans d’action s’avéraient toujours d’actualité et étaient correctement bonifiés pour répondre aux besoins des familles.

Un comité de travail s’est donc réuni pour, dans un premier temps, évaluer le travail fait depuis 2008. Force est de constater que plusieurs objectifs avaient été atteints en tout ou en partie.

Un sondage a par la suite été effectué, afin de vérifier les besoins des familles de la communauté. C’est à partir des éléments du sondage et des objectifs actualisés que les membres du comité ont travaillé sur un nouveau plan d’action qui sera utilisé dans les prochaines années.

Si les axes d’intervention sont demeurés les mêmes, les moyens utilisés pour s’assurer du bien-être des familles seront désormais teintés de l’approche des environnements favorables. Cette approche favorise la bonne forme physique et la saine alimentation dans un cadre naturel. Les axes de l’éducation, du développement social et de l’appartenance au milieu, de la sécurité, de la santé et de l’environnement des familles, des loisirs, du sport et de la culture, des communications et de la valorisation des familles et des services aux familles permettent de développer une belle panoplie d’actions pour la communauté.

Lancement, Croque-livres et Joujouthèque de Félix

Afin de bien amorcer le travail, les principaux acteurs de concertation de Saint-Félix-d’Otis étaient invités le 1er juin dernier à la présentation de la politique mise à jour. En plus de la présentation, les enfants présents en ont profité pour décorer le fameux « Croque-livres » qui permettra aux familles d’avoir accès gratuitement à des livres pour s’amuser et apprendre. Deux « Croque-livres » prendront place dans la communauté pour le plaisir des petits et des plus grands.

Deux nouveautés dans la Joujouthèque de Félix ont aussi été présentées lors de cette rencontre. Les sac-à-dos les « Baladeurs de Félix » et les bacs thématiques pour les fêtes et les voyages permettront aux jouets de la Joujouthèque de Félix d’aller rejoindre les familles dans leurs milieux respectifs.

Bien qu’il y ait du pain sur la planche pour mener à terme les différents objectifs de la « Politique familiale de Saint-Félix-d’Otis » mise à jour, la volonté des élus et des citoyens est un élément gagnant qui saura la propulser de façon positive.

Imaginez un spectacle unique dans une église magnifique !

Gabrielle Gagnon, Naomie Fortin, Marine Durepos, Maël Birot, Louann Birot, Ophélie Boily et Abel Noury du cours en éveil musical.

L’École de Musique du Bas-Saguenay a clôturé sa deuxième année d’existence par un spectacle dans l’église de L’Anse-Saint-Jean. Une cinquantaine d’élèves ont suivi des cours de musique pendant toute l’année. Ce 28 mai, tour à tour, les enfants et les adultes de tous âges nous ont offert de belles performances, que ce soit au piano, à la guitare, à la batterie, au ukulélé ou au chant… et j’en passe.

Avec pour thème « Les saisons en musique », ce spectacle haut en couleurs nous a vite fait sauter dans le printemps grâce aux petits de l’éveil musical qui présentaient une danse accompagnée d’une histoire bruitée sur les papillons. Il y a eu des moments mémorables, comme la pièce « un Amour éternel », entièrement composée, parole et musique, par Magalie Thibeault.

C’était touchant de voir les membres d’une même famille interpréter des morceaux que ce soit au piano ou en chanson. Ainsi, les enfants de la chorale parascolaire de l’école primaire Fréchette, dirigée par Katherine Blackburn, ont interprété magnifiquement deux chansons bien connues « On écrit sur les murs » et «Vois sur ton chemin ». Ensuite, venant de trois villages différents, trois élèves ont joué une pièce musicale avec à la guitare Maxime Pelletier et au piano Gabrielle Gagnon et Louann Birot.

Enfin, les pièces « Hôtel California », « La rive » ou « Le saule », « Heureux d’un printemps » ont touché l’auditoire par leur qualité d’exécution. Les décors et la mise en scène étaient très bien réussis. Bravo à Lucie Daolio à la direction des décors et à Véronique Gauthier et Marianne Bergevin à la Danse et au Théâtre.

Au final, tous les élèves et enseignants sont montés sur la scène pour chanter « On écrit sur les murs », ce qui a comblé l’assistance composée en grande partie des parents et amis de ces artistes en devenir. Merci de vos encouragements et pour finir, un merci tout spécial à Lyne Morin pour la création et la coordination de cet évènement.

La planète, un patrimoine à protéger, un territoire à découvrir ?

Chloé Bonnette, coordonnatrice au partenariat pour le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Crédit Photo : Sépaq / J. Grosse

Le concept d’écotourisme est apparu pour la première fois dans les années 70, dans la foulée de la vague écologique et des premières prises de conscience quant aux impacts de notre espèce sur les autres. Autrefois réservées aux scientifiques ou grands explorateurs, la beauté des écosystèmes, leur fragilité aussi, deviennent, par le biais d’une industrie du plein air en pleine effervescence, de plus en plus accessibles à un large public.

L’enjeu est donc tout en équilibre : faire découvrir les splendeurs de notre territoire à un touriste de plus en plus informé tout en minimisant les impacts écologiques de sa visite. Est-ce compatible ou tout simplement utopiste ? Ce dossier propose une rencontre avec différents amoureux de la nature – des personnages hauts en couleurs, des visionnaires, des passionnés, des rêveurs qui, chacun à leur manière, entendent faire leur part pour la planète – afin d’éclairer la réflexion.

Le Bas-Saguenay abrite le Parc national du Fjord-du-Saguenay et le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, deux entités vouées à l’éducation et à la conservation des richesses de notre territoire. Avec des entreprises de croisières aux baleines qui amènent quelques 500 000 visiteurs par année, Chloé Bonnette, coordonnatrice au partenariat pour le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, sait très bien de quoi il en retourne quand on parle des enjeux éco-touristiques. Son travail l’a amenée à participer à l’Alliance Éco-Baleine, une initiative lancée il y a maintenant plus de 5 ans par des entreprises possédant un permis d’activité en mer dans le parc marin.

« Une aire marine protégée, c’est un milieu naturel exceptionnel où le phénomène océanographique qui se produit à l’embouchure du Saguenay dans l’estuaire favorise la venue de nombreux mammifères marins et oiseaux migrateurs. Pour contribuer à la protection de ces richesses, les entreprises membres de l’Alliance veulent développer les meilleures pratiques afin de devenir un modèle international de l’observation responsable des baleines. C’est pourquoi elles ont interpellé les gestionnaires du Parc marin et le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) à Tadoussac», explique Chloé Bonnette.

Quand les visiteurs sont sur un bateau, ils sont disponibles pour recevoir les messages de conservation. Ils ne peuvent pas s’échapper ! Ils ont envie d’en apprendre plus sur ce milieu marin exceptionnel qu’ils voient de leurs propres yeux. L’idée c’est de profiter de ce moment pour les sensibiliser. En écotourisme, on souhaite minimiser l’empreinte écologique du passage des visiteurs, mais il n’y aura jamais d’impact zéro. Cependant, si on peut profiter de ces moments privilégiés pour conscientiser les gens à la fragilité et aux conséquences, à plus grande échelle, de nos gestes sur l’environnement et sur la planète, on en sort tous gagnants. L’objectif est de trouver l’équilibre entre l’impact de l’activité et celui laissé sur les visiteurs.

Six entreprises d’excursion en mer, le GREMM, Parcs Canada et Parcs Québec, forment l’Alliance Éco-Baleine. Les entreprises membres contribuent au Fonds Éco-Baleine permettant de financer des projets de recherches et d’éducation sur les baleines du Saint-Laurent. « C’est une roue qui tourne. Les projets financés par le Fonds servent à créer des outils pour permettre aux capitaines et aux naturalistes sur les bateaux de transmettre les bons messages », poursuit Chloé Bonnette, qui n’a jamais été découragée par l’ampleur du travail à accomplir. « C’est un travail de longue haleine, on y va pas à pas, on consulte, on écoute beaucoup et on s’ajuste. C’est la première aire marine protégée au Québec, il n’y a pas d’autre exemple auquel se référer. Nous sommes des pionniers dans ce domaine, comme plusieurs entreprises en écotourisme d’ailleurs. »

« Ce sont mes valeurs qui m’ont amenée à travailler pour la Sépaq. Par souci de conservation du territoire pour moi, pour mon fils, pour les enfants de mon fils. Même si souvent je travaille dans l’ombre, je sais que mon travail est important. C’est comme ça que je réussis à garder ma passion. Avec le temps, on se rend compte du chemin parcouru. Le meilleur exemple avec l’Alliance, c’est le niveau de communication qui a évolué. Au début, les gens de la mer n’aimaient pas voir les gardes de parc de Parcs Canada sur l’eau. Aujourd’hui, ils demandent à ce que les gardes soient plus présents afin d’assurer la bonne conduite de tous les usagers, surtout en présence des mammifères marins», conclut celle qui pense déjà à 2018 et aux 20 ans du Parc marin.

Découvrir le fjord du Saguenay en kayak permet de faire de belles rencontres
Découvrir le fjord du Saguenay en kayak permet de faire de belles rencontres

L’entreprise Fjord en kayak s’est installée sur les bords du fjord à L’Anse-Saint-Jean en 1996. Arrivée avant la création du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, il n’existait alors aucune loi ou règlementation encadrant le kayak de mer malgré l’engouement pour cette nouvelle activité de plein air. Conscient des enjeux, Louis Dubord, co-fondateur avec Sylvie Major de l’entreprise, a alors créé un protocole de formation pour ses guides à partir du brevet de kayak en eau vive et du brevet de capitaine de bateau. « On voulait atteindre une qualité de service et de sécurité » précise celui qui a siégé 15 années au conseil d’administration d’Aventure Écotourisme Québec (AEQ), une association qui sensibilise les entreprises de plein air à une attitude éco-responsable. « L’AEQ s’est donnée comme objectif d’être une marque de qualité pour encourager la clientèle internationale. En kayak par exemple, il y a une centaine de normes à respecter. »

La définition de l’écotourisme, c’est de ne laisser aucune trace de son passage dans l’environnement et mais également d’encourager sa région, travailler avec les gens de la place. Ainsi, Fjord en kayak collabore avec la Pâtisserie Louise, les Cerfs rouges de Saint-Étienne, l’épicerie Amyro, le Café du Quai, la Fromagerie Boivin, etc. Aussi, l’entreprise essaye d’engager des guides originaires du Bas-Saguenay mais il y en a peu. « Une pratique éco-touristique, c’est aussi savoir parler de notre territoire et moi je me fais un devoir à chaque excursion de dire aux gens comment est-ce que notre nature est belle… et fragile. Rappelez-vous, vous qui êtes peut-être des industriels du pétrole… vous trouvez ça beau, et bien faites y attention ! » s’exclame Louis Dubord.

Pour ce dernier, le défi c’est d’allier le côté entrepreneurial à la passion du plein air. Actuellement, il y a plein de passionnés mais peu d’entrepreneurs. La relève se fait rare pour les petites entreprises de plein air d’aventure. Pourtant les gouvernements provinciaux et fédéraux le réalisent de plus en plus, le plein air est un levier économique majeur et ces deux paliers de gouvernement investissent temps et argent dans des projets de partenariat.

Avant de repartir sur l’eau, Louis Dubord précise : « Pour  bien faire ton travail, il faut que tu aimes des gens. La sortie de 3 heures, cela fait peut-être 2000 fois que je la fais, alors la passion il faut vraiment qu’elle soit présente. Il faut être sociable, aimer le monde mais aussi être en mesure de vivre avec le stress, la météo. Avec le plein air d’aventure, il ya tout le côté sécurité qui est bien important, mais ce qui fait la différence, ce sont les histoires que l’on va raconter. Le client, il faut qu’il ait la tête remplie de belles histoires quand il rentre chez lui, pas juste de beaux paysages. »

Édouard Procyk aime partager du haut de sa montagne le bonheur de prendre le temps.

Du côté des montagnes et de l’arrière-pays du Bas-Saguenay, ce territoire de 550 km2 entourant nos villages permet aux rêveurs à l’esprit vagabond de laisser libre cours à leur imagination. À Saint-Félix-d’Otis, Édouard Procyk et sa femme Sylvie Tremblay ont un rêve, celui de partager leur passion de la nature et de la vie. C’est avec cet état d’esprit qu’ils ont acquis, il y a maintenant 25 ans, 5 lots à bois. En haut de sa montagne, surplombant le Lac Cazot, Édouard raconte le bonheur de prendre le temps de respirer l’aura de la Terre. Ici, à plus de 400 mètres dans les airs, au-dessus des arbres et du chant des oiseaux, la beauté presque solennelle qui nous entoure invite à parler tout doucement, comme si on entrait dans un lieu sacré.

« On appartient à la Terre dans le fond, on vient de là. On fait partie de l’écosystème mais pour beaucoup de gens, ça ne veut plus dire grand-chose. Pourtant tout ce que l’on détruit, c’est comme si on se l’infligeait à soi-même ! Au moins, il y a de plus en plus de gens qui s’en aperçoivent, » réalise Édouard sans pour autant perdre de sa bonne humeur contagieuse.

Il y a 25 ans, il voulait créer une activité d’Arbres en arbres, mais la municipalité n’a pas suivi. Maintenant, Édouard voit ce territoire comme un projet de retraite : entretenir des sentiers et pouvoir les partager au monde. « Pourquoi ne pas l’offrir, faire de petites cabanes, remettre les gens en connexion avec la nature. Découvrir la pêche, les marches en forêt, j’aimerais pouvoir partager ma passion avec des gens qui n’y ont pas accès ! »

Un autre personnage, tout aussi coloré et poétique, habite le village de Petit-Saguenay. Jean-Yves Côté a créé un réseau de sentiers accessibles au public, qui est bordé par des sculptures et des poèmes. Baptisé Le monde enchanté de mon enfance, ce domaine rend hommage à la centaine d’enfants qui résidaient à proximité et couraient partout dans les bois. « J’ai passé toute ma jeunesse ici, jusqu’à l’âge de 14 ans, précise celui qui possède maintenant 10 lots à bois qui entourent le village de Petit-Saguenay. Avec les cousins de ma femme, j’ai construit 12 belvédères, 12 ponts couverts et j’entretiens trois petits musées. En 2015, il y a eu entre 500 et 600 personnes qui sont passées gratuitement sur mes sentiers, je suis inscrit dans le répertoire des sentiers de la province de Québec.»

Jean-Yves Côté, poète et bûcheron à la fois.

Celui qui fait remarquer qu’au Québec, 90 % des marcheurs sont des marcheurs d’asphalte, poursuit un rêve, celui de mêler la culture et la nature, et rendre ainsi hommage à l’histoire des premiers colons, indissociable de celle de la forêt. Rencontrer Jean-Yves Côté, c’est tourner les pages d’une histoire régionale : au fur et mesure que l’on découvre la multitude d’objets insolites et patrimoniaux qui ornent ses bâtisses, la tête nous tourne presque, tellement on ne veut rien manquer.

Du haut de ses belvédères qui surplombent les montagnes entourant le village de Petit-Saguenay, on prend toute la mesure de l’immensité de la nature qui nous entoure. « Du cap à Don Jean, on voit le Mont-Conscrit, la Montagne blanche, les  Monts-Valin, le fleuve Saint-Laurent, le fjord du Saguenay et on voit même le phare en face de Tadoussac. Ce belvédère a été construit pour partager le plaisir visuel, pour partager ce que l’on ressent en dedans quand on est tout là-haut. »

Notre région regorge de beaux paysages, d’horizons à perte de vue et d’activités de plein air qui nous permettent de les découvrir. Ce qui lui donne tant de charme, c’est aussi la singularité des personnages qui l’habitent, la passion et les histoires qu’ils partagent avec joie. C’est une rencontre, finalement, entre une nature qu’on souhaite préserver et une riche culture qui se nourrit de ce territoire grandiose. Ces gens qui nous permettent de découvrir le Bas-Saguenay au quotidien nous rappellent avec couleur que nous faisons tous partie d’un même écosystème, beau et fragile à la fois !

Depuis 50 ans, l’eau a coulé…

rivière Petit-Saguenay, club des messieurs
L’attrait du site attire de nombreux amants de la nature du milieu du Bas-Saguenay, mais aussi de l’extérieur.

Cette 50e année d’existence amène avec elle une maturité et une reconnaissance du milieu. La rivière Petit-Saguenay traverse le village à la vue de tous mais son histoire est souvent méconnue, surtout des plus jeunes.

Avant 1966, la rivière Petit-Saguenay appartenait à des gens de Montréal et ils étaient les seuls à pouvoir taquiner le saumon  dans ses  eaux.  En 1966, des gens du milieu se sont regroupés pour reprendre possession de la rivière et permettre à tous les adeptes de la pêche de s’adonner à leur sport favori.

Depuis ce temps, plusieurs personnes ont pris le relais pour en arriver aux réalisations que nous constatons aujourd’hui : une rivière où le saumon est roi, un site exceptionnel avec chalets, yourte et commodités, un camping et enfin, un service de descente des eaux mortes en canot (un départ journalier dès 11h30).

Sans trop d’éclaboussures, l’organisation de la rivière Petit-Saguenay joue un rôle économique important. L’attrait du site attire de nombreux amants de la nature du milieu  du Bas-Saguenay, mais aussi de l’extérieur, ce qui génère des revenus nous permettant  en retour d’embaucher quelques personnes de chez nous.

Pour se développer, notre organisme a pu compter sur des personnes engagées et des employés dévoués. L’appui de la communauté, de nos nombreux membres, clients et pêcheurs, représente également un soutien qui nous encourage à innover et aller de l’avant.

Nous avons fait mouche et piqué votre curiosité?  Procurez-vous notre revue « Rivière  Petit-Saguenay, 50 ans d’histoire » en vente au coût de 15 $ au chalet d’accueil de la rivière. En la feuilletant, vous pourrez en apprendre bien davantage sur notre histoire tout en regardant de splendides photos.

6e édition réussie pour le Festival d’eau vive du Bas-Saguenay

club des messieurs à Petit-Saguenay
Les descentes ont eu lieu en plein coup d’eau et les participants ont eu droit à un niveau relevé. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

C’est devenu une tradition, à la Fête des mères les amateurs d’eau vive se donnent rendez-vous pour descendre en groupe les rivières Petit-Saguenay et Saint-Jean. Pour sa 6e édition, le Festival d’eau vive du Bas-Saguenay a encore attiré une centaine de participants qui sont venus profiter de la crue printanière pour vivre des émotions fortes, en plus de ceux qui ont participé au souper-bénéfice en soirée.

Comme l’explique Pierre Lévesque, fondateur de l’activité : « Le but du Festival d’eau vive est de faire connaitre nos belles rivières aux gens d’ici et aux amateurs de partout au Québec. C’est une belle occasion pour les gens du Bas-Saguenay de découvrir leurs rivières sous un angle nouveau et de s’initier à un sport excitant et spectaculaire. »

L’événement s’est très bien déroulé encore une fois, malgré le printemps tardif qui a retardé la fonte des neiges. En fait, les descentes ont eu lieu en plein coup d’eau et les participants ont eu droit à un niveau relevé. Signe de la notoriété grandissante de l’activité, le nombre de kayaks était particulièrement important cette année, avec des amateurs d’un peu partout dans la province.

Le Festival d’eau vive connait une belle croissance depuis plusieurs années et les organisateurs souhaitent poursuivre sur cette lancée. Selon Pierre Lévesque : « Le Bas-Saguenay mise beaucoup sur l’écotourisme pour son développement. Nous pensons que notre festival a un rôle à jouer et nous souhaitons devenir des ambassadeurs pour la région. Après tout, le festival est l’une des rares activités printanières qui attire des visiteurs dans la région. »

La formule sera également revisitée en prévision de la prochaine édition afin de permettre à un nombre plus important de personnes de participer. Une descente jusqu’au quai de Petit-Saguenay pourrait même avoir lieu si les conditions s’y prêtaient. Les organisateurs souhaitent également développer, de façon plus large, la pratique des sports d’eau vive auprès de la population.

L’événement visait encore une fois cette année à amasser des fonds pour supporter le démarrage de la nouvelle microbrasserie La Chasse-Pinte des Ateliers coopératifs du Fjord. L’équipe de la coopérative était très impliquée cette année, notamment pour l’organisation du souper qui était préparé par le chef du Bistro de L’Anse, Jason Kyle et son équipe. Les convives ont ainsi pu se délecter de côtes levées à la bière au sarrasin, en dégustant des bières de la nouvelle brasserie. Quoi de mieux pour se réchauffer après avoir joué dans l’eau froide !

Le lancement touristique estival du Bas-Saguenay pour une seconde édition!

Site de la nouvelle France à Saint-Félix-d'Otis
Après les discours protocolaires, des scènes de la nouvelle production chevaline « Les Filles de la forêt » ont été présentées au public réuni pour l’occasion.

C’est au Site de la Nouvelle-France que s’est tenu, le 7 juin dernier, le «Lancement touristique estival du Bas-Saguenay » qui regroupait, pour une deuxième année consécutive, les cinq municipalités avec leurs nouveautés estivales.

Sous la présidence d’honneur du maire de Saguenay, M. Jean Tremblay, cet événement unique a permis de présenter aux médias régionaux et aux intervenants touristiques de chaque municipalité, les nouvelles activités et les attraits dans le Bas-Saguenay.

« C’est toujours une fierté pour moi de mettre en valeur nos plus beaux attraits touristiques régionaux. Nous avons développé, au fil des ans, des manières d’accueillir les touristes leur permettant d’apprécier au plus haut point tous les sites qu’ils visitent ». Vivons ensemble une autre belle saison touristique!» a indiqué le président d’honneur.

Après les discours protocolaires, des scènes de la nouvelle production chevaline « Les Filles de la forêt » ont été présentées au public réuni pour l’occasion. « Le Site de la Nouvelle-France est heureux de recevoir de nouveau les chevaux de la troupe Luna Caballera pour animer le site et permettre aux visiteurs d’être avec nous pour quelques heures ou même une journée complète » mentionne le directeur des opérations au Site de la Nouvelle-France, M. François Déry.

Plusieurs nouveautés dans les municipalités démontrent bien le dynamisme touristique dans le Bas-Saguenay. Avec cette deuxième édition réalisée par le Comité de concertation Bas-Saguenay, les cinq municipalités entendent offrir aux touristes des activités qui se complètent.

Remise de la personnalité touristique 2016

Depuis la création du Site de la Nouvelle-France, l’équipe a toujours fait preuve d’un réel souci d’authenticité et de rectitude historique tant pour la clientèle générale que scolaire. Elle a toujours placé la qualité du service à la clientèle au premier rang, ce qui a permis au Site de la Nouvelle-France de se démarquer et de se développer.

Cet engagement exceptionnel a été souligné lors du lancement touristique estival du Bas-Saguenay avec la remise de la « Personnalité touristique » aux employés du Site de la Nouvelle-France. Une belle fierté pour ces gens de cœur qui font du site un attrait touristique majeur pour la région.

Concours de photographie 

En plus des nouveautés touristiques, le comité organisateur de l’événement a fait le lancement du concours « Mes quatre saisons dans le Bas-Saguenay ». Ce concours invite la population à prendre en images, les différentes saisons dans leur coin ou dans les villages voisins afin de démontrer la splendeur des paysages et de la nature sur ce grand territoire.

De juin 2016 à juin 2017, les photographes amateurs pourront acheminer leurs photographies et verront les plus belles images récompensées lors de la prochaine édition du lancement touristique estival en 2017.

Tous les détails de ce concours se retrouveront dans les journaux municipaux au cours des prochaines semaines.

 

 

Devenez des ambassadeurs !

Festival d'eaux vives- Rivière Petit-Saguenay. Crédit photo : Cécile Hauchecorne

De plus en plus d’adeptes de l’écotourisme voyagent de façon responsable à la recherche d’une symbiose avec la nature. Faire découvrir un milieu naturel tout en respectant les écosystèmes, et en préservant les ressources ainsi que le bien être des populations qui les habitent, c’est le mandat des parcs nationaux, comme le Parc national du Fjord-du-Saguenay et le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, mais aussi des différentes entreprises locales qui, été comme hiver, permettent la découverte de la richesse de ce joyau qu’est notre région.

L’écotourisme ne s’arrête toutefois pas à une promenade en forêt ou sur l’eau.

Continuons donc l’escapade à travers la gastronomie (que ce soit un médaillon de cerf rouge, des champignons, une tisane, une plante pour parfumer une bière ou l’irrésistible bleuet), l’agriculture biologique que chacun peut pratiquer ou favoriser en achetant local, l’artisanat pour mettre en valeur des matières premières (le bois, la pierre et la terre), pour en faire des instruments, des meubles, des bijoux et de la poterie, ou par le biais de la musique en chantant avec le cœur de l’énergie qui nous entoure.

Tout cela stimule et solidifie le développement socio-économique et écotouristique de la région.

Nous devons tous contribuer à sauvegarder notre environnement. Prélever du gibier, du poisson, de la fourrure, du bois, des plantes, l’incontournable sirop d’érable, fait partie de nos us et coutumes lorsque fait dans les règles de l’art.

Certains gestes si banaux soient-ils comme par exemple, arroser son entrée d’asphalte pour faire fondre la neige plus vite ou appliquer certains engrais pour une pelouse plus verte, peuvent avoir un impact néfaste sur notre environnement.

La contribution de la population est nécessaire afin de consolider ce qui a déjà été mis en place. Les efforts déployés depuis plusieurs années ont porté fruits. Des visiteurs de tous horizons viennent apprécier l’immensité de la nature et la chaleur des gens de notre coin de pays. L’élan se poursuit, ce qui donne moult débouchés dans le domaine récréotouristique et de possibilités créatives pour mettre en valeur ce territoire qui nous ressemble.

Soyez les ambassadeurs de cette richesse, nous avons tous à y gagner. Explorez notre royaume de nature, de terroir et de culture. Et surtout, faites connaître nos trésors extraordinaires à vos familles et amis qui résident à l’extérieur, aux visiteurs que l’on accueille chez nous, à vos enfants qui grandissent dans cet environnement rempli d’opportunités.

 

 

Il était une fois … Une église, un conte et des marcheuses!

Le club des marcheuses a invité les élèves d’une classe de maternelle/première année de l’École du Vallon.

À Petit-Saguenay, la créativité était au rendez-vous pour égayer les mois d’hiver! La municipalité a eu l’idée d’ouvrir l’église aux personnes qui désiraient se tenir en forme malgré les rues glissantes. Le club des marcheuses a saisi la proposition au vol et a organisé une activité d’inauguration qui s’est tenue en après-midi le 16 février. L’invité d’honneur, le conteur local Richard Gagnon, a bien fait rire par ses propos colorés.

Costumé en prêtre et accompagné d’une marcheuse costumée en sœur, il nous a partagé les souvenirs de son enfance. Le club des marcheuses a arpenté l’église, monté et descendu les marches… Chose certaine : l’énergie ne leur faisait pas défaut! L’activité ayant été bien appréciée, le club des marcheuses a renouvelé l’expérience le 26 avril dernier, invitant cette fois les élèves d’une classe de maternelle/première année de l’École du Vallon et les membres de la FADOQ à venir bouger avec elles.

Élias Côté a initié ce rendez-vous intergénérationnel d’un conte redonnant vit aux quêteux d’autrefois. Le club des marcheuses s’est aussi vu remettre à cette occasion leur prix de 100$ gagné lors du concours plaisir d’hiver. Fort est de constater que lors de ce second événement, le club des marcheuses a su transmettre aux enfants, de même qu’aux aînés de leur municipalité leur amour pour l’activité physique et les belles rencontres !

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